Salut salut,
Je m'excuse pour mon retard, je n'ai aucune excuse je sais, mais bon comme vous le savez ont à toute une vie, mais je ne vous oublie pas.
Je m'excuse de ne pas avoir répondu a vos reviews, mais je préfère vous poster ces chapitres. Mais sachez que tout vos coms compte pour moi et me touche vraiment^^
Sur ce, Bonne Lecture
Attention: Cette fic n'est pas de moi mais de Heidi Betts et les perso a Stephenie Meyer
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Pourquoi était-ce quand elle était pressée que tout semblait se mettre en travers de son chemin ?
La dernière chose dont Bella avait besoin — car elle était en retard —, c'était d'une interruption de plus. Et pourtant, on avait bien sonné à sa porte, à cette heure matinale.
Bradley l'avait gardée éveillée une bonne partie de la nuit, car il avait décidé de faire une colique et d'être trop ronchon pour se rendormir, aussi était-elle déjà terriblement en retard. Pour son premier jour au bureau après une si longue absence, cela tombait mal. Ses employés étaient tout à fait compétents et fiables, mais elle savait qu'elle allait devoir rattraper des tonnes de travail.
A présent, elle regrettait de ne s'être accordé qu'un court week-end de repos avant de reprendre le collier. Pourquoi n'était-elle pas restée tranquillement chez elle, sans faire savoir à personne qu'elle était de retour ? Elle aurait dû passer quelques jours au lit avec un seau de friandises et une pile de DVD romantiques.
Et ce n'était pas tout. En plus de son travail à Denver, elle allait devoir retourner à Aspen dès le lendemain… et sans doute plusieurs fois dans la semaine, car le mariage de Rosalie avait lieu ce vendredi. Car, malgré ce qu'elle éprouvait en ce moment envers Edward, il était hors de question qu'elle fasse faux bond à Rosalie.
Certes, elle était partie sans prévenir, et sans penser à tout ce qu'impliquerait sa soudaine disparition. Mais dès qu'elle était rentrée chez elle, elle avait téléphoné à Rose pour la prévenir.
Elle n'avait pas mentionné Edward, même si cela n'avait pas été facile. Elle avait craint de fondre en larmes si elle parlait de lui, ou si elle faisait ne serait-ce que penser à lui pendant leur conversation.
Alors, elle s'en était tenue aux faits ou, du moins, aux faits qu'elle avait inventés pour Rose. Elle avait prétendu avoir été rappelée à Denver pour une urgence professionnelle, mais lui avait assuré qu'elle reviendrait à Aspen aussi souvent que nécessaire, et que son mariage se passerait à merveille.
Elle comptait bien tenir sa promesse. Elle espérait juste qu'en évoluant à Masen Ridge — au manoir, surtout —, elle ne croiserait pas Edward.
Elle pourrait engager quelques assistantes de plus pour effectuer ses courses pour elle, afin de pouvoir se cacher dans une arrière-salle où personne ne serait susceptible de la trouver. Et il lui faudrait demander à quelqu'un de passer chez Edward prendre tout ce qui avait trait au mariage de Rosalie.
Avec un gémissement, elle déplora une fois de plus son départ précipité. Elle aurait dû rester quelques jours de plus, même en sachant qu'il la voulait comme maîtresse et comme nounou de Bradley, mais qu'il ne la voulait pas elle réellement.
La sonnerie retentit de nouveau. Elle avait envie de s'arracher les cheveux. A la place, elle marmonna un juron. Le bébé s'agitait, elle avait renversé du lait sur la première tenue qu'elle avait enfilée, et elle ne trouvait plus ses clés. La dernière chose dont elle avait besoin, c'était qu'un visiteur la retarde encore plus.
Mieux valait pour cette personne que ce soit pour une raison valable, comme une fuite de gaz ou un incendie. Si c'était juste un de ces insupportables vendeurs ou un voisin à court de sucre, elle ne répondait pas de ses actes.
Tandis que Bradley geignait sur son siège, elle courut à la porte, cherchant ses clés au passage. Elle ouvrit avec l'intention de dire : « ça ne m'intéresse pas », quelle que soit la chose qu'on essaierait de lui vendre, mais s'arrêta net.
La première chose qu'elle vit, ce fut le bouquet de fleurs. Un bouquet géant de lis orientaux et de roses, presque aussi large que la porte. Puis une énorme boîte emballée dans du papier doré. Et enfin, quand elle leva les yeux, elle vit Edward.
Il portait un de ses costumes taillés sur mesure, il était rasé de frais, et ses cheveux étaient savamment ébouriffés. En un mot, il était beau à se damner.
Sa bouche s'assécha, et la tête lui tourna.
