Titre Original : Never Alone, Never Again
Titre français : Plus jamais seul, plus jamais
Auteur : Bored Beyond Belief
Traductrices : Blacky et Violette
Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.
Rating : T
État de la fic original : Fini (42 chapitre)
État de la fic en français : 13; Traduit : 24; En cours : 25, 30
Chapitre traduit par : Violette
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Déjà 13 chapitres de traduit par Cigale
Retraduction de la fic dès son début.
Nous avons l'accord de l'auteur
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Hier, une note a été mise!
merci à celles qui ont répondu et qui nous ont proposé leur aide!
Par contre Nesty, peux-tu allé directement à mon profile et aller à email, et m'envoyé un mail.
Ton adresse ne s'est pas mise, car Ff empêche les adresse de ce voir.
Je viens de remarquer, désolé, que nous nous étions trompé, nous avons mit le chap 13 au lieux du 12, l'erreur à été réparé, donc aujourd'hui, vous avez droit à 2 chapitres, le 12 et le 14!
Onarluca
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Bonne lecture et à la semaine prochaine!
Eni et Onarluca
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Chapitre 14 Cadeaux et introspection
Harry ferma les yeux, et apprécia la sensation d'être dans l'air. Pendant un moment il avait eu honte. En montant sur le balai la première fois, Harry avait été aussi précautionneux et tremblant que Neville pour son premier vol. Il ne savait pas si Hermione avait soufflé de choc ou de surprise. Mais la honte était rapidement passée. Après tout, qu'était l'orgueil face aux sensations procurées par le vol ? Dans un coin de son esprit, il réalisa qu'il ne pourrait peut-être plus le faire.
Les jumeaux étaient à côté, et papotaient tranquillement. Au début Harry fut surpris qu'ils ne le taquinent pas, car il était leur Attrapeur, mais un regard à Ron fit sourire Harry. L'expression de leur jeune frère les en avait dissuadés, s'ils y avaient pensé. Ce comportement ne venait pas de leur jugement, pensa Harry ironiquement.
Il se demanda ensuite de quoi les autres pouvaient bien parler à la maison, mais le doute revint. 'Ne penses qu'au vol. Tu ne sais pas combien de temps tu seras capable de le faire', se dit-il. Madame Weasley interrompit sa rêverie juste après.
« Harry ? Tu veux du gâteau ? » demanda-t-elle depuis la porte. Les ombres qui bougeaient derrière elle indiquaient que la discussion était finie. Harry sourit et descendit vers le sol. Il ignora son visage quand il bâcla l'atterrissage. 'Quand on peut marcher après un atterrissage, il est bon', pensa-t-il ironiquement. Il l'avait entendu dire par un pilote longtemps auparavant. Ca s'appliquait bien aux balais. Avec des jambes un peu en coton, il rejoignit Ron et Hermione, après avoir posé son balai adoré contre la maison avec les autres.
« Tu t'es bien amusé ? » demanda Hermione. Harry acquiesça en souriant.
« Oui », répondit-il simplement. Il se sentait bien. A la place de la faiblesse qui l'avait empêché de bouger, il ressentait la fatigue de quelqu'un qui s'était entraîné, ou se remettait après une longue maladie. Ses pas étaient petits, mais confiants. Pour aujourd'hui, il prétendrait guérir.
Harry secoua la tête en entrant au Terrier. Il y avait un gâteau sur la table de la salle à manger. Des chandelles l'illuminaient, en flottant dessus. Quinze. Un gâteau pour son anniversaire. Harry soupira de contentement. C'était seulement le deuxième gâteau qu'il recevait en personne. Hagrid lui avait offert le premier cinq ans auparavant, quand il était venu le chercher pour aller à Poudlard. Hagrid manquait à Harry. Le cœur de Hagrid était encore plus grand que lui, et Harry espérait que les géants (car il pensait qu'il était dans leur pays) le traiteraient bien.
