.
SINCERELY, LIEUTENANT CULLEN
de
LuvCullens
- 14 -
"Allez! Viens avec nous ce soir," gémit Alice. "S'il te plait sois gentille?" Elle serra ses mains ensemble en penchant la tête et en prenant une expression triste, presque suppliante.
Bella était allongée sur son lit habillée d'un tee-shirt et d'un sweat sans réaction à la supplique d'Alice. "Je suis crevée."
"Allez!" Alice piétina et posa ses mains autour de ses hanches. Ça fait plusieurs semaines que tu ne fais plus rien avec moi."
"Je suis fatiguée."
"Tout ce que tu fais c'est travailler et penser à ton capitaine Love. Ne sois pas comme ces filles qui dès qu'elles ont un petit-ami en oublient leurs amies."
Cet argument toucha quelque chose en Bella. Elle ne voulait pas devenir comme ces filles. Elle était épuisée et elle avait encore des choses à préparer pour ses cours la semaine prochaine et demain elle travaillait toute la journée. Pourtant ça aurait été amusant de sortir et de ne plus penser à rien. C'est vrai qu'elle avait négligé Alice depuis qu'elle était rentrée après Thanksgiving. Elle réfléchit pesant le pour et le contre. Alice fit sa mine boudeuse et Bella dut s'empêcher de rire. Ses résolutions s'effondraient et elle céda.
Elle essaya de s'assoir puis admit sa défaite. "Très bien je vais venir."
Un cri enthousiaste se propagea dans la chambre de Bella, lui faisant mal aux oreilles.
Elle haussa les sourcils. "Décidément Alice, je pense qu'il n'y a que les chiens qui puissent entendre ce ... bruit."
"Va prendre une douche et je vais chercher mes affaires." Elle était déjà à la porte avant d'avoir prononcé le dernier mot.
En sautant du lit Bella lui bloqua le passage. "Pas de mise en beauté."
"S'il te plait?"
Bella secoua la tête pour protester.
"Non je ne me laisserai pas ennuyer."
Elle croisa ses bras sur sa poitrine.
"Je ne toucherai pas à tes cheveux."
Elle lui fit un non silencieux.
Un sourire diabolique passa sur son visage. "Nous prendrons une photo avec ton téléphone et nous pourrons l'envoyer à Edward."
Bella ouvrit la bouche pour dire non puis elle hésita.
Alice prit ce silence pour une opportunité de convaincre son amie. "Je parie qu'Edward aimerait beaucoup avoir la photo de sa petite-amie merveilleusement séduisante pour la prendre au-delà des mers. Il s'endormira probablement en la regardant tous les soirs."
Bella roula des yeux.
"Tu y vas un peu fort." Au fond d'elle Bella voulait vraiment qu'Edward voit la magie qu'Alice pouvait accomplir. A la place des souvenirs de ses pleurs, d'elle mouillée sous la pluie ou en sueur après leurs footings, il pourrait la voir comme une jolie jeune femme. Edward c'était du sexe sur pattes aux yeux de Bella, elle voulait tenter de jouer au même jeu. "Très bien," démissionna-t-elle.
Avant qu'Alice puisse demander quoi que ce soit d'autre, Bella entra dans la salle de bain et referma la porte.
Pendant un une heure et demie Bella resta assise sur une chaise qui avait été amenée de la salle à manger à la salle de bain. Ses cheveux avaient été tirés, aplatis, laqués et lissés. Son visage avait été hydraté et poudré, ses lèvres satinées et elle avait du mascara sur ses cils. Tout ce temps là elle supporta Alice qui ne faisait que lui parler de Jasper. Ce n'est pas que ça lui déplaisait, elle était contente que son amie soit heureuse. Alice avait été une amie incroyable cette année, et si c'était ce qu'Alice voulait en retour... Bella pouvait bien faire ça pour elle.
"Voilà, ça y est, tu es géniale." Le sourire d'Alice allait d'une oreille à l'autre. "Maintenant les vêtements."
Bella enfila un jeans étroit et un débardeur sexy en soie. Elle vit ses bottes à talons aiguille par terre. "Alice n'y pense même pas, mes jeans sont trop serrés et je ne peux même pas me baisser."
"Il faut souffrir pour être belle, Bella." Alice se baissa pour attraper les bottes et les zippa. Très fière d'elle Alice frappa dans ses mains. "Tu es si sexy."
