Mon combat, mon destin, saison deux : Chapitre 14 ou Double personnalité
Hey, hey, hey ! Que cette saison deux avance vite !
Je sais que je poste assez vite ce chapitre 14(je l'avais dit sur le 13e), mais j'ai mes raisons. Je m'excusez auprès de ceux qui auront deux chapitres à lire et non un seul.
Comme toujours, je vous conseille de suivre cette fiction, car le 15e chapitre sera rapide lui aussi.
Bon, comme vous êtes de bons lecteurs, je vais vous faire un scoop. Je suis plus ou moins à la moitié de cette saison. J'ai une vague idée de la suite. Il se peut que se soit plus ou moins long que trente chapitres. J'aviserai au moment convenu.
Bref.
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.
Rating : K+ pour celui-ci.
Mots : Environ 5000
Droits d'auteur : One Piece appartient à Eiichiro Oda .
Beta : Pandadoudoucornu, elle corrige les chapitres précédents pour le moment. Celui-ci sera remplacé quand j'aurai la correction.
Reviews hors-ligne :
Guest : Et bien merci x). J'espère que celui-ci te plaira aussi.
Scandal : Hey ! N'hésite pas à laisser des reviews x), le bouton ne mord pas. Et puis ça fait tellement du bien d'en recevoir. On a moins l'impression d'écrire pour rien. C'est triste à dire, mais il y a toujours quelque chose à dire sur un chapitre et certains ne prennent pas une minute de leur temps pour poster une review. Je te remercie d'avoir fait le pas !
Comme tu es non connectée, je ne peux pas te dire de suivre la fiction -. Mais je peux déjà te dire que le chapitre 15 arrivera rapidement également. Fin de cette semaine, début de la prochaine.
MERCI pour les reviews !
Chapitre quatorze ou Double personnalité.
Petit rappel du chapitre précédent :
Clem arrive au palais royal et se plie aux coutumes en suivant la petite Yamina. Elle rencontre ses grandes sœurs : Karima et Samia qui la prépare pour la cérémonie du thé. Malheureusement, Clem est droguée lors de la cérémonie et le Sutlan se révèle être celui qui a participé à l'assassinat de sa mère il y 16 ans. Pêche a été mise de côté et est partie seule à la recherche de la clé sans savoir que la Sultan la porte.
En ville, Law et ses nakamas, s'arrêtent dans un bar. L'esprit torturé, Law est perdu. Mais un « miracle » se produit. Un écran géant apparaît sur lequel le Sultan annonce à la capture de Clem. Law démarre au quart de tour et sort du bar.
P.D.V. Pêche.
Que ce palais était grand ! J'en avais déjà fais trois fois le tour complet et je n'avais même pas vu une seule pierre précieuse bleue. Si je revenais bredouille, Clem serait furax. Ces clés étaient ce qui était le plus important à ses yeux. Je pouvais le comprendre, surtout après qu'elle m'en ai expliqué l'utilité. N'importe qui ayant vécu ça voudrait récolter les clés afin de les utiliser.
Je me léchai les babines à la recherche de restes d'aliments. Mais rien. J'avais faim.
- Pourquoi c'est à moi de faire ce sale boulot ? Pensai-je.
J'avançai élégamment dans ces immenses couloirs. Les gardes me regardèrent de travers, mais n'osèrent pas me chasser. J'avais crû comprendre que les tigres étaient sacrés ici.
- Ce stupide Law devrait lui aussi me vénérer ! Grognai-je.
Cette phrase résonna comme un grognement typiquement félin pour les gardes qui sursautèrent.
- Pcht ! Fit l'un d'eux. Va-t-en le tigre.
Un jeune garde, sûrement un tout frais dans la garde royale, simula un coup de pied sur mon pelage blanc. Par pur réflexe, je montrai mes canines blanches en retroussant les babines. Je n'aimais pas être dérangée dans mes pensées.
Le garde déglutit et un de ses aînés le sermonna :
- Laisse le passer tranquillement. Si jamais le Sultan apprend ce que tu viens de faire, il risque de te faire brûler vif sur la place publique.
Je m'arrêtai et fit mine de faire ma toilette. Ça commençait à être intéressant tout ça.
Le bleu devint blanc comme un médicament avant de me regarder.
- T'assumes, lui lançai en sachant qu'il ne comprendrait rien.
