Note de la traductrice : mille fois merci pour tous vos commentaires ! Bonne lecture de ce nouvel épisode !
THE ONE FOR ME by belladonnanoir
CHAPITRE 14
Carlisle
Jasper fit en sorte que Bella se rendorme. Quant à moi, je ne parvenais pas à me reposer. Mon esprit se rappelait de ses propos tenus dans son sommeil. Je savais exactement de quoi elle avait rêvé et cela me perturbait infiniment. Je sortis du lit et enfilai une paire de jeans ainsi qu'un polo. En quittant la chambre, je croisai Rosalie dans le couloir et lui attrapai le bras.
- Rose, accepterais-tu s'il te plaît de rester avec Bella pendant que je m'entretiens avec Alice et Jasper ?
Elle acquiesça et fila dans la chambre.
Je me dirigeai vers mon bureau et appelai Alice et Jasper pour qu'ils me rejoignent. Ils s'assirent et je les regardai solennellement.
- Je sais à quoi rêvait Bella.
- De quoi s'agissait-il Carlisle ? J'étais effrayée, elle hurlait si fort, dit Alice l'air bouleversée.
- Elle a rêvé qu'Edward tuait Charlie ainsi que nous tous. Elle n'arrêtait pas de répéter qu'il lui avait tout pris et qu'elle n'avait pas d'autre choix que d'aller avec lui. Cela me fit froid dans le dos, les gars ! Quelque chose dans son attitude même si elle dormait me disait qu'il s'agissait de bien plus qu'un simple rêve.
Je me penchai en avant afin de jauger leurs réactions.
- Carlisle, en aucune façon Edward pourrait avoir le dessus sur nous. Nous sommes trop forts, cracha Jasper.
- Jasper, tu es un soldat. Tu sais mieux que nous qu'un élément de surprise peut déstabiliser un adversaire.
Je vis de l'appréhension sur son visage.
- Alice, peux-tu regarder dans le futur pour savoir s'il y a des éléments qu'Edward aurait oubliés de dissimuler ? Peut-être que nous pourrons découvrir ce qu'il manigance.
Les yeux d'Alice devinrent légèrement flous pendant qu'elle se concentrait. Cela dura quelques minutes. Quand elle revint à elle, elle semblait frustrée.
- Je ne peux rien voir Carlisle. Je ne comprends pas comment il arrive à faire cela. La seule chose que je parviens à voir c'est une rose rouge.
- Une rose rouge ? J'ai entendu Bella dire quelque chose à propos d'une rose.
J'observai mes enfants en silence pendant quelques minutes.
- Bon, que faisons-nous ?
J'entendis un coup à la porte et Emmett passa sa tête à travers la porte en arborant un sourire gêné.
- Je suis désolé, je ne voulais pas espionner votre conversation mais je vous ai entendus. Est-ce que je peux me joindre à vous ?
Nous acquiesçâmes et il vint s'installer sur mon divan.
- Pourquoi ne la transformons-nous pas ?
Alice et Jasper avaient l'air de considérer cette idée. Je secouai la tête.
- Bien que je souhaite que Bella se joigne à nous, cela soulèverait trop de questions si cela se produisait maintenant. Elle est dans sa dernière année au lycée. Elle doit terminer l'année scolaire. Que se passerait-il si elle venait à disparaître soudainement ? Je ne pourrais pas faire cela à Charlie. Elle a besoin de le préparer avant. Il doit y avoir une autre solution.
Alice hocha la tête lentement.
- C'est très juste Carlisle mais je pense qu'elle devra être transformée à un moment donné. Et si nous impliquions les Volturi ?
Je la regardai incrédule.
- As-tu perdu l'esprit Alice ? Ce serait une sentence de mort pour Bella, tu connais leurs lois.
- Mais nous n'avons pas besoin de leur parler d'elle. Nous leur parlerions uniquement d'Edward qui est incontrôlable.
- C'est hors de question. Je ne les ferai pas venir ici ! arguai-je.
Je regardais Jasper et Emmett pour avoir leur accord et je décelai une lueur de détermination dans les yeux de Jasper comme s'il avait décidé quelque chose.
- Carlisle a raison ma chérie. Nous essayons de protéger Bella et non de la mettre davantage en danger. Il suffirait d'une erreur de notre part et ils découvriraient tout à son sujet. Je pense que nous devons nous occuper nous-même d'Edward, dit-il calmement.
