Bonjour !

Je vous jure, j'ai essayé de l'écrire pour jeudi... Il était malheureusement écrit qu'aux 2/3. Toutes mes excuses. Bref, chapitre transitoire, rien de méchant, rien d'exceptionnel, mais je l'aime bien quand même.

Bonne lecture !

Lau



Chapitre 13. Sortie de l'hôpital

***

BPOV

Une chose est certaine, je suis destinée à aller en Enfer. Je pensais que j'arrivais à résister, mais je me battais contre le vent. Il est définitivement trop fort pour moi. Je ne sais pas quoi, mais quelque chose à changé en lui. Jusqu'à maintenant, il se battait, ou plutôt se débattait. Je continuais d'avoir le dessus assez facilement. Mais là… Il sait quoi faire. J'ai l'impression d'avoir un autre homme en face de moi.

- Bon alors ? Quelles sont les news ? Je pensais vous retrouver en train de vous taper dessus, mais on dirait qu'il n'y a pas trop de casse !

Je me tourne vers Alice. J'avoue que j'ai du mal à me reconnecter à la réalité.

- Rien de spécial, lui répond son frère. Et de ton côté ?

- Et bien le père de Bella se charge de vos évasions respectives avec papa. Il est temps que vous sortiez de ces murs blancs. J'ai parlé à Aro, le tournage est repoussé d'une semaine, le temps de réparer ce qu'il y a à réparer. Bella, je sais que ta cheville ne va pas être pratique, mais j'ai certifié que tu le ferais quand même… J'ai bien fait ?

Elle semble douter de ma réponse. En même temps, c'est compréhensible. On ne se connait pas depuis si longtemps.

- Non, tu as eu raison. J'ai besoin de ce travail de toute façon. Mais je ne sais pas du tout comment je vais faire…

Je sens un brasier prendre possession de mes joues. Je n'aime pas dire à quel point je suis juste niveau finances. Mais d'un autre côté, comment régler une lumière quand vous êtes en béquilles ? Oh mon dieu ! Des béquilles avec ma maladresse ! C'est complètement utopique et irresponsable !

- Bien ! Et t'inquiète, on s'arrangera pour ta cheville. Par contre, que vous le vouliez ou non, on a décidé Charlie et moi de faire d'une pierre deux coups. Nous sommes tombés d'accord dans votre dos – et vous n'avez pas votre avis à donner parce que sinon c'est que vous êtes de vrais chieurs. Les médecins préconisent un bon repos de quelques jours et je ne peux pas me couper en deux et ton père Bella doit travailler. Donc, en attendant la reprise du tournage et pour être certains que vous n'allez pas faire n'importe quoi, vous venez tous les deux habiter chez moi.

- Quoi ?

Pour une fois, Edward et moi sommes d'accord. Nous avions presque crié de concert, tant et si bien que nous avions réussi à faire sursauter Alice. D'ailleurs, ladite jeune femme nous fait maintenant sa petite moue habituelle. Qu'est-ce qu'elle m'énerve quand elle fait ça !

- Arrêtez…, commence-elle tout en sanglotant. Je fais tout pour que vous vous sentiez bien et j'ai l'impression que ce n'est jamais assez…

Deux soupirs une fois de plus. Comment un truc aussi petit peut être aussi chiant et manipulateur ?

Nous nous regardons avec Edward, consternés, et comprenons que nous n'avons pas le choix. Edward se tourne alors à nouveau vers sa sœur et abdique.

- C'est bon, calme-toi, tu as gagné. Mais je te préviens, tu ne nous maternes pas, tu ne t'immisces pas plus que de mesure dans nos vies, et tu arrêtes avec ton chantage affectif !

- Super ! Vous verrez, on s'amusera bien !

Ou comment ne pas prendre compte de nos demandes en une leçon.

EPOV

Je sais pourquoi elle fait ça, et en un sens je lui en suis reconnaissant. Mais là, ça fait beaucoup quand même ! Il va falloir que je lui dise que finalement je ne me débrouille pas trop mal tout seul…

- Bonjour les enfants.

Charlie Swan vient d'entrer dans la chambre et puisque j'étais perdu dans mes pensées je ne m'en suis même pas rendu compte. Je suis encore devant le lit de Bella, et de peur qu'il ait son arme de service je retourne dans mon lit. Oh merde. S'il apprend comment j'ai « pris soin » de sa fille je ne donne vraiment pas cher de ma peau. Le tremblement de terre sera certainement moins terrible qu'un père-shérif en colère.

