Ndt : C'est la fin du mooonde !
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Chapitre 14 : La raison plutôt que le coeur
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Campée devant le canapé, les bras croisés, Ginny dévisageait Harry avec incrédulité, les dents serrées. Son regard dur se posa brièvement sur Draco et Harry sentit la colère de la jeune femme monter.
« Ne le réveille pas, dit Harry doucement.
- Quoi ? demanda sèchement Ginny.
- Ne le réveille pas. S'il se réveille, il va être de mauvaise humeur et je n'ai pas le courage d'arbitrer une engueulade entre vous deux, répondit simplement Harry.
- Donc il est suffisamment en forme pour qu'on s'engueule, si je comprends bien ?
- On peut dire ça comme ça, dit Harry en haussant les épaules.
- Alors qu'est-ce qu'il fait encore ici ?
Harry se passa les mains sur le visage et leva les yeux vers elle.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il ne va pas encore assez bien pour se débrouiller tout seul, mais il a retrouvé son caractère de merde et je ne suis pas sûr qu'il batte en retraite si tu commences à lui gueuler dessus.
- George m'a dit que tu étais allé voir Ron en panique ce matin », attaqua directement Ginny, éloignant la conversation de l'état de santé de Malfoy. « Je voulais savoir ce qui se passait.
- Je vais bien », dit Harry, ne se rendant compte qu'après coup que ce n'était pas du tout ce qu'elle lui avait demandé.
« Je vois ça », dit Ginny avec condescendance, en haussant le ton.
« Ginny », dit Harry doucement, mais sur un ton qui était clairement celui d'une mise en garde.
Ginny regarda tour à tour Harry et Draco avec une expression étrange sur le visage. Enfin, sa voix brisa le silence qui s'était étiré entre eux bien trop longtemps pour ne pas laisser de malaise s'installer.
« Si tu ne le mets pas dehors d'ici demain, c'est fini.
- Quoi ? » fit Harry, bouche bée. Elle ne se laissa pas démonter :
« Je ne plaisante pas. Il part ou c'est moi qui pars. »
Harry ouvrit la bouche en une grimace indignée, mais il posa ensuite les yeux sur Draco et la referma. Ginny écarquilla les yeux en voyant que Harry ne répondait rien.
Ginny ne lui manquait pas. Depuis que Draco s'était installé dans sa vie, il avait à peine repensé à elle. Comment pourrait-il retourner à leur vie d'avant si elle ne lui manquait pas, même après plusieurs semaines d'absence, alors que Draco lui manquait dès qu'il était dans une autre pièce de la maison ? Comment pourrait-il embrasser Ginny sans se souvenir du goût de Draco ?
Il parcourut des yeux le visage de Draco et eut envie de pleurer. Ginny était là, sa meilleure amie, promesse d'un avenir parfait et simple. Un avenir que tout le monde avait prévu – lui le premier – jusqu'à ce qu'il passe cette foutue porte bleue à Ste-Mangouste.
« Harry ? » demanda Ginny, la voix tremblante.
Harry releva la tête vers elle et haussa les épaules.
Ginny quitta la pièce en furie, sans un regard en arrière. Elle claqua la porte derrière elle, ce qui réveilla Draco en sursaut ; il décolla la tête des genoux de Harry et regarda autour de lui d'un air hébété.
« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il, entendant les pas de Ginny dévaler bruyamment les escaliers et la porte d'entrée claquer tout aussi fort.
« C'est Ginny, tenta de dire Harry sur un ton léger. Je crois que je viens de rompre avec ma copine sans prononcer un mot. »
Draco se redressa brusquement et se tourna face à Harry, bouche bée.
« Tu as fait quoi ?
- Elle… tu sais quoi ? on s'en fout. J'ai pas envie de parler d'elle.
- Pourquoi ? insista Draco.
Harry se sentit frissonner violemment sous l'intensité et la passion de ce regard qui menaçait de le consumer tout entier. Il déglutit.
- Parce que... je ne sais pas.
- Potter, tu es fou ? demanda Draco, incrédule.
