Après réflexion et en me rendant compte de la taille de cette deuxième partie j'ai décidé de couper encore le chapitre. Le flash-back ne se terminera donc que dans le chapitre suivant.
Bonne lecture :)
Chapitre 13 partie 2: Une naissance particulière...
Arrivée au bout, je pousse une porte et me retrouve dans un petit salon, juste deux fauteuils et une table basse. Je ne vois pas Rasa, et pourtant je ressens sa présence.
« Je sais que tu as prévus de faire quelque chose! Cette voix m'a fait sursauter. »
Je me retourne et remarque qu'il est en fait derrière moi, comment a-t-il fait, je l'ignore, mais cela n'a pas d'importance. J'ai plus important à faire en ce moment, mais comment lui faire croire qu'il a faux alors qu'il est dans le vrai et qu'il est perspicace? Mais je vais tout de même tenter le coup.
« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler kazekage-sama?
— Pas de ca ici. Tout ce que je veux c'est qu'ils aient une enfance tranquille et qu'ils sachent que leurs parents les aimaient. Ce que tu as prévu, je ne veux pas savoir les détails, dis-moi juste s'ils auront une enfance ou s'ils seront toujours une arme?
— Je ne vois pas ce qui peut vous faire croire une telle chose?
— Lorsque tu as découvert les projets du conseil tu n'as pas réagit, tu as juste acquiescé et fait le bon petit soldat. Ce qui ne te ressemble en rien! »
Sur ces mots pour le moins inquiétants de la part de Rasa, je me mets alors à faire les cents pas tout en soupirant. Si lui a remarqué mon comportement, combien d'autres doivent se douter de quelque chose … Cependant la première chose à faire au vu de la situation c'est de réussir à sortir d'ici. Il est inutile pour moi de continuer à nier, il a tout compris, cela explique pourquoi il 'a conduit ici. Je me tourne donc vers lui pour reprendre la conversation, le temps presse.
— Alors que comptes-tu me faire? Pourquoi ne veux-tu pas connaître les détails?
— Sais-tu au moins que le premier endroit où tu seras recherché sera à Konoha?
— Comment...?
— Je te connais, nous avons fais plusieurs fois équipe ensemble je te rappelle lorsque nous étions jeune. Ne vas pas directement là-bas. Tu as un endroit ou les emmener en attendant? Un endroit inconnu du conseil? »
Avant de lui répondre, je lui fait face et le fixe dans les yeux. Dans ses yeux je vois quelque chose que je n'avais pas vu depuis bien longtemps, de la confiance, et cela veut tout dire. Je n'ai pas face à moi le Kazekage, mais un père perdu et dépassé par les évènements. Temari et Kankurô sont dans un coin de la salle, et ne semblent pas se soucier de ce qu'il se passe. Bien qu'il me semble que Temari soit très à l'écoute, ils sont bien trop intelligent et éveillé pour leur âge.
« Oui, mais cela ne m'explique pas d'une part comment tu as pu deviner car je n'en ai parlé à personne, et d'autre part, pourquoi acceptes-tu que j'emmène TES enfants loin de toi?
— Karura et toi avez raison, tout ce que le conseil voit ce ne sont que les futurs armes qu'ils représentent, et de toute façon qu'il soit à Konoha ou a Suna, pour ce qui est de les voir cela ne changera pas grand chose pour moi. Tu le sais très bien, le conseil ne laissera aucun sentiment intervenir dans leurs formations...
— J'ai déjà résolu ce problème pour Temari.
— Juste pour Temari? Mais comment?
— J'ai reçu un cadeau fort utile de Kushina, tu n'as pas besoin d'en savoir plus. Pour ton troisième enfant, navré mais il n'est pas encore né, donc je ne peux pas faire grand chose. Par contre, pour ce qui est de Kankurô, le problème est tout autre...
— Quel est-il?
— Je te donne un indice, c'est un problème qui risque de m'empêcher de partir!
— Mais de quoi tu parles? »
Je me rends alors compte que je n'ai jamais été en sa présence lorsque j'essayais de m'occuper de Kankurô. Il vaut mieux que je lui montre, cela sera plus rapide.