- Bonjour papa.

- Chef Swan.

- Alice vous a-t-elle exposé son idée ?, demande-t-il.

Je retiens un rire amer et Bella se renfonce dans son lit.

- Mouai, répond-elle. Merci de prendre ces décisions sans nous en avoir parlé au préalable.

- Bell's, c'est certainement la meilleure des solutions. Je ne peux pas m'occuper de toi, et j'ai peur qu'avec tes béquilles tu ne sois non seulement un danger pour toi-même mais aussi pour les autres.

- Justement ! Evitons que je ne blesse quelqu'un d'autre !

- S'il te plait. Fais-le pour que je m'inquiète moins…

Sa résistance était certainement vaine, mais je fus un peu blessé qu'elle ne veuille qu'aussi peu habiter avec moi.

Les minutes sont passées et enfin nous avons été vraiment libérés. Les papiers ont été signés et si Bella est montée dans la voiture de son père, je suis – à mon plus grand désespoir – allé avec Alice. Là, je sais que je vais passer à la casserole. Que Dieu me vienne en aide !

- Bon alors tu me racontes tout ?!

Qu'est-ce que je disais ?

- Alice, je t'en prie, pour une fois, oublie-moi.

- Ah non, tu ne vas pas me le faire. Ecoute Edward. Je sens déjà mes hormones s'emballer au moindre petit truc. J'ai réussi à m'engueuler avec mon mari pour une broutille hier, ma consommation de bonbons atteint des proportions pharaoniques, et je passe mon temps à scruter mon ventre. Je t'en prie, donne-moi des sujets de réflexion ou je deviendrai vraiment folle.

Je la regarde et m'aperçois qu'elle est plus que sérieuse. Je me rappelle à quel point elle était inquiète de me voir finir seul parce que personne ne trouvait grâce à mes yeux. Je sais qu'elle est sincèrement heureuse pour moi. Dans un soupir, je consens donc à lui dire ce qu'elle attend. Croyez-moi, un jour, je serai canonisé.

- Ok, t'as gagné. Ton idée de la chambre était excellente, je ne le nie pas.

- Super ! Tu vois, je te l'avais dit !

- Oui, ça va. Par contre, je pense que je vous ai trop fréquenté ces derniers temps, toi et Emmett. Vous avez déteint sur moi.

Elle éclate de rire, et je m'aperçois à quel point j'aime aussi ce son. Elle a beau être chiante au possible, je l'aime ce lutin. C'est mon unique petite sœur et je tiens à elle.

- Serais-tu en train de faire référence à l'épisode de la salle de bain ?

- Mouai… Tu as entendu quoi d'ailleurs sale fouineuse perverse ?

- Pas grand-chose, je t'assure. Juste des gémissements de la part de Bella et quelques fois ton nom. Mais je me suis posée et j'ai lu Vogue en tentant de ne pas me focaliser sur ces bruits. Heureusement, je pense que le travail était presque terminé.

Je rectifie. Je la déteste. Je hais ce lutin. Si elle ne portait pas mon neveu ou ma nièce, je l'aurais déjà étripée.

- Bon, efface ce moment de ta mémoire s'il te plait. En échange, je te raconte un minimum ce qui nous a amené à ça.

- Deal !

Je lui raconte alors, sans trop de détails, ma manipulation. Et cela fait maintenant une bonne minute qu'elle garde le silence. Je commence à m'inquiéter.

- Alice ?

- Attends, j'essaie de m'en remettre. La vache Edward ! Je comprends pourquoi tu as dit qu'on avait une mauvaise influence sur toi ! Mais tu sais quoi ? Je crois que c'est le contraire. C'est Bella qui a cette influence. Je l'adore trop cette fille ! Finalement tu t'en tires très bien sans moi. Oh mon dieu !

Et un tympan de moins.

- Je vais pouvoir la préparer à ce rancard ! Trop bien ! J'irai faire les boutiques pour elle, elle ne peut pas marcher. A moins que je ne lui fasse sa robe ! Ah oui, je la vois parfaitement !

Et merde. Alice l'hystérique est de retour.

BPOV

Pourquoi je le sens mal ce voyage en voiture ?

Parce que tu vas te retrouver seule avec ton père qui te lance des regards équivoques depuis un moment.

Ah oui. Merde. Où est la sortie de secours ?

