Titre : Porte ouverte
Genre : Aventure, romance, énième variation sur les pérégrinations d'une fille ordinaire en Terre du Milieu.
Disclaimer : Les personnages et l'univers sont la création de Monsieur Tolkien, gloire et cookies sur lui. Le personnage original, par contre, est mon entière propriété. Cette histoire ne me rapporte pas un sou et c'est aussi bien ainsi.
Notes : Un immense merci à manelor, la plume d'Elena, LegolasKili, karinedarnessy, Dakklinne, PaulinaDragona, Temperence18, elkal27, Eiliime, Azria et yuna pour les reviews. Jamais je n'aurais pensé dépasser les cent commentaires aussi rapidement, ça fait immensément plaisir. Amour et fleurs printanières sur vous.
Le chapitre que vous allez lire manque totalement d'originalité, j'aime autant prévenir, parce que c'est de la resucée de l'histoire de base. J'ai eu beau retourner la question dans tous les sens, il a fallu se rendre à l'évidence, je n'avais pas vraiment le choix. Cela dit, les choses changeront au prochain chapitre qui sera en ligne lundi 26 mai.
Bonne lecture à tous et encore merci !
I'm standing on a field of fire, I'm a rolling thunder no one can save (Warlock – Make time for love – Triumph and Agony – 1987)
La petite randonnée au pas de course dura trois jours. Soixante-douze heures à courir dans une sorte de pampa qui s'étendait à l'Ouest du lac. Mes compagnons semblaient savoir où ils allaient, du moins Aragorn et Legolas puisque Gimli était un peu à la traîne. Jamais je n'aurais cru tenir ainsi pendant si longtemps sans me reposer mais une force venue de nulle part me portait, me poussant à courir. Je ne pouvais nier la fatigue, les élancements dans le dos, les crampes dans les jambes, mais la douleur m'évitait de penser. En un sens, il devait en être de même pour les autres. La situation était telle que la survie éventuelle de Merry et Pippin était la seule chose à laquelle nous pouvions nous raccrocher. Personnellement, je n'y croyais toujours qu'à moitié à défaut de voir le verre à moitié vide. Par ailleurs, je me demandais comment nous pourrions rattraper ces Uruk-hai qui semblaient habitués à la course de fond et qui avaient une belle avance. Toutefois, je ne formulai pas la question. Il fallait courir alors je courais. Un point de côté me faisait régulièrement souffrir mais je m'efforçais de passer outre. Il était hors de question que je commence à me plaindre comme le faisait Gimli. C'était une question de fierté, même mal placée. J'accompagnais les autres faute de mieux, je le savais, aussi il valait mieux éviter de me faire remarquer.
Nous ne nous arrêtions que pour chercher par où étaient passées les créatures. Les yeux plissés, Legolas scrutait l'horizon tandis qu'Aragorn, à genoux dans la poussière, fouinait l'herbe sèche à la recherche de traces ou écoutait le sol comme si les bruits de pas des Uruk-hai pouvaient arriver jusqu'à nous. Gimli restait plié en deux, écarlate, le souffle court. Je luttais contre l'envie de m'asseoir en sachant que le cas échéant, je ne pourrais pas me relever et recommencer à courir.
Le quatrième jour, mon Elfe eut un nouvel accès de son exaspérante manie. Tandis que l'aube pointait, il regarda l'astre du jour et déclara d'un ton sentencieux :
« Un soleil rouge se lève : beaucoup de sang a dû couler cette nuit.
— Vous n'allez pas recommencer », soupirai-je.
Il ne m'accorda aucune attention. Visiblement, on ne plaisantait pas avec ces choses-là. Je me retins donc de dire qu'il aurait pu spécifier sa pensée en disant que les Hobbits avaient fini à l'état de ragoût aux herbes dans l'assiette des Uruk-hai.