Puis elle se souvint de leur dernière conversation, et du fait qu'il l'avait menacée de lui prendre Bradley par tous les moyens. Elle serra la poignée de la porte, prête à la lui claquer au nez, voire à prendre le bébé et à s'échapper par une fenêtre, s'il le fallait.
— Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-elle en essayant de ne pas laisser la colère ou la peur percer dans sa voix.
— J'ai eu un week-end difficile après ton départ, dit-il sans ambages.
Il semblait tendu.
— J'ai tourné dans la maison comme un lion en cage, sans répondre au téléphone ni consulter mes e-mails. Je n'ai même pas skié ni avancé dans mon travail, ce que je fais pourtant d'habitude quand j'ai besoin de réfléchir. J'ai également eu une conversation à cœur ouvert avec mon frère Jasper. Entre autres choses, il a souligné que les femmes n'appréciaient pas nécessairement qu'on leur ordonne de se marier pour des raisons pratiques. Elles veulent des fleurs, des chocolats, et du romantisme. Alors, me voilà, avec les fleurs et les chocolats, au moins.
Il les lui tendit. Prise au dépourvu, elle lâcha la porte pour les prendre, et les serra contre elle.
— Quant au grand geste romantique…
Il sortit de sa poche une petite boîte de velours en forme de cœur — qui ressemblait un peu trop à un écrin de bague de fiançailles — et se mit sur un genou.
Oh ! bonté divine. Etait-ce vraiment en train d'arriver, ou rêvait-elle ? Elle ouvrit de grands yeux tandis que la pièce commençait à tourner autour d'elle. Son esprit tentait désespérément de trouver du sens non seulement à la soudaine apparition d'Edward sur son seuil, mais aussi à ses mots et à ses actes.
— Ça me fait mal de le reconnaître, mais Jasper est quelqu'un d'intelligent. Il m'a aussi dit que si je voulais simplement une femme pour aimer et prendre soin de Bradley, je pouvais engager une nounou. Mais que si je tenais à toi, je devais cesser d'être un idiot et t'avouer mes sentiments.
Son cœur battait si fort que ses oreilles bourdonnaient. Allait-il dans la direction à laquelle elle pensait ? Peut-être ne l'avait-elle pas bien entendu. Peut-être était-il là pour lui annoncer qu'il avait justement engagé une nounou pour Bradley, et les chocolats et les fleurs n'étaient-ils là que pour adoucir le coup.
— C'est après cette discussion que mon week-end agité a commencé. Quand je me suis mis à réfléchir, je me suis rendu compte que mon frère avait raison. Il n'y a pas que Bradley que j'aime, dit-il, toujours sur un genou. Et si les tests avaient montré que ce n'était pas mon fils, ça n'aurait rien changé. J'aurais quand même voulu que tu restes près de moi. J'ai enfin compris, Bella. Ces deux nuits passées à sonder mon âme n'ont pas été vaines.
Son cœur battait comme une horde de chevaux sauvages au galop, et elle avait de plus en plus de mal à respirer. Il semblait aussi nerveux qu'elle.
— Je t'aime. Je t'aime toi, Isabella.
Ses épaules carrées se détendirent un peu.
— J'ai connu beaucoup de femmes, avoua-t-il, mais je n'avais jamais ressenti ce que j'ai ressenti avec toi. J'imagine que ça explique pourquoi je n'ai pas su ce qui m'arrivait quand c'est enfin tombé sur moi. Pourquoi il m'a fallu le coup de massue qu'a été ton départ précipité pour que je me réveille.
Il afficha un de ces sourires qu'elle aimait tant.
— A présent, je sais que j'ai été plus heureux et plus satisfait avec toi que durant toute ma vie d'adulte. Je sais que la maison est vide sans toi et Bradley pour l'emplir de votre chaleur et de vos rires. Et quand je me dis que je ne te reverrai jamais, j'ai l'impression qu'on m'arrache non seulement le cœur, mais aussi l'âme.
Malgré elle, des larmes lui montèrent aux yeux. Elle n'avait jamais rien entendu d'aussi beau, sauf peut-être dans sa tête, quand elle pensait à lui.
Mais était-il sincère ? Ressentait-il vraiment tout cela pour elle, ou changerait-il d'avis dès qu'une jolie fille en minijupe croiserait sa route ?
— Donc, je suis ici pour te renouveler ma proposition de mariage.
Il était persévérant, au moins.
— Cette fois, cependant, je vais te demander en mariage au lieu de te le conseiller. Et si tu acceptes, ce ne sera pas un mariage de convenance. Je t'aimerai avec chaque fibre de mon être, et j'en attendrai autant de toi. J'attendrai que tu vives avec moi, jusqu'à ce que la mort nous sépare, que cela signifie que tu me rejoignes à Aspen, ou que je vienne ici à Denver. Honnêtement, les deux solutions me vont.
