Auteur en mode bad momo !
Note : Bouhouhou c'est l'avant dernier chapitre avant l'épilogue ! ! Suis triste ! ! j'ai adoré faire cette fic parce que je pouvais rester jusqu'à 5 heure du mat' devant mon PC, merci à vous ! ! ! !
Merci Yoruchi Kuraitsuki ! Merci Ysa666 ! Merci Nmftr ! Merci Mélior ! Merci Shiva Rajah ! Merci a tous ! ! !
Chapitre 13 Genèse
Je regardais à droite et à gauche, le couloir était vide. L'endroit était blanc comme un couloir d'hôpital, mais il n'y avait pas cette odeur de désinfectant. J'avançais prudemment. J'ouvris la première porte sur ma droite. Une odeur de médicament me sauta au nez. Ca devait être l'infirmerie. J'allumais la lumière. Sur une table, il y avait un plateau vide et une seringue… pleine. Mon sang ne fit qu'un tour, je ne tuerais certes personne, et je partirais mais avant tout je voulais les faire payer ! Il me fallut beaucoup de maîtrise de moi pour ne pas pousser un hurlement de rage. Je fermais la porte et me mis en quête de mes affaires. Je les trouvais un peu plus loin. J'empoignais Masamune avec un plaisir non fint. Je ressentis un bonheur immense en tenant le manche de mon sabre, je passais deux doigts le long de la lame. Je sentis l'acier froid sur ma peau. J'eus un petit râle de plaisir. Mon manteau était là également, sur un mannequin. Je reposais Masamune et enfilais ma veste. La sensation du cuir sur ma peau nue, l'odeur du cuir, son bruissement à chacun de mes mouvements… J'avais la sensation d'être vivant. Autrefois je n'y prenais pas autant de plaisir mais maintenant…
Je ressortis, décidé à causer le plus de dommages possible avant de disparaître dans la nature. Mais avant…
Tifa entra dans l'eau chaude, des bulles de savons éclataient à chacun de ses mouvements. La jeune femme se détendit. La journée avait été forte en émotions et tout ce qu'elle voulait, c'était s'oublier, disparaître dans le bien être. Effacer de sa mémoire tous ses soucis. Elle plongea la tête dans l'eau, ses cheveux flottèrent au dessus de sa tête. Le monde devint silencieux, il n'y avait plus rien, tout était calme. Elle s'enfoui dans ses rêves, dans ses espoirs. Son esprit s'envola vers des hauteurs qui lui étaient propre, des rêves inaccessibles que personne ne pourrait jamais connaître. Tifa sortit la tête de l'eau.
J'ouvris les portes les unes après les autres, il n'y avait rien, c'était vide. Me serrais-je trompé ? Tifa ne vivait donc pas ici ? Non, ce n'était pas possible ! Je pensais ça quand une porte attira mon attention. C'était une porte d'entré, bien différente de ses nombreuses portes que j'avais ouvertes et fermées. Le panneau était en bois sombre et dessus se trouvait une petite plaque en cuivre sur laquelle était inscrit « Tifa Lockheart ». Mon visage se fendit d'un large sourire. Je posais la main sur la poignée et l'abaissais lentement. Il y eut un désagréable cliquetis.
Un bruit attira l'attention de la jeune femme. Elle releva la tête. Des bruits de pas lui parvinrent. C'était des pas lourd, mais qui essayaient de se faire le plus discret possible. Tous les sens de la jeune femme étaient aux aguets. Elle sortit lentement de la baignoire. Elle s'enroula dans une serviette. Puis, silencieusement, elle entrebâilla la porte. Ce qu'elle vit lui coupa le souffle. Séphiroth était dans la salle à manger en train de fouiller, sans doute pour la chercher. Tifa ne put détacher son regarde de l'homme qui se tenait devant elle. Il était grand et, bien qu'amaigris par sa captivité, possédait une imposante stature. Il semblait que sa présence prenait toute la place. La jeune femme recula. Sa main heurta le lavabo. Elle revint à la réalité, il fallait qu'elle fasse quelque chose. Doucement et sans faire le moindre bruit, elle s'habilla, sous vêtements, T-shirt et short. Elle reprit son poste d'observation.
L'ex-général lui donnait l'impression d'être un chat sauvage. Tous ses sens semblaient fonctionner à plein régime et ses cheveux masquaient son regard perçant. Lentement, la jeune femme sortit de sa cachette.