- Je crois que oui », dit Harry d'un ton morose.
Quelque chose dut transparaître sur le visage de Harry, car l'expression de Draco changea soudainement. Son regard brûlait toujours mais l'insistance avait laissé place à quelque chose de plus posé, de plus attentif.
« Potter… » commença-t-il, mais il secoua la tête sans finir sa phrase. Lentement, il déplia ses longues jambes, s'extirpa du canapé et se dirigea vers la porte.
Harry le regarda s'éloigner et se sentit mal. Il ne voulait pas que Draco s'en aille, pas maintenant.
« Malfoy », appela Harry avant de pouvoir s'en empêcher.
Draco s'arrêta sur le seuil, une main sur le chambranle et la tête baissée.
« Draco » répéta Harry doucement, essayant d'ignorer le fait que cela sonnait comme une supplique.
Lentement, très lentement, Draco se retourna. Harry le regarda d'un air désespéré. Il ne savait pas quoi faire, pas quoi dire, il ne savait pas même s'il devait regarder le blond ou non. C'est ce qu'il fit : il ne pouvait pas détacher ses yeux de lui, même s'il se disait qu'il le fallait. Le cœur battant, il suivit Draco des yeux tandis qu'il retraversait lentement la pièce, avec ce regard braqué sur lui, qui le regardait comme jamais personne ne l'avait regardé.
Avant qu'il ne puisse assimiler ce qui se passait, Draco avait franchi l'espace qui les séparait, grimpé sur ses genoux, l'avait plaqué contre le dossier du canapé et l'embrassait sans douceur.
Harry laissa échapper un soupir contre la bouche de Draco quand des doigts agiles se plongèrent dans ses cheveux pour le maintenir en place. Merlin, qu'était-il en train faire – il ne pouvait pas faire ça…
Une fois de plus, toute pensée cohérente déserta son esprit lorsque la langue de Draco se glissa dans sa bouche, tout aussi chaude et exigeante que ses questions. Harry répondit, il avait désespérément besoin d'être le plus près possible de Draco, désespérément besoin de lui, seulement lui.
Il bougea brusquement, soulevant le blond pour le repousser sur le dos dans le canapé ; Draco lui jeta un regard noir, le souffle haché. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce fût ou méprendre son geste, Harry s'avança à quatre pattes au dessus de lui et se pencha sur lui pour réclamer ses lèvres en un nouveau baiser brutal.
Des mains chaudes s'immiscèrent sous ses vêtements, empoignant sa taille au point d'y laisser des bleus ; il se laissa attirer jusqu'à se retrouver complètement allongé sur Draco, et il haleta en sentant la chaleur du corps du blond pressé contre le sien. Ils s'embrassaient furieusement ; les mains de Draco remontèrent pour agripper les cheveux de Harry, Merlin, personne ne l'avait jamais embrassé comme ça, c'était comme quand il le regardait…
Le sang de Harry battait dans ses veines, Draco était bien trop brûlant, cela lui faisait beaucoup trop de bien, et il se rendit compte trop tard que le sang qui ne lui arrivait plus au cerveau avait fait un brusque détour vers son aine, ça l'excitait beaucoup trop, merde… Harry se redressa sur ses bras brusquement, le souffle court et le visage empourpré, mais avant qu'il ne puisse bredouiller quoi que ce soit – une excuse ? – Draco haussa un sourcil, entoura la taille de Harry de ses jambes et le ramena contre lui.
Non… La panique s'empara de Harry à une vitesse éclair, détruisant toutes les sensations agréables que Draco éveillait en lui. Il s'écarta précipitamment du blond, titubant légèrement lorsqu'il se releva du canapé.
« Non », haleta-t-il, détournant les yeux de Draco qui était étendu sur le canapé, en appui sur ses coudes et le souffle court ; il était complètement débraillé et foutrement attirant – encore ce foutu mot –, et visiblement tout aussi excité que Harry.