« Bon, tu ne souffles pas tes bougies ? » demanda Sirius, les sourcils froncés devant le silence de Harry pendant qu'il s'asseyait. Dumbledore s'était assis dans une chaise dans un coin de la pièce, et observait calmement. Ginny était là, les yeux pétillants. Monsieur et madame Weasley étaient derrière les jumeaux, eux-mêmes en face de Harry, et souriaient férocement. Remus et Sirius étaient assis d'un côté de Harry, et Ron et Hermione de l'autre côté. Harry ferma les yeux, et fit un vœu. Il prit une grande inspiration et souffla toutes les bougies.
Pendant que tout le monde applaudissait, et que les assiettes s'alignaient pour recevoir une part de gâteau et un peu de glace, Sirius demanda, « Qu'as-tu souhaité ? ». Harry sourit mystérieusement.
« Je ne peux pas le dire, où mon vœu ne se réalisera pas », répondit Harry. Madame Weasley lui tendit une assiette débordante de gâteau au chocolat. Harry réprima l'envie de secouer la tête. Il avait un appétit diminué, mais il suspectait de pouvoir concurrencer Dudley en peu de temps en continuant à vivre chez madame Weasley. Quand toutes les assiettes furent remplies et distribuées, le gâteau disparut à la cuisine. Une pile de cadeaux apparurent à sa place. Harry rit.
'Il n'y a rien de mieux qu'un anniversaire magique', pensa-t-il avec contentement. Les jumeaux avaient commencé à observer Sirius, et Harry l'avait vu les intimider avec un regard noir. Venant d'un prisonnier évadé, même un regard noir pour rire était effrayant. Dumbledore observa l'interaction entre les jumeaux et Sirius avec intérêt. Ginny avait des yeux rieurs. Elle taquinait impitoyablement les jumeaux pour la plaisanterie qu'il leur avait faite.
Harry regarda Remus, qui observait Sirius avec un sourcil relevé. 'Il a l'air fatigué', pensa Harry, et comme si Remus sentit le regard sur lui, il se tourna vers Harry et lui sourit gentiment.
« Joyeux anniversaire Harry », dit-il.
« Merci », répondit Harry. Il aimait bien Remus, et était heureux qu'il soit là. Lui et Sirius étaient bons l'un pour l'autre. Il y avait des moments avec Sirius … des moments où Harry se demandait s'il était possible d'avoir des flash-back des Détraqueurs. Le regard des yeux de Sirius … Ils étaient morts, KO. Ses yeux ne possédaient plus d'étincelle, et à peine un peu de vie. Remus n'avait pas peur dans ces moments. Harry le regardait essayer de ramener Sirius vers le rivage, vers des conversations plus gaies.
Remus avait son propre fardeau de tristesse. En y repensant, Harry l'avait vu le premier jour, quand il l'avait rencontré dans le train. Les robes usées, le corps douloureusement las d'un homme qui agonisait à chaque pleine lune, et ce jusqu'à la fin de sa vie. Remus semblait avoir honte d'être un loup-garou. Harry se souvenait comment tous l'avaient traité après avoir appris son maléfice. Harry avait honte du monde sorcier pour ce traitement.
Quelque chose était a nouveau vivant chez lui depuis qu'il avait réalisé que Sirius était innocent. Harry savait combien Ron et Hermione étaient importants pour lui. Il ne pourrait pas supporter de perdre l'un d'eux. Remus avait perdu trois, voire quatre de ses plus proches amis. Harry ferma les yeux quand sa propre peur refit surface. 'Chut', pensa-t-il. C'était étonnant de voir la facilité d'entretenir des pensées sombres, et la difficulté de maintenir les bonnes pendant qu'on les avait. Harry était heureux que Remus et Sirius soient là l'un pour l'autre. Ils avaient besoin l'un de l'autre. Il lui sourit chaleureusement en retour.
'Espère juste que tu auras plus de chance avec tes amis' chuchota la partie sombre de l'esprit de Harry, et Harry dut combattre pour empêcher son sourire de se faner. Mais pourquoi son cerveau insistait là dessus ?
Mais la tension de la condition de loup-garou était visible dans chaque fibre de Remus et douze années à Azkaban avaient détruit la jeunesse et l'innocence de Sirius bien plus qu'une prison moldue ne l'aurait fait.
