Chapitre 14

La sensation est douce et chaude. Absya n'a pas envie de se réveiller. Son rêve n'est pas aussi distrayant que ceux avec Malavai, cependant elle se sent bien…Dans les brumes de son sommeil, un doute la prend. Doucement, l'un de ses yeux s'ouvre et elle se rend compte qu'elle n'est plus dans la soute.

Elle se redresse brusquement, sur ses gardes. Elle est dans la cabine de Malavai…mais comment ? Elle ne fait pas de somnambulisme. Est-ce que le capitaine a eu pitié d'elle et l'a amenée ici ? Elle porte toujours ses vêtements, signe qu'il n'a pas profité de la situation à son grand désarroi. Elle soupire avant de se lever. Elle ne ressent pas les vibrations caractéristiques d'un vaisseau en déplacement. Depuis combien de temps dort-elle ? Sortant de la pièce, elle se rend au cockpit où 2V-R8 se trouve. Les volets de l'appareil sont baissés et aucune trace du capitaine.

« Oh ! Bonjour mademoiselle ! Fait le robot. Nous n'avons pas été convenablement présentés, je suis…

- 2V-R8, coupe-t-elle. Je sais, le capitaine t'a mentionné. Il est où ?

- A Kaas City. Il m'a demandé de ne pas vous laisser quitter l'appareil.

- Et comment ? Demande Absya d'un air ne présageant rien de bon.

- Euh, et bien. Le droïde est embêté par cette question. J'ai bloqué la rampe d'accès.

- Le capitaine t'a dit que je suis une pirate très calée en informatique ? Je serai sortie avant même que tu ne te rendes compte de mon absence.

- Oh non ! Je vous en prie ! Je ne veux pas être désactivé ! Le capitaine a laissé ceci pour vous. »

2V-R8 tend un bloc de données vers elle. Dubitative, elle le prend et se détourne du droïde. Elle consulte le message écrit. Un profond soupir s'échappe de ses lèvres avant qu'elle n'arrête l'appareil. Elle le rend au droïde avant de se parer de son attitude arrogante habituelle.

« Bon, et bien vu que je suis consignée, je vais bidouiller le vaisseau.

- Bidouiller ! Mais, il n'en est pas question, s'emporte 2V-R8. Je vous le défends, mademoiselle !

- Alors… Déjà, moi c'est Absya. Les formules de politesse, je n'en veux pas. Le capitaine refuse de me tutoyer, ça me suffit. Secundo, ton capitaine veut que je reste ici parce qu'il n'en a pas pour longtemps. Il m'a demandé de m'occuper SANS que je sorte, ni que je fasse de bêtises. Et la seule opportunité qui s'offre à moi est ce vaisseau car il a strictement interdit que je te bidouille toi.

- Quoi ! Mais je suis l'intendant du vaisseau, c'est à moi de m'en charger !

-…Dans ce cas, je vais être claire : Ou tu me laisses faire, ou bien je descends de ce vaisseau pour rejoindre Kaas City.

- Vous n'y pensez pas ! Si vous faites ça, le capitaine Quinn va me désactiver !

- Dans ce cas, tu n'as pas le choix. »

2V-R8 est dans une impasse. Il ne veut pas s'attirer les foudres du capitaine et cette femme est capable de tout. Le robot lève les bras en signe de soumission. Ravie, Absya sort du cockpit afin de voir ce que ce vaisseau a dans le ventre.

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Kaas City, la capitale de l'Empire. Face d'une même pièce que Coruscante, le siège de la République. Des gratte-ciels et des bâtiments tristes et sombres se mêlant aux armoiries rouges de l'Empire. Cependant, contrairement à Coruscante, Dromund Kaas n'est pas envahie par l'aspect urbain. C'est même une planète couverte de végétation et de faune redoutable.

Les souvenirs de Malavai sont identiques depuis qu'il avait ses classes militaires ici. Kaas City n'a guère changé, ayant été reconstruite à l'identique après une attaque terroriste qui a détruit un vaisseau appartenant à un puissant Sith. Ses pas le guident vers les bâtiments principaux où siègent les seigneurs noirs, les services secrets et l'enclave Mandalorienne. Apercevant de loin cette dernière, il a une brève pensée pour Absya, espérant qu'elle ne fasse pas de bêtises.

Il se dirige vers le bâtiment des services secrets et bifurque pour accéder à la partie réservée aux militaires. La section centralise tous les rapports de missions et assignations des Moffs sur toute la galaxie. S'installant derrière un moniteur, il consulte les archives, cherchant tout ce qui concerne le Moff Broysc. S'il était resté sur Balmorra, il n'aurait jamais eu accès à ces données. Son nouveau statut lui confère bien des privilèges et il ne tarde pas à trouver quelques informations.