Bella se retourna pour se voir dans le grand miroir. Elle était ravie du travail d'Alice. Elle réprima un sourire pour ne pas qu'Alice sache qu'elle était impressionnée par ses compétences. Elle considérerait cela comme une invitation à faire cela tous les jours.. Alice avait lissé ses cheveux éliminant leur souplesse naturelle. Son maquillage était sombre autour de ses yeux mais du rose teintait ses joues et ses lèvres. Le décolleté de son haut était assez profond, presque trop et son jeans lui collait comme une deuxième peau. Bien que Bella n'aimait pas montrer son corps elle trouva que ce jeans lui faisait de belles jambes. Ces footings avaient payé - encore une autre raison d'être reconnaissante à Edward.
Alice dégaina le téléphone de Bella et la sortit de son moment d'auto satisfaction. "Tourne-toi, laisse-moi faire cette photo. Prends une pose sexy."
Bella s'agita maladroitement et sourit.
Secouant la tête, Alice roula des yeux. "C'est vraiment ce que tu veux, c'est ça la pose sexy que tu veux faire pour le narguer?"
"Quoi?" gémit Bella en lançant ses bras en l'air. "Je ne sais pas comment faire."
"Viens," Alice l'attrapa par la main et la tira dans le couloir jusqu'au séjour puis sur le balcon. "Mets-toi là et étire tes bras par dessus la rambarde. Tu sais, exhibe-toi!" Bella s'appuya contre le mur de la terrasse et s'accrocha au rebord obéissant ainsi aux ordres de son amie. Alice mordilla sa lèvre en contemplant la pose de son amie. "Soulève ta hanche d'un côté." Une fois de plus Bella obéit. "Parfait," dit Alice satisfaite. "Maintenant repense à ce que tu m'as raconté de votre discussion sur le canapé et souris."
Bella ne put s'empêcher de se revoir avec Edward qui la tenait et l'embrassait et le sourire qui apparut sur son visage était magnifique. Alice prit la photo et sourit fièrement. "Il ne pourra pas dormir ce soir."
"Montre-moi." Alice lui tendit le téléphone. Bella regarda la femme sur le téléphone et fit ce qu'elle put pour retenir son excitation.
"Très bien, envoie donc ton 'message' pendant que je vais m'habiller," dit-elle en disparaissant de la terrasse.
Bella se laissa tomber sur le canapé. Elle joignit la photo et lui envoya un texto.
Hey toi,
Je suis victime d'un relooking d'Alice ce soir.
Tu me manques,
Bella.
Elle mordilla sa lèvre en appuyant sur le bouton d'envoi. Elle se sentait bizarre d'envoyer sa photo à quelqu'un. Au début elle avait pensé que c'était une bonne idée mais maintenant elle se sentait juste comme une de ces filles qui publie sur le réseau, une photo d'elle tous les jours dans de minuscules vêtements. Son estomac commença à lui faire mal, elle aurait souhaité pouvoir revenir en arrière. Elle se recroquevilla, appuyant ses coudes sur ses genoux et passa ses doigts dans ses cheveux.
Son téléphone grésilla la tirant de ses réflexions.
Je suis sur le point de faire le mur pour venir te retrouver.
Tu es diablement sexy Bella.
Pourrai-je avoir une vue de dos?
Je te veux,
Edward
L'estomac de Bella commença à passer du malaise à l'excitation. Elle rit sottement à la demande d'Edward.
Si tu fais le mur je t'attends.
Alice est trop occupée à se préparer pour prendre une autre photo, désolée.
Sept jours de plus et tu pourras voir ça en personne.
Anticipation...
B
"Ça y est Bella je suis prête," chanta Alice en entrant dans la chambre. Elle tourna sur elle-même et demanda. "Alors comment je suis?" Bien sûr elle était parfaite comme toujours. Sa petite robe noire lui allait comme un gant.
"Magnifique."
"Tu es trop gentille." Elle sourit et attrapa sa pochette. "Tu es prête? Jasper nous attend en bas."
"Oui."
Bella commença à glisser son téléphone dans sa poche quand il vibra à nouveau. Elle ouvrit le message en suivant Alice vers la porte.
Pas de photo de dos alors? Pourquoi pas une sans ton caraco?