Harry refusa de laisser son imagination continuer à s'inquiéter pour ses amis. Il avait besoin d'eux. Même si les rejeter pouvait les garder saufs, ils avaient refusé de le quitter dans le passé, et continueraient. Et Harry savait à l'intérieur de lui que la solitude dans laquelle il était tombée serait beaucoup trop lourde sans eux.
« Bon, alors, tu les ouvres tes cadeaux ou quoi ? » demanda Ron, brisant ainsi le fil des pensées de Harry. Ron écarquilla les yeux d'exaspération. 'Comment peux-tu ne pas ouvrir les cadeaux ?' demandait ce regard. Harry rit en finissant son gâteau et en poussant son assiette de côté. Il avait fini son gâteau ? Harry regarda son assiette avec de grands yeux. Maintenant c'était différent. Regardant vers Fumseck, toujours installé sur l'épaule de Dumbledore, Harry intercepta le regard de Dumbledore.
« C'est agréable de voir que ton appétit est revenu », dit Dumbledore. Le visage de Sirius s'illumina comme un arbre de Noël quand il réalisa que Harry avait vidé son assiette, et même Ron renifla. Harry fut étonné de l'étincelle qui passa sur le visage de Sirius, qui partit aussi vite qu'elle était apparue.
« Super, Harry », commenta Ron. Il se leva et inspecta les cadeaux, impatient devant le calme de Harry.
Harry ne dit pas qu'il aurait pu rester une journée devant les cadeaux sans les ouvrir, simplement émerveillé d'en avoir reçu. Certains jours, Harry devait se pincer, terrifié à l'idée de se réveiller chez les Dursley. Harry remarqua le regard de Sirius, et comprit que son visage devait refléter ses pensées. Il secoua la tête à Ron et chercha un cadeau.
« Comme tu es très impatient de me voir les ouvrir, par lequel veux-tu que je commence ? » demanda Harry à Ron. La main de Ron planait sur la table pendant qu'il lançait un regard interrogateur à sa mère. Harry fronça les sourcils. Un léger mouvement de la tête de madame Weasley dirigea la main de Ron vers un drôle de petit paquet, plat, de la taille d'un livre.
« Tu devines de qui c'est ? » demanda Ron avec une lueur dans les yeux.
« Hermione ? » demanda Harry en riant. Enervée par la moquerie, Hermione prit le livre des mains de Ron et le tendit à Harry.
« Essayé et approuvé » dit-elle sagement, mais ses yeux riaient. Harry ouvrit le cadeau. Sorts et Sortilèges D'Aurors Très Efficaces : la Créativité comme alliée contre la Magie Noire indiquait le titre. Harry leva un sourcil. Hermione approuva fièrement. « Il y a beaucoup de sorts dont je n'ai jamais entendu parler, mais ils ont l'air extra ! », dit-elle avec enthousiasme, et une phrase favorite de Ron. Qui renifla. Harry ouvrit le livre au hasard, et son sourire s'élargissait. « …. Provoque ainsi une paralysie complète, permettant seulement la respiration et la circulation sanguine … » Ses yeux scannaient le livre, et il regarda de nouveau Hermione. Oh mon Dieu.
« Wouahou, merci Hermione », dit Harry, qui se sentait renforcé en tenant ce livre. S'il se sentait plus confiant avec les sorts depuis le Tournois des Trois Sorciers, il prendrait maintenant la direction d'un autre niveau. « Où l'as-tu trouvé ? »demanda-t-il. Ces sorts semblent extrêmement puissants et avancé pour une cinquième année qui va chez Bott et Fleury.
« Humm », dit Hermione, rougissante. Ses yeux évitaient les adultes avec culpabilité, puis elle s'approcha de lui et murmura « Gilderoy Lockart avait besoin de nouveaux livres … »
« Que veux tu dire ? » murmura Harry en réponse, rapidement.