D'après les derniers rapports, le Moff Broysc est assigné sur la Bordure extérieure, près du système où se trouve Tatooine. Les tensions entre l'Empire et la République sont palpables néanmoins il n'y a pas eu d'incidents depuis le traité de Coruscante. Le capitaine se demande ce qui a amené le Moff à être assigné là-bas, à moins que ce dernier ait demandé –comme faveur personnelle- d'aller là-bas. Faisant une copie des derniers rapports, il quitte la salle des archives militaires pour regagner le spatioport.

L'Herald est toujours présent dans le hangar. Malavai espère qu'Absya s'est tenue tranquille comme il le lui a ordonné sur le bloc de données. Entrant par le sas et le verrouillant derrière lui, il s'avance sur le pont quand 2V-R8 vient à sa rencontre.

« Capitaine ! Je suis outré ! Et que le grand Concepteur me pardonne, mais cette situation est inacceptable !

- …Que se passe-t-il ? Demande d'un air surpris Malavai craignant déjà le pire.

- Je suis l'intendant du vaisseau et mon devoir est de veiller au bien-être de cet appareil et de son commandant –donc vous- et j'ai bien suivi à la lettre vos recommandations de ne pas la laisser partir. Mais que vous ayez ordonné qu'elle "bidouille" le vaisseau, c'est inacceptable !

- Ordonné ? Mais je n'ai pas…Puis il marque un temps et son visage affiche un air contrit. Où est-elle ?

- Dans la salle des machines. Mais Capitaine… »

Le droïde n'a pas le temps de terminer sa phrase que Malavai se dirige vers le lieu dit. Entrant dans la salle qui est le cœur du vaisseau, il aperçoit deux jambes dépasser d'une unité centrale. Il s'approche en sortant son blaster. Une main émerge de dessous, cherchant un outil. Il s'en saisit et tire d'un coup sec la personne. Surprise, Absya n'hésite pas à se saisir de son arme, la pointant vers l'officier qui la menace également.

« Capitaine ! Ce n'est pas très poli de ne pas frapper aux portes pour t'annoncer. T'as failli te retrouver raide mort…

- Je peux savoir ce que vous fabriquez ? Je ne vous ai jamais ordonné de toucher au vaisseau ! »

Elle soupire, tout en rangeant son arme. Puis elle se relève, ignorant le canon du blaster toujours pointé vers elle.

« Pour une fois que j'obéis à tes ordres, je n'ai ni touché au droïde ni sortie du vaisseau. Tu m'as demandé de m'occuper en t'attendant et c'est ce que je fais. Qu'est-ce que cette balance en forme de boîte de conserve t'a dit ?

- Je ne fais que répéter ce que vous avez dit ! Se défend 2V-R8 qui se tient en arrière. Vous avez dit que vous bidouilliez le vaisseau.

- Oui et ? J'ai jamais précisé qu'il l'avait ordonné, c'est toi qui l'a interprété ainsi. »

Le robot va pour la contredire quand il se rend compte de son erreur. Malavai soupire mais il menace toujours la jeune femme de son arme.

« Capitaine, se lamente 2V-R8. Je suis désolé.

- Ce n'est pas grave. Par contre, je voudrais savoir ce que vous trafiquez au niveau des systèmes de liaisons.

- Tu es d'accord avec moi que personne ne doit savoir que je travaille pour toi -ou plutôt que je suis toujours en vie-, je m'assure simplement qu'il n'y a aucun mouchard et qu'il n'y en aura jamais. Oh et puis j'avais l'intention de donner un peu de boost à ce vaisseau et changer quelques réglages…

- C'est mon rôle ! S'emporte 2V-R8. Je suis l'intendant du vaisseau !

-…Capitaine, tu es sûr que tu ne veux pas que je le modifie un peu, histoire de remplacer ses circuits grillés parce qu'il va péter un câble là…

- STOP ! »

Trop c'est trop. Malavai en a assez de les entendre. Respirant un bon coup, il congédie le droïde, prétextant qu'il a deux ou trois choses à mettre au point avec Absya. Alors que la porte se referme derrière le robot, l'officier foudroie du regard la jeune femme qui n'en tient pas compte.

« Tu ne vas pas m'accuser d'avoir fait une bêtise.

- Non mais ne faites rien sans mon autorisation !

- Et comment j'aurais pu faire ? J'ai aucun moyen de te contacter ! Tu es parti en me laissant seule…D'ailleurs, comment j'ai fait pour me retrouver dans ton lit ?

- Ne commencez pas à vous imaginer des choses ! L'arrête-t-il. Dormir dans une soute alors qu'on voyage dans la galaxie est bon pour se retrouver congelé.

- Ce n'est pas la première fois que je voyage dans une soute et j'ai connu des conditions bien pires.

- Dorénavant, vous dormirez à l'infirmerie.

- Et tu es obligé de me le dire en me menaçant avec ton arme.

