Chapitre 14 : toucher au bonheur

Hey les copains ! Je pars demain en camp scout avec des copines pour faire "cuistot". Je ne rentrerai que le 26 donc pas de chapitre avant ça, je poste donc deux histoire de vous faire patienter !

Rappelez moi de poster mes OS dans le recueil "Ma vite dans ma tête"

Réponses aux reviews :

slach-nono :

Hahaha merci beaucoup mais malheureusement Mycroft et Elizabeth n'ont aucun avenir amoureux ici!

Mana 2702 :

Ce pauvre neville. Franchement quand je relis les bouquins, je réalise qu'ils sont pas toujours cools avec !

Disclaimer :

Elizabeth mine. Harry to JK. Holmes and stuff to Gatiss, Moffat and Doyle.


Je n'ai parlé de mon entretient à la direction à personne. Pas même à Mycroft. Quant à mes camarades ? Ils ne comprendraient pas. Hermione a fait la grossière erreur de montrer l'étendue de son savoir. Bon, faut reconnaître qu'elle exagère parfois. Mais, clairement, les sorciers ne veulent pas qu'on ose sous entendre qu'on sait mieux qu'eux sur leur propre monde.

Neville est en pleine disgrâce, heureusement que je suis là. Minerva nous a interdit de lui dire les mots de passe, mais peu importe. Je ne me sépare jamais de lui ,il est trop terrorisé pour ça, je peux lui ouvrir la porte. Et sa grand-mère lui a envoyé une beuglante. J'ai trouvé ça gonfler.

Il pensait bien faire.

Hermione travaille avec moi dans la bibliothèque.

- Elizabeth, tu veux m'aider à préparer la défense de Buck ?

- .. Je connais quelqu'un qui pourrait la corriger, si tu veux. Mais je suis pas vraiment calée en droit, même moldu. Tu dois sans doute être meilleure que moi.

- Mmh.. J'imagine que tu as raison.

Elle aussi elle a l'air mal. Elle pleure beaucoup, je l'aide avec ses devoirs mais du coup ça la fait culpabiliser et lui donne l'impression d'être mauvaise. Elle est excellente, douée, beaucoup trop douée.

- Je ne voudrais pas embêter Neville et toi, je vais vous laisser.

- Hermignonne si tu m'embêtais, on sait toutes les deux que je te l'aurais déjà dis, je souris doucement.

Elle me regarde et hoche la tête.

- J'imagine que tu as raison.

- Bien entendu que j'ai raison.

Elle s'en va en levant les yeux au ciel. Je souris en coin.

OoOOoo

Quelques jours plus tard, je ne vais pas à la sortie à pré au lard, restant à Poudlard avec Neville. Il m'a pratiquement insulté pour que j'y aille, persuadé que je me privais du nirvana. J'ai du lui faire entendre qu'y allé ou pas, peu m'importait. Il a finit par accepter.

Nous sommes dans le patio, je suis assise sur la bordure et plongée dans "Mathilda". Roal Dalh me réchauffe le cœur quand rien ni personne ne m'atteint.

- Elizabeth, dit une voix derrière moi.

Je sursaute et me tourne vers Lupin qui me sourit, visiblement amusé. Je le regarde, outrée.

- Professeur ! Je sais que pour garder l'amour comme au premier jour il faut des surprises, mais ça ne veut pas dire donner une attaque à votre dulcinée.

- Ma dulcinée ? Voyez-vous cela.

Il a l'air très amusé. J'aime bien quand il est amusé.

- Je voulais vous parler de votre théorie. J'y ai encore pensé. Vous devez avoir raison.

- ...n'ayez pas l'air si surpris, c'est insultant.

- Non mais... dans mon chagrin je n'ai pas été rationnel.

- L'inverse serait surprenant, Professeur. Mais savoir que quelqu'un me croit me rassure. J'ai eu l'impression que c'était sortis de nulle part. Maintenant il faut passer à la partie la plus difficile.

- Qui est ?

Je me redresse.

- Voyez vous, le commun des mortels peut, grâce à une suite de faits donnés, envisager la conséquence. Cependant, ce que peut savent faire, c'est, à partir d'une conséquence, donnez la suite de faits. [NDA : ceci sort tout droit de la bouche de Sherlock Holmes dans "une étude en rouge]

- ..Mmh. Vous connaissez quelqu'un qui sait faire ça ?

- J'en connais deux. L'une est morte et la deuxième ne nous aidera pas à moins d'en tirer son propre intérêt. Et Mycroft n'en tirera aucun.

- Vous les tenez en grande estime, n'est-ce pas ?

- Vous n'avez pas idée..

Je soupire.

Il hoche la tête et s'éloigne. Je le regarde partir et me replonge dans ma lecture. Quelques heures plus tard, je vois Harry avec Rogue qui le tient par le col. Rogue donne un morceau de parchemin à Lupin et Ron les rejoint en courant, prétendant avoir offert ça à Harry.