Peu importait, il fallait continuer. Nous traversions à présent le Rohan, cette région que Boromir aurait tant voulu traverser. J'accélérai ma course pour chasser un accès de tristesse. Avancer, et surtout ne pas penser.
Alors que le soleil était déjà haut, un bruit de sabots de chevaux se fit entendre. Je n'eus pas le temps de réagir : Legolas me prit par la main pour m'entraîner derrière de gros rochers qui se trouvaient là tandis qu'Aragorn saisissait Gimli par le col de sa cape. Mon Elfe ne me lâcha pas les doigts tandis que nous restions cachés mais visiblement, personne n'y prêtait attention. De fait, j'eus peur de me faire remarquer si j'essayais de me dégager. Je restai donc immobile bien que ce contact fortuit me mette mal à l'aise et fasse battre plus fort mon cœur déjà malmené par plus de trois jours de course.
Les cavaliers passèrent. C'étaient des hommes, assez nombreux et armés de lances. Ils portaient des cottes de maille et avaient sur la tête des casques d'où dépassaient des crins de chevaux. Ils étaient tous blonds. Aragorn sortit de derrière les rochers et interpela ces gens qui firent aussitôt demi-tour sur leur monture. Nous sortîmes à la suite du rôdeur. La fatigue faisait trembler mes jambes autant que la peur. Les cavaliers nous encerclèrent comme l'avaient fait les Orques dans la Moria. Leurs lances étaient pointées sur nous. Gimli roulait des yeux et Legolas semblait inquiet. Je ne pouvais pas voir le visage d'Aragorn parce que je m'étais très vite cachée derrière lui. L'un des hommes, un grand blond avec une fine moustache, s'adressa à nous. En nous toisant du haut de son cheval, il nous demanda d'un ton autoritaire ce que nous faisions là, comme s'il nous soupçonnait d'être des bandits de grand chemin. Gimli s'avança :
« Donnez-moi votre nom, dresseur de chevaux, répliqua-t-il, et je vous donnerai le mien. »
Je ne compris pas pourquoi le grand blond prit cette réplique aussi mal. Il descendit de son cheval, marcha sur notre compagnon et le toisa d'un air féroce.
« Je vous couperais volontiers la tête, Nain, si elle sortait un peu plus du sol », cracha-t-il.
Ouh là, mauvaise réponse, pensai-je. Ce type veut mourir ou quoi ?
Je crus que Gimli allait se mettre en colère et sauter à la gorge de l'opportun mais la réaction vint, à mon grand étonnement, de Legolas. L'Elfe arma son arc et menaça le bonhomme :
« Vous seriez mort au moindre geste », grinça-t-il, prêt à joindre le geste à la parole. Je n'aurais jamais cru qu'il prendrait ainsi la défense du Nain et je me surpris, pour la première fois que je le connaissais, à avoir peur de lui. Si l'on oubliait son accrochage avec Gimli lors du conseil d'Elrond, Legolas était a priori quelqu'un de tranquille qui ne disait jamais un mot plus haut que l'autre. Je constatai cela étant qu'il s'agissait de ne pas le contrarier. Ses yeux bleus, que j'avais vus exprimer tant de douceur et de gentillesse, avaient à présent la froideur de l'acier.
S'il faisait cette tête-là face aux araignées géantes de la forêt de Mirkwood, elles avaient intérêt à fuir très loin de toute la vitesse de leurs huit pattes…
Aragorn fit baisser d'un geste la flèche que l'Elfe pointait sur le blond et se présenta calmement :
« Je suis Aragorn, fils d'Arathorn, dit-il. Voici Gimli, fils de Gloïn, Legolas du Royaume Sylvestre, et Lisbeth, ma sœur adoptive. Nous sommes des amis du Rohan et de votre roi, Theoden. »
Je compris très vite pourquoi il avait choisi de me faire passer pour sa sœur. En Terre du Milieu, je n'avais aucune origine, ce qui aurait pu sembler suspect aussi je ne fis aucun commentaire et restai cachée dans le dos de mon « grand frère ». Le blond prit alors un air désolé.