- Vous êtes et resterez une pirate. Je m'assure juste que vous avez compris que dorénavant, je ne tolérerai aucun écart de conduite. Suis-je clair ? »

Absya ne répond rien mais son regard approuve avec quelques remords. Il range son arme et s'apprête à sortir quand il s'arrête et se tourne vers elle.

« Continuez ce que vous faisiez. Votre initiative est bonne mais vous n'avez pas intérêt à placer l' un de vos mouchards.

- Je n'en ai cure. Tôt ou tard, je serai au courant de ce qui se passe dans ce vaisseau et de vos échanges avec l'extérieur et je n'ai pas besoin d'écouter aux portes. »

Malavai sort le visage contrarié. Absya va se remettre au travail néanmoins elle marque un temps d'arrêt. Une lueur de tristesse luit dans ses yeux. A-t-elle fait le bon choix de se mettre à son service ? Que peut-elle offrir à cet homme ? Son cœur et sa liberté sont entre ses mains…Sa vie aussi. Cela est dangereux mais elle aime ça. Ses doigts frôlent la cicatrice dans son dos, une blessure qui lui aurait coûté la vie à maintes reprises. Elle a juste besoin de se sentir vivante.

L'Herald quitte le spatioport de Dromund Kaas, prenant la direction de la Bordure Extérieure. Le voyage va être long et certaines étapes de ravitaillement sont nécessaires. Dans le cockpit, Malavai met au point quelques détails avec 2V-R8. Le droïde n'est pas ravi que la jeune femme apporte des modifications au vaisseau mais il se plie à la volonté du capitaine. Ce dernier lui assure que les travaux ne seront pas entrepris sans son aval et que 2V-R8 devra être présent. La seule chose pour laquelle Absya a carte blanche est le système de communication.

Il admet que la pirate sait assurer ses arrières et qu'il vaut mieux faire en sorte que personne ne découvre sa présence à bord du vaisseau. Finissant d'établir la route à suivre, le capitaine se retire afin de se restaurer. Une fois son repas à la main, il se dirige vers sa chambre quand il stoppe et tourne le regard vers la salle des machines.

Absya continue de trafiquer les réseaux électroniques du vaisseau. Elle s'y connaît plus en droïde et systèmes informatiques mais moins en mécanique spatiale. Cependant, les fonctions des vaisseaux se rapprochent des terminaux d'un ordinateur. Puis elle entend des pas résonner sur le sol de métal. Elle jette un œil, reconnaissant les bottes du capitaine qui s'arrête près d'elle.

« Tu viens me surveiller ? Lance-t-elle en continuant ses tâches.

- Il faudrait que je vous greffe une caméra et un micro pour vous surveiller vraiment. Je vous apporte à manger.

-…Je n'ai pas faim. Ça fait partie des tâches attribuées au capitaine d'apporter à manger ? Demande-t-elle d'un ton moqueur. 2V-R8 risque de piquer une crise si tu fais son travail à sa place.

- Je commence à vous connaître et je sais que vous êtes contrariée.

- Ah vraiment ? Elle tente de ne rien paraître mais sa voix la trahie. Va falloir plus qu'un simple portage de repas…

- Si je reste avec vous pour manger ? »

La jeune femme se glisse pour faire face au visage du capitaine. Il est sérieux, cachant qu'il a quelques remords de son attitude dure et froide. Elle le fixe dans les yeux avant d'arborer son sourire arrogant habituel.

« Je préférerais un dîner aux chandelles. Mais bon, on peut bien rêver. »

Elle s'assoit, s'appuyant contre l'unité centrale et prend le plateau que lui tend le capitaine. Il prend place à ses côtés. Il a du mal à cacher que les mots "rêves" ont un effet sur lui. Elle porte une première bouchée à ses lèvres et fait une mine de dégoût en mastiquant.

« Mais comment les militaires font pour bouffer ça ! Je peux reprogrammer le vaisseau pour avoir une nourriture plus saine ?

- Non. 2V-R8 n'est pas ravi que je vous ai attribué des tâches mais je lui ai promis que tout ce qui concerne le vaisseau ne serait pas fait sans son accord et sa présence…et non plus sans mon aval.

- Bon, bon. Mais avoue que niveau nourriture, on peut avoir mieux.

-…Je vais y réfléchir. »

Ils demeurent silencieux, tout en dégustant leur repas. Absya prend le verre contenant de l'eau, le portant à ses lèvres quand elle stoppe. Elle se tourne lentement vers lui, fronçant les yeux.

« Je peux savoir pourquoi tu as mis un antalgique dans ma boisson ? Tu veux me droguer ?

- Votre blessure dans le dos n'a pas complètement cicatrisé, dit-il sans rien laisser paraître. D'ailleurs, je dois changer votre bandage.