Tu n'as pas besoin d'Alice pour ça
Vous sortez ce soir les filles?
Je me sens seul.
Viens me voir.
Elle aimait qu'il lui montre ouvertement qu'il était attiré par elle. Peu importe combien une fille sait ce qu'elle vaut ça ne fait jamais de mal que l'homme qu'elle aime lui dise combien il est attiré par elle. Mike l'avait traité avec rudesse mais Edward avait rapidement remédié à cette situation. Bella rit et commença à taper vite sur son téléphone.
Pervers!
Pas de sexe au téléphone.
Qu'est-ce qui te fait croire que je le ferai?
En fait je tiens la chandelle je suis avec Jasper et Alice.
On va à une fête.
Ne me tente pas.
Bella envoya et rangea le téléphone en s'installant sur le siège arrière de la voiture de Jasper.
"Salut Jasper!"
"Salut Bella. Ça fait plaisir de te voir ailleurs que dans le séjour!"
"Oh! La ferme!"
Hero de Nickelback commença à sonner dans la poche de Bella. Elle en sortit le téléphone car cette sonnerie signifiait que c'était Edward qui appelait. Son estomac tressauta de contentement de pouvoir entendre sa voix.
"Salut!" dit Bella avec un sourire sur le visage et le téléphone à l'oreille.
"Merci pour la photo. Je n'avais pas d'idée de comment j'allais pouvoir me concentrer sur mon entrainement d'infiltration ce soir. Mon fusil me sera complètement inutile puisque c'est toi que je vais voir partout." Bella eut un petit rire. "Je me demande à quoi tu ressemblerais dans le vert de ma lunette de vision nocturne?" Bella continua à rire plus fort. "J'aime t'entendre rire," soupira Edward.
"Je souhaiterai tellement que tu sois là."
"Moi aussi. Je ne pense pas que tu devrais aller à cette fête vu la façon dont tu es habillée."
Pensant que ce serait amusant de jouer, Bella dit. "Je suis aussi moche que ça, hein?"
"Au contraire, la pensée de toi allant là bas en étant aussi magnifique, ça va être la ruée des garçons bourrés d'hormones... et ça me donne envie de sortir mon arme."
Bella continua à rire à la jalousie évidente de son petit-ami. Bella savait exactement à quoi elle ressemblait. On lui avait déjà dit qu'elle était jolie mais elle n'était pas une de ces filles qui étaient constamment sur la piste de danse et à qui on demandait son numéro de téléphone.
"Ce n'est pas drôle."
"Si ça l'est."
"Rentre à la maison et mets-toi un jeans et un tee-shirt."
"Je porte un jeans, Papa."
Edward ignora son allusion à son ton de commandement et à son attitude paternelle. " Ce ne sont pas des jeans... ce sont... c'est un pantalon qui crie 'regarde chacune de mes courbes pulpeuses'. C'est bon pour moi mais pas pour les autres."
"Ouah tu es si bon pour mon ego."
Un gémissement provint de l'autre côté du téléphone. "Prends ta voiture et viens me voir à la fin de la semaine."
"Tu sais que je le ferais mais nous avons passé le dernier week-end ensemble. J'ai du travail pour ces deux jours comme ça je pourrais venir et rester avec toi à la fin de la semaine prochaine."
"Mets le haut parleur s'il te plait."
"Pourquoi?" lui demanda Bella curieuse.
"S'il te plait."
Elle le fit et lui dit que ça y était.
"Alice," la voix d'Edward résonna dans la voiture.
"Bonjour Edward," répondit Alice en se retournant pour voir Bella.
"Alice, nous ne sont plus amis."
Ses sourcils se haussèrent de surprise et elle demanda. "Pourquoi? Qu'est-ce que j'ai fait?"
"Apparemment ça ne lui plait pas que tu me fasses belle," dit Bella en se glissant dans la conversation.
La voix d'Edward l'interrompit, "Moi ça me plait... beaucoup. J'aurais seulement souhaité que ce ne soit pas pour aller à une soirée, aujourd'hui, alors seulement j'aurais pu profiter de ton talent, Alice."
Les filles rigolèrent et Jasper défendit Edward. "Je te comprends Edward. Je ne voudrais pas qu'Alice soit aussi belle pour aller à une fête où je n'irai pas avec elle."