J'entendis un bruit de porte. Je relevais la tête. Tifa se tenait devant moi, dos à un battant. Ses cheveux étaient humides et sentaient le savon. Elle sortait peut être de la douche ? Je la fixais sans dire un mot. Mes poings s'étaient serrés, au cas où… Le regard de la jeune femme était déterminé. Je savais, j'ignore pourquoi, mais je savais qu'elle m'attaquerait. Tout les deux, nous le savions. En nous jaugeant ainsi du regard, nous livrions un combat mental. Ses poings étaient eux aussi serrés, près à entrer dans la bataille. Je resserrais ma prise sur Masamune et me mis en garde, elle en fit de même. J'attaquais. C'était moi le méchant de l'histoire, après tout, c'était à moi d'attaquer le premier. Elle évita souplement ma première attaque. Je soulevais la lame d'un coup sec. Tifa fit un bon de chat et pris une impulsion sur la pointe de ma lame. La seconde suivante, elle était sur moi, j'esquivais, mais je dus lâcher mon sabre. Trop encombrant dans un corps à corps. Nous échangions quelques coups, aucun n'atteignaient son but. Je fis un quart de tour, armais mon poing et la jointure de mes doigts entrèrent en contact avec son abdomen. Elle toussota, mais se releva. Je ne vis pas venir le coup. Je sentis juste la douleur dans ma mâchoire. Je sentis mon corps s'affaisser, j'attrapais Tifa au passage et nous roulions au sol. Elle se débâtit mais je la serrais fort contre moi. Le temps s'arrêta. Je sentais le corps de la jeune femme, chaud contre le mien. Je sentais aussi son odeur, douce et sucré. Ça me rappelait vaguement quelque chose. Je ne savais pas quoi, c'était quelque chose de très profond d'enfoui en moi depuis des années. Tifa se dégagea vivement… je ne fis rien.
Tifa recula, heurtant la table de la salle à manger. Séphiroth était avachi par terre, les yeux dans le vague. La jeune femme senti son cœur se serrer. Malgré la faiblesse momentanée de l'homme, elle n'oubliait pas à qui elle avait affaire. Elle aurait du courir déclencher l'alerte, mais l'homme se trouvait entre elle et la porte. Elle avait réussis à lui échapper une première fois, mais elle doutait de pouvoir recommencer. Il fallait donc qu'elle gagne du temps, pour que l'on s'aperçoive de l'évasion de l'ex-général. Tifa reprit son souffle et s'approcha de l'homme. Quand il s'aperçu de sa présence, il leva vers elle, des yeux emplis de tristesse et de désespoir. Il semblait à la jeune femme qu'il lui lançait un appel à l'aide. Elle en eut le souffle coupé.
« - Est ce que… ça va ?
Demanda t elle, sa question lui sembla bien maladroite, mais elle ne savait pas quoi dire d'autre, que faire d'autre. Il ne répondit pas. L'homme se releva. Il se frotta la mâchoire. Debout, il était bien plus grand que la jeune femme. Ses cheveux argentés retombaient cascade sur son visage aux traits étrangement fins. Quand il releva la tête, ses yeux étaient plein de colère, la jeune femme recula d'avantage.
« - VOUS PENSEZ SINCERMENT QUE CA VA ?
Hurla t il. Tifa recula d'avantage.
« - J'AI ETE LE JOUET D'UN SAVANT FOU ! L'OUTIL D'UNE EXTRATERRESTRE ! J'AI ETE ENFERME PENDANT PRESQUE UN AN ! VOUS PENSEZ VRAIMENT QUE CA PEUT ALLER !
D'abord surprise, la jeune femme ne dit rien, puis son visage se referma, elle sera les poings et regarda Séphiroth droit dans les yeux.
« - Comment est ce que je peux savoir si vous ne me dites rien ?
Séphiroth resta bouche bée, les bras ballants, il tentant d'articuler quelque chose, mais elle avait raison. Quand il y réfléchissait, il n'avait jamais dit à personne ce qui lui été arrivé. Il se calma. Tifa le fixait intensément.
« - J'ai souffert… murmura t il.
Tifa haussa un sourcil et s'approcha de l'homme qui se brisait lentement. Il ne la regardait pas, ses yeux étaient perdus dans la contemplation d'une vie qu'il n'avait jamais racontée à personne. La jeune femme en était consciente et elle était presque flattée que Séphiroth s'adresse à elle.
« - Comment ça, vous avez souffert ? Il ne l'écoutait pas
« - Je n'ai jamais été humain…
Il s'assit devant la table de la salle à manger, la jeune femme s'assit en face de lui.
« - Ma mère… ma vrais mère, elle s'appelait Lucrécia.
« - S'appelait ?
« - Elle est morte sans savoir qu'elle avait engendré un monstre. D'après ce que je sais, Hojo de la Shinra a injecté des cellules de Jenova, la Calamité des cieux, dans le fœtus pour voir sa réaction.
Tifa étouffa un hoquet. Elle avait bien sur entendu parler de ça lorsqu'elle avait affronté Hojo avec le reste d'avalanche il y a trois ans, mais… Entendre Séphiroth lui même le raconter était tout autre chose…
« - J'ai été drogué à la mako dès que j'ai été en âge de tenir une arme, j'ai été éduqué comme arme, et tous les soirs à heure régulière on me mettait dans un labo pour constater mon évolution… Des électrodes, des seringues, des scalpels.
Dans la tête de Séphiroth, des suites d'images surgissaient, apportant leurs doses de souffrances.
« - Je n'ai jamais rien dit, il fallait que je montre à Génesis et Angeal deux autres porteurs de ces cellules, même si je l'ignorait au départ, il fallait que je leur montre que j'étais le plus fort… pour Gast, pour lui faire plaisir, pour qu'il me regarde. Je suis devenu le meilleur Soldier qui ais existé mais je n'ai jamais su la vérité, et je l'ai découverte un jour… Je suis un monstre.