Il sursauta. J'avais hausser le ton. Tant pis, j'l'aimais pas de toute manière.
Je léchai ma patte blanche avant de la passer derrière mon oreille et le jeune reprit :
- Il n'oserait pas.
- Oh que si. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle le Sultan Fou*.
Mon oreille vibra et je continuai d'écouter comme si ne rien n'était. Le Sultan Fou, pas très glorieux comme surnom.
- Je n'ai jamais compris pourquoi on l'appelle ainsi, constata le jeune.
Le plus vieux regarda de tous les côtés comme pour s'assurer que personne n'était aux alentours, se baissa à l'oreille de l'autre et lui chuchota ces phrases que j'entendis très distinctement.
- Il est incontrôlable. Il peut être doux comme un agneau un instant puis la seconde d'après t'étrangler de ses propres mains en se délectant de ta mort. Cuic !
Il fit craquer ses poings et me fit sursauter comme le plus jeune.
- Pou..Pourquoi le peuple l'aime tant ? Ils l'acclament tous lorsqu'il fait une sortie. Il est aimé de tous. Dans ma famille, on le respecte encore plus que notre dieu. Nous le considérons même comme notre dieu en fait.
- C'est parce qu'il l'a demandé.
- Comment ça ?
L'aîné soupira et se passa une main dans ses cheveux poivres et sels en se remémorant ses souvenirs. Je le fixai de mes yeux perçants et surprise, il se baissa pour venir me caresser. Sans crainte, alors que j'étais un animal sauvage pouvant te sauter au cou pour te dévorer. Mais non. Sa main me caressa quelques instants. Elle était rugueuse, mais on sentait qu'il avait l'habitude de caresser des félins. Sans le vouloir, je me mis à ronronner, comme un chat. L'homme ne sembla rien remarquer, trop perdu dans ses pensées.
Il se redressa et plongea son regard dans celui bleuté du jeune avant de reprendre son récit.
- Rappelle-moi ton âge gamin ?
- J'ai quinze ans.
- Ah oui, donc tu n'étais pas né quand le plus terrible se produisit. Le jour où notre nation si calme a été ébranlée.
- De quoi parlez vous ?
- C'était il y a seize ans, le coupa le vieux. Le ciel et la terre se sont inversés.
- Vraiment ?!
- Mais non gamin ! C'est une métaphore ! Bref, soupira-t-il. Il y a seize ans, le Sultan a signé un pacte avec le Gouvernement Mondial.
Je changeai d'oreille toujours en écoutant. J'ignorai tout cela donc Clem aussi. J'étais décidément au bon endroit au bon moment.
- Le Gouvernement ? Mais pourquoi ?
- Pour commettre un meurtre avec l'aide de la Marine postée sur les îles voisines. A l'époque, elle n'avait pas encore de base ici. C'est tout récent et l'extraction de pierres précieuses par des soldats n'est qu'une couverture.
- Un meurtre ! S'écria le bleu.
- Chu ! Fit l'autre en plaquant sa main sur sa bouche et scrutant les alentours.
En ne voyant personne, il retira la main alors que le jeunot hocha la tête comme pour s'excuser.
- Oh Bepo deux, ne pus-je m'empêcher de penser.
Cette pensée me fit rire intérieurement, mais je me calmai bien vite quand l'homme reprit son explication.
- Oui, un meurtre. Celui d'une petite fille et de sa mère.
Il écarquilla les yeux.
- C'est odieux ! Le Sultan Tino a accepté ça ? Mais enfin, pourquoi ?
- Car elles étaient recherchées par le Gouvernement Mondial.
- Même la petite ?
Il hocha la tête avec un air grave alors que je penchai la tête. Cette histoire me rappelai vaguement celle que Clem m'avait conté une fois.
- Dès que le Sultan a appris leur arrivée sur l'île comme civiles,
elles n'étaient même pas armées, il a prévenu le Gouvernement qui a directement envoyé quelques Marines sur place.
- Et...Elles sont mortes ?
- Pas la petite, mais elle doit être sauvagement ravagée niveau mental. Pauvre là n'est pas le pire. Le Sultan s'est couvert de fortune pour cette dénonciation en plus d'être admis à la Rêverie.
- Mais enfin ! Pourquoi c'était si important.
L'homme haussa les épaules.