« Non, je ne peux pas… » balbutia Harry, tout en essayant de croire lui-même à ses propres mots. Il pourrait. Il ne pourrait que trop bien retourner s'allonger sur ce canapé et arracher les vêtements de Draco pour lui faire tout ce qu'il voulait, mais il n'allait pas le faire. Cela devrait le déranger. Harry commençait à désespérer : pourquoi est-ce que ça ne lui paraissait pas anormal ?
« Potter… »
La voix de Draco était bien trop compréhensive. Harry n'arrivait pas à comprendre… pourquoi n'était-il pas en colère, pourquoi n'était-il pas contrarié ? Tremblant de tous ses membres, Harry fit non de la tête et tourna les talons, son courage de Gryffondor lui faisant cruellement défaut face à Draco et à toutes ces émotions dont il ne savait que faire.
Il fuit dans sa chambre, claquant la porte pour s'y adosser. Il ferma les yeux et tenta de reprendre le contrôle de son cœur qui battait la chamade et de son corps qui était ridiculement excité par les baisers enflammés qu'il avait échangés avec Draco. Il se frappa l'arrière de la tête contre le bois de la porte sans aucune douceur pour refouler les larmes qui menaçaient de le submerger.
Bordel. Qu'avait-il fait ?
…
« Harry ? »
Harry décolla brusquement la tête de sa table de cuisine et cligna stupidement des yeux dans la lumière claire du jour qui se déversait par sa fenêtre.
« Qué ? » demanda-t-il, hébété, grimaçant sous la protestation douloureuse de son cou qui avait passé Dieu sait combien de temps dans cette position inconfortable.
« Tu m'expliques pourquoi tu pionces sur ta table de cuisine alors que tu as cinq très bonnes chambres dans cette maison ?
- Quatre, intervint une seconde voix. Malfoy en occupe une, donc il ne peut pas l'utiliser. »
Harry cilla encore, puis ses yeux embrumés de sommeil parvinrent à faire la mise au point sur deux personnes : Hermione et Ron ; l'une avait l'air exaspérée, l'autre arborait un mince sourire amusé.
« Je… » commença Harry avant de s'interrompre aussitôt. Quelque part dans sa tête, il se fit la réflexion que ce serait une mauvaise idée de dire à Ron et Hermione que s'il dormait à table c'était qu'il s'était senti si mortifié en se rendant compte qu'il avait pris son pied avec Draco Malfoy à peine dix minutes après que sa copine l'avait quitté, qu'il avait passé des heures à se retourner dans son lit sans trouver le sommeil, avant de finalement se traîner jusqu'en bas pour se faire un chocolat chaud.
« Comment vous êtes rentrés ? » décida-t-il de demander plutôt, se massant la nuque pendant que Ron se dirigeait droit vers la bouilloire et Hermione s'asseyait en face de lui, une expression sévère sur le visage.
« Avec la clé de Ginny », dit-elle.
Ginny. Harry ne se souvenait que trop bien des événements de la veille qui impliquaient Ginny, et puis – Merlin – son esprit le renvoya aux événements qui impliquaient Draco. De la chaleur envahit sa nuque encore douloureuse et il se tortilla inconfortablement sur sa chaise.
« Elle est venue nous voir ce matin, dit Hermione en scrutant le visage de Harry. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu sais très bien ce qui s'est passé », dit Harry piteusement, croisant les bras sur la table pour y enfouir son visage.
« Elle nous a dit que vous aviez rompu, dit Hermione prudemment.
Ron semblait faire bien beaucoup de bruit pour quelqu'un qui préparait seulement du thé, et Harry le soupçonnait vaguement de faire ça pour ne pas avoir à écouter ni participer à la conversation qui s'engageait. Il jouait encore les innocents.
- Je ne sais pas, elle n'arrêtait pas de parler », dit Harry en souhaitant de toute son âme que tout le monde s'en aille et le laisse s'apitoyer sur son sort toute la journée.
« Et j'imagine que tu n'as pas écouté.
Harry était ravi d'avoir le visage caché, parce qu'à sa plus grande surprise, il sentit ses yeux s'emplir à nouveau de larmes. C'était trop injuste. Tout ce qu'il voulait, c'était faire une bonne action envers un autre être humain et ça avait abouti à ça ?