Je soupire, il s'est encore mis dans la merde. Je les rejoins.

- Hey Potter ! Je souris.

Harry se tourne vers moi et Rogue me lance un regard fulminant de colère que j'évite bien sagement.

- Encore merci de m'avoir aidé en métamorphose tout à l'heure. Je pense que sans toi Neville et moi on aurait raté.

Le teint de Rogue se cire un peu plus et Harry me fait un sourire éblouissant.

- Avec plaisir Watson !

Je m'éloigne en souriant.

OoOOoo

On est aux vacances de Pâques et Poudlard est un bordel incroyable. D'abord, Buck est condamné à mort. Mais ça c'est des conneries. Hagrid serait un idiot si il ne laissait pas l'hippogriffe s'échappé "sans faire exprès". Hermione a ragequit divinations. Mais elle a bien fait, elle a déjà trop de cours. Elle a même raté un cours de sortilège en s'endormant. J'aimerais encore l'aider mais elle refuse. Je peux comprendre. Elle a choisis ses options, elle doit les assumer, seule.

Gryffondor est en finale contre Serpentard et Sevychou est très désagréable avec moi. Mais ce n'est pas la seule raison expliquant sa mauvaise humeur.

1) j'ai défendu Harry alors que, soyons franc, il n'était pas dans la salle commune

2) je suis amie avec Neville qui, avant de devenir la bête noire des Gryffondors, étaient déjà celle de Rogue

3) il a entendu parler de ma théorie sur l'innocence de Black

Comment je suis certaine de ce point ? Et bien, je sais que Mycroft en a entendu parler. Il me semble raisonnable de croire que c'est également le cas de Rogue. Comment je sais que Mycroft en a entendu parlé ?

McGo m'a convoquée. Elle est venu me chercher dans la salle commune devant tout le monde et je suis dans le bureau de Dumby. Devant moi, Mycroft semble silencieux sous la colère. Il a les mains jointes comme Sherlock le faisait.

- Sinon, ça va Londres, toussa ?

- Quand j'ai salué ton avenir professionnels.

- Vous n'avez jamais fais ça.

Il me fusille du regard pour l'avoir coupé.

- Je n'ai pas insinué que tu devais te mettre en tête de défendre Black, Elizabeth. Et surtout pas au point que le gouvernement anglais moldu en entende parler.

- Ecoutez, Mycroft, vous savez depuis le début que j'étais curieuse sur le sujet. Je fréquente Sherlock et vous depuis mes neufs ans et Sherlock a refusé de me parler pendant deux semaines. Le temps que je fasse une déduction correcte !

Je serre les poings et regarde Dumbledore.

- J'ignorais que ma théorie serait ébruitée.

- Ne me regardez pas, Elizabeth. Nous étions plus que trois à vous écouter ce soir là.

Je me crispe et tourne la tête vers les portraits. Bien sûr. Quelle idiote j'ai fais...

- Et quelle importance que le gouvernement moldu en ait entendu parlé ?

- Les gens savent notre proximité Elizabeth.

- C'est parce que vous avez une photo de moi sur votre bureau, je susurre.

Il chasse ma remarque d'un geste agacé.

- Ils pourraient croire que cette idée vient de moi.

- … Vous savez la vérité. Si je m'étais trompée complétement, vous ne seriez pas venu. SI vous êtes venu me décourager, Mycroft, vous vous fourrez le doigt dans l'œil. Je vais continuer. Pire qu'avant.

Mycroft me regarde du coin de l'œil et ne dit rien. Je fronce les sourcils et souris en coin.

- Mycroft.. Vous êtes venu me dire que j'étais sur la bonne voie.

- Je devais parler au professeur Dumbledore et je suis venu m'assurer que tu te mêles de tes affaires.

- Et vous pensez que ça va fonctionner ?

Il ne répond pas. Je souris un peu plus.

- Comment va Papa ?

- Elizabeth, je pense que votre entretien va devoir s'arrêter là, me dit gentiment Dumbledore.

Je comprends. Pas de visites de courtoisie, même prou Mycroft Holmes. Ok, c'est noté. J'attends juste sa réponse.

- Bien.

- Merci.

Je me lève et regarde Mycroft. J'embrasse sa joue et il se laisse faire avec sa flegme habituelle. Je retourne dans le dortoir. La veille de la finale, tout le monde est sur les nerfs. J'entre discrètement.

- Que te voulait Dumbledore ? Me demande Ron.

- Professeur Dumbledore, corrige Hermione.

- Et bien, mon couple préféré est rabiboché ? Je souris doucement.

- Quoi ?

- Non!

- Beurk !

Je souris et m'éloigne mais c'est sans compter sur Harry.

- Que te voulait Dumbledore ?