- On raconte qu'elles n'étaient pas humaines, qu'elle avaient un don. Mais tu sais gamin, je ne crois pas en toutes ces conneries. Les fables et les contes sont des inventions.
Le jeune parut choquer.
- Mais là n'est pas le pire ! Reprit fiévreusement l'aîné. Le pire s'est produit après et toutes mes croyances ont été remises en cause.
Je stoppai de me laver et redressai la tête. De toute façon ils ne faisaient pas attention à mon petit être. Il y avait de plus en plus de coïncidences douteuses.
- Par quoi ? Demanda curieusement le jeune.
- Par la tuerie qui s'ensuivit.
- Une tuerie ? Mais par qui ? Des citoyens révoltés?
- Non pas du tout. Par la gamine.
Le jeune ne fut pas le seul à tomber sur le cul quand je me rendis compte que cette histoire ne ressemblait pas mystérieusement à celle de Clem. C'était Celle de Clem. Je me redressai et mes oreilles pointèrent.
- Sérieux ?!
- Malheureusement. Je n'étais pas sur l'île ce jour-là, mais j'en ai entendu des choses et toutes disaient la même chose.
Il laissa peser le suspense un moment qui me parut une éternité. Il devait se dépêcher de terminer son histoire.
- En gros, la petite se serait transformée en démon et tout tué sur son passage. J'ignore si elle est morte ou alors disparue, mais personne ne sait ce qu'elle est devenue. Même pas le Sultan. Quand je suis revenu quelques heures plus tard sur la place du marché, là où avait eu lieu le massacre, il y avait des giclées de sang sur les murs et quelques organes humains répandus sur le sol rouge. Ce jour-là, Le Sultan est entré dans une rage incontrôlable lorsqu'il est arrivé sur les lieux et qu'un citoyen l'a insulté de ne pas les avoir aider.
- Qu'est-ce-qu'il a fait ?
- Il l'a tué avec l'un de ses tigres.
Ils me regardèrent comme si j'étais la coupable. Je feulai comme réponse. J'avais rien à voir avec ce malade ! Et puis j'étais un chaton à la base.
Le jeune reporta son attention sur le conteur qui reprit de plus belle.
- Après avoir tué cet innocent, il a annoncé que c'était pour le bien de la population qu'il avait fait ça. Il a alors certifié avoir fait prisonnière la petite, mais jamais il ne l'a prouvé. Certains pensent qu'elle est toujours en vie ou qu'il l'a tuée.
- D'où le surnom du Sultan Fou.
- Tu comprends vite. Depuis ce jour, la population se force à l'acclamer pour éviter le sort de cet homme. En réalité, Le Sultan est plus détesté qu'aimé.
- Eh ben, je ne le verrai plus jamais de la même façon, fit-il alors qu'un frisson escalada son échine.
Ils se remirent en place en entendant des pas au loin.
Et soudain, je me souvins que Clem était en sa compagnie, seule. Mon alarme « Clem en danger » tiqua dans ma petite caboche. J'arrêtai de me « laver » et piquai un sprint vers d'où je venais.
Ma faim était partie d'un seul coup.
- En espérant qu'il ne se soit rien passé.
Fin P.D.V. Pêche.
P.D.V Law
Je sortis du bar en furie avant de reprendre mon sang-froid et mon calme. Les autres suivirent, je les entendis parler derrière moi. Mon cuisinier se posta à mes côtés.
Je regardai tout autour de moi et vis une place noire de monde. La même place où nous étions tout à l'heure et ils n'étaient pas là pour le Sultan Tino cette fois.
Sans attendre, je m'y dirigeai d'un pas pressé. Je fis même sursauter Ban qui râla lorsque sa cigarette tomba au sol.
J'entendis Sachi se plaindre de ma pointe de vitesse trop grande et brusque, mais là n'était pas le plus important.
Je disparus dans la foule et tentai de me frayer un chemin vers le centre de celle-ci. Il y avait plus de probabilités de trouver la raison de ce rassemblement là.
Je jouai des coudes dans mon avancée.
- Eh ! Me lança une femme ! Ne poussez pas comme ça !
Je la fusillai du regard et cela la calma d'un coup. Je repris ma route. Ce fut un bras m'attrapant la manche qui me stoppa. Je tentai de me dégager avant de reconnaître Ban.
- Du calme capitaine.
- Ces gens sont rassemblés ici pour une raison. Je dois savoir quoi.
