Ilonka : cette histoire doit se régler entre Edward et Carlie avant tout. Bella n'a aucune leçon à donner à Edward.

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Rédemption

Chapitre 10

Je pleurais toutes les larmes de mon corps son pouvoir m'arrêter ni même savoir comment faire tant le chagrin était fort.

Ma grand-mère me berçait légèrement dans ses bras tentant de me calmer, de me consoler comme elle pouvait.

- Carlie … ma chérie … dis-moi ce qu'il se passe …

- C'est … c'est … tentais-je d'articuler au travers de mes sanglots.

- Shut … calme-toi ma chérie … calme-toi …

Doucement, lentement … les sanglots se calmèrent.

- C'est papa … prononçais-je tout contre elle. Il m'a frappé …

- Quoi ? Mon Dieu ! Mais pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait une chose pareille ?

- C-c'est ma faute … j'ai laissé mon devoir pour qu'il le lise … je n'aurais pas dû … c'est ma faute …

- Non, non ma chérie … ce n'est pas ta faute ma puce … me dit-elle tout en me serrant plus fort contre elle.

Soudainement, nous fûmes interrompues par un vacarme incroyable. Nous nous rendîmes rapidement compte que quelqu'un frappait violement contre la porte d'entrée.

La silhouette de mon père se dessinait à travers la vitre de la porte.

- Monte ! Me dit ma grand-mère en me poussant vers l'escalier.

J'obéissais et montais les marches quatre à quatre. Mais au lieu de gagner ma chambre, je restais assise sur les dernières marches de l'escalier. Le fait que celui-ci tournait de ¾, les dernières marches se trouvaient bien cachées grâce à la rambarde de bois.

C'était le meilleur endroit pour voir sans être vu.

Mon père frappait encore la porte comme un forcené.

Ma grand-mère inspira profondément avant de lui ouvrir la porte.

- Elle est là ? demanda-t-il tout en entrant dans la maison.

- Bonjour à toi aussi Edward, lui répondit-elle ironiquement. Et si tu parles de Carlie, oui elle est là. Où crois-tu qu'elle aurait pu aller ? Mais nom d'un chien Edward. Est-ce que je peux s'avoir ce qui t'a pris ? Finit-elle par s'emporter.

- Ne te mêle pas de ça Maman ! Grinça-t-il.

- Ne pas me mêler de ça ! Tu frappes ma petite fille et tu oses me dire de ne pas me mêler de ça ! S'énerva-t-elle.

- Tu ne sais pas se qui c'est passé ! Hurla-t-il à son tour.

- Oh parce qu'en plus tu as une excuse pour justifier ton acte en plus ! Rien ne justifie un tel geste Edward et surtout pas sur son propre enfant !

- Elle ne l'est pas ! Hurla-t-il avec rage. Elle n'est pas ma fille ! Elle n'est que le cadeau empoisonné que m'a laissé cette putain de Tanya.

Mes larmes recommencèrent à couler, sans que je puisse les arrêter, et j'eu toutes les peines du mondes à retenir mon cris lorsque la main de ma grand-mère claqua sur la joue de mon père.

Elle dut claquer fort car il vacilla sous le coup.

- Je t'interdis de dire une chose pareille. Tu sais très bien ce que je pense de Tanya et de ce qu'elle vous a fait. Mais je t'interdis de t'en prendre à Carlie sur ce point. Ce n'est qu'une enfant, elle n'est pas responsable des actes de ses parents !

Il eu un léger rire ironique.

- Une enfant ? Vraiment ? Et bien cette enfant est déjà aussi perfide que l'était sa mère ! Railla-t-il.

Je vis ma grand-mère fermer les yeux et inspirer profondément.

- Edward, dit-elle d'une voix sèche, je t'ai laissé 16 ans, 16 longues années pour que tu puisses l'accepter, elle, ta fille et si tu avais pris le temps, ne serais-ce qu'une seconde, tu te serais aperçu que cette petite est ton portrait craché et qu'elle n'a rien de Tanya, même Rosalie le reconnaît.

Il parut surpris par la réflexion de ma grand-mère.

- Mais maintenant ça suffit Edward, tu vas quitter cette maison.

- Quoi ? C'est hors de question !