« Theoden ne reconnaît plus ses amis de ses ennemis, soupira-t-il. Pas même les siens. »
Sur ces mots, il retira son casque, laissant entendre par ce geste comme par ses paroles qu'il appartenait à la famille du roi. Ses sbires baissèrent les lances qu'ils avaient pointé sur nous. Il nous expliqua alors que le territoire que nous parcourions avait été officieusement revendiqué par Saroumane et que de fait, lui et les siens avaient été bannis. Le vil personnage, que le cavalier blond surnommait le « Magicien Blanc », tirait apparemment les ficelles dans l'ombre par le biais de ses espions. En regardant de plus près notre interlocuteur, je réalisai que nous avions affaire à un homme traqué, à bout de forces. Son agressivité au premier abord n'avait pas été gratuite. Il avait peur et en souffrait.
« Nous ne sommes pas des espions, lui répondit Aragorn à l'accusation sous-entendue du blond quand il avait évoqué les agents de Saroumane.. Nous pourchassons un groupe d'Uruk-hai en direction de l'Ouest. Ils ont emmené captifs deux de nos amis.
— Les Uruks ont été détruits, déclara l'homme. Nous les avons massacrés pendant la nuit. »
Malgré nos questions, les cavaliers n'avaient pas vu les Hobbits. La conclusion s'imposa donc d'elle-même : ils étaient morts. Cela ne me mettait guère en joie mais j'avais raison depuis le début : ils avaient dû finir dans une marmite. Le chef de groupe nous montra une colonne de fumée un peu plus loin et nous indiqua que c'était là qu'ils avaient fait brûler les cadavres des Uruk-hai. Puis il nous confia deux chevaux, nous souhaita bonne chance et partit vers le Nord, suivi des siens.
Nous nous retrouvâmes tous les quatre avec nos montures, assommés par la mauvaise nouvelle. Nous étions arrivés trop tard. Je m'en doutais depuis le début et quand bien même, ça faisait mal. Pauvres Merry et Pippin.
Gimli monta avec Legolas sur un des chevaux et Aragorn m'aida à monter sur le deuxième. C'étaient de superbes animaux, bien soignés et d'apparence parfaitement dressés.
« Merci, ô mon frère, dis-je au rôdeur dans une tentative de plaisanterie.
— Je sais bien que vous faire passer pour ma sœur n'était pas la meilleure idée du monde mais je ne pouvais pas vous faire passer pour ma compagne. Notre situation est suffisamment délicate, il n'est pas nécessaire d'ajouter un conflit au sein de notre groupe.
— Que voulez-vous dire ?
— Rien de plus que ce que je viens de dire. Accrochez-vous. »
Il serra les flancs du cheval entre ses genoux et nous partîmes au galop. En fait, il n'y avait pas besoin de chercher bien loin la signification de ces propos. Par élimination, la seule personne qui aurait pu ne pas apprécier qu'Aragorn me fasse passer pour sa fiancée…
… C'était Legolas.
oOØOo
Dans le champ où s'élevait une épaisse fumée grise, la puanteur était insoutenable. Nous fûmes accueillis, si je puis dire, par la tête tranchée d'une des créature qui avait été plantée sur une lance. Sa langue pendait et ses yeux morts étaient fixés sur le néant. Les cadavres avaient été entassés avec leurs armes et on y avait mis le feu. Des flammes couvaient encore sous la ferraille et les os noircis. Aragorn m'aida à mettre pied à terre puis il se dirigea vers le bûcher avec Legolas et Gimli. Refusant de m'approcher de cette horreur, je restai près des chevaux. Au milieu des cendres et de la fumée, le Nain découvrit quelque chose qui avait appartenu aux Hobbits.
Preuve, s'il en était besoin, qu'ils avaient bel et bien perdu la vie.
Les jambes fauchées par le chagrin, je tombai assise par terre, le visage enfoui dans mes mains.