- Harry ! Tu comptes me… »
Hermione se tut au milieu de sa phrase, ce que Harry interpréta comme un signe d'exaspération. Il ne releva pas la tête et se rendit compte que le boucan que faisait Ron avait soudain cessé… il sentit une main chaude se poser entre ses omoplates, puis une voix calme prit la parole et son cœur cessa de battre :
« Granger, laisse-le tranquille. Weasley, arrête de me regarder comme ça. »
Harry se redressa si vite que sa nuque émit un craquement. Draco se tenait derrière lui et dévisageait Hermione d'un air acerbe ; celle-ci le regardait comme si elle se trouvait face à un fantôme. Harry jeta un regard à Ron qui s'était figé la bouche ouverte, un mug de thé dans chaque main.
Harry jura intérieurement. Il était divisé. Que Draco prenne sa défense l'étonnait et l'emplissait de gratitude, mais en même temps la sensation de sa main sur son dos ne faisait que lui rappeler la nuit précédente, et c'est juste trop difficile d'y repenser maintenant…
« Euh, Malfoy ? »
La voix de Ron tira Harry de ses pensées. La main sur son dos se tendit, mais Harry n'osa pas se retourner ; il préférait attendre que l'orage vienne, que Ron oublie qu'il faisait partie du monde des adultes à présent et traite Draco de tous les noms de la création…
« Tu veux du thé ? »
Harry dut lutter de toutes ses forces pour ne pas se mettre à glousser comme un dément : soudain la scène lui parut complètement délirante et il savait que s'il tournait les yeux vers Draco, il éclaterait de rire de manière incontrôlable, et tout le monde saurait alors qu'il était devenu fou.
« Non merci, fit Draco. Je voulais juste m'assurer que vous n'alliez pas embêter Harry pour tout ce qui s'est passé. Il a fait beaucoup pour moi, même s'il n'avait pas à le faire, et je pense qu'il mérite qu'on lui en fasse crédit. »
Draco serra brièvement les épaules de Harry et s'éloigna calmement, marquant un temps d'arrêt au niveau de la porte, sous le regard de trois visages qui affichaient le même ébahissement.
« Oh, et Granger, je suis désolé de t'avoir traité de Sang-de-bourbe, et Weasley, je suis désolé d'avoir insulté ta mère. »
Puis il était parti, laissant Ron et Hermione regarder Harry bouche bée.
« Qu'est-ce qui vient de se passer ? » demanda Hermione d'une voix faible. Ron avait l'air de ne plus pouvoir prononcer un mot de sa vie.
Harry ne pouvait pas parler : il regardait fixement la porte par laquelle Draco était sorti et il avait soudain, de nouveau, envie de pleurer.
« Harry ? demanda Hermione doucement tandis que Ron posait un mug devant lui. Est-ce que ça va ?
Harry secoua lentement la tête :
- Non.
Hermione et Ron échangèrent un regard entendu.
- Harry… Ginny va s'en remettre, dit Hermione gentiment. Tu la connais, elle est têtue comme une mule.
Ron, qui avait apparemment fini par se remettre de ses émotions, reprit la parole, même s'il avait l'air un peu ébranlé :
- Elle l'a mauvaise vis-à-vis de Malfoy aussi, soupira-t-il. Elle ne veut pas admettre qu'il puisse avoir changé. »
Harry vit avec amusement Hermione passer un bras autour du cou de Ron pour l'attirer à elle et l'embrasser sur la tempe, un sourire aux lèvres. Ron adressa un regard interloqué à Harry et celui-ci lui renvoya un faible sourire. Ron ne se rendait absolument pas compte à quel point il avait grandi, même si le reste du monde l'avait remarqué.
« Il a changé », dit Harry, plus pour lui-même que pour les autres.
« Harry… commença Hermione en le couvant du regard, impuissante.
- Oui ? demanda Harry, imperturbable.