- Je le sais moi. Levez la tête, me conseilla-t-il en me montrant un point derrière moi du menton.
Je me retournai en relevant la tête et découvris un écran géant grisé. Je compris de suite ce que cela voulait signifier. Ban me lâcha la manche quand Sachi, tenant Jude par la main, arriva.
- Capitaine ? Fit-il timidement. Vous allez bien ?
Non, je n'allais pas bien. Je venais d'apprendre la disparition de l'une de mes nakamas ce matin et maintenant qu'elle était en danger entre les mains d'un homme qui lui voulait du mal pour je ne sais qu'elle raison. Et pour couronner le tout, toute la population n'était pas au courant et semblait énervée du fait que leur souverain leur ait caché une chose pareille.
Alors non, je n'allais pas bien. Pas du tout.
- On y va. Ordonnai-je froidement.
J'effectuai un tout à 180 degrés avant de refaire le chemin inverse toujours en me frayant un chemin avec mes coudes. Ban me suivit de près.
- Ben ? Qu'est-ce-qu'il a ? Entendis-je de la bouche de mon mécanicien.
- Il est inquiet pour mademoiselle Clémence, lui expliqua Jude d'une voix calme. Viens, allons-y avant de les perdre à nouveau.
Elle enlaça leurs doigts et le tira un peu dans la foule alors que Sachi devin tout rouge.
Je finis par sortir de la foule et repris mon souffle. Je repositionnai mon Nodachi sur mon épaule avant d'enlever mon couvre-chef afin de passer une main dans mes cheveux.
- Vous devriez vous calmer, me confessa Ban en allumant une cigarette.
Sachi et Jude nous rejoignirent et se lâchèrent la main.
- Comment veux-tu ? Fis-je agressivement.
- Le cuisinier a raison, intervint timidement Jude. Vous devriez vous calmer. Mon ancien capitaine s'énervait facilement et ça l'a rattrapé plusieurs fois. Mademoiselle Clémence est endurante et déterminée, je l'ai vu de mes propres yeux. Alors faites-lui confiance, calmez-vous et allons l'aider. Moi aussi je veux la sauver. Après tout elle m'a sauvée d'une morte imminente sans raisons. Elle aurait très bien pu me laisser là, mais elle ne l'a pas fait. Alors, allons-y ensemble et avec un plan.
Je la regardai avec un léger étonnement. C'était la première fois qu'elle prenait la parole plus de cinq secondes et avec un minimum d'assurance.
Je hochai docilement la tête et pris quelques bouffées d'air en remettant ma casquette. Elle me fit un magnifique sourire.
- Que fait-on maintenant capitaine ? Me demanda Ban.
Il le savait très bien, mais il voulait l'entendre de ma bouche.
J'affichai un micro-sourire et mes yeux se voilèrent de détermination.
- On va la rechercher.
Fin P.D.V. Law
P.D.V. Clem
Un bruit énervant me sortis de ce sommeil.
J'étais assise à même le sol. Pas besoin d'ouvrir les yeux pour le savoir avec cette froideur caractéristique du béton.
J'ouvris péniblement les yeux et découvris l'origine de ce bruit horrible. C'était des gouttes d'eau qui se succédèrent pour tomber juste devant moi. Je grognai en sentant une douleur lancinante au niveau de mon crâne.
- Il faut que je sorte.
Mais rien à faire. J'étais enchaînée et vidée de mes forces. Les chaînes pouvaient être en granit marin, ça ne changeait rien pour moi. Mais j'avais cette impression de force vidée déroutante et désagréable.
Je grognai et tirai dessus. Le bruit alerta mon geôlier qui me cria :
- C'est ça fatigue toi, ange noir.
Je tiltai. Je m'étais faite bernée depuis le départ. Ce Sultan Tino savait qui j'étais depuis le début et comme une conne j'avais donné ma main à la gueule du lion grande ouverte les yeux fermés.
Je me mordis la lèvre en me maudissant.
Bon, il y avait un point positif. J'avais juste une grosse chaîne, qui en fait était une multitude de plus petites, pesant lourd qui me retenait au mur en m'entourant la taille. Mes mains étaient libres.
J'amenai mes mains à ma tête et me massai les tempes. La drogue faisait encore un peu d'effet, mais je pouvais y résister et garder les yeux ouverts. Lorsque mon mal de tête diminua d'intensité, je me massai le cou. J'y avais également mal.
