Titre : Glimpses
Auteur : LilyIsAwesomerThanYou
Traducteur : Gini95
Correcteur : Merci à lucy in the sky 14
Résumé : Quand Harry est retiré de chez les Dursley par les services sociaux, Severus Rogue est obligé de l'adopter. Mentions d'abus (non détaillés). NO SLASH.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne suis qu'une simple traductrice. L'univers d'Harry Potter est du ressort de J.K Rowling.
Commentaires de la traductrice : Comme j'avais promis un nouveau chapitre pour début juin, le voici. Le 15 est à peine commencé, mais je vais avoir plus de temps maintenant.
Merci à tous pour vos reviews! Je reprendrai les réponses personnalisées bientôt. Et à très prochainement pour le prochain chapitre.
Chapitre 14
Mais, alors qu'il regardait le lac, il décida qu'il ne pouvait pas se noyer, qu'il ne pouvait pas mourir, juste pour le garçon, juste pour Lily, il décida qu'il pouvait peut-être, juste peut être prendre soin du garçon.
Quand Harry se réveilla, il sentit immédiatement les fragrances enivrantes de la pièce. Il reconnut la menthe et le poivre, mais une autre odeur, plus forte et mélangée avec les autres se faisait sentir. Il sentait le danger, et Harry voulait rester le plus loin possible de ça.
La douleur dans sa tête était immense. Elle lui martelait le cerveau, et il sentait celui-ci comme embrouillé. Il voulut bouger le bras pour prendre la mesure des dégâts, mais ses muscles ne répondaient plus.
Il entendit la voix paniquée de Rogue se répercuter dans ses quartiers, et il nota avec appréhension que celle-ci était remplie de colère contre lui. Harry sentit une vague de magie le recouvrir, une sensation dont il commençait à s'habituer. Et tout à coup la lourdeur de son corps disparut. Le bruit des pots et flacons reprenant leur place tinta à ses oreilles. Puis ce fut la douleur dans sa tête qui s'évapora.
Avant qu'il ne put pousser un soupir de soulagement, il fut soulevé du sol sans un mot et allongé sur une table. Le bois brut appuyait sur son estomac et Harry dût lutter pour ne pas crier. C'était quelque chose qu'il connaissait. C'était quelque chose qu'il pouvait comprendre.
Il entendit le bruit de la ceinture et il se recroquevilla sur lui-même, par instinct. Un mouvement qu'il avait l'habitude de faire chez les Dursley. Ses organes vitaux étaient ainsi protégés, tandis que c'était son dos qui prenait les coups de fouet. Il saisit le bord du bureau avec ses doigts, attendant le coup inévitable. Il s'était attendu à cela, il l'avait vu venir, mais il avait baissé sa garde. Il avait laissé les mots de l'homme l'apaiser, le rassurer, tout ça pour rien. C'était un homme tout aussi mauvais que son ancienne famille.
La ceinture siffla dans l'air, et Harry se raidit. Mais le coup ne vint jamais. Au lieu de cela, la ceinture frappa le bureau à côté de lui, laissant une fissure. Il tressaillit autant que si c'était lui qui avait été frappé. Une douleur aigue se fit ressentir au niveau de ses lèvres et il prit conscience qu'il s'était mordu jusqu'au sang. Rogue ne l'avait pas touché. Son tuteur… Son père ne l'avait pas touché. Il se sentait troublé.
Il y eut un long silence avant que la voix de l'homme cassa la tension emmagasinée.
« Levez-vous, Potter. Merde, Potter ne restez pas planté là. Levez-vous ! » Sa voix était rude, rugueuse, plus glaciale que toutes les fois où il lui avait parlé. Sans un mot Rogue se retourna et courut hors de la pièce. Harry entendit la porte se refermer dans un grand bruit. Il se redressa de là où il s'était réfugié en se frottant l'abdomen douloureux là où il avait été appuyé sur le bord de la table.