« Hé bien, ce n'est pas comme si sa mémoire est encore fiable. Je veux dire, il pourrait l'avoir commandé pour moi … De plus, beaucoup de personnes ne le connaissent que par ses livres. Ils ne savent pas pour … humm … sa condition », dit-elle ironiquement, se référant au sort d'amnésie qu'il avait voulu lancer sur Harry et Ron, et qui avait effacé sa propre mémoire à la place … pour une durée indéfinie. Harry sut que sa mâchoire avait chuté. Il regardait son amie avec des yeux écarquillés de surprise. Sa rougeur rivalisait maintenant avec celles de Ron, mais son expression indiquait qu'elle était fière d'elle. 'Ce n'est qu'une question de temps avant que la bibliothèque de Poudlard ne nourrisse plus sa curiosité' réalisa Harry, qui la prit dans ses bras. 'Bien sûr, quand Hermione trouve une motivation pour enfreindre le règlement, ça implique des livres.'
« C'est quoi ? » demanda un Sirius suspicieux, qui essayait d'espionner au-dessus de leurs épaules. Harry fit rapidement passer le livre sous sa chaise, puis empêcha Sirius de voir en cherchant à atteindre un autre cadeau que Ron lui tendait. Il souhaita contenir son choc un peu mieux. Maintenant tout le monde était curieux.
« 101 habitudes d'Aurors très Efficaces », mentit Harry habilement, en se rappelantun livre populaire l'année d'avant. Il donna un coup de coude à Ron, qui allait le corriger, et remarqua que les autres adultes acquiesçaient, sauf Remus et Sirius. Dumbledore n'avait pas l'air trompé, et Harry se demanda si quelque chose pouvait lui échapper. Ou alors, il avait fait du regard 'de celui qui sait' une science. Harry en renifla presque. 'Mais d'où viennent toutes ces pensées.' S'interrogea Harry. 'Ne me laissez pas ouvrir la bouche, ou je deviendrai comme Malfoy', pensa-t-il, et fit une pause. 'OK, presque aussi mauvais qu'un Malfoy', s'amenda-t-il, et prit le petit paquet des mains de Ron.
La boîte était juste un peu plus grande qu'une boîte de bague. Le papier cadeau représentait de petits gâteaux d'anniversaire, avec des bougies dont les flammes dansaient. Harry leva les yeux et vit Ron avec un large sourire. Les sourcils de Harry se levèrent. 'De toi ?'demandaient ses yeux. Ron acquiesça. Harry ouvrit la boîte, et un vif d'or miniature s'envola pour aller se stabiliser près de la tête de Harry. Il avait la taille d'une petite balle de caoutchouc, et faisait un bruit un peu plus aigu qu'un vrai vif d'or. Harry le regarda voler dans la pièce.
« C'est un Mini Vif d'Or, étudié pour les Attrapeurs qui vivent dans des endroits où le temps est trop mauvais pour jouer pendant de trop longues périodes », expliqua Ron. Même si Harry l'écoutait, il ne pouvait s'empêcher de suivre les mouvements du Mini Vif d'Or dans la pièce avec sa vision périphérique. « Il est plus petit pour que les Attrapeurs s'entraînent à le remarquer, mais ses mouvements sont les mêmes qu'un vrai Vif, pour que tu puisses l'attraper comme un normal. C'est seulement plus difficile, parce qu'il est bien plus petit », expliqua Ron. Le vif d'or était au niveau de l'épaule de Ron, à portée … D'un coup, la main de Harry jaillit et emprisonna la petite balle dans son poing avec un sourire. Ron sauta de surprise, et Fred et Georges s'esclaffèrent. « La vache … » dit Ron, qui fut repris par madame Weasley. « T'es effrayant avec ça, tu sais ? » l'amenda Ron. Harry sourit presque.
« Je sais », répondit Harry avec un sourire narquois. « Merci, Ron ! » dit Harry avec enthousiasme. Ron eut l'air heureux, et l'embrassa sur la front.
« Oh, et tu peux le garder actif seulement dans une pièce, ou le faire te suivre et voler autour de toi », ajouta Ron.
« Tu imagines Harry l'attraper comme ça en potions ? » demanda Georges, son visage indiquant clairement qu'il le ferait. Harry sentit son visage se baisser.