Il me regarda avec tristesse.
- Je sais que c'est ton premier fils Carlisle mais nous devrons en arriver à un combat à mort et aucun d'entre nous ne risquera la vie des autres pour le garder en vie.
Je soupirai et pris ma tête entre mes mains.
- Ce n'est plus mon fils depuis un bon moment. Je me demande s'il l'a jamais été. J'aurais aimé pouvoir l'aider mais il est vraiment déterminé à détruire cette famille. Je le taillerai en pièces moi-même ! Nous devons tous nous impliquer là-dedans les gars.
Je sentis une main sur mon épaule et levai les yeux sur Emmett qui me regardait avec un air sérieux.
- Nous sommes tous de la partie Carlisle, chacun d'entre nous, n'est-ce pas ?
Je vis Alice et Jasper hocher la tête. Dans le même temps, Rosalie arriva en courant par la porte et jeta ses bras autour de moi.
- Il a raison Carlisle. J'ai du mal à accepter ce que je suis mais personne ne fera du mal à ma famille. C'est le moment de nous serrer les coudes !
Je fus soudainement englouti dans une embrassade familiale. Au moment où j'entendis Bella commencer à remuer, je m'éloignai de ma famille.
- Je suis désolé, je dois aller la voir.
- Vas-y Carlisle. Je vais cuisiner quelque chose pour elle et ensuite tu la ramèneras chez elle, dit Alice doucement.
De retour dans ma chambre je vis Bella assise dans le lit en train de se frotter les yeux. Je m'avançai vers elle et l'embrassai rapidement. Je m'écartai pour l'observer.
- Est-ce que tu vas bien ma chérie ?
- C'était bien réel cette nuit, n'est-ce pas ? demanda-t-elle en soupirant fortement.
J'acquiesçai et elle fronça les sourcils.
- Isabella, je dois te demander ce qu'il y avait dans ton rêve. Tu n'as pas arrêté de mentionner des roses rouges dans ton sommeil.
Elle pâlit visiblement. Je m'assis près d'elle et la rapprochai de moi.
- J'ai vu une rose sur le corps de Charlie et quand je suis venue ici, j'ai vu des roses sur des tas de cendres, pourquoi ? demanda-t-elle avant de commencer à pleurer doucement.
Je séchai ses larmes.
- Pour rien. Je voulais seulement connaître le contenu de ton rêve.
J'entendis Alice appeler de la cuisine pour dire que le petit déjeuner de Bella était prêt. J'embrassai le sommet de sa tête.
- Ma chérie, Alice a cuisiné pour toi. Va manger et je te ramènerai chez toi quand tu auras terminé. Je serai dans mon bureau. Rejoins moi là-bas quand tu auras fini.
- Resteras-tu avec moi ? Je ne veux pas rester toute seule, demanda-t-elle en mordillant sa lèvre inférieure.
- Bien sûr que je resterai. Es-tu d'accord pour que Jasper et Emmett viennent aussi ?
Elle hocha la tête.
- Très bien. Va manger, je te reverrai tout à l'heure !
Je la laissai pour qu'elle se change et je me dirigeai vers mon bureau. En fermant la porte, je vis que les garçons étaient déjà assis et me regardaient avec impatience.
- Les filles lui tiendront compagnie pour son petit déjeuner. Carlisle, nous avons entendu ce qu'elle t'a dit au sujet des roses, grogna Jasper.
Je hochai légèrement la tête et m'assis sur le bord de mon bureau.
- Ouais les roses. Comment cela est-il allé aussi loin ? demandai-je avec un ton cassant.
- Calme-toi Carlisle, tes yeux noircissent. Tu dois rester calme. D'accord ? dit Emmett en tendant ses mains.
J'inspirai profondément en fermant les yeux. Quand je les ré-ouvris, les garçons se détendirent ostensiblement.
- Je suis désolé. Tout cela m'a retourné. Je trouve la plus merveilleuse des filles et mon fils, ce morveux la désire aussi. Et parce qu'il ne peut pas l'avoir, on en arrive là !
- Je sais Carlisle mais c'est toi qui a la fille ! dit Jasper pour me faire sourire.
- Nous viendrons avec toi et nous resterons chez Bella aussi longtemps que tu auras besoin de nous, d'accord ? Nous allons devoir mutuellement assurer nos arrières.