- J'ai dû mal tombée, pensai-je.
Rapidement, je me rendis compte qu'il me manquait quelque chose. Mon collier. Je tâtai mon cou, mais ne le trouvai pas. Il n'était sûrement pas dans ma poche, j'avais encore cette tenue typique d'ici. Je fouillai quand même dans la poche cachée dans cette tenue. La clé y était toujours au moins. Un peu de satisfaction. Mais mon katana était toujours dans la chambres des trois filles.
Je pris ma tête entre les mains et soupirai. Je n'avais plus mon pouvoir et mon démon pouvait prendre le contrôle quand il voulait. Personne ne savait que j'étais ici. Je n'ai aucun moyen de sortir de cette cellule et Pêche a sûrement été également faite prisonnière. En espérant que ce ne soit pas le cas, le pourcentage de chances que je sorte d'ici avant d'être jugée ou je ne sais quoi était trop infime pour y croire. Pour la première fois de ma vie, j'étais désespérée. Depuis des années, j'arrivais toujours à m'en sortir ou quelqu'un m'aidait. Mais là nada. J'étais seule, légèrement droguée, désarmée et aux mains d'un Sultan fou qui avait participé au complot pour assassiner ma mère il y a de cela seize ans.
A ce constat parlant, ma gorge se noua et j'eus la boule au ventre.
Je relevai la tête et remarquai que le peu de lumière éclairant cette cellule venait de l'extérieur. Il faisait jour. Juste au dessus de ma tête, à environs deux mètres, il y avait une petite ouverture avec des barreaux. Les murs étaient râpeux et mon dos en témoigna en m'envoyant des signaux de douleur. Mais ce n'était rien face à la faim qui me tenaillait.
Ma cellule n'était pas très grande et était totalement vide. Ce n'était sûrement pas une pièce où l'on retenait des prisonniers bien longtemps. Du moins je l'espérais.
Et évidement, des barreaux larges de six centimètres divisaient le couloir de la cellule. Je pouvais voir l'ombre de mon geôlier juste à droite. Il était armé d'un sabre. Sûrement comme les autres gardes que j'avais aperçus quelques heures auparavant.
Je me maudis un instant avant d'entendre des pas dans le couloir.
Fin P.D.V. Clem
P.D.V. Pêche
Je courus le plus vite possible en zigzaguant entre les gardes. Certains tentèrent de m'arrêter, mais je réussis à leur échapper à chaque fois.
Je fonçai tête baissée en tournant à toutes les carrefours formés par les divers couloirs. Je n'arrivais pas à pister l'odeur de Clem et cela me frustrait. J'avais l'habitude de son odeur de plus ! Mon devoir était de la protéger et elle était sûrement en danger actuellement.
Je n'entendis pas les cris d'enfant devant moi et fonçai dans un petit corps. J'eus le réflexe de ralentir au son de cette voix et il n'y eut aucun dégât. Je me relevai et secouai la tête.
Je découvris Yamina couchée au sol en se tordant de rire. Je l'avais à peine effleurer. Le vase cassé juste à côté de nous me fit comprendre que je l'avais renversé lui et non la petite. Mais comment elle était arrivée là, couché en dessous de moi, ça je l'ignorais.
Je reculai en baissant les oreilles comme pour m'excuser. Elle rit et se leva avant de me caresser le haut du crâne.
- Yamina ! Ça va ?! On a entendu quelque chose se briser, cria Samia en courant vers nous.
Karima la suivait de près.
- Tu n'as rien ? demanda cette dernière en doublant sa sœur et s'agenouillant auprès de leur cadette.
Yamina sourit de toutes ces dents.
- Non, Pêche m'a bousculé à temps avant que le vase en verre ne me tombe dessus.
Samia souffla-t-elle de soulagement et me récompensa d'une caresse.
- Tu tombes à pic toi .
Karima se redressa en soupirant.
- Toujours t'attirer des problèmes toi, hein.
Elle ébouriffa les cheveux de la petite qui bouda un instant. Je me frottai à elle à la façon d'un chat et elle me caressa de nouveau en oubliant de râler.
Samia me regarda un instant avec insistance.
- Pourquoi tu es ici dans le palais toi au juste ? Ta maîtresse a été capturée non ?