"Vous êtes deux rustres," cassa Alice. "Vous agissez comme si Bella et moi ne pouvions pas nous défendre contre les hordes de buveurs. Bella ne boit pas, elle est complètement entichée de toi et tu n'as pas à t'inquiéter. Edward, tu es toujours mon ami. Tu n'as pas le choix."
Edward rit. "Merci Alice mais ce n'est pas pour Bella que je m'inquiète. Je n'aime pas cette idée de gars assis près de vous en train de la reluquer. Il n'y a que moi qui peux la voir comme ça et personne d'autre."
"Possessif et sexy en diable, Bella," chuchota Alice en agitant ses sourcils et en faisant rougir son amie.
Bella savait que ça allait à l'encontre de tout ce qu'elle pensait mais elle n'allait pas nier qu'elle aimait qu'Edward soit protecteur envers elle. Parce qu'en toute honnêteté elle ne voulait pas qu'un autre homme la regarde, la touche ou même pense à elle comme Edward le faisait. Elle était à lui et elle aimait ça.
La voix de Jasper interrompit les pensées de Bella. "Ne t'inquiète pas si les gars deviennent trop agressifs, Jake va s'en charger."
Bella gémit intérieurement, évoquer Jake n'était pas une bonne idée. Elle savait comment Edward le considérait ... et ce n'était pas bon.
Alice ajouta joyeusement, "Et si Jake s'en approche je mets ce chien à la fourrière." Alice fit un bruit." Je déteste ce mec."
"Moi aussi," grogna Edward. "Et je ne le connais même pas."
Bella enleva le haut-parleur et jeta un regard mauvais à Jasper pour avoir mentionné Jake. Alice et Jasper étaient bien conscients de l'attitude dédaigneuse d'Edward quand il s'agissait qu'elle aille courir avec Jake. "Hey j'ai enlevé le haut-parleur."
Edward soupira. "Je pense vraiment que tu ne devrais pas sortir ce soir! Reste avec moi."
Jasper et Alice sortirent de la voiture et Bella les suivit. Une fois dehors elle put entendre le bruit de la musique qui remontait dans la rue. "Tu viens juste de dire que tu avais un entrainement ce soir et je commence à travailler à sept heures demain matin." Edward se racla la gorge. "Je ne t'ai jamais considéré comme quelqu'un de jaloux. Tu es si confiant, sexy et fort..."
"Continue."
"Sérieusement la seule raison pour laquelle je me suis habillée comme ça..." Elle hésita, embarrassée de devoir faire cette confession.
"Oui?"
Bella fit un signe à Alice et Jasper en s'appuyant contre la voiture car elle voulait parler à Edward un peu plus. Elle savait que quand elle serait à l'intérieur elle n'arriverait plus à l'entendre tellement il y avait de bruit et de monde. "Alice m'a convaincue quand elle me préparait que nous pourrions faire une photo pour te l'envoyer. Elle m'a dit que tu voudrais une photo de moi comme ça."
Il y eut une longue pause. "Alice a raison, nous sommes amis de nouveau elle et moi. Je suis désolé d'être si ridicule. Ce n'est pas que je m'inquiète que quelqu'un prenne mon territoire. J'aurais vraiment souhaité être là pour pouvoir te surveiller, avoir de vilaines pensés juste en te regardant marcher. J'aurais souhaité que tu aies fait tout ça pour moi et que tu me ramènes chez toi."
"Je dois admettre que c'est plutôt agréable d'avoir un magnifique capitaine jaloux."
"Et bien c'est pas terrible d'être jaloux. Tu sais ce qui me ferait me sentir mieux?"
"Humm?"
"Sexe au téléphone."
Bella éclata de rire et elle pouvait entendre qu'il riait aussi. "Tu connais mon avis à ce sujet."
"Hey je pensais que je pourrai te faire changer d'avis car je suis si triste."
"Oh essaierais-tu de m'amadouer?"
"Hey... un gars doit faire ce qu'il à a faire."
"Je devrais probablement y aller. Ce n'est pas très prudent de rester assise là, dans l'obscurité, appuyée contre une voiture."
"Où sont passés Alice et Jasper?"
"Je leur ai dit d'y aller comme ça j'ai pu continuer à te parler."
"Chérie j'aime beaucoup te parler mais je n'aime pas cette idée que tu sois seule dans les rues sombres de L. A."