- Bon alors, tu vas me le dire ?

Double merde. Charlie a le visage fermé. Je suis mal.

- Te dire quoi papa ?

- Ce qu'il se passe entre toi et ce jeune homme. Je ne suis pas aveugle Bell's.

Et c'est bien la première fois. Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ?

- Et bien… Il n'y a rien d'officiel papa. Enfin je veux dire que…

Comment lui expliquer que j'ai couché deux fois avec lui mais que ce n'est pas pour autant que nous sommes ensembles ? Argh !

- Bella. Je ne vais pas te manger. Je veux juste m'assurer qu'il ne profite pas de toi.

- Sois sans crainte sur ce coup, je suis une grande fille. Je crois que c'est un mec bien. Un peu bizarre et un vrai chieur quand il s'y met, mais un mec bien.

- J'aime bien sa sœur. Je l'ai rencontrée pendant que vous étiez sous les décombres, elle faisait tout pour vous dégager et c'est elle qui m'a abordé pour que je fasse accélérer les choses. Elle a mon respect, et vu l'amour qu'elle porte à son frère, je vais partir du principe qu'il en vaut effectivement le coup. Mais s'il te plait. Fais attention à toi.

Il y a plus humiliant comme situation ?

Oui. Imagine que ton père arrange un mariage entre Jacob et toi et que vous soyez obligés de révéler devant tout le monde qu'il est gay et que toi tu t'envoies en l'air avec des inconnus.

Merci de me remonter le moral.

- Papa…

- Non, pas de « papa ». Je ne sais que trop ce que c'est que de se casser la gueule. Alors, vas-y doucement. D'accord ?

C'est la première fois que Charlie me parle autant de son échec avec Renée. En l'observant attentivement en silence, je comprends qu'il a eu beaucoup de mal à me dire ça. Peut-être s'est-il aperçu de mon trop grand attachement au propriétaire des prunelles émeraude.

- Papa… Je te promets, je ferai attention.

Il hoche la tête, et la suite du voyage se fait en silence. C'est habituel avec lui. C'est plutôt la conversation que nous venons d'avoir qui sort de l'ordinaire. Enfin nous arrivons chez Alice. Je reconnais aisément puisque j'y suis venue déjà une fois.

Hum… Et tu te rappelles ? Le baiser qu'il t'avait arraché…

Ferme-la ! Comme d'habitude tu ne peux pas t'empêcher de me rappeler les mauvais souvenirs !

Mauvais tu dis ? Menteuse hypocrite ! Tu avais adoré ma vieille.

Le baiser, oui, d'accord, je l'avoue. Mais tu te rappelles comment je suis partie ? Oh mon dieu ! Que va penser Jasper de moi ?

Bien fait !

Expliquez-moi comment on fait pour se faire insulter par sa propre conscience un nombre incalculable de fois dans la journée. J'aimerais bien comprendre car j'ai dû louper quelque chose quelque part.

- Bella ? Tu comptes camper ici ?

Mon père me regarde comme si j'étais une attardée. En même temps, il y a de quoi. Au lieu d'être à ma gauche, à la place conducteur, comme la dernière fois où je lui ai parlé – c'est-à-dire il y a quelques minutes – il se trouve à ma droite, la portière-passager ouverte, mes béquilles dans ses mains. J'étais tellement dans la Lune que je ne me suis même pas rendue compte que nous étions arrêtés et qu'il avait ouvert ma portière.

- Excuse, j'étais encore…

- … Plongée dans tes pensées. Je sais, j'ai l'habitude. Au moins une chose qui ne changera pas hein ?

Il me fait un petit sourire timide pendant que je m'empare des béquilles. Je ne sais pas trop ce qu'il veut dire par là, mais cela me met mal à l'aise. Je crois qu'il a l'impression que je change. Mais ce n'est pas le cas, n'est-ce pas ?

EPOV

Enfin Bella et son père sont arrivés. Bon d'accord, cela ne fait que quarante cinq secondes que je suis descendu de voiture. Mais bon, je suis quand même content de les voir. Je vois néanmoins que quelque chose cloche, et je ne sais pas trop quoi.

Alice les hèle, faisant sursauter Bella qui manque de tomber. Heureusement son père semble avoir des bons réflexes pour prévenir de ce genre d'accidents. Je lance un « Alice » réprobateur, mais qui ne sert à rien puisque ladite sœur rit à gorge déployée. Comment vais-je faire pour habiter avec elle ?