- Rien, fit Hermione, réprimant un sourire quand Ron lui donna un coup de coude.
Harry détestait quand ils faisaient ce genre de trucs de couple, à penser savoir quelque chose qu'ils n'avaient bien sûr pas l'intention de dire à Harry.
- Non, ce n'est pas rien, sinon tu n'aurais rien dit du tout, s'irrita-t-il.
- C'est juste qu'on n'arrive pas à croire que tu t'entendes avec Malfoy, intervint rapidement Ron. Si on nous avait dit à l'école que vous vivriez ensemble un jour, on leur aurait ri au nez.
- Ou jeté un sort, ajouta Hermione.
- Moi, je n'arrive pas à croire que tu lui aies proposé du thé, dit Harry à Ron, un sourire flottant sur le visage.
- Ça fait partie de mon plan, dit Ron en haussant les épaules. Si vous êtes amis, je ne peux pas être infect avec lui, alors je vais le battre en étant plus sympa avec lui qu'il ne le sera avec moi.
Harry et Hermione éclatèrent de rire ; Ron hocha la tête d'un air supérieur et ramassa son mug.
- Du moment que ça marche, concéda Hermione tandis que Harry s'étouffait de rire.
- Ça n'était pas si affreux de le voir, je m'attendais à pire, admit Ron. Je pensais que j'aurais envie de lui mettre mon poing dans la figure. Ça doit être parce qu'il a changé, physiquement.
- C'est les cheveux, dit Harry, et Ron acquiesça.
- Oui. Et il fait moins renfrognassé.
- Ça n'existe pas, ce mot, Ron, le réprimanda Hermione entre deux éclats de rires.
- Ça devrait. Ça lui va très bien.
- Ouais, ça me fait toujours bizarre de le voir sourire, renchérit Harry.
- Il te sourit beaucoup alors ? » demanda Hermione avec un pétillement dans les yeux que Harry ne remarqua pas mais que Ron saisit parfaitement – il sourit dans son thé.
« Pas mal », dit Harry en haussant les épaules. Il souleva son propre mug tandis que Hermione et Ron poursuivaient leur débat sur l'énigme qu'était Malfoy. Il préféra ne plus y prendre part et se contenter de contempler son thé avec humeur, comme si c'était de la faute du thé s'il se retrouvait dans ce bordel.
Ginny l'avait quitté. Molly Weasley allait avoir une attaque en l'apprenant. Et merde, Charlie allait sans doute le démolir. Draco l'avait embrassé. Il était censé prendre soin de lui, pas s'envoyer en l'air avec lui – et s'il ne faisait qu'aggraver le cas de Draco ? Et s'il se passait quelque chose entre eux qui contrarierait Draco, suffisamment pour le pousser à se refaire du mal ? S'il y avait bien une chose qu'il ne voulait pas faire, c'était blesser Draco.
Le temps que Ron et Hermione aient fini leur thé et échoué à ramener Harry dans la conversation, celui-ci s'était décidé.
Ginny. Il allait falloir qu'il se rachète auprès d'elle quand tout serait terminé. Quoiqu'en pense son cœur, cette situation – ou quoi que ce soit qui se passait avec Draco – n'allait pas. Suivre son cœur et non sa tête lui avait plus d'une fois attiré de sérieux problèmes ; il n'allait pas laisser cela recommencer. Draco allait rester, et il irait mieux, mais cette folie devait cesser. C'était trop explosif. Harry n'était pas habitué à l'explosif, il était habitué au calme et à la stabilité, et c'est ainsi que les choses devaient rester. Pour le bien de Draco. Pour le bien de tout le monde.
Petite note de fin d'année qui approche : Sara Holmes, l'auteur de cette fic, a écrit un OS Albus/Scorpius fantastique qui se déroule pendant une fête de nouvel an (plutôt un hommage au personnage de Ron qu'autre chose). Je vous la recommande fortement en cette période de fêtes — vous la trouverez en français, sur ma page de profil (il y a un lien vers la VO aussi). Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d'en avoir dès ce soir, et bon courage aux autres !
