Bonjour à tous,

Avant-dernier chapitre. Un peu de romantisme dans ce chapitre. Sherlock ne sera pas tout à fait « Sherlock » lol, mais je reste tout de même sur cette lancée.

Je tiens à remercier mes fidèles et nouveaux lecteurs et mes suiveurs : Choupette50, Stephanie1206, Cinochie, Canelle-Black et SherlockXMolly (merci pour ton commentaire, je l'ai beaucoup apprécié, c'est gratifiant comme message).

Et voilà le chapitre 14, bonne lecture!

Chapitre 14 : Gagner sa confiance

Sherlock pestait contre la stupidité de Molly et se plaignait à John assez bruyamment.

« Elle m'a laissé tomber. Elle a cassé nos fiançailles sur le prétexte que le danger était écarté et que je n'avais plus besoin de jouer la comédie…la comédie John! Je pense que j'ai clairement exprimé mon intérêt envers elle. Comment peut-elle me quitter, l'ingrate?! J'ai beau essayer de lui dire que j'avais certains sentiments envers elle, mais elle m'a mis à la porte de son appartement. Le pire, je sais parfaitement qu'elle m'aime, sa conduite est totalement irrationnelle. »

« Calme-toi Sherlock. Mais de quoi parles-tu? Pourquoi te parle-t-elle de comédie? »

« John, c'est… hum… En fait, j'ai proposé de la fiancer temporairement lorsqu'il a été clairement évident qu'un fou était après elle. J'avais besoin de rester en permanence avec Molly et je ne voulais pas que les gens pensent qu'elle n'était qu'une conquête dans la vie du grand détective. Merci à Janine pour ça. Je tenais à sa réputation, je lui avais même dit, une erreur maintenant, j'en conviens, à l'effet qu'elle pouvait terminer de la façon dont elle voulait nos fausses fiançailles, et… » Débita Sherlock, mais il fut interrompu par un John assez contrarié.

« Non, je n'y crois pas. Tout ce temps, ce n'était que du vent, vous deux! Tu n'as même pas eu la décence de me dire la vérité. »

« Le point n'est pas là John. Si nous avons tenu secret ces fiançailles, c'est pour la sécurité de Molly et surtout sa réputation. Bien qu'en toute honnêteté, je me dois de dire qu'elle a tenté de me convaincre de te dire la vérité. Peut-on revenir sur le sujet initial, à savoir, la stupidité de Molly. Je ne peux pas croire qu'elle n'a pas cru lorsque je lui ai dit que j'étais amoureux d'elle. »

« Quoi! Tu lui as dit "Je t'aime", toi, Sherlock Holmes, le même homme, qui a dit que l'amour était un défaut chimique du côté des perdants? »

« Je le pensais à l'époque et je ne suis pas encore certain que ça ne soit pas vrai. Mais je lui ai dit que j'étais prêt à essayer et c'est là qu'elle a rompu. »

« Tu ne peux pas lui en vouloir. En fait, tu es l'idiot. Tu lui as donné l'expression que tu faisais une expérience… ». Mais Sherlock ne lui laissa pas la chance de terminer sa phrase trop en colère pour écouter le moindre conseil.

« Mais je lui ai dit que je l'aimais, ça compte non. Je ne l'ai jamais dit à personne…à personne! » Cria Sherlock en s'ébouriffant les cheveux avec exaspération.

« Sherlock, je peux que lui donner raison. »

« Tu es mon ami, tu es obligé de prendre pour moi. » John leva les yeux au ciel.

« Le seul conseil que je puisse te donner, c'est d'essayer de la conquérir. Molly t'aime et tu l'aimes, il suffit de lui démontrer ton sérieux, si tu es vraiment sérieux? »

« Je suis sérieux. Molly est la seule femme qui accepte ce que je suis. Elle me connait et me voit. Elle ne s'offusquera pas si je disparais pendant des jours sans téléphoner. Par-dessus tout, elle ne veut pas me changer. Elle a vu le pire et le meilleur en moi et elle continue à m'aimer. »

« Oui, oui, j'ai bien compris qu'elle t'aimait, mais toi pourquoi l'aimes-tu? »

« Je l'aime parce que c'est Molly. » Son regard s'adoucit en pensant à elle. « Parce que nous sommes compatibles sur tout, je suis à peu près certain que le sexe sera fantastique entre elle et moi et… »

« Arrête Sherlock. Je ne veux pas en savoir davantage. Ce qui est important, c'est de lui montrer que tu es sérieux dans ton entreprise. »

« Dois-je comprendre que tu veux que je l'invite à sortir? » Dit Sherlock avec horreur.