Affirmer qu'ils étaient sans doute morts étaient une chose. En avoir une preuve entre les mains était entièrement différent.
Je relevai la tête en entendant un bruit de ferraille. Ma vision était floue et je réalisai que je pleurais. Aragorn venait de donner un coup de pied dans le casque d'un Uruk-hai. Il poussa un hurlement, entre la rage et le désespoir. C'était pire que quand Boromir était mort dans ses bras. Impassible, une main posée à la place du cœur, Legolas marmonnait quelque chose en elfique et Gimli semblait dévasté.
« Nous les avons abandonnés », dit-il.
J'essuyai mes larmes et m'approchai du groupe. Je constatai que, comme moi, notre ami Nain louchait quand il était triste. Il tenait à la main un bout de métal noirci et je reconnus un des fourreaux dans lesquels Merry et Pippin rangeaient leurs armes. Je fermai les yeux pour retenir de nouvelles larmes. Un bras m'enlaça alors les épaules et je reconnus l'odeur de Legolas. Peu m'importa cette fois ce que pensaient les autres : j'enfouis ma tête dans son cou pour y trouver un peu de réconfort. Quelle injustice, bon sang. Ces Hobbits ne méritaient pas une mort aussi horrible. Les cavaliers que nous avions croisés plus tôt avaient dû les confondre avec les monstres — cela ne me semblait que peu vraisemblable mais je ne trouvai aucune autre explication — et brûler leurs corps avec les autres. Si les Uruk-hai les avaient tués en chemin, ils ne se seraient pas encombrés de leurs affaires et les auraient abandonnées quelque part. Quelle horreur. Pauvres Merry et Pippin. Je m'efforçai cependant de ne plus y penser. J'étais déjà un poids pour mes compagnons, me laisser abattre n'arrangerait pas mon cas. Je fis donc le vide dans mon esprit et profitai de la présence de l'Elfe qui me tenait toujours contre lui parce que, je me devais de l'avouer, j'en avais bien besoin.
Je rouvris les yeux quand je fus certaine qu'ils resteraient secs. Aragorn était agenouillé dans l'herbe sèche et il fouillait la poussière. Nous nous approchâmes pour voir ce qu'il faisait. Il avait trouvé des traces des Hobbits. Si les cavaliers ne les avaient pas vus, ils avaient tout de même été présents sur le lieu du massacre… et n'y étaient pas morts : leurs traces se perdaient dans les bois qui bordaient le champ.
« La forêt de Fangorn, grogna Gimli en jetant un regard presque effrayé vers les arbres. Quelle folie les a conduits là ?
— S'ils se sont enfuis, dis-je, ils n'avaient peut-être pas le choix… on peut se cacher dans ce genre d'endroit… du moins plus facilement qu'au milieu d'un champ entre des hommes armés jusqu'aux dents et des Uruk-hai… »
Le fait que Merry et Pippin aient pu fuir les combats était une bonne nouvelle mais cette forêt avait quelque chose d'effrayant. Les propos de Gimli à son sujet sous-entendaient quelque chose d'inquiétant. Elle était touffue, les arbres étaient tordus… et sans que nous en ayons passé la lisière, je sentais la drôle d'atmosphère qui y régnait. Les Hobbits avaient-ils pu survivre là-dedans ?
Malgré la peur et la méfiance que je ressentais, je fus bien obligée de suivre mes compagnons qui s'engagèrent d'un pas vif dans les bois.
oOØOo
Il faisait sombre. J'eus l'impression de parcourir cette forêt pendant des semaines. L'absence de lumière faisait perdre toute notion du temps et l'épuisement se faisait sentir de plus en plus fréquemment. Je n'avais pas dormi depuis quatre jours, sans parler de l'absence de nourriture. Chaque pas était de plus en plus difficile.