-…Ok, je ne pose pas la bonne question. Pourquoi ? Je peux me débrouiller seule.

- Je vous avais promis de vous apporter les soins nécessaires une fois rétablie.

- Sauf que tu allais partir comme un voleur.

- Vous ne m'avez laissé aucun moyen de vous contacter.

- Comme moi je ne peux pas te contacter si je dois te demander la permission pour même mettre une fleur sur ce vaisseau. »

Ils se regardent sans ciller. Ils ont raison et tort tous les deux. Il est le premier à se détourner.

« On a du temps pour remédier à ce problème de contact.

- Parce que tu crois vraiment que tu vas me laisser en arrière encore une fois ? Pour Dromund Kaas, je peux comprendre, c'est la capitale de l'Empire mais là où tu iras, je t'accompagnerai.

- Il n'en est pas question.

- Je dispose de ce qu'il faut pour me déguiser. Je pourrais même transformer 2V-R8 en Wookie, personne ne verrait la supercherie.

- Pour d'autres missions peut-être, mais pas celle-ci. C'est une mission personnelle.

- Concernant le Moff Broysc ? »

La surprise se lit dans les yeux de Malavai. Brusquement, il se jette sur Absya, lui saisissant les poignets et la plaque au sol. Elle retient un cri de douleur.

« T'es contradictoire ? Tu me soignes et après tu me fais du mal, t'es vraiment maso.

- Ne changez pas de sujet ! La colère parle pour lui. Comment le savez-vous ?

- …Après notre petite soirée en tête à tête, j'ai vu que tu refusais d'aborder un moment de ta vie : comment tu t'es retrouvé sur Balmorra. Pendant que tu étais en convalescence après ton combat contre Boucle d'or, je ne me suis pas infiltrée chez les impériaux juste pour voir si tu allais bien, je voulais m'assurer d'une chose. C'était facile d'obtenir les renseignements sur toi et ce Moff Broysc.

- Vous ne me faisiez pas confiance et vous êtes allée vérifier ? Si je n'en ai pas parlé, c'est qu'il y avait une raison.

- Ton échec, coupe-t-elle en soupirant. Je sais, je t'ai cerné et c'est une chose à laquelle tu te refuses. Et je n'ai pas consulté pour vérifier si c'était vrai ou non. Je veux simplement t'aider.

- M'aider en fouillant à mon insu mon passé.

- Les archives que j'ai consultées ont été falsifiées. Si tu ne m'avais pas raconté ton histoire, j'aurai compris pourquoi tu es resté sur Balmorra sans jamais avoir gravit les échelons. Mais moi, je te crois et je sais que tu vaux plus que ça. Et tu connais mon opinion concernant les traîtres. »

Il ne sait quoi répondre, surpris de ses paroles. Il reste au-dessus d'elle la maintenant contre le sol cependant sa prise se desserre légèrement.

« En quoi cela vous concerne ? Demande-t-il d'un ton froid.

- Souviens toi comment j'ai été utilisée contre mon gré sur Balmorra. Même si les circonstances ne sont pas les mêmes, on a tous les deux subi des préjudices. Regarde où j'en suis : je suis censée être morte. Tu crois que c'est simple pour moi de devoir toujours me déguiser, me cacher et faire attention. Et toi ? Pour qu'un commandant ait tous les honneurs alors que c'est grâce à toi qu'un combat a pu être remporté, on te récompense en souillant ton honneur…Bien que j'avoue qu'on n'aurait jamais pu se rencontrer si tu n'avais pas été sur Balmorra. Je ne porte pas l'Empire dans mon cœur mais je ne supporte pas les coups de traîtrise de ce genre.

- Cela ne me dit toujours pas en quoi cela vous concerne.

- Toujours à poser des questions dont tu connais les réponses. Tu sais ma raison… »

Il la connaît en effet et il le voit dans ses yeux vert clair. Cependant, il se refuse encore à le croire et à le dire. Il soupire, soutenant son regard.

« On reparlera de ça plus tard. Le voyage est long jusqu'à Tatooine. Et tenez-vous à carreau.

- …Oui capitaine, admet-elle en soupirant. Je peux me lever à présent ?

- Non. Vous m'avez volé quelque chose que je tiens à récupérer.

- Ton passé ? Si tu veux qu'on parle de moi…

- Je ne parle pas de ça. »

Elle hausse un sourcil avant de se rendre compte que leurs visages sont très proches. Elle voit sa tête se rapprocher davantage de la sienne, leurs lèvres séparées que de quelques millimètres…

« Capitaine ! Est-ce que...Par le grand concepteur ! »

Le droïde fixe les deux humains sur le seuil de la porte. Malavai a stoppé son geste, soupirant doucement. Il reprend un air sérieux mais ce n'est pas du goût d'Absya.

« Dis, je ne peux vraiment pas le reprogrammer ce gêneur ? »