Harry se blottit dans le coin du laboratoire en regardant la porte par laquelle l'homme avait disparu peu de temps auparavant. La ceinture était tombée sur le sol, où elle paraissait inoffensive, légèrement courbée et reposant sur son bord mince. Il regarda prudemment, se réfugiant encore plus dans le coin et essayant de se faire le plus petit possible. Il n'allait pas être bon d'être ici quand Rogue reviendrait de là où il s'était enfui. Il était probablement parti chercher une ceinture plus épaisse.
Il n'était pas du tout à l'aise, il avait du mal à respirer. Il se releva, contourna la ceinture de cuir couchée sur la pierre, et se mit à courir hors de la pièce comme Rogue l'avait fait précédemment.
Il s'installa dans l'espace sous l'étagère du bas de son placard. Il était là, assis, silencieux et stupéfait. Rogue s'était arrêté. Il s'était empêché de le frapper, et c'était la seule chose qui comptait pour le garçon. Il toucha avec ses doigts ses cicatrices avec légèreté, faisant courir ses doigts le long des bords avec dégoût.
Rogue s'était arrêté. La ceinture était entrée en collision avec la table et était tombée par terre au lieu de frapper Harry. Il s'était arrêté. Malgré sa colère contre Harry qui avait gâché sa potion, il avait tenu parole. Il s'était arrêté.
Harry s'assit en admirant le fait que l'homme se souciait vraiment de lui. Suffisamment pour ne pas le frapper.
oOoOo
Rogue se tenait soigneusement assis là où il s'était arrêté, au bord du lac, saupoudrant de sable et de neige son pantalon, serrant les poings. Il avait pris sa décision. Il allait parler à l'enfant avant d'aller voir Dumbledore pour l'informer qu'il ne pouvait pas s'occuper d'Ha… de Potter.
Il se dirigea rapidement vers le château, sa colère le faisant ressembler à un robot dans sa démarche. Il ouvrit les portes et descendit les escaliers pour aller dans son donjon.
Rogue resta immobile devant les portes de ses quartiers, silencieux, avant de pousser la porte d'entrée. Le feu qui brûlait agréablement dans la cheminée du salon n'arrivait pas à réchauffer son humeur glaciale. Il marcha dans le couloir en direction de son laboratoire à la recherche du garçon, garçon qu'il ne trouva pas.
Il pria tous les dieux que Potter ne s'était pas de nouveau enfuit. Il se baissa pour attraper sa ceinture et l'attacher. Le Maître de Potions passa de nouveau la porte et commença à chercher le garçon dans toutes les pièces.
La porte de l'armoire à ingrédients était ouverte, laissant apparaître quelques lueurs dans le couloir. Rogue se dirigea vers le placard, regarda à travers la porte et soupira de soulagement. Le garçon était là, recroquevillé sous les étagères.
Regarde dans quel état tu l'as mis, imbécile!
« M. Potter », commença-t-il sur un ton bourru, basculant à l'utilisation du nom de famille de l'enfant. « S'il vous plait, sortez gentiment de dessous de l'étagère et asseyez-vous sur le canapé. Je crois que nous devons parler de certaines choses. »
Le garçon le regarda avec méfiance avant de ramper de dessous l'étagère qui retenait des ingrédients. Il passa devant Rogue et rejoint le salon où Rogue le trouva assis, docilement, sur le canapé. Oh Merlin !
Rogue se racla la gorge, allant et venant devant la cheminée. Il ne pouvait pas s'asseoir. Pas maintenant. Pas après tout ce qui s'était passé. Il s'éclaircit de nouveau la gorge.
« M. Potter, » Rogue resta silencieux un moment pour peser les mots qu'il avait choisi, «j'espère que vous comprenez ce qui s'est passé il y a une heure ? » Le garçon hocha brièvement la tête, « Je comprends si vous ne voulez pas de moi, si vous ne voulez pas que je sois votre père, votre tuteur. Je ne savais pas quoi faire, mais quel que soit la raison, mon comportement était loin d'être approprié. Je n'avais pas le droit de vous frapper. Je ne vais pas vous jeter à la rue, je vais trouver quelqu'un qui va prendre soin de vous mieux que moi, car je ne suis pas la personne la plus apte à le faire. Ne vous inquiétez pas, M. Potter, vous n'aurez pas à vivre avec moi plus longtemps. »
Il y eut un long moment de silence tendu. Potter avait laissé tomber sa tête entre ses genoux. Rogue regarda attentivement le garçon se dégager la gorge pour répondre. Il leva lentement la tête, les yeux baissés, les joues rouges.