Nous nous installons, avec l'aide de Jazz. Alors que Bella est dans sa chambre, j'entends trois petits coups à la porte de la mienne et vois un Charlie Swan entrer.

- Je vais m'en aller. Mais je peux te parler une minute ?

Je déglutis, redoutant une conversation avec le père de la femme que je tente de séduire. Mais dans quoi me suis-je encore fourré ?

- Bien sûr monsieur Swan.

J'avais voulu que ma voix soit assurée, je me suis planté je crois. Tant pis.

- Charlie. Ecoute. Je ne vais pas y aller par trente-six chemins. Bella est tout ce que j'ai. J'ai conscience que ces dernières années elle a beaucoup grandi, qu'elle est devenue une femme. Mais pour moi, elle est et restera ma petite fille. Alors je te préviens. Tu me la fais souffrir, tu auras à faire à moi. J'ai vu que tu semblais attaché à elle, ça crève les yeux. Mais je ne te permettrai pas de lui faire verser ne serait-ce qu'une larme. Est-ce que c'est bien compris ?

Où est son arme ? Est-elle bien rangée avec le cran de sûreté enclenché ?

- Ou… oui monsieur.

- Charlie, je te l'ai déjà dit. Sinon, j'ai une ou deux questions. Tu n'y échapperas pas.

Pourquoi Alice n'est jamais là quand on a besoin d'elle ?

J'hoche la tête et sens mes mains devenir complètement moites. Bon dieu ! J'ai l'impression de revenir à mes années d'étude quand j'avais des oraux.

- Bien. Baseball ou football ? (N/A : américain le football)

Hein ? Bon et bien c'est parti. Que dieu me vienne en aide.

- Baseball.

- Repas avec ou sans vin ?

- Tout dépend si je conduis.

- Dernière cuite ?

- Enterrement de vie de garçon de mon frère. Un mal de crâne pendant deux jours qui me dissuade de m'en reprendre une.

- Dernière bagarre ?

- Je devais être au collège ou au lycée.

- Qui est Ken Griffey Jr. ?

- Un joueur des Mariners.

- Ma fille est sur le bord d'une falaise. Que fais-tu ?

Je lui fais l'amour ? Hum. Mauvaise réponse.

- Je la ramène vers l'intérieur, maladroite comme elle est.

- Dernière question. Tu as une maison composée de trois étages et d'un garage. Trois interrupteurs situés au garage allument chaque étage mais tu n'as aucune possibilité de savoir lequel allume quel étage. Comment fais-tu pour qu'en un seul aller tu puisses le savoir ?

Hein ?! C'est quoi cette blague ?

- Papa ? Tu peux m'expliquer ce que tu fais ?

Ma sauveuse ! Alléluia ! Bella est sur le pas de la porte, les sourcils froncés et une lueur de colère brille dans ses grands yeux-chocolat. Dieu qu'elle est désirable ainsi !

Edward ! Son père est là !

Ah merde.

- Rien, je discutais avec Edward.

- Je te connais. S'il te plait, je t'ai déjà demandé d'éviter ce genre de « discussions ». Allez, le temps que tu rentres il va faire nuit.

- Serais-tu en train de me mettre dehors ?

- Oui, et tu l'as cherché.

Je ne sais pas trop comment agir devant la discussion du père et de sa fille. Charlie sort en bougonnant de ma chambre, mais se retourne l'espace d'un instant.

- Au fait, pas mal Edward.

Je n'ai même pas le temps de répondre qu'il est déjà hors de la maison. Bella soupire en fermant la porte pendant que Jasper et Alice rient en arrière plan.

Au bout d'une minute, je m'autorise à poser la question qui me permettrait peut-être de dormir sans me prendre la tête.

- Bella ?

- Hum ?

Elle semble vraiment vidée, mais elle sera mon sauveur si elle arrive à répondre.

- Tu as entendu la dernière question de ton père ?

- Hum.

Je prends ça pour un oui.

- Tu connais la réponse ?

Elle lève enfin les yeux et me regarde avec sournoiserie. Oh non !

- Et bien tu sais quoi ? Tu me le diras demain matin après avoir réfléchi toute la nuit !


Je sais, je n'ai pas envoyé de teaser la dernière fois, mais je n'ai vraiment pas eu le temps... Mea Culpa. Je ne recommencerai pas lol. Alors au fait, qui a la réponse à l'énigme ? XD

Lau