« Laisse moi prendre Kankurô et tu vas voir. »
Bon, beh la tête que fais notre cher kage serait hilarante si la situation n'était pas telle qu'elle était. Comme prévu, et même mieux, à peine mes mains étaient à cinq centimètre de lui que Kankurô se réveilla et s'accrocha d'une main à son père qui s'était lui aussi approché, tout en pleurant et en essayant de me frapper de son autre petite main.
Il le prend alors dans ses bras, lui retire son t-shirt et me dis de faire ce que j'ai à faire sans poser plus de question. Alors que j'allais commencer à poser le sceau sur Kankurô, je remarque un autre fuinjutsu apparaître, s'activer et repousser mon chakra en même temps que Kankurô se remet à pleurer. En jetant un coup d'œil à Rasa, je me rends compte qu'il est tout aussi surpris que moi. Il demande alors à l'Ambu présent dans la salle de s'approcher et d'examiner le sceau puisqu'il paraît évident que je ne peux le toucher sans le faire souffrir à cause de ce jutsu. Mais comment avons-nous pu ne rien voir !
L'Ambu me demande alors de m'approcher de Kankurô puis de le toucher sans malaxer mon chakra. Ce que je fais, et à notre surprise dès qu'il y a contact entre moi et Kankurô le jutsu absorbe mon chakra alors que je ne l'ai pas malaxer.
« Il semblerait que quelqu'un parmi ton entourage ne souhaitais pas voir Kankurô se lier à moi. As-tu une idée de la personne en question ?
— J'en ai une petite idée. Après tout ce jutsu est de haut niveau pour que nous ne nous en soyons pas aperçu avant. C'est de la torture, à cause de ce jutsu il m'associe à la douleur.
— Oui tu as raison. Ambu-san, pouvez-vous retirer ce jutsu sans faire de mal à Kankurô ? »
Je me tourne vers l'Ambu qui cesse d'examiner Kankurô. Temari comprenant que quelque chose est arrivée à son frère s'approche et prend la main de son père dans ses petites mains. L'ambu se tourne alors vers moi et ce qu'il m'annonce ne me plaît pas.
« Cela prendrait trop de temps. Ce n'est pas à un niveau expert, mais je crains que seul un Uzumaki ne soit capable de retirer sans dommage ce Jutsu. Je peux par contre le modifier de façon à ce qu'il vous soit utile.
— C'est à dire ? intervint Rasa
— Ce jutsu est basé sur deux chakra, celui de zéférina-sempaï et celui du ninja ayant apposé le jutsu. Je peux inversé les chakras, et de ce fait… commence à expliquer l'Ambu, mais je l'interromps pour continue à sa place
— De ce fait, cela ne serait plus moi qui provoquerait ces douleurs mais la personne qui lui à apposer ce sceau.
— D'accord, faite. Intervint Rasa. Au moins si avant votre départ je peux découvrir qui a fait cela à mon fils, je jure de lui faire payer. »
Le temps que l'Ambu inverse le jutsu, Rasa prend Temari dans ses bras et l'emmène dans un coin. Il lui fait ses adieux, en tant que père car il sait, que je réussisse ou non, qu'après cette nuit il ne sera plus jamais un père pour sa fille. Quant à moi je me concentre sur l'Ambu et Kankurô. Dès que l'Ambu a terminé il me le tend, je vais pour le prendre mais me ravise au dernier moment et fait signe à l'Ambu de le poser par terre. Kankurô m'a associé à de la douleur, donc pourquoi m'accepterait-il, il faut que je lui montre en douceur qu'il peut me faire confiance.
Quand il me voit approcher, je constate comme d'habitude qu'il se tend, mais cette appréhension prend tout son sens maintenant. Je lui laisse le temps de comprendre que je vais le prendre dans mes bras. Pour ne pas le brusquer et le traumatiser, je décide de lui caresser le visage très furtivement puis de tendre ma main vers lui, à seulement quelques centimètre de la sienne. Après un temps d'hésitation où il ne cesse de fixer ma main, Kankurô regarde l'Ambu puis ma main, il se décide à avancer progressivement sa main vers moi. Il hésite un peu avant de toucher mon petit doigt du bout de son index. Tout d'un coup il semble comprendre qu'il n'y aura plus de douleur et tend ses bras vers moi avec un grand sourire en disant « Ina ». Je le prend et le serre dans mes bras, ce sera peut-être la seule et unique fois où j'en aurai l'occasion. Par ce geste j'essaye de faire passer tout mon amour pour lui et je lui chuchote un nombre incalculable de fois à quel point je suis désolé.