Tifa avait les larmes aux yeux. Il avait dit peu de choses mais c'était suffisant. Toujours, il n'avait été qu'un pantin, même quand il avait fait tout ça, quand il avait tenté de les détruire.
« - J'ai toujours été seul… je ne sais même pas ce qu'est noël, ce qu'est une famille ou bien des amis, je suis… pathétique.
Une larme coula sur sa joue, suivit d'une autre et encore une autre, bientôt ses larges épaules furent secouées de sanglots saccadés.
« - Qu'est ce qui m'arrive ? Demanda t il en essuyant ses larmes.
Tifa posa une main réconfortante sur celles de l'ex-général.
« - Vous pleurez... dit elle doucement. Elle s'approcha de l'homme et le sera dans ses bras. Elle senti deux larmes couler le long de sa joue mais ne les essuya pas. Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Elle comprenait maintenant pourquoi il avait dit cette phrase « n'ai je pas assez souffert ». Oh si, il avait souffert, suffisamment pour remplir plusieurs vies.
« - Acceptez-vous de m'en dire plus sur vous ?
Je sens l'étreinte de Tifa, ça me fait tout drôle, les larmes ne cessent de couler, je ne peux plus les arrêter. Je sens un poids qui disparaît de mon cœur petit à petit. Ma mer de larmes se vide lentement au rythme de mes sanglots, je suis comme un enfant.
« - Acceptez-vous de m'en dire plus sur vous ?
Me murmure t elle à l'oreille. J'acquiesce. Je sèche mes larmes, elle se rassoit. Je ne sais pas par où commencer. Mais les mots sortent d'eux même. Ma vie défile lentement au rythme de notre conversation. La jeune femme a posé devant moi une tasse de thé fumant. Elle ne cesse de me dévisager, parfois elle baisse la tête pour me dire qu'elle a compris. Parfois, quand je m'arrête, elle me fait signe de poursuivre mon récit. Je me sens bien, comme jamais auparavant. Je me sens humain, parler me fait du bien, toute ma rancœur s'efface. Ma colère gronde encore comme un dragon endormi mais je la fait taire, ce n'est pas le moment, ce ne sera plus jamais le moment, j'arriverais à m'affranchir de tout ça, même si le poids de la culpabilité me poursuivra toujours.
« - Voilà c'est mon histoire.
Dit-il gravement
« - Je comprends. Acquiesça Tifa. Mais maintenant… Que comptez-vous faire ? Me tuer ? Nous détruire ?
Il secoua la tête en signe de négation. Il posa sur elle un regard d'une profondeur et d'une sagesse nouvelle.
« - Non, j'ai assez fait de mal. Je vais partir, me reconstruire, essayer de devenir un homme et plus un jouet constant du destin. Je ne sais pas si j'y arriverais, mais je vais essayer. Je sais que vous essayez de gagner du temps, donc je ne vais pas tarder.
Tifa ne répondit rien, elle joua un moment avec sa tasse, elle ne pouvait et ne voulait pas l'empêcher de s'en aller. Il avait était sincère, même si les doutes on la vie dure. Il se leva, elle ne fit pas un geste. Il était presque sortit quand il se retourna une dernière fois.
« - Avant de m'en aller, j'aurais autre chose à vous demander ça ne sera qu'une dette de plus.
La jeune femme le regarda, légèrement surprise. Il esquissa un demi-sourire.
« - Qu'est ce que vous voulez ?
Demanda t elle en se levant lentement. Séphiroth paru mal à l'aise mais il redevint rapidement impassible.
« - Puis je vous serrer dans mes bras ? Comme un fils embrasse sa mère ?
Tifa écarquilla les yeux mais se radoucit. Elle s'approcha de lui et l'enlaça avec toute la tendresse dont elle était capable. Séphiroth s'abandonna dans cette étreinte maternelle, les larmes coulèrent. Il respira profondément et s'enivra du parfum de la jeune femme. Ils restèrent là, tout les deux, un long moment. Le temps s'était arrêté, le monde n'existait plus. Enfin, Tifa le lâcha et lui murmura.
« - Allez-y maintenant.
« - Vous êtes sûre ?
Elle le regarda avec détermination et mis ses mains sur ses hanches. Séphiroth la fixa une dernière fois et s'en fut dans une tornade de cuir et de cheveux argentés.
Quand l'alerte fut donnée, l'homme était déjà bien loin. La Shinra lança des hommes à sa recherche, mais ils ne trouvèrent personne. Il semblait que l'ex-général avait disparu de la circulation. Durant les mois qui suivirent, tous attendirent, inquiets. Tifa pu néanmoins regagner son bar. Mais le temps passait et Séphiroth ne donnait aucun signe de vie. Trois ans passèrent ainsi et la Shinra arrêta les recherches.
Voilà c'est la fin du chapitre 13 merci d'avoir lu jusque là il ne reste plus qu'un chapitre qui sera l'épilogue en quelque sort. Je vous remercie encore pour vos reviews !