- Edward, reprit-elle plus fortement. Tu vas quitter cette maison sur le champ ! Tu as été trop loin ! Je ne veux plus que tu fasses du mal à ma petite-fille, je ne veux plus te voir vas tant ! Je ne veux plus que tu mettes les pieds dans cette maison !

Elle avait presque crié les derniers mots tant son exaspération était grande.

Je vis les mâchoires de mon père se serrer. Sur sa joue, l'on voyait clairement la trace laissée par la main de ma grand-mère.

- Très bien, lâcha-t-il. Comme tu voudras, maman.

Il avait prononcé le dernier mot avec dédain.

- VAS-T-EN ! Hurla ma grand-mère.

Il ne se le fit pas dire deux fois, tourna les talons et claqua violemment la porte en sortant. Il la claqua tellement fort que pendant quelques secondes, je crus que la vitre du milieu allait se briser.

Après qu'il soit partit, mes sanglots redoublèrent d'intensité et ma grand-mère, qui savait pertinemment que j'avais assisté à toute la scène, me rejoingnit et me prit de nouveau dans ses bras.

- Je suis désolée … tout est ma faute …

- Shut … ne dit pas de bêtises chéries …

- Si … c'est ma faute … B-Bella nous a demandé de raconter le plus beau jour de notre vie et moi je lui ai raconté pourquoi j'étais incapable de choisir un jour en particulier parcequ'il n'y en avait pas un qui ait vraiment été exceptionnel … je n'aurai pas dû grand-mère …

Elle soupira avant de me demander :

- Et je suppose que ton père l'a lu ?

Pour toute réponse, j'hochais la tête d'un signe affirmatif.

- Carlie … ce que tu as fait n'était peut-être pas délicat. Mais il n'aurait pas du réagir ainsi. Il n'en avait pas le droit !

Incapable de dire quoi que se soit d'autre, je me serrais contre elle.

J'ignore combien de temps nous restâmes ainsi, assise dans l'escalier, mais nous y étions toujours lorsque Alice rentra de chez Emmett et Rosalie avec qui elle avait passé la journée à faire du shopping.

Nous ne devions pas avoir l'air très en forme l'une comme l'autre. Car dès qu'elle nous vit, elle lâcha ses achats du jour pour nous rejoindre. [N/A : je vous laisse mesurer le degré d'affolement d'Alice !]

- Que c'est-il passé ? Demanda-t-elle au bord de l'hystérie.

Esmée tenta de la calmer. Mais lorsqu'elle lui expliqua les raisons de ma présence, elle s'emporta de nouveau.

- L'espère d'abrutit sans cervelle ! Il va voir ce qu'il va voir ! Non mais de quel droit il se permet de frapper ma filleule ? Sa propre fille ! Oh ! Ça oui ! Il va voir de quel bois je me chauffe l'animal !

- Alice ! L'interrompit ma grand-mère. Je t'interdis d'aller voir ton frère. Je t'interdis d'avoir le moindre contacte avec lui ! Est-ce que je me suis bien faite comprendre ? Lui dit-elle sur un ton qui ne tolérait pas la moindre réplique.

Ma marraine ouvrit et referma la bouche plusieurs fois de suite sans que le moindre mot n'en sorte.

- Mais …

- J'ai dit non Alice ! Nous avons tous essayé de le soutenir depuis presque 17 ans maintenant. Mais là ça suffit ! J'en ai plus qu'assez de son égoïsme. À partir d'aujourd'hui, Carlie restera avec nous et Edward ne sera plus le bienvenu dans cette maison et ce, jusqu'à nouvel ordre !

La voix de ma grand-mère avait résonnée dans toute la maison et ma marraine ne dit pas un mot de plus se contentant de s'asseoir près de moi et de me prendre elle aussi dans ses bras.

Mon grand-père rentra peu après de l'hôpital et ma grand-mère eut toutes les peines du monde à le faire revenir au calme et l'obliger à rester à la maison.

Je ne l'avais jamais vu dans un était pareil et, il faut bien le dire, il en était terrifiant.

J'avais l'impression d'avoir lâché une bombe dans ma famille et d'avoir fait exploser celle-ci. Ma culpabilité me rongea tellement que cette nuit là, je ne fermais les yeux qu'au petit jour.

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Le prochain chapitre sera un autre chapitre bonus et NON ce ne sera pas un chapitre POV Edward !

À ce Weekend ! (samedi soir sans doute)