Il fallait pourtant faire preuve de prudence. Nous avions découvert au bout de quelques heures des armes abandonnées par des Uruk-hai mais aucune trace des créatures qui devaient toujours se trouver dans les bois. Néanmoins, Aragorn accepta que nous prenions un peu de repos dans une clairière. Je ne savais pas où m'installer car les arbres avaient l'air menaçant avec leurs racines noueuses. En plus, ils faisaient du bruit et il ne semblait y avoir aucune trace de vie animale. Où étaient les oiseaux, les renards et les écureuils ? Quel endroit déplaisant… Je finis par trouver un endroit à l'abri au pied d'un buisson d'apparence inoffensive. Je me roulai en boule sous ma cape et parvins à dormir un peu.
A mon réveil, j'avais mal partout et j'étais toujours aussi épuisée. Mon cerveau était comme engourdi mes pensées n'étaient plus cohérentes et je peinais même à me souvenir ce que nous fabriquions dans cette forêt. Je dus me secouer pour sortir de cette torpeur mentale et suivre le mouvement, le corps raidi de courbatures et le moindre de mes muscles exigeant grâce.
Tandis qu'Aragorn tentait de suivre les traces de Merry et Pippin à travers les arbres, Gimli repéra quelque chose sur un feuillage.
« Du sang d'Orque », dit-il.
Si les monstres avaient suivi les Hobbits, nous étions sur la bonne piste. Néanmoins, comme mon esprit sortait des brumes de l'assoupissement, le malaise revenait, et la peur, aussi, s'il y avait encore des Orques vivants dans le coin.
« Je n'aime pas cet endroit », soufflai-je.
« L'air est lourd, ici », ajouta Gimli.
Legolas tenta alors d'expliquer cette atmosphère étrange par un récit aussi abscons qu'inquiétant sur les forêts vivantes et les arbres qui parlent. Je préférai garder ma peur pour moi. Notre ami Nain semblait apprécier ces bois autant que moi mais l'Elfe et le rôdeur semblaient savoir où ils avaient mis les pieds et ne pas craindre outre mesure de finir écrabouillés par les racines d'un arbre susceptible de se déplacer tout seuls. Gimli, néanmoins, ne put s'empêcher de faire de l'humour et eut cette remarque que je ne pus m'empêcher de trouver cocasse :
« Des arbres qui parlent, bah… et de quoi est-ce que ça parle, à part de la consistence des crottes d'écureuil ? »
Legolas ne répondit pas. Il marmonna un truc en sindarin à l'attention d'Aragorn, puis il se tourna vers nous en disant :
« Le Magicien blanc approche. »
Je me figeai.
D'une part, je ne compris pas comment Legolas pouvait savoir une chose pareille. D'autre part, le « Magicien blanc » était le surnom de Saroumane, or je n'avais pas spécialement envie de rencontrer ce charmant individu. Mon Elfe se tourna vers moi et me prit par le poignet.
« Restez derrière moi, me dit-il. Il ne vous arrivera rien. »
Je ne lui aurais désobéi pour rien au monde. J'avançai donc dans son ombre et me pris son carcois dans la figure quand il s'arrêta brusquement.
Une éblouissante lumière blanche jaillit de nulle part. Je fermai les yeux et me ratatinai derrière Legolas en priant pour que ma mort soit rapide et pas trop douloureuse. J'entendis mes compagnons attaquer, apparemment en vain, puis une voix qu'il me sembla avoir déjà entendue :
« Vous êtes à la recherche de deux jeunes Hobbits. Ils sont passés par ici avant-hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure ? »
Ces propos étaient étranges pour quelqu'un sensé nous tuer tous. Soudain, j'entendis Legolas murmurer quelque chose que je n'aurais pas saisi si je n'avais pas été quasiment collée à lui.
« Mithrandir. »
Le déclic se fit. Aragorn cria : « Montrez-vous ! » mais je n'avais pas besoin de voir quoi que ce soit pour savoir de qui il s'agissait.
Mithrandir était le nom elfique de Gandalf.
A suivre.