Bella suivit le son et les grappes de personnes. "Tu as raison. Je devrai essayer de trouver un homme fort pour me protéger. Oh! J'en vois un là-bas."
"Haha très drôle," répondit-il sérieusement. "Tu as reçu ma lettre?"
Bella réfléchit. "Non en fait je ne pense pas avoir regardé si j'avais eu du courrier aujourd'hui."
"Je l'ai postée il y a deux jours, tu aurais dû la recevoir."
"Je regarderai en rentrant. Putain ça aurait été si bon de l'avoir."
"Je peux entendre que tu t'es rapprochée de la fête. Je vais te laisser."
"D'accord, amuse-toi bien en jouant à la guerre cette nuit."
"Tu es en forme ce soir. Continue de t'amuser et à m'envoyer de petites remarques et moi je vais penser à toi pendant que je me roulerai dans la poussière et ramperai dans de vieux entrepôts."
"Et voilà maintenant je me sens mal."
"Je vais juste te donner un moment difficile, je suis bon dans ce que je fais. Presque aussi bon que tu es belle."
Bella sentit un frisson en réponse à son compliment. "Je t'aime."
"Reste toi-même et garde ces perdants loin de toi. Et ça inclut Jake."
Un petit rire sortit de sa bouche en retrouvant de l'humour dans ses plaisanteries mais elle était triste de devoir raccrocher maintenant. "Il n'y a personne d'autre que toi."
"Encore sept jours."
"Presque six."
"Fais attention à toi."
"Oui. Au revoir."
"Au revoir amour."
Bella rangea le téléphone dans sa poche et rejoignit lentement la marée humaine qui remplissait la maison. Elle resta là en périphérie, pas du tout à sa place. Elle n'allait pas boire, elle n'allait pas danser, elle ne voulait pas qu'on la bouscule et ses amis n'étaient nulle part en vue. Elle sentit que la soirée allait être longue. Elle alla lentement vers la cuisine et trouva une bouteille d'eau. Quand elle leva les yeux de la glacière elle vit un couple à droite qui allait dans le garde manger. Elle grimaça au manque d'éducation de certaines personnes et se tourna pour quitter la pièce. Elle percuta quelqu'un, un homme fort et imposant. Deux bras bronzés l'entourèrent pour lui permettre de garder l'équilibre.
"Hey Bella!"
Ses yeux bruns se levèrent et elle fut soulagée de voir que c'était son ami. "Salut Jake."
"Je ne m'attendais pas à te voir ici."
"Ouais, c'est Alice qui m'a convaincue."
"Je vois qu'elle a fait plus que te convaincre de venir. Tu es ... tu es vraiment magnifique Bella."
Il n'échappa pas à Bella que Jake la tenait toujours dans ses bras. Mine de rien elle s'éloigna de lui. "Merci, elle voulait que j'envoie une photo à Edward." Elle lui donna subtilement le nom d'Edward comme un rappel qu'elle avait déjà quelqu'un. Jacob ne lui avait pas fait d'avances parce qu'elle lui avait parlé de sa nouvelle relation mais il était souvent évident qu'il était attiré par elle. Jake était un grand partenaire de footing et il la faisait toujours rire. Elle ne voulait pas perdre son amitié mais elle mettait toujours en avant son implication avec Edward donc il n'y avait pas de problème.
"C'est plus calme dehors et plus frais."
Elle hocha la tête et suivit Jake dehors. Il y avait encore des groupes d'étudiants dispersés sur la pelouse mais rien comparé à la quantité de personnes à l'intérieur. Ils prirent chacun un siège et s'installèrent dans un coin de la terrasse en bois.
"Avec qui es-tu venue?" lui demanda-t-il.
"Alice et Jasper." Il roula des yeux exagérément.
"Sois gentil."
"Quoi? J'ai essayé. C'est elle qui est une totale g..." Bella fronça les sourcils. "Elle n'est pas gentille avec moi."
"Tu ressembles à un enfant et je suis votre mère qui essaie de vous faire tenir tranquilles. Je lui ai dit d'être gentille à elle aussi."
Il poussa un soupir de résignation et changea de sujet. "Oh tu sais quoi?" L'excitation de Jake le fit se déplacer sur son fauteuil. "Quelques-uns d'entre nous vont aller à Vegas pour le marathon au mois de février. Tu pourrais venir avec nous."