Poudlard. Comment allait-il pouvoir retourner à l'école ? La cinquième année débutait dans moins d'un mois, et Harry savait que les rêves recommenceraient. Et comment pourrait-il monter dans la tour de divination (même s'il n'en avait pas envie), ou descendre dans les cachots pour les cours de potion quand il pouvait à peine voler dans le pré des Weasley ? Ses pensées semblaient se propager autour de lui, car tout le monde devint silencieux, gêné.
Ses peurs du début de l'été étaient de voir l'endroit où la labyrinthe avait été installé, de voir Cho à nouveau, de savoir qu'on le blâmerait pour la mort de Cédric. La fin de l'année dernière avait été affreuse. Maintenant … Il n'avait pas besoin de s'inquiéter pour ça. Dumbledore éclaircit sa gorge et pointa un paquet bleu éclatant.
« Peut-être que Harry devrait ouvrir celui-là après », dit Dumbledore. Ron prit le paquet silencieusement et le tendit à Harry. Le papier avait l'air de papier alimentaire en plastique, mais quand Harry l'ouvrit, il y avait quelque chose dedans. Une petite broche en or, en forme de cerf, avec une petite émeraude pour chaque œil. Harry la regarda d'un œil admiratif. Même s'il n'avait jamais porté de bijoux avant, le sentiment était très gentil.
« Merci … » dit Harry.
« Cependant, ce n'est pas une broche ordinaire, Harry », l'interrompit Dumbledore avant que Harry ne termine. « C'est un Portoloin. Il est préparé pour aller dans certaines salles de classes désertes dans Poudlard. Les murs seront toujours en place », dit Dumbledore de manière rassurante avant que quelqu'un ne pose la question, « Mais tu devras être capable d'aller ensuite en classe sans problèmes, au lieu d'utiliser les escaliers mouvants », termina-t-il. Harry était estomaqué. Il avait passé tant de temps à essayer de faire face à sa peur de quitter ses amis et la seule maison qu'il ait jamais eu, qu'il ne savait pas quoi dire maintenant qu'en un instant ce souci était effacé. Il savait que sa bouche pendait grande ouverte.
« Je… » dit Harry, mais il ne put finir. Le sourire de Ron était gigantesque, et Hermione essayait d'essuyer ses yeux discrètement. Ron la regarda, la tête basse, des cheveux frisés tombant devant son visage. Il s'avança et la bouscula avec son épaule, pour rire ( ???). Elle rit, mais sa voix tremblait, et elle reniflait bruyamment. Harry soupira. Il se sentait toujours un peu perdu quand elle pleurait. Fred et Georges se tapèrent dans la main … 'Mais où ont-ils appris ça ?' s'étonna Harry. C'était un geste moldu. Remus mit la main sur l'épaule de Sirius, et Harry réalisa que les yeux de Sirius luisaient eux aussi. Apparemment il s'inquiétait aussi pour ça. Harry savait que son visage serait un reflet du sien. Il n'aurait pas souhaité un meilleur cadeau.
« Il y a des sorciers et sorcières handicapés. Certaines blessures ne peuvent être soignées par la magie. Poudlard possède l'équipement nécessaire dans ces circonstances, bien que nous ne l'ayons pas utilisé depuis des années. De plus … » dit Dumbledore avec un sourire malicieux, « je pense que tu trouveras plus d'un étudiant recherchant la solitude pour des raisons qui n'ont rien de scolaires, et qui doivent être sortis de ces pièces. Tu rendras un service à Poudlard. » Harry jeta un regard à monsieur et madame Weasley, qui rougissaient. Dumbledore les regardaient tous, et madame Weasley toussa, gênée.
« Wouhaou, Harry … », couina monsieur Weasley. "Merveilleux cadeau. » Ginny et Hermione gloussaient pendant que Dumbledore regardait encore monsieur et madame Weasley un moment. Ensuite, il se tourna vers Sirius, qui hennissait pas très discrètement.
« Oui, monsieur Black ? » demanda Dumbledore, et maintenant, c'était au tour de Sirius de rougir. Remus dut tousser pour cacher son rire. Sirius se redressa pour avoir l'air sage, et essaya de prendre un air innocent. Il y échoua lamentablement.