« Monsieur, je comprends. Je comprends que vous ne voulez pas de moi. C'était de ma faute, vraiment ! »
Rogue commença à s'impatienter. « Je ne veux pas de vous ? Je pensais qu'on en avait discuté il y a plusieurs jours. Êtes-vous un idiot? »
Potter se blottit dans le canapé, secouant rapidement la tête. « Non monsieur, je voulais seulement… Je voulais dire que j'ai mal agi, que c'était de ma faute. »
« Je suis conscient de cela. »
« Mais… Merci monsieur. » Murmura Harry, gardant ses yeux fixés sur ses mains fines.
Rogue qui s'était arrêté dans sa colère, reprit ses allers retours avec une vigueur renouvelée. « Merci… Merci… Ne vous avisez plus de me remercier, imbécile, n'ai-je pas failli vous faire du mal?! J'ai failli vous frapper, j'ai failli vous fouetter avec ma ceinture, et vous me remerciez?! Parce que je me suis arrêté? Par ce que j'ai réussi à rediriger la ceinture vers la table à la place de votre dos? Je vous assure… je vous assure que mon intention première était de vous frapper. » La voix de l'homme se brisa sur ses derniers mots.
« Mais vous ne l'avez pas… »
« Mais j'aurai pu! J'allais le faire! Ne vous avisez pas de justifier tout cela! » cria Rogue, s'effondrant dans le fauteuil, enfouissant son visages dans ses mains. Il sentit soudainement deux mains froides toucher ses joues blêmes. Il leva les yeux vers une autre paire d'yeux verts vifs. Rogue était trop bouleversé pour dire quoi que ce soit. Il leva un sourcil.
« M. Rogue, papa. Tu ne m'as pas touché, et c'est tout ce qui compte pour moi. Tu es la seule personne qui ne se soit jamais arrêté. Et cela signifie beaucoup pour moi. Évidemment aucun de nous n'est parfait, alors pas besoin de nous juger dessus n'est-ce pas? » Il monta sur les genoux de l'homme et se recroquevilla là. Rogue passa ses bras hésitants autour du jeune garçon. « Je te remercies. Tu es le meilleur homme que je n'ai jamais rencontré. Donc, si cela ne te dérange pas, je veux te garder comme père! »
Bien? L'esprit de Rogue allait et venait sur les paroles du garçon, le tirant inconsciemment vers lui alors qu'il était assis en silence. Le garçon ne se souciait de rien. De rien du tout. Pot… Harry voulait encore de lui. Et rien que ça le rassura. Malgré tout ce que Rogue avait fait, tout ce qu'il avait raté, malgré tout cela, le garçon était indulgent et reconnaissant. Il était reconnaissant car Rogue avait été le seul qui n'eut jamais cessé. C'était une raison parfaitement viable, et pour le moment il essaya de comprendre, d'analyser ce que cela signifiait, parce qu'il ne voulait pas vraiment ruiner un tel moment avec les pensées négatives de l'enfant.
Le garçon avait dit des mots qui étaient bien trop sages pour un enfant de son âge et Rogue senti les paroles le secouer. Harry voulait qu'il continue à être son père. Il lui avait pardonné, l'avait même remercié.
Rogue sentit son esprit et son souffle se précipiter. Il pensa qu'il ne pouvait pas laisser une seconde passer. Il étouffa sa réponse dans des sanglots contenus. « Cela ne me dérange pas, pas du tout Harry. » Il serra le garçon très fort. Cet enfant n'arrêtera jamais de changer sa vie.
Quand il sentit qu'il avait retrouvé sa voix, Rogue se rassit, desserrant légèrement son emprise sur le petit garçon qu'il berçait dans ses bras. Il laissa ses bras tomber le long de son corps pour permettre au garçon de se déplacer s'il le voulait. Mais Harry retourna dans ses robes et le serra encore plus près. Avec un soupir exagéré, Rogue passa de nouveau ses bras autour de lui, luttant pour garder le sourire sur son visage.