Bella fit une expression qui signifiait, ouais, c'est ça. "Je ne peux pas tenir un marathon."
"Il y a aussi un semi marathon. Tu peux un semi."
"Non, je ne peux pas."
"Bella je cours avec toi cinq fois par semaine. Tu en es capable."
Elle mordilla sa lèvre. Elle n'avait jamais vraiment couru dans sa vie et la pensée de participer à n'importe quelle compétition fit passer un peu d'adrénaline dans ses veines. Pas qu'elle soit vraiment compétitrice ... bon... ça la faisait rigoler. Edward avait raison, elle ne l'était pas du tout.
L'énorme épaule de Jake la bouscula. "Allez tu sais que tu veux le faire."
"Ça pourrait être amusant."
Ils restèrent là à parler du marathon, de l'entrainement qu'il faudrait faire, ça dura un moment ensuite ils changèrent de sujet. Jake avait toujours des histoires folles à raconter concernant ses rendez-vous. Bella n'avait pas la moindre idée de combien il était malchanceux avec les filles. Il lui raconta ses vacances de Thanksgiving. Bella resta là tranquillement à l'écouter. Elle était fascinée quand il parlait, il semblait communiquer avec tout son corps. Ses mains et ses bras étaient toujours en mouvement, il changeait sans arrêt de position et il la touchait toujours quand il voulait qu'elle fasse attention, le genou, l'épaule, la main. Il ne la mettait jamais mal à l'aise mais une fois quand sa main s'attarda sur son genou le visage d'Edward surgit dans sa tête. Elle savait comment réagir et un tantinet de culpabilité se glissa en elle. Comment pourrait-elle garder Edward en sécurité et heureux mais aussi maintenir cette amitié qu'elle appréciait vraiment. Cette question tourna en boucle dans sa tête pour le reste de la soirée.
OOo°oOO
Le lendemain Bella était épuisée. Ils n'avaient pas quitté la fête avant deux heures et ensuite avec Alice et Jasper ils avaient parlé jusqu'à quatre. Elle comprenait maintenant l'énorme erreur que ça avait été. Elle sortit du lit paresseusement à six heures se demandant comment elle allait survivre à son service de huit heures dans une bibliothèque calme.
En chemin pour la cuisine, elle vit la pile de courrier sur la table de la salle à manger. Elle l'éplucha rapidement et retira la lettre qu'elle attendait. Elle faillit renoncer à faire le petit déjeuner pour pouvoir lire la lettre d'Edward avant d'aller travailler. Elle alla dans le réfrigérateur et attrapa le carton de lait au chocolat et s'en versa un grand verre. Elle prit une grande gorgée de lait, le posa sur la table puis ouvrit la lettre.
Chère Bella,
J'ai apprécié tous tes mots dans ta dernière lettre. Tu ne peux pas savoir ce que ça signifie pour moi de t'avoir dans ma vie. Merci d'être là pour moi quand je dois gérer ma mère. Tu es une personne étonnante de me vouloir, moi et tous mes problèmes.
Il lui semblait que c'était elle qui avait de la chance et elle était bien consciente de tous les bagages qu'elle trimballait et qu'il avait à prendre en charge.
Tanya m'a appelé aujourd'hui.
Bella la bile remonter à la surface. Elle détestait tout ce qui concernait cette femme et plus loin elle restait de lui plus Bella serait heureuse.
Elle a dit qu'elle et ma mère étaient installées et que tout semblait être bien entre elles deux. Nous verrons bien combien de temps ça lui prendra pour me contacter.
Bella fit une petite prière pour qu'Esmée lui donne des nouvelles bientôt. Edward méritait d'avoir une mère aimante et attentive. Elle espérait que les choses pourraient changer et qu'Edward serait pleinement heureux.