« Tu sauras encore plus de potins que Lavande », dit Hermione à Harry, ses yeux enflés, mais les larmes avaient arrêté. Harry secoua la tête, incrédule. L'idée de marcher avec les gens … Ce n'était pas très amusant pour lui. Il refusa de laisser son imagination vagabonder avec cette pensée, ou il savait qu'il rougirait sous peu.
« Ouvres un autre paquet, Harry », déclara Sirius, et Harry sourit à la tentative pas très subtile de dévier la conversation hors des salles de cours vides.
« Merci, Directeur », dit Harry sincèrement. Sa voix était plus solennelle pendant qu'il regardait Dumbledore dans les yeux. Les mots semblaient insuffisants pour décrire ses sentiments. Fumseck gazouillait tranquillement, ce qui abaissa la tension ambiante. Dumbledore sourit chaleureusement.
« Quels autres paquets as-tu ? » demanda Dumbledore, redirigeant l'attention de Harry sur la table. Ron avait repéré un paquet qui contenait vraisemblablement un livre.
« De qui est-ce ? » demanda Ron.
« Remus et moi », répondit Sirius.
« Vous êtes sûrs que ce n'est pas un autre cadeau d'Hermione ? » taquina Ron. Hermione lui lança une serviette, qu'il évita en allant donner la cadeau à Harry. Harry sourit aux deux hommes et ouvrit rapidement l'emballage. Le titre était Le Quidditch A Travers Les Ages, et la couverture montrait un match de quidditch joué avec des balais datant du 18e siècle. Harry sourit de reconnaissance.
« Ouvre-le », lui intima Sirius. Harry obéit, et le texte à l'intérieur du livre était complètement différent. L'Animagus en Nous Tous, par Katrina Feral. Harry le parcouru avidement. Les instructions pas à pas, pas moins, pour devenir un animagus. Ron le lisait aussi au-dessus de son épaule, et s'écria presque d'enthousiasme, ce que Harry évita en lui frappant discrètement le menton.
« Il est parfois très utile que ton adversaire ne connaisse pas toutes tes capacités », dit Remus, avec une expression indéterminable et un regard à Sirius. L'expression de Sirius était beaucoup plus parlante.
« Merci à vous deux », dit Harry, reconnaissant de les avoir dans sa vie. « Beaucoup », ajouta-t-il, et ils semblèrent comprendre que les remerciements de Harry n'étaient pas uniquement pour le cadeau. Sirius acquiesça, et Remus sourit.
« Wouahou », dit Ron en prenant une énorme boîte emballée dans un papier orange, rose et bleu où des clowns courraient en se lançant des confettis. Les confettis tombaient hors du cadeau, et s'amoncelaient sur la table des Weasley.
« D'après les couleurs, tu dois avoir compris qui te l'offre », dit Ginny ironiquement. Harry la regarda. Elle était toujours dans le coin, appuyée contre le mur, les bras croisés, et un sourire sage tout en regardant les jumeaux. Qui confirmèrent en couinant. Harry rit en recevant la boîte, mais la tint éloignée de son visage.
« Je ne sais pas si c'est sage de l'ouvrir », dit Harry, et pas uniquement pour rire.
« Oh, vas-y », dit Georges avec un air sévère qui leur rappela le professeur McGonagall.
« Il n'y a rien de méchant », promit Fred. Harry le regarda dans le blanc des yeux un moment, essayant de juger sa sincérité. Acquiesçant après un moment, Harry déchira le papier d'emballage, et sortit la boîte, réprimant un tressaillement. Rien n'explosa. C'était un bon début. Ouvrant la boîte, il découvrit de nombreuses petites boîtes, des bulles et des paquets de toutes tailles et couleurs. Harry fronça les sourcils et lança un regard inquisiteur aux jumeaux.
« Des échantillons. Pour notre future boutique de farces et attrapes. Considères-toi comme un bêta-testeur. Chaque plaisanterie est livrée avec les instructions et même une ou deux suggestions pour un résultat optimal », ajouta Georges fièrement. Hermione avait la bouche grande ouverte de surprise.