- J'ai aussi le droit d'avoir des entrevues avec lui, Harry-chou, je réponds en faisant la moue. Ne sois pas jaloux.

- Je ne suis pas jaloux ! Je suis.. Curieux.

Comme moi j'étais curieuse de savoir ce que tu faisais avec MON Remus. T'en fais pas Harry, on s'adapte.

- C'est privé.

Il fronce les sourcils, inquiet et me fixe.

- Tu vas bien ?

- Quoi ? Oui ! Je souris. Ne t'en fais pas. Mais.. Ca ne te regarde pas.

Ca te regarde directement mais tu es aveuglé par la peur et la douleur et serait incapable d'écouter mes arguments. Aussi, je t'apprécie trop pour mettre notre amitié en péril avec une théorie tirée par les cheveux.

Tirée par les cheveux..

...mais approuvée par Mycroft.

Il n'est pas venu juste pour m'engueuler. Je crois l'idée qu'il devait voir Dumbledore. Les enfants moldus sont de la responsabilité de Mycroft mais à Poudlard donc Dumbledore. Donc ça a du sens. Mais me convoquer juste pour me dire "Mêle toi de tes oignons" ? Non. Trop d'énergie pour rien. Or Mycroft ne se déplace pas pour rien. Chaque geste est calculé.

- Elizabeth, tu es sure que ça va ? Me demande Ron.

- Mmh. Je vais me coucher.

Je fonce dans les dortoirs et vais prendre une bonne douche avant d'aller dans mon lit. Je ne dors pas vraiment, je reste couchée et a tourné et retourné dans ma tête mes théories avec les faits que j'ai. Aucune solution. Le silence me semble bruyant. Je comprends pourquoi Sherlock a besoin de se concentrer si fort..

Au bout de plusieurs heures, les filles se tirent hors du lit et je fais pareil. J'enfile ma tenue de fangirl n°1. Je continue de penser que le quidditch n'est qu'une affreuse compétition mettant les maisons en concurrence pour rien.

Mais c'est ma dernière année où je peux être la midinette de Dubois, donc je vais mordre ma chique et être la meilleure pom pom girl ever.

Au petit déjeuner, les insultes et commentaires fusent des deux tables. On a une majorité des Serdaigles et des Poufsoufles avec nous. Ce manichéisme primaire me désole plus qu'il ne m'amuse mais si j'en parle à qui que ce soit je vais encore passer pour la rabat joie de service.

Hermignonne n'est pas la rabat joie cette fois, suite à une altercation avec Malefoy elle se bat griffes et ongles pour que Gryffondor remporte la coupe. Et je peux comprendre. A la table des Professeurs, même Lupin a mis un gilet couleur pourpre. Minerva et Sevechou semblent remonter comme jamais et se font la gueule en quelque sorte.

C'est presque mignon.

Presque.

Je croise le regard de Dumbledore qui m'observait. Je lui souris et fais un clin d'œil. Je n'ai pas confiance en ce vieil homme, je l'apprécie, j'apprécie discuter et m'entretenir avec lui, mais il me rend méfiante. Il est puissant, extrêmement puissant. Je ne dis que les gens puissants font uniquement le mal. Mais les gens qui font uniquement le bien sont généralement malheureux. Mycroft ne fait pas le bien. Mycroft fait le bien pour une nation. Dumbledore essaye certainement de faire le bien pour la magie. Mais je n'ai aucune idée de comment il fait pour arriver à ses fins et ça me stresse.

M'enfin. Je deviens trop soucieuse ces temps ci.

Habituellement ce sont les jumeaux qui me tirent hors de mes pensées mais aujourd'hui ils ont la tête trop occupé pour ça. Ils sont avec les autres membres de l'équipe de quidditch, Dubois donnant ses dernières instructions avant le match. Je souris doucement et les observe.

Finalement, le match commence. Je suis dans les tribunes et hurle à m'exploser les poumons, stratégiquement placée entre Dean Thomas et Ron. On crie, on applaudit et je dois avouer que.. Je ris. Je suis juste heureuse d'être là.

Et, par l'adultère de Guenièvre, quand Gryffondor gagne. Je sens une bouffée de fierté comme je n'en avais jamais sentie jusqu'à lors. Avec les autres, je me lance sur le terrain en hurlant de joie. Comme si j'avais gagnée. Et Percy Weasley et Dubois pleurent. Harry est porté en triomphe. J'éclate de rire et regarde cette vague de rouge et or sur le gazon propre du terrain. Je me sens.. Membre de quelque chose de grand. Et c'est bon. Ce sentiment d'appartenance me donne l'impression de pouvoir faire n'importe quoi.

J'aimerais féliciter Harry ou n'importe qui d'autres, mais impossible d'accéder aux joueurs, je suis donc la petite foule en continuant de crier. C'est sans doute ça le bonheur.

C'est si bon d'y toucher.