Après quelques minutes, je sens la main de Rasa se poser sur mon épaule et le regarde, il me fait signe de me dépêcher. En regardant l'heure, je me rends compte que cela fait déjà plus d'une heure que nous sommes ici. Je me dépêche alors d'apposer le fuinjutsu à Kankurô. Je suis soulagée de ne pas à avoir à l'endormir pour traverser Suna. Je le pose ensuite près de sa sœur et les regarde jouer ensemble.
Quelques minutes après, Rasa et moi convenons que le moment le plus propice à mon départ et à celui des enfants sera juste après la naissance de son fils. Il me confira le bébé dès la naissance en me donnant l'ordre de le ramener chez lui. Peu importe que je n'aurai pas le droit de l'approcher, il s'en arrangera avec les membres du conseil.
« Rasa, es-tu sûr de toi ? Ne peux-tu pas intervenir auprès du conseil ? Tu aimes tes enfants, tu me l'as prouvé, tu n'es pas obligé de te séparer d'eux, pas ainsi.
— Tu sais comme moi que je n'ai pas le choix, je ne fais pas le poids fasse au conseil. Toi qui sert de liaison avec Konoha, tu as bien vu comment ont évolué mes relations avec mon ami Minato à cause d'eux. Ils ont profité de mon inquiétude vis à vis de ma famille pour prendre des décisions dans mon dos. Décisions qui ont anéantis tous les efforts réalisés par Minato et Moi pour maintenir la paix entre nos deux pays. Minato me prévient dans son message que les conseillers de Konoha ne supportent plus les décisions prisent dernièrement. Des décisions dont je n'ai même pas été informé et que je n'ai découvertes que dans ce message de Minato. Je suis incapable de protéger à la fois mon village et ma famille. Je dois découvrir qui tire les ficelles avant qu'il ne me contrôle complètement, les efforts que j'ai fait ces derniers jours pour reprendre le contrôle de mon corps sont épuisants et je ne tiendrais pas longtemps. J'ai de plus en plus de problème de mémoire. Ils ont presque gagné, mais je ne peux pas les laisser faire et mener notre village à la ruine. Je dois faire un choix. Je choisis donc de me séparer de mes enfants pour les protéger. Les protéger des conseillers et de ce que les conseillers sont en train de faire de moi. Et tu es ma seule chance de les protéger. Je veux seulement que tu les remmènes auprès de moi quand ils seront aptes à se défendre contre la politique.»
Ces explications sont confuses, mais comment lui en vouloir... Je fais de mon mieux pour lui faire comprendre qu'il pourra toujours compter sur moi.
«Je ferai mon possible, je te jure que je ne cesserai pas de me battre tant qu'ils ne seront pas en sécurité loin du conseil.
— Merci. »
Pour me donner du courage et ne pas craquer, je me tourne vers Temari et la prend dans mes bras. En me retournant vers Rasa je me rend compte qu'il fait de même avec son fils.
Nous nous regardons une dernière fois avant de nous élancer par la fenêtre en direction du lieu choisi pour l'accouchement, rapidement suivi par les Ambus. Je n'arrive toujours pas à croire la conversation que je viens d'avoir avec Rasa. J'ai enfin retrouvé mon ami que je croyais avoir perdu à la mort de ses parents, et je dois le perdre à nouveau à cause de certains conseillers.
Nous arrivons rapidement près de Karura, je reste avec les enfants dans le couloir pendant que Rasa rejoint sa femme. Les hurlements de Karura effraient Temari et Kankurô, je tente de les réconforter comme je le peux, mais je suis moi même perturbé par ses hurlements.
Quelques instants après Rasa sort de la salle et nous fait signe de rentrer.
Karura s'était redressée, elle se retenait de hurler pour les enfants. Temari étonnement ne lui sauta pas dessus mais s'avança prudemment, comme si elle comprenait l'enjeu de ce qui allait se dérouler ce soir.