« Est-ce-que je peux te raconter une histoire ? »
Harry rencontra ses yeux et Rogue n'eut même pas à utiliser la légimencie pour lire l'excitation dans les yeux de l'enfant à la perspective d'entendre une histoire. Il est probable qu'on ne lui avait jamais rien dit de bon dans sa vie. Non pas que son histoire soit heureuse...
Le garçon acquiesça joyeusement. « De quoi ça parle papa ? »
« Tu verras, » fut la seule mystérieuse réponse, et Rogue se racla la gorge tranquillement avant de reprendre. « Il n'y pas si longtemps, vivait un pauvre garçon. Il grandit dans une petite maison située dans la zone la moins fortunée de l'Impasse du Tisseur… » Harry acquiesça vigoureusement à ce point et Rogue cacha son air renfrogné. «... avec ses parents. Bien que sa mère était gentille et avait assez d'argent pour en offrir à sa famille, son père était un monstre. Il n'avait rien d'un homme. Il était plongé dans l'alcool, bien avant que l'enfant soit né. Au moment où celui-ci naquit, les problèmes de colère de l'homme s'étendirent. Il était toujours en colère, il criait toujours et surtout il frappait sa femme et son fils. Il est passé par beaucoup de choses que tu as traversé toi, en fait. » Harry grimaça légèrement.
« Le garçon grandit malheureux, ayant peur de son père et sans amis. Mais un jour au parc, il vit deux jeunes filles qui jouaient et fut fasciné par elles. Une avait les cheveux rouge vifs et ses yeux étaient d'un vert profond. Elle était belle, aimable et passionnée. Mais sa sœur était tout l'opposé, toujours en colère, jalouse. L'enfant la détestait, mais il avait rapidement créé une amitié avec la fille aux cheveux rouges. »
« Voyant qu'ils étaient tous les deux pourvus de magie, ils reçurent leurs lettres de Poudlard à onze an, et allèrent ensemble à l'école. Mais il y a une chose que tu dois comprendre avant. Il y a quatre maisons à Poudlard Harry. Gryffondor pour les braves, Serdaigle pour les personnes intelligentes et vives d'esprit, Poufsouffle pour les gens fidèles, et Serpentard pour les rusés. La plupart des maisons s'entendent bien, à une exception près : Gryffondor et Serpentard se détestent, ils ne s'entendent pas. »
« Maintenant, revenons à l'histoire. Dans le train pour Poudlard Oui il y a un train cette fille et ce garçon rencontrèrent un autre petit groupe de premières années. Trois jeunes garçons qui furent bientôt rejoints par un quatrième. Ils se moquaient du garçon à cause de sa façon d'être et de sa volonté à aller à Serpentard. Chacun des garçons dans le groupe comptait aller à Gryffondor. » Rogue ne put cacher son air renfrogné. « Ils étaient irrespectueux et insultants envers lui, mais la façon dont ils traitèrent la jeune fille était une autre histoire. Ils étaient polis et aimables, l'invitant à se joindre à eux. Mais elle refusa, restant incroyablement fidèle à son ami. »
« Quand vint le temps de la répartition, le garçon fut envoyé à Serpentard, et la jeune fille, avec le groupe de garçons du train, ils s'appelèrent par le futur les Maraudeurs, à Gryffondor. Cependant, malgré l'hostilité et l'aversion, Harry, entre les deux maisons, les deux enfants restèrent amis. Ils se faisaient confiance et s'aimaient. Au fil du temps, le garçon est tombé amoureux de la fille. Toutefois, l'un des Maraudeurs tomba lui aussi amoureux d'elle. Pendant toutes leurs années scolaires, les Maraudeurs furent cruels avec le garçon, ils l'intimidaient et la fille le défendait à chaque fois. Mais au cours de leur cinquième année à Poudlard, le garçon se mit en colère suite à une taquinerie qu'il avait reçue, et appela la fille d'un mauvais nom. Elle se mit en colère à son tour, et leur amitié fut dissoute. Mais le garçon l'aimait toujours. »
« Le jeune homme, alimenté par une colère sourde et par la douleur de sa perte, fit de très mauvais choix pour rechercher du confort, ce qui provoqua un brutal virage dans sa vie et la mit hors de contrôle. La jeune fille, en revanche, épousa le Maraudeur qui était tombé amoureux d'elle. Ils eurent un fils. Mais malgré tout cela, le garçon l'aimait toujours. »
«Pendant ce temps, il y avait un homme méchant qui avais pris le pouvoir. Lorsque que le fils de la jeune fille fut âgé de tout juste un an, un des plus proches amis du couples les trahis. Le mauvais homme vint à leur domicile la nuit d'Halloween et les tua.