A la fin de notre conversation téléphonique, j'ai mentionné du travail près de la base. Oui, je pense que rechercher du travail près de moi est une idée brillante mais j'ai réalisé que je n'allais pas être là bien longtemps. Il me reste moins d'un an pour que mon contrat avec les Marines soit terminé. Je ne voudrai pas que tu sois coincée dans un travail que tu n'aimes pas et que je doive partir. Il me semble que nous allons devoir chercher du travail tous les deux dans un futur proche. Comme je l'ai dit plus tôt, je retournerai sûrement à la comptabilité. J'ai plusieurs options. Je pourrai retourner vers Chicago et retrouver mon ancien employeur. J'ai appris à aimer la Californie et je pensai à San Diego ou les environs de Los Angeles. J'ai aussi pensé à trouver un emploi avec le gouvernement ce qui pourrait m'envoyer n'importe où. Je sais que cela rend les choses extrêmement compliquées mais je n'ai pas de solution pour l'instant. Ce que je me demande c'est quelle option te parait la meilleure pour toi? Nous pourrions peut-être affiner nos options tous les deux. Je peux aller de l'avant pour moi-même mais je pense que ça peut arriver plus vite que nous le pensons.
Bella respirait difficilement. Ils en étaient vraiment là, déjà? Ils venaient juste de se rencontrer. Elle savait qu'elle voulait un avenir avec lui et elle était sûre qu'ils avaient les mêmes envies. Elle n'avait juste pas pensé que ce genre de décision se présenteraient aussi vite. Sa tête commençait à lui faire mal en réalisant l'ampleur des changements qui allaient s'opérer dans sa vie.
Tu as mentionné dans ta lettre précédente que tu me voulais près de toi pour longtemps. Je voulais t'assurer que je n'ai jamais eu l'intention de laisser quelqu'un d'autre s'immiscer dans ma vie. Je voudrais passer chaque minute de chaque jour à t'embrasser si je pouvais le faire et je prévois de le faire... pour toujours.
Elle devint un brasier de désir. Elle voulait qu'il soit là... maintenant... pour l'embrasser jusqu'à l'oubli.
Voyons si mes réponses à tes questions te conviennent. Avant que nous nous rencontrions j'avais déjà vu une photo de toi et elle a fait bégayer mon cœur. J'ai pensé que tu étais parfaite. J'étais déjà amoureux de toi. J'anticipais notre rencontre depuis des semaines et au moment où j'ai entendu que tu allais passer cette porte je ne tenais plus en place. Quand tu es entrée dans la cuisine j'ai pensé que j'allais tomber de ma chaise. Tu es la plus belle femme que j'aie jamais vue. J'ai dû faire appel à chaque once de mon self contrôle pour rester assis.
Bella était sûre que son sourire aller brûler son visage tellement il était grand.
Si je ne pouvais prendre que trois choses sur une île déserte ce serait mes chaussures, pour courir, mon abonnement à ESPN magazine, et toi...nue.
Le brasier sous sa peau continuait à se déchainer.
Mon lit... voyons, pas de tête de lit, juste le matelas et le sommier de base. C'est royal. J'ai des draps bleu marine et une couette gris foncé. Il y a quatre oreillers mais j'en utilise seulement deux quand je dors. Je fais mon lit tous les jours, c'est le militaire en moi. Même si je sais que ce n'est pas nécessaire chez moi, je le fais c'est juste une habitude. J'aime mon lit. C'est la chose la plus confortable que j'aie. Je me réjouis de le retrouver quand je rentre à la maison après un déploiement et quand je m'y couche c'est comme un soupir. La seule chose qui pourrait être meilleure ce serait de t'avoir, toi, dans mon lit!
Brûlante la peau!
Tu m'as tué concernant le cadeau de Noël Bella. Chaque fois que j'ai acheté quelque chose à Tanya elle l'a détesté. Je n'ai aucune confiance en moi pour ce genre de choses. Mes paumes commencent littéralement à devenir moites rien que d'y penser. Je pense qu'une partie de la raison pour laquelle c'est si difficile c'est que je sens la pression monter : te trouver quelque chose qui exprime tout ce que je ressens pour toi, je pense que c'est impossible à trouver. Tu n'es pas comme les autres filles que j'ai connues, alors je sais que les cadeaux ordinaires n'iront pas. Arrrrggghhh!
Bella commença elle aussi à stresser à propos de ce cadeau. C'était impossible qu'elle puisse trouver quelque chose qui était assez bon pour refléter l'importance qu'il avait pour elle. Elle devait partir chercher très bientôt. Oh Alice aimerait l'aider pour cela.
Mike est un abruti et en quelque sorte je suis content qu'il ait appelé et se soit rendu totalement ridicule. J'aurais donné n'importe quoi pour entendre cette conversation. J'aurais aimé t'entendre lui dire exactement ce que tu penses. Je pense que son appel était ridicule et que c'était le dernier clou pour fermer son cercueil. Je pense que ça a également permis que tu mettes un point final à cette situation. Je suis heureux que ce chapitre de ta vie se soit terminé et que ton prochain et dernier chapitre commence avec moi.