Je porte Kankurô à sa demande afin de l'aider à faire câlin à sa mère. Karura a l'air étonnée de ce fait et me glisse en attrapant son fils « Tu vois, finalement rien ne t'empêche de t'occuper pleinement de mes enfants ». Je lui adresse un sourire rassurant, mais je remarque à ce moment là qu'elle jette un regard mauvais en direction des membres du conseil. Elle se reprend assez rapidement. Serait-il possible qu'elle soit au courant des plans du conseil. Cela ne m'étonnerait pas. Quelques minutes après, son visage se crispe, je reconnais son regard, elle a de plus en plus de mal à retenir ses cris. Rasa semble avoir également compris et demande aux enfants de dire au revoir à leur mère. Kankurô refuse de lâcher sa mère et Rasa doit l'y obliger. Je reste quelques instants de plus, je surveille les conseillers et me penche vers Karura, je dois lire sur ses lèvres, technique que nous avions mise au point adolescente, mais ses paroles ne laisse plus aucun doute, elle est au courant.
« Ne les laisse pas faire.
— Ne t'en fait pas, j'ai tout planifié, et Rasa va m'aider à les faire sortir tous les trois »
Elle semble étonné par ses paroles, mais également soulagée que son mari veuille protéger ses enfants. Son regard se rempli d'amour et de gratitude. Je me redresse mais n'ai pas le temps de faire le moindre pas que nous entendons Rasa appeler le plus vieux membre du conseil, il lui demande de prendre Kankurô et de garder les enfants le temps de l'accouchement. Seulement les choses ne se passent pas comme prévu et Kankurô se met à pleurer. Après un dernier regard vers Karura je me précipite dans le couloir. Le conseiller est pris au piège d'une technique de Rasa, les enfants cachés derrière ce dernier.
« Donne moi une seule raison de ne pas te tuer
— Je ne vois pas pourquoi vous me tueriez pour avoir un enfant capricieux.
— Ne me prend pas pour un imbécile, je ne suis pas devenu Kazekage en étant simplet. Maintenant tu vas me répondre, pourquoi avoir apposé un sceau sur mon fils?
— Pour le protéger !
— Le protéger ? »
A notre surprise à tous, ce n'est pas Rasa qui a parlé, nous nous retournons alors vers l'auteur de ces paroles.
« Vous avez apposé sur mon frère un sceau qui le fait souffrir pour le protéger ? »
Pourquoi a-t-il fallut que Temari hérite de l'intelligence de sa mère. J'aperçois au même moment ma sœur qui arrive, c'est donc elle qu'ils ont choisi comme sage-femme. Elle se fige, je lui fais signe de passer, ce n'est pas le moment de la ralentir, Karura a besoin d'elle. Elle passe prudemment derrière nous, Rasa lui fait signe d'entrer et je lui ouvre la porte. Temari s'est décalée et s'est postée à côté de son père dont elle a réussi à attraper la main. Elle reprend la parole, et prononce des mots qui ne devraient pas exister dans la bouche d'un enfant de 3 ans.
« On ne comprenait pas, Kankurô et moi, il voulait lui aussi des câlins et des bisous de tante Zeferina, mais il souffrait à chaque fois. Vous nous avez manipulé ! Et vous allez payer pour cela, vous avez voulu nous éloigner de tante Zeferina, et maintenant vous nous enlevez notre maman, je jure que si mon père ne vous tue pas ce soir, je m'en chargerais personnellement plus tard ! »
Rasa semble sonné par les paroles de sa fille et la regarde étonné. Elle est bien trop mature pour son âge, et elle le cachait bien jusqu'à présent. Un cri provenant de la salle derrière moi semble le ramener parmi nous. Il fait alors signe aux ambus derrière lui qui emmène le conseiller Mifune. Je prends alors les enfants dans mes bras et je vais m'asseoir en face de la porte, je remarque alors que plus aucun ambu n'est présent. L'arrestation de Mifune lui sert de couverture pour cette absence. Il me jette un dernier regard avant d'entrer dans la salle.
L'heure qui suit semble être une éternité, et puis plus aucun cri ne nous parvient, les enfants se redressent, on entend alors un bébé pleurer. Temari se met à pleurer également, rapidement suivi par Kankurô. Je les calme rapidement en leur disant qu'ils auront le temps de pleurer plus tard. Ils me regardent étonné. Je leur ai parlé assez sèchement, et ils en sont tellement étonné qu'ils cessent de pleurer tout de suite. Je commence à m'inquiéter, que fait Rasa. Je vois la porte qui commence à s'ouvrir mais la voix d'un conseillé retenti et stop le mouvement.