Cependant, leur bébé, leur fils, survécu, et le méchant ne fut plus jamais revu. Mais à travers tout cela, le garçon l'aimait toujours, et à ce jour, il continue à l'aimer. »
Les yeux d'Harry étaient larges comme des soucoupes lorsque Rogue eut terminé. Le Maître de Potions regarda à l'intérieur, dans les yeux d'émeraude, dans les yeux de Lily.
« Est-ce que l'histoire est vraie ? »
« Elle l'est, » confirma tranquillement Rogue.
« Sais-tu qui sont ces deux personnes ? » Demanda le garçon avec enthousiasme.
Est-ce que je les connais ? Pensa sarcastiquement Rogue. J'étais le garçon.
« Je suppose. »
« Comment ? »
Rogue soupira, mais tira Harry près de sa poitrine. « Tant de questions, tu es vraiment curieux gamin! Je les connais, Harry, car je suis, ou étais d'ailleurs, l'un des protagonistes. Le petit garçon. La jeune fille était ta mère et le Maraudeur, je suis sûr que tu l'as deviné, était ton père. »
« Tu… Tu connaissais mes parents ? » Demanda lentement Harry.
« Oui, j'ai grandi avec eux. »
« Mon père n'était pas très gentil avec toi ? » Sa voix était incertaine, comme si le garçon essayait de se réconcilier avec ce qu'il venait d'entendre.
« Oui, il ne l'était pas, » répondit Rogue humblement.
Soudainement, il se retrouva étreint étroitement par le garçon. « Tu ne méritais pas ça, tu es le meilleur homme que j'ai rencontré ! » Harry recula légèrement. « Attends, donc mes parents ne sont pas morts dans un accident de voiture ? Et mon père n'était pas un ivrogne ? »
Rogue fut choqué. Était ce que Pétunia avait raconté au garçon au sujet de ses parents pendant toutes ces années ? Sa voix était dure quand il répondit. « Non, ils ne sont certainement pas morts comme ça. Et au sujet de ton père, j'ignore exactement ce qui s'est passé dans la maison, mais je peux t'assurer une chose, James n'était pas un ivrogne. Mais je peux te dire une chose : Pétunia est une chienne comme elle le fut par le passé. » Harry le regarda choqué, avant de plaquer une main sur la bouche du vieux sorcier.
« Harry? »
Le garçon eut un petit rire étouffé en réponse à la question. « Tu as dit un gros mot, papa! »
Le cœur de Rogue s'arrêta. Comment Harry venait il de l'appeler? « Papa ? »
« Oui papa, tu as dit un gros mot. Tu as été mauvais ! »
« Je suppose que je le suis. » Soupira Rogue. « Je suis désolé, mon fils. Tu me pardonnes? » Harry rigola de nouveau en réponse aux excuses ahuries de Rogue, hochant la tête joyeusement.
Rogue s'assit, serrant l'enfant étroitement contre sa poitrine. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser au tournant qu'avait pris ses sinistres pensées quelques heures plus tôt. Il ne pouvait pas croire ce qu'il avait pensé, qu'il avait imaginé abandonner l'enfant, pour retrouver son quotidien. Parce qu'il y avait une chose dont il était sûr il ne renoncerait pas à Harry Potter, son fils, pour rien au monde.