Des papillons s'agitèrent dans son estomac. Elle aimait cet homme et la confiance qu'il avait en leur relation à venir.
J'ai mangé avec Rosalie et Emmett l'autre soir. Emmett était presque normal. Je peux dire qu'il est un peu réticent avec moi. Je comprends qu'il soit protecteur à ton sujet et qu'il ne veuille pas que tu sois blessée, alors je ne vais pas lui en tenir rigueur. En plus je ne vais pas démentir que son manque de grossièreté est une absence bienvenue. Rosalie de l'autre côté est une nouvelle personne. Elle est amicale et gentille avec moi, elle me raconte sans cesse des histoires sur toi, ce qui me ravit... j'aime beaucoup. Je les garde pour plus tard.
Bella grimaça se demandant quels détails gênants de sa vie Rosalie avait divulgués.
Tessa me dit tout le temps qu'elle m'adore et qu'elle souhaite que je fasse partie de la famille.
Bella sourit à cette image.
Je lui dis que j'y travaille. Je la tiens et je pense qu'elle me sourit. Rosalie me dit que ce sont les gaz mais je pense que c'est dégoûtant et je sais que c'est un sourire.
Bella rit très fort. Rosalie avait sans doute raison.
Tu es très chanceuse d'avoir une famille merveilleuse.
Je pense à toi tout le temps. Quelquefois ça m'inquiète que ma rêverie à ton sujet me mette dans de sérieux problèmes. Je me demande si un jour je n'écrirais pas ton nom sur un papier officiel ou si je vais réfléchir à voix haute et annoncer quelque chose de très inapproprié à mon peloton. Je me demande si je me promène toujours avec un sourire niais sur le visage. Je crains de ne pas faire suffisamment attention quand je serai sur le terrain et que je finirai par me mettre dans la ligne de mire de quelqu'un, je ne peux pas m'empêcher de penser à toi. Tu me rends tellement heureux et j'espère que je le fais aussi pour toi.
Aie une semaine fantastique. J'attends avec impatience que nous nous retrouvions. Le temps va trop lentement jusqu'à ce que tu sois dans mes bras.
Bien à toi
Edward.
S'évanouir était le seul mot qui lui vint à l'esprit quand elle essaya de définir ce qu'elle ressentait.
OOo°oOO
"Cullen," dit Edward en décrochant son téléphone posé sur son bureau.
"Capitaine, c'est le général Masen."
Edward s'assit plus droit sachant que son supérieur était à l'autre bout du téléphone. "Monsieur."
"Une mission arrive, vous et votre équipe devez être prêts à vous déployer demain après-midi à 13 heures."
Edward reçut l'information et il calcula que ça lui laissait un peu plus de vingt-quatre heures. Il savait qu'il était prêt et qu'il pouvait remplir toutes les missions qui lui seraient assignées. Il était prêt à se mettre au travail.
"Oui Monsieur."
Le général continua à lui donner plus d'informations sur ce que lui et ses hommes auraient à faire, un sentiment d'angoisse commença à monter en lui. Il partait demain, il n'aurait pas son week-end avec Bella. Il savait qu'elle avait ses cours et son travail et qu'il ne pourrait pas la voir avant de partir et qu'il n'aurait pas de date estimée de retour, il ne savait pas quand il la reverrait. Il sentit la bile remonter dans sa gorge et son cerveau commença à se démener tandis qu'il ressentait quelque chose qu'il n'avait jamais éprouvé. Il était plein de rancœur envers son travail qui l'entrainait loin de ce qu'il voulait vraiment et il se détestait pour cela.
OOo°oOO
Bella était complètement éreintée devant son étagère de livre. Sa journée de travail était à moitié passée et elle ne savait pas comment elle allait pouvoir garder les yeux ouverts pendant quatre autres heures. Son téléphone vibra dans sa poche et elle jeta un coup d'œil alentour pour voir si sa chef était là. Elle le sortit et sourit en voyant que c'était un message d'Edward.
Bella,
Je sais que tu es au travail,
Mais s'il te plait appelle-moi dès que possible
C'est urgent
Affectueusement,
Edward