Je redressai les oreilles, toujours caressées, en retombant durement sur terre.
- Clem ! Pensai-je. Je l'avais presque oubliée !
- Yamina ! Samia ! Karima ! Beugla une voix du fond du couloir.
Je sursautai.
- Oh non ! Fit Samia. Il nous a retrouvées...
- Vite, me pressa Yamina en me poussant avec ses petits bras.
Je ne bougeai pas d'un centimètre sans rien comprendre à la situation.
- Tu dois te cacher, sinon il va t'attraper.
Elle ouvrit la porte d'une pièce et me poussa dedans avec l'aide de Samia.
Je ne pus rien faire que la porte se refermait déjà. Ce fut l'incompréhension totale dans ma tête. Je m'assis face à la porte et écoutai attentivement.
Des pas lourds firent trembler le sol. Je vis trois ombres devant la porte, celles des sœurs, une quatrième s'y rajouta.
- Que faites-vous ici ? Grogna, apparemment, l'homme.
Ce ton indiqua qu'il leur reprochait quelques chose.
- Pardon papa, fit timidement Yamina.
Papa ? C'était donc le Sultan. S'il était là, cela voulait dire que soit Clem s'était échappée ou alors faite prisonnière. En y réfléchissant un peu, si elle s'était échappée, elle m'aurait cherché. J'imaginais le pire pour elle à cet instant. On aurait dû se méfier de ce Sultan tout sourire. Tout était trop beau.
Je vis que la serrure était assez grande pour regarder par là. Je m'approchai de celle-ci et découvris la scène.
Les trois filles avaient la tête baissées alors que le Sultan semblait énervé. Il y a avait un garde assurant la sécurité du souverain.
- Quand je vous dis de rester dans votre chambre, vous y rester ! Cria le Sultan. Laquelle d'entre-vous a eu cette idée de me désobéir ?!
Yamina rentra la tête entre ses épaules en se mordant la lèvre. Le Sultan le remarqua et s'avança dangereusement vers elle. Il leva le bras.
- Sire, le coupa le garde. Ce n'est pas nécessaire. Ce n'est qu'une enfant.
- C'est ma fille, je l'élève et la traite comme JE veux !
Sa main s'abattit sur la joue de la petite qui resta muette et noble. Elle ne pipa mot lorsque son père leva une deuxième fois sa main sur elle.
- Je vous ai interdit de sortir de votre chambre sauf lorsqu'un membre royal d'une autre nation vient nous rendre visite avec un prince à marier.
Je grognai. Il n'avait pas honte ?! Frapper une enfant.
Je me maudis lorsque le Sultan tiqua à mon grognement. Il bouscula ses filles et se posta devant la porte.
- Qu'es-ce que vous cacher ? Tu as encore été chercher l'un de mes tigres dans le jardin ?
- Non, n'entrez pas ! Père !
Yamina s'accrocha à sa jambe. Samia tenta de l'en détacher avant qu'elle en se fasse violenter une nouvelle fois. Karima, un peu plus loquace, essaye de démêler la situation.
- Père. Nous n'avons rien à pouvez aller vérifier dans le jardin. Tous vos tigres s'y trouvent sans exception.
- Je confirme, appuya le garde se rendant compte de la tournure des événements et connaissant la folie de son souverain.
Il posa sa main sur la poignet et je fermai les yeux. C'en était fini pour moi.
- J'ai autre chose à faire que de régler ces gamineries.
Il recula et je soufflai de soulagement. Yamina s'accrochait toujours avec peine à la jambe droite de son père. Elle refusa de s'en défaire malgré les arguments de sa grande sœur Samia.
- Non !
Agacé, le Sultan donna un violent coup de pied dans le ventre de la petite qui valsa contre le mur d'en face dans un bruit sourd. Là c'en fut de trop pour moi.
Je pris de l'élan et fonçai la tête la première dans la porte. Elle se fracassa, peu solide, et des débris de bois volèrent.
Je grognai, me mis en position de défense et sautai sur le mollet gauche du souverain que je mordis méchamment. Il cria de douleur alors que les deux sœurs aidèrent Yamina qui avait vraiment mal au crâne, mais qui retenait toujours ses larmes avec honneur.
Le garde fut celui qui réagit le plus vite. Il dégaina son sabre et me menaça avec alors que mes crocs étaient toujours plantés dans la peau rougie de Tino.