« Oui et des fleurs seraient bien aussi. » John riait sous cape en voyant les expressions faciales de Sherlock. « Sois toi-même, sans trop l'être. » Se hâta de dire John.

« Oui, oui! Je sais ce que je vais faire. Merci John. » Il remit son manteau et sortit précipitamment tout en textant Molly.

Molly regardait son cellulaire avec stupeur. Sherlock lui demandait d'aller sur une sortie avec lui. Elle lui répondit qu'ils avaient convenu de se séparer. La réponse de Sherlock vint aussitôt.

TU as décidé – SH

C'est une mauvaise idée cette sortie – Molly

Trop tard, je suis en chemin. Arrive dans 10 minutes – SH

Molly jeta son téléphone sans prendre le temps de répondre. Elle était en pyjama et échevelé, elle ne voulait en aucun cas que Sherlock la vit ainsi. Elle se changea aussi rapidement qu'elle le put, en mettant un simple t-shirt blanc avec un jean, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle s'était habillée pour lui. Dix minutes plus tard, la porte de son appartement s'ouvrit et Sherlock entra.

« Sherlock… » Tenta Molly afin de se défiler du rendez-vous.

« Non Molly! Laisse-moi la chance de te démontrer que mes intentions sont sérieuses. »

« Tu es peut-être sérieux pour le moment, Sherlock, mais tu t'ennuies si vite. Qui sait, si dans 1 ou 2 mois, tu décides que ton expérience n'a pas été concluante. »

« Aie un peu foi en moi. Tu n'es pas une expérience, ni un cas. Ne crois-tu pas que je me suis déjà battue contre les sentiments que tu m'inspirais? J'ai perdu contre eux. Mes sentiments pour toi sont trop forts. »

« Non, s'il te plait. Restons en là, Sherlock. Tu verras après quelque temps, tes sentiments, quels qu'ils soient, disparaitront. »

« Alors, tu me juges. Tu ne me crois pas digne de t'aimer? Ou tout simplement aimer? Je sais que tu m'aimes et je l'ai toujours accepté. Mais tu es incapable de faire de même. Pourquoi? »

« Ce n'est pas ça… je… je.. »

« Molly, je déduis, mais je ne lis pas dans les esprits, il faudrait que tu sois plus claire. »

« J'ai peur...tu es content…j'ai peur que je ne sois qu'une lubie dans la vie du grand Sherlock Holmes. Et juste d'y penser, ça me détruis. Alors, arrêtons cette conversation et faisons comme si rien ne s'était passé. Tu auras toujours tes accès à la morgue et … » Molly ne put continuer, car Sherlock la poussa contre le mur.

« Je suis trop égoïste pour te laisser me quitter. Tu es à moi et rien n'y changera. »

Sans crier gare, Sherlock l'embrassa passionnément tout en maintenant fermement ses bras pour l'empêcher de se débattre. Ce qui était inutile, car le corps de Molly reconnut immédiatement celui de Sherlock et fondit contre le sien. Mais la tête de la jeune femme refusa d'abdiquer. Elle tenta de se défaire mollement de son étreinte, mais il ne lui laissa pas la moindre chance de se retirer. Il savait que la jeune femme ne pourrait pas résister longtemps. Son corps acquis, il viendra à bout de sa résistance mentale. Il sera l'amener à l'écouter et l'accepter. Il finit par la lâcher et appuya son front contre le sien.

« Molly, laisse-moi une chance. Pour être honnête, je serai toujours le « Sherlock » que tu connais. Je serai grossier, enfantin, impatient et …infiniment désirable à tes yeux. Mais, je sais aussi que je t'aime. Je ne peux te promettre de t'aimer éternellement, car la probabilité que nous vivions éternels est proche du zéro et… » Molly lui demanda finalement de se taire et de l'embrasser ce qu'il s'empressa de faire. Lorsqu'il rompit le baiser, Molly le serra dans ses bras et Sherlock lui rendit son étreinte. Il n'avait pas encore « gagné » sa Molly, mais le premier pas vers l'acceptation de son amour avait été franchi.