- Merci mon fils.
Nous échangeâmes un sourire et essayâmes de discuter de tout et de rien au sujet du lycée et de mon travail pour tenter d'ignorer la tension dans la pièce.
- Carlisle, les garçons ! Bella est prête à partir ! cria Rosalie.
- Que le spectacle commence ! marmonna Emmett.
Nous retrouvâmes les filles à l'extérieur et installâmes Bella dans la voiture. Pendant tout le trajet, les garçons racontèrent des blagues pour la faire rire. Je souris en sachant qu'ils essayaient de lui faire oublier la nuit dernière.
Alors que nous arrivions dans l'allée de Bella, j'eus un frisson. Il y avait quelque chose de pas normal. J'échangeai un regard avec les garçons, il semblait qu'ils avaient aussi remarqué cela.
- Isabella, donne-moi tes clefs. Je vais entrer en premier avec Jasper.
Elle me tendit les clés avec méfiance.
- Qu'est-ce qu'il y a Carlisle ?
- Je ne sais pas. Il y a quelque chose qui ne semble pas normal, dis-je calmement.
- Oh mon Dieu Charlie !
Avant que je ne puisse réagir, elle reprit les clefs de mes doigts et se précipita vers la porte. Je courus après elle et j'atteignis la porte avant elle. Je tendis ma main et elle me les rendit en tremblant.
- Ne refais plus cela ma chérie s'il te plaît ! Nous essayons de te garder saine et sauve, maintenant reste derrière Jasper. D'accord ?
Jasper la tenait par la taille pendant que je rentrai à l'intérieur avec Emmett. Je sentis une odeur familière et cela me fit grogner.
- Est-ce que tu sens cela ?
Il acquiesça avec nervosité.
- Rentre lentement à l'intérieur Jasper.
Je les entendis rentrer à l'intérieur et se déplacer vers le salon tandis que je me dirigeai vers la cuisine. Son odeur était présente partout. Je sentis un grognement déchirer ma poitrine.
- Carlisle, j'emmène Bella à l'étage, annonça Jasper.
J'entendis leurs pas pendant leur déplacement ainsi que l'ouverture d'une porte quand soudain un cri strident retentit dans les airs. Je grimpai les escaliers à vitesse vampirique et m'arrêtai net devant la chambre de Bella. Jasper me désigna le lit et je me déplaçai vers celui-ci. Je sentis qu'Emmett n'était pas loin derrière mon dos. Sur l'édredon se trouvait un mot. Je le ramassai et le lis rapidement.
Ma très chère Bella,
Je t'avais dit que je reviendrai. C'est dommage, tu n'étais pas là.
Exx
J'attrapai un autre objet sur le lit et le fis tourner entre mes doigts, c'était une rose rouge. Je sentis un frisson me parcourir. Je regardai Bella, sa tête était enfouie dans la poitrine de Jasper. Je jetai la rose par terre et avançai vers eux pour la prendre dans mes bras.
- Carlisle, son odeur est fraîche. Il était là récemment, dit Jasper presque silencieusement pour que Bella n'entende pas.
Je reniflai l'air. Il avait raison, je grondai de colère et je baissai les yeux sur mon amour. Je le poursuivrai. Il était hors de question qu'il lui fasse du mal.
- Emmett, ramène Isabella à la maison et appelle les filles ! Jasper, viens avec moi ! Nous allons le poursuivre !
Il hocha la tête avec nervosité. Son regard était déterminé. C'était le soldat Jasper que je regardai. J'embrassai doucement Bella.
- Je serai bientôt de retour mon amour. Je vais faire en sorte que tu sois en sécurité.
Je m'éloignai et fis mon chemin jusqu'à la fenêtre.
- Jasper ! aboyai-je.
Il me suivit tandis que je sautai par la fenêtre. Mon cœur se brisa quand j'entendis Bella me crier de revenir. Mais je ne pouvais pas, tout ceci était intolérable. Je regardai Jasper pendant que nous courions. J'étais content qu'il soit avec moi.
« Edward, tu ferais bien de surveiller tes arrières, tu viens juste de libérer mon côté sombre et je te le ferai payer » pensai-je intérieurement tandis que je courais plus vite.
Le vilain Edward a encore frappé !
Quel est donc le côté sombre du parfait Carlisle ?