Il prit une profonde inspiration.
— Et si tu refuses, dit-il d'une voix plus douce… Eh bien, je l'accepterai. Je veux dire, je ne veux pas que tu dises non, mais je comprendrai. Comprendre ne signifie pas renoncer, néanmoins. Cela signifie simplement que je devrai tout reprendre depuis le début, et travailler deux fois plus dur pour te convaincre que mes sentiments sont sincères.
Ses yeux brillaient quand il ajouta :
— Et quoi qu'il arrive, je ne te prendrai pas Bradley. Jamais. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour ça. Je veux mon fils, ne te méprends pas, mais nous trouverons une solution qui nous conviendra à tous les deux, je te le promets.
Enfin, il ouvrit la boîte de velours et la lui présenta. Elle contenait un magnifique diamant marquise, de trois ou quatre carats au moins, serti sur un anneau d'or brillant. Les facettes étincelaient sous la lumière, lui donnant presque le vertige.
— Est-ce que tu veux m'épouser, Bella? Acceptes-tu de devenir ma femme, mon amante, la mère de mes enfants — de Bradley, et des autres que nous aurons ensemble ?
Le souffle lui manqua soudain. Son cœur, qui battait à se rompre quelques secondes plus tôt, sembla s'arrêter.
Elle voulait se jeter dans ses bras et crier « oui ! ». Rien ne la rendrait plus heureuse que d'être avec lui. Pour toujours. Même si cela signifiait emménager à Aspen, et tout recommencer dans une ville nouvelle.
Le pouvait-elle ? Le devait-elle ?
En prenant une inspiration tremblante, elle regarda dans les yeux d'Edward, et ce qu'elle y vit lui réchauffa le cœur, plus qu'un splendide bouquet, une boîte de chocolats ou un beau discours le pourraient. L'amour. Le désir. Et la détermination.
Il l'aimait, pour de bon, et si elle le repoussait, il se battrait vraiment pour la conquérir.
Pendant un instant, elle envisagea de refuser, juste pour voir ce qu'il ferait. Y aurait-il d'autres fleurs, des rendez-vous galants, des cadeaux que seul un millionnaire pourrait se permettre ?
Mais elle se moquait de sa fortune.
Lâchant les fleurs et les chocolats qu'elle tenait contre son cœur, elle tomba à genoux devant lui, et lui donna la seule réponse possible. La seule qui ait du sens pour son esprit et pour son cœur.
— Oui, dit-elle dans un souffle en jetant ses bras autour de son cou et en le serrant fort.
Il l'étreignit à son tour, puis l'embrassa avec passion.
Pendant de longues minutes, ils restèrent agenouillés, à s'embrasser, s'étreindre, s'aimer. Lorsque, enfin, ils reprirent leur souffle, Edward souriait. Quand elle lui rendit son sourire, elle sentit les larmes sur ses joues.
Il les essuya avec ses pouces, et l'embrassa une dernière fois avant de lui présenter de nouveau la bague.
— Puis-je ?
— Volontiers, dit-elle en tendant sa main gauche.
Sa main gauche tremblante.
Il lui prit le poignet et glissa le solitaire à son annulaire. Elle fut surprise qu'il ne pèse pas plus lourd, étant donné sa taille. Elle ne put résister à l'envie de le mettre sous la lumière et de le tourner dans un sens et dans l'autre, pour admirer ce symbole de son amour pour lui, et de l'amour qu'il lui portait.
Il l'avait choisi exprès pour elle, et il était venu jusqu'ici pour lui déclarer ses sentiments, comme un chevalier… Jamais elle n'oublierait ce jour, aussi longtemps qu'elle vivrait.
Il se redressa et l'aida à se relever sans cesser de l'étreindre.
— Je sais que nous avons beaucoup de choses à nous dire, et que tu semblais sur le point de sortir, mais il y a juste deux choses que je voudrais faire — dire bonjour à mon fils et, ensuite, le coucher pour pouvoir faire l'amour à ma magnifique fiancée.
Son sourire séducteur la fit rire.
— C'est un peu tôt pour sa sieste, mais, comme il est resté éveillé la moitié de la nuit, il se pourrait que tu aies de la chance.
Elle embrassa sa joue puis murmura :
— Et je serais ravie de me faire porter pâle pour que tu puisses avoir de la chance avec moi aussi.
Il recula, et la regarda d'un air soudain sérieux.
— J'ai déjà de la chance, dit-il d'une voix grave. Beaucoup de chance.
Alors votre avis sur ce dernier chapitre?
A tout de suite pour l'épilogue