« Bêta ? Optimal ? OK, vous me faites peur », plaisanta Hermione avec les jumeaux. Ils sourirent de toutes leurs dents.
« Nous prenons les plaisanteries très au sérieux », dit Georges. Fred acquiesça solennellement. Harry savait que les gains du Tournois des Trois Sorciers n'auraient pas pu être mieux dépensés.
« On dirait qu'il y en a encore un », dit Ron, attrapant le paquet bizarre qu'il avait failli prendre en premier. Ron le tendit à Harry solennellement, et Harry vit le clan Weasley s'approcher de la table.
« Ouvres-le, Harry », dit Ginny avec un sourire. Harry ouvrit. C'était un petit vase. Harry regarda à l'intérieur et vit …
« De la poudre de cheminette ? »demanda Harry. Les Weasley acquiescèrent.
« Maintenant, suis-moi », dit Ron, qui avait agrippé le coude de Harry avec enthousiasme. Harry grimaça de douleur quand les doigts de Ron pressèrent sur la blessure faite par Pettigrow. Ron retira sa main rapidement, les yeux remplis de sympathie. « Désolé, camarade », dit Ron, qui agrippa la manche de Harry à la place. « Viens ! » dit-il avant de monter les escaliers. Harry suivit plus lentement. Tout le monde se leva et les suivit. Ron attendait surexcité devant la porte de la chambre de Percy, la main sur la poignée de porte. Harry tenait son bras, et réprimait l'envie de plier son coude. Ca brûlait. Maudit Pettigrow. Comme Harry approchait, Ron regarda par-dessus son épaule comme s'il attendait un signal. Acquiesçant après l'avoir reçu, selon toute évidence, Ron ouvrit la porte en grand. La chambre de Percy était … différente.
Harry avait vu la chambre de Percy avant. Elle était méticuleusement rangée, propre, avec une étagère remplie de livres scolaires. Les murs étaient décorés avec des photos de famille dans un style dont Martha Steward aurait été fière (tante Pétunia possédait tous ses livres). Percy avait quelques posters d'auteurs sorciers dont Harry n'avait jamais entendu parler. Quelques trophées étaient posés sur le bureau, mais Harry n'avait jamais pu voir ce qu'ils récompensaient.
Mais la chambre avait une toute autre allure maintenant. Des posters d'équipes de quidditch célèbres étaient affichés sur tous les murs. Le lit, avant plat et stérile avec des draps blancs et des couvertures brunes était à présent recouvert d'une couette remplie de duvet, et d'un dessus de lit que madame Weasley avait du faire elle-même. Les murs, autrefois doux et insipides , étaient vifs des couleurs de gryffondor. La malle de Harry attendait au pied du lit, à côté de la cage d'Hedwige. Harry sentit un frisson descendre le long de son dos, quand il vit, un peu choqué, ce que la famille Weasley semblait lui montrer.
« La poudre de cheminette est notre version d'une clé de maison, Harry », dit Monsieur Weasley derrière lui, en mettant une main sur l'épaule de Harry. Sa voix tremblait d'émotion.
« Tu sais que Maman t'avait déjà pratiquement adopté », dit Ron en passant sa tête dans la chambre. Harry entra à l'intérieur, les jambes en coton, et regarda autour de lui.
« Percy est parti il y a un moment, tu sais », hurla presque Ginny, qui était derrière les jumeaux. Très comiquement, elle essayait de voir par morceaux ce qui se passait par-dessus les épaules des jumeaux.
« Cette chambre n'avait pas eu l'air aussi cool depuis très longtemps ! » déclara Fred, très enthousiaste. Georges acquiesça.
« Je sais que tu préfèrerais rester avec Sirius quand il sera innocenté, Harry. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas t'offrir une maison en attendant », dit Madame Weasley, sa voix par moment aiguë comme si elle essayait de ne pas pleurer. « La poudre de cheminette est là pour dire que tu auras toujours une place ici », dit elle solennellement. Ron regarda Harry avec une expression très intense sur le visage, ses yeux cherchant ceux de Harry. Harry sentait des larmes couler le long de ses joues.