- Tranche lui la tête ! Hurla le souverain en tentant de me donner des coups de pieds que j'encaissai en grognant.
- Mais enfin ! Majesté. Je risque de vous blesser.
- Pêche ! cria Yamina.
Je fus déstabilisée un instant et je reçus le coup de pied de trop. Je lâchai ma « proie » en couinant. Du fond du couloir, j'entendis des pas de course se rapprocher.
- Aidez-moi ! Cria le Sultan fou de rage. Qu'on exécute cet animal fou !
Une vingtaine de gardes armés sortirent du tournant à vingt mètres. Je ne réfléchis pas et m'en allai en courant, avec difficultés, dans le sens opposé.
J'avais merdé sur ce coup, mais j'avais agis sans réfléchir et ne le regrettais pas. Cet homme était odieux et horrible.
Je revis la petite se faire doublement giflée, des deux côtés, avant d'être éjectée avec violence contre le mur.
- Cours ! Pêche ! Cours ! Crièrent trois voix derrière moi.
Les trois filles m'encourageaient ? Je devais avoir les gardes à mes trousses.
- Va sauver ta maîtresse ! Cria Samia plus fort avec qu'un son d'étouffement, comme si on lui couvrait la bouche, ne la coupe.
- Elle se trouve dans les cellules ! Enchaîna Karima avant de subir le même sors.
Elles étaient donc au courant pour Clem.
- Ce tigre ne vous comprend pas ! Beugla un garde en menaçant, sous l'ordre du Sultan, Yamina.
La petite ne se dégonfla pas, prit son inspiration et me cria :
- Je sais que tu me comprends ! Alors fonce !
- Yamina ! Cria Tino ! Tu es insolente ! Si tu continues de la sorte et que les coups de suffisent pas à t'éduquer, je te marie dès ce soir avec le prince du royaume d'à côté.
- Jamais !
Une autre claque résonna dans le couloir et ce fut au tour des gardes d'être surpris. Ce qui me permit de gagner quelques mètres avant de déboucher sur le couloir sombre par lequel Clem et moi étions arrivées quelques heures plus tôt.
Je sprintai et terminai dehors. Dans le jardin des tigres. J'y vis ma chance. Je bifurquai à droite et fonçai vers l'amas d'animaux somptueux rassembler près d'un étang artificiel. Par chance, il y avait un autre tigre blanc aux yeux bleus. Tout comme moi.
Je me fondai dans la masse et me couchai juste à côté de lui.
C'était un mâle vu sa forte odeur reconnaissable. Mais là n'était qu'un détail.
Les gardes sortirent en trombe du couloir et se déplièrent afin de me trouver. Je me collai ventre au sol, la tête entre les pattes. J'étais invisible parmi les autres bêtes. Je n'étais qu'un tigre parmi tant d'autres.
Le Sultan sortit lui aussi. Les yeux injectés de sang.
- Retrouvez moi ce tigre blanc ! Fouillez la ville, le portail était ouvert !
Tous les gardes hochèrent la tête et sortirent du domaine royal. Du coin de l'œil, je remarquai que je n'étais pas la seule à dévisager le Sultan. Tous avaient de la haine dans ce regard.
En grommelant, Tino rentra. Je soufflai de soulagement et me relevai.
- T'es qui toi ? T'es pas d'ici, fit le mâle de la même couleur que moi. T'es nouvelle ?
Je déglutis.
- Pourvu qu'il ne me dénonce pas, pensai-je.
Et voilà ! Un chapitre avec beaucoup de P.D.V. Car j'ai décidé de diviser les persos afin d'en découvrir morceaux par morceaux la réelle histoire de cette île.
J'ai un peu plus centré sur Pêche, je l'avoue. C'est pour égaliser un peu. Vous en savez peu sur Pêche et ne le connaissez pas vraiment.
Comme toujours, dites-moi ce que vous avez pensez de ce chapitre en général, vos remarques, votre P.D.V. Préféré ,...
Hâte de lire tout ça !
Je sais également, que Law vous manque (je suis fan de lui aussi alors je peux comprendre XD). Mais je vous rassure, Clem et lui vont vite se retrouver et vous le verrez un peu plus.
Suivez cette fiction pour ne pas louper les prochains chapitres et une review est la bienvenue. C'est gratuit en plus!
A la prochaine, normalement.