« Où pensez-vous aller avec cet enfant ? »
A mon étonnement ce n'est pas Rasa qui répond mais ma sœur.
« Faire ce que je fais avec tous les nouveaux nés, le laver, l'habiller et lui faire subir tout les tests médicaux pour savoir s'il se porte bien.
— Très bien, faites, mais revenez vite.
— J'en aurai au moins pour une heure »
Ma sœur ne laisse pas le temps de répondre au conseiller et sort vivement. Elle s'élance dans le couloir et me fait signe de la suivre. Elle est au courant, je ne sais pas comment mais elle sait tout. Arrivé à un angle elle se cache et me tend l'enfant. Nous sommes en froid depuis quelques années mais elle me prend dans les bras et me chuchote qu'elle m'aime, que l'enfant se nomme Gaara. Je ne souhaite pas qu'elle ait des ennuies, je décide alors de l'assommer, ainsi personne ne pourra se douter qu'elle m'a aidé. Je vois alors l'ambu qui à modifier le sceau de Kankurô, il prend Temari dans ses bras pendant que j'installe Kankurô sur mon dos avec un porte bébé et nous nous précipitons vers un tunnel secret connu uniquement des hauts gradés de l'Ambu et qui nous emmène à quelques kilomètre au nord-est de la ville. Même les membres du conseils ignorent son existence.
Nous avançons sans rencontrer de problème, le plus dur sera de passer la frontière du pays du vent. Après tout nous avons tout de même trois enfants avec nous. Arrivé à une demi-journée d'un poste de garde, à une oasis, l'ambu sort d'une cachette une charrette de marchand chargée et y dépose Temari et Gaara qu'il avait pris pour me soulager un peu. Cela faisait déjà un jour entier que nous voyageons. Il retire alors son masque Ambu et prends des vêtements dans la carriole, il m'en tend une partie. Je comprends alors que nous allons devoir nous faire passer pour un couple de marchand. Il prend alors la parole pour la première fois depuis notre départ.
« Nous devons nous dépêcher, Kazekage-sama a prévu un changement de garde toutes le trois heures afin de nous permettre de passer sans problème. La carriole est une précaution, mais aussi pour vous permettre de voyager par la suite avec les enfants.
— Il avait tout prévu ?
— Oui, si vous n'aviez pas montré cette envie de venir en aide aux enfants, nous nous en serions tenu au plan d'origine.
— Le plan d'origine ? » À partir de ce moment là, je commence à comprendre l'attitude de ma sœur, c'était elle qui devait emmener les enfants.
Je me rends compte également qu'il a parlé de voyager par la suite, comme s'il devait nous laissé, je me tourne vers lui pour en avoir le cœur net.
« Vous nous quitter dans combien de temps ?
— J'ai une mission à effectuer non loin de la frontière, je ne pourrais pas plus vous escorter. J'en profiterai pour brouiller vos traces, sans quoi le conseil se doutera de quelque chose et connaîtra la direction que vous avez empruntée.
— Très bien, merci pour tout. »
Nous n'échangeons plus de parole et nous hâtons de rejoindre la frontière, après tout, même si Rasa fait ce qu'il peut, l'alerte a du être donnée. Je n'arrive plus à le comprendre. Je veux bien que le conseil soit particulier, mais de la à ce que le Kazekage soit ainsi manipulé. Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire pour en arriver à cette situation ?
A mon grand étonnement nous passons la frontière sans problème. Je m'attendais à un contrôle plus poussé mais non, les gardes n'ont même pas jeté un coup d'œil aux enfants, preuve que la nouvelle ne leur ait toujours pas parvenue.
Quelques kilomètres plus loin, après nous être assuré que les garde frontières ne pouvaient plus nous percevoir, nous nous sommes séparer, l'Ambu prenant une direction et moi une autre. Pour des raisons de sécurité il ne sait pas où je vais. Une seule personne connaît ce lieu et j'espère de tout mon cœur qu'il viendra me retrouver afin de pouvoir mettre au point la suite. Il trouvera une solution sur le plus long terme.
Et puis j'ai promis à Rasa de ramener les enfants à Suna dans quelques années, une fois qu'ils seront près.