« Allez, nous avons une sortie à faire. »

« Où m'amènes-tu? »

« Baker Street. »

Arrivée à Baker Street, le silence régnait. Sherlock informa tranquillement Molly que madame Hudson était partie chez des amis pour la fin de semaine. Molly n'osa penser au fait qu'ils étaient seuls dans l'appartement. Mais les intentions de Sherlock semblaient chastes, car il l'embrassa sur la joue et lui demanda de l'attendre dans le salon. Sherlock était nerveux plus encore lorsqu'il avait déclaré ses sentiments. Il avait préparé une surprise pour Molly et il espérait qu'elle serait heureuse. Il revient avec deux verres de vin et en donna un à Molly et posa le sien sur la table de salon.

« Euh Molly, tu sais que je ne fais jamais dans la normalité. Une bonne sortie se résume être ensemble sans se faire déranger. » Tout en parlant, Sherlock ferma son cellulaire et le déposa sur la table. Ce qui surprit grandement Molly, car jamais Sherlock ne se sépare de son cellulaire, il est pour ainsi dire un accro à la technologie. « Je sais que tu as aimé lorsque j'ai joué pour John et Mary à leur mariage. J'ai remarqué combien attentive tu étais tandis que les autres regardaient les mariés, mais pas toi…toi, tu me regardais et j'étais, quoique je ne comprenais pas le sens à cette époque, touchée de ton attention. Si je n'avais pas à jouer un rôle et que tu n'avais pas été fiancée, c'est à toi que j'aurais donné la fleur. » Alors, il prit son violon et une douce mélodie enveloppa le salon. Molly avait le frisson et des larmes de bonheur coulèrent sur ses joues. Sherlock ne pouvait pas mieux démontrer ce qu'il ressentait par la musique et c'est ce qu'il fit pendant de longues minutes. Et il joua la mélodie sans cesser de regarder la jeune femme. Lorsqu'il posa son archet et son violon. Émue jusqu'au tréfonds de son âme, elle lui sauta dessus pour l'embrasser. Il releva un peu la tête et lui dit doucement. « Je suis heureux que tu aies aimé. J'ai intitulé cette mélodie, chanson pour Molly. Je l'ai composée pendant la semaine que tu as passée à l'hôpital et j'attendais le moment propice pour te la jouer.

« Sherlock, cette mélodie était merveilleuse. C'est la plus belle déclaration d'amour que quelqu'un m'est faite. Bon Dieu. Comment veux-tu que je refuse de te donner une chance après ce merveilleux moment? »

« C'était le but, Molly. Je ne suis pas bon pour exprimer ce que je ressens, je dirais même que je suis pire qu'un poisson rouge lorsque je dois parler d'amour. Je n'en reviens pas de citer Mycroft dans un temps pareil. Bref, j'ai toujours pensé que l'amour rendait faible jusqu'à ce que je comprenne que c'est la force de ton amour qui m'a sauvé. Alors, j'ai pris conscience, un peu tard, je l'avoue, que l'amour de quelqu'un peut te rendre fort. J'aurais toujours du mal à m'exprimer, Molly. Mais, ne doute jamais de l'amour que je ressens pour toi. »

« Sherlock, alors que je pensais que la mélodie que tu m'as écrite était sanglante parfaite, tu me fais ce beau discours. Je ne veux pas que tu changes, je t'aime comme tu es. Arrogant, reine du drame, ironique et …le plus parfait des hommes pour moi. J'ai toujours su ce que tu es et je l'accepte. Je sais comment tu es et… » Molly ne put terminer sa phrase que Sherlock l'embrassa avec douceur.

« Nous sommes juste parfaits l'un pour l'autre. Tu m'apprends à être plus humain et moi, je t'apprends à être plus intelligente. »

« SHERLOCK! » Le jeune homme partit à rire et la regarda dans les yeux et lui dit « Je t'aime, ma Molly. »

« Je t'aime aussi, Sherlock. » Toujours en enlaçant Molly contre lui, il continua à l'embrasser et sans vraiment s'en rendre compte, il l'amena lentement mais sûrement vers sa chambre à coucher.

L'épilogue sera très chaud, je leur dois une belle scène de sexe. À moins de vives protestations de votre part. Merci encore!