« Oh, embrasse-moi ! » dit Fred, la voix trop aiguë, en essayant de se moquer de la situation. Ron traversa la chambre en une seconde, et prit Harry dans ses bras.
« Maintenant, je ne suis plus la seule cible de Fred et Georges depuis leur grenier ! » dit Ron, qui laissa Harry abruptement, pressé d'oublier sa maladresse.
« Et Ginny ? Ils ne lui font pas de blagues ? » demanda Harry, reconnaissant à la plaisanterie de lui laisser le temps de se reprendre.
« Je pense qu'ils ont peur d'elle. Peut-être parce qu'elle est la plus jeune, et qu'elle est capable de s'en sortir avec n'importe quoi. » répondit Ron avec un reniflement. Harry regarda Ginny avec surprise. Elle s'était frayé un chemin malgré les jumeaux, et se tenait fièrement près de sa mère. Le coin relevé de sa bouche indiquait qu'elle était d'accord avec Ron. Harry avait du mal à imaginer les jumeaux réfléchir à deux fois avant d'aller donner des fessées autour d'eux. Il savait que ce ne serait qu'une question de temps avant que se soit la même chose entre lui et Sirius. Il ne leur avait toujours pas dit pour les Maraudeurs. Harry devait admettre que c'était trop amusant de les voir comploter, sachant qu'ils n'avaient pas une chance contre Sirius.
Sa propre chambre. Une chambre normale, avec des posters, et … Il pouvait mettre des choses sur les murs. Il pourrait garder sa malle dehors. Il pourrait s'asseoir avec Hedwige sans s'inquiéter que quelqu'un la voie. Il pourrait faire ses devoirs quand il le voulait. Un si beau cadeau, c'était trop.
Harry regarda les Weasley réunis autour de lui, qui attendaient. Fred et Georges souriaient férocement, tout comme Ginny. Madame Weasley sanglotait ouvertement, et Harry la laissa l'agripper comme un nounours pour pleurer, d'une manière qui faisait concurrence à Hagrid. Elle le tenait serré, et Harry ferma les yeux, se détendit. Il savait dans son cœur qu'il ne pouvait refuser ce cadeau. Il espérait juste qu'ils ne le regretteraient pas.
Harry jeta un regard à Monsieur Weasley quand Madame Weasley le lâcha finalement, et qu'il remettait des cheveux en place sans s'en rendre compte. Son visage était étrange. Harry pensa qu'il y verrait de la culpabilité, avec de l'affection et de l'orgueil. Harry réalisa que bien qu'il aimait beaucoup Monsieur Weasley, il ne le connaissait pas beaucoup. Le regard de Monsieur Weasley était le plus candide qu'Harry avait jamais vu. Ce n'était pas le regard d'un homme perplexe sur son affection pour le meilleur ami de son fils. C'était le regard d'un homme qui s'inquiétait pour Harry. Qui voulait le voir heureux et en bonne santé. A la surprise de Monsieur Weasley, Harry le prit dans ses bras. Il resta, calme, un moment, puis serra Harry, tant que son dos fit un bruit.
« Tu ne retourneras jamais chez eux, tu m'entends ? » murmura Monsieur Weasley tranquillement à Harry avant de le relâcher. « Ta place est ici », déclara-t-il solennellement. Harry acquiesça. Le 'Awwws' des jumeaux était de trop. Harry les prit aussi dans ses bras, puis Ginny. Elle rougit furieusement en faisant un pas en arrière, après, les yeux bizarrement humides, mais ne dit rien. Harry suspecta qu'elle pleurerait si elle parlait.
« Bon, c'est bien mais si on reprenait un peu de gâteau ! »
« Bien. Mais avant que Harry ne vous rejoigne, j'aimerai lui dire un mot en privé », dit Dumbledore. Harry vit les autres descendre les escaliers. Sirius et Remus regardèrent par dessus leurs épaules en partant, à regret. Sirius surtout voulait rester près de Harry. Dumbledore ferma la porte et indiqua à Harry de s'asseoir sur le lit. « Il y a des choses dont nous devons discuter », dit Dumbledore, solennel. Harry remua, mal à l'aise. Cela n'annonçait rien de bon.
À suivre
