14: Zacharias

Implosion.

Zacharia sature, faut que ça pète, que ça explose... Il a besoin que ça saigne, que ça gicle, que ça brûle, que ça hurle, que ça souffre ! Qu'importe le camps, qu'importe les visages, Zacharias a besoin de faire mal, il a besoin d'agir. Sa spécialité c'est le sang, le combat, l'adrénaline qui parcourt le corps et fait taire les petites voix dans sa tête. Les petites voix de sa conscience, celles qui lui rappellent qu'il est bête, méchant, animal. Zacharias a besoin d'exploser.

Ernie se voile la face et Michael craque. Lui, il étouffe ses cris de rage avec son oreiller. La nuit, il rêve de bataille sanglante, et ce ne sont pas des cauchemars. Zacharias tourne en rond, balances ses livres à travers la bibliothèque et provoque n'importe qui pour n'importe quoi. Hier, il a tabassé un premier année de chez les lions, comme ça, pour le plaisir, pour se détendre, pour oublier. Hannah lui a crié dessus, elle a dit qu'il était inconscient, sans cœur, et qu'en ces temps troublés plus que n'importe quand il fallait rester soudés. Hannah a raison, mais il ne peut pas s'en empêcher. Il a besoin de cogner, de frapper de mordre, de griffer, de déchirer... Zacharias se sent comme le chaudron de Londubat : prêt à leur péter à la gueule, à tous. Il sature de devoir ne rien faire, quand il n'agit pas il y a les sales petites voix qui recommencent à murmurer, à lui dire des choses tristes, à lui rappeler ce qu'il préférerait oublier. Comme Lovegood. Il voudrait vraiment oublier la petite Lovegood. Oublier qu'elle n'est pas revenue cette année. Arrêter de se demander où elle est. Arrêter de s'inquiéter pour elle. Arrêter aussi de s'inquiéter pour sa sœur, pour ses parents, arrêter de penser à ceux qu'il voudrait protéger. Ça le tue de ne rien faire, d'attendre au risque que quelqu'un s'en prenne à ceux qu'il aime. Sa famille. Zacharias implose à force de s'inquiéter.

Il cogne dans son matelas, étouffe des cris de frustration dans son oreiller. Il a besoin que ça saigne, que ça gicle, que ça brûle, que ça hurle, que ça souffre ! Il a besoin de tout détruire, de tout salir, il a terriblement besoin d'agir. Pour faire taire les petites voix dans sa tête, et pour arrêter de s'inquiéter. Arrêter de penser. Enfermé dans la salle de bain, l'eau lui brûle le corps, il se griffe les côtes, regarde les bleus sur son corps et se met à pleurer : il a tellement peur, l'attente l'asphyxie.

Zacharias à osé, une fois, demander à Ernie et Hannah pourquoi ils ne se battaient pas pour l'autre camps, celui des sangs purs, le leur. Hannah lui a presque crachée au visage. Elle a des principes, elle, lui n'a que de la rage. Ernie n'a rien dit, Ernie ne dit plus rien, le voir cloîtré dans son silence met tout le monde mal à l'aise. La Weasley est arrivée derrière lui pour le frapper derrière la tête : « Harry va revenir, il faut se tenir prêt. Arrêtes de dire des bêtises Smith. » Zacharias, ça le fait doucement sourire. Potter est parti.

Les petites voix dans sa tête ne veulent pas le laisser tranquille. Elles murmurent des insanités. Elles lui racontent la mort futur de tout ceux qu'il chéri. Elles racontent ce qui est sûrement arrivé à Lovegood, avec maint détails insupportables. Zacharias se tape le crâne contre un mur pour assommer les voix qu'il ne peut assumer. Il a besoin d'exploser. De voir le sang qui gicle sous les ordres de sa baguette, d'entendre les hurlements et des siens et des autres... Peu lui importe qui pourvu qu'il ait un adversaire. Il a été programmé pour tuer, pas pour rester assit dans un dortoir ou tourner en rond au fond de la salle sur demande.

Zacharias retourne encore et encore sa baguette dans ses mains, sa précieuse amie. Il lui murmure de ne pas s'inquiéter, que bientôt ils pourront agir. Et pendant que les autres s'entraînent à des sorts de protections, lui révise les impardonnables à voix basse. Savent-ils seulement que c'est une guerre qui approche ? Ils jouent à la guerre comme on joue à la poupée, on comptera le survivants sur les doigts d'une mains. Zacharias compte en faire parti, mais il compte surtout faire un carnage.

Neville Londubat le regarde. Il sait à quoi il s'entraine. Il sait que lors de la bataille, il va lâcher dans l'arène une bête féroce. Mais cette bête est l'un de leurs meilleurs atouts. Cette bête c'est Zacharias.

Zacharias qui pourra enfin exploser. Apothéose.

note d'auteurs : qu'en pensez vous ? Les reviews sont très importantes, vous savez. C'est assez triste de voir qu'à plus de 2200 vues il n'y à toujours pas même dix reviews... Surtout que vous pouvez sauver des bébés pingouins Si vous le faites.