Bonjouuuuur ! Nous sommes au mois de juillet (sans blague !) et je poste ce chapitre sur lequel j'ai bloqué un bout de temps. Bon, je dois aussi dire pour ma défense que j'ai eu mon bac à préparer, donc je n'avais pas le temps ni l'envie d'écrire. Mais le voilà ! Pour le moins ... surprenant :p

Comme j'avais prévu, j'expose ici le point de vue d'un personnage qui n'a encore jamais été narrateur dans cette histoire.

J'ai eu mon Bac :3

Enjoy


Rapprochement

[ Nate POV ]

Susan avait replié ses jambes sous elle, calée dans un fauteuil à côté du lit, et refusait de lâcher la main de son père. Il était à présent presque 19 heures, et les visites allaient bientôt se terminer, ce qui semblait délicat, puisque Susan avait déclaré ne pas vouloir bouger jusqu'à ce que son père se réveille. Celui-ci avait montré quelques signes encourageants, bougeant parfois un membre, ou esquissant une moue dérangée, mais ne s'était pas encore réveillé. De temps à autres, Susan soupirait, ou se tournait vers moi pour me glisser quelques mots. Je ne brisais jamais le silence par moi-même, respectant sa douleur et son impatience.

Maxence envoyait des messages régulièrement, ce qui m'exaspérait au plus haut point. Pour ma part, j'étais assis dans un fauteuil près de la fenêtre, en retrait. En réalité, j'avais envie de m'avancer, et de prendre dans mes bras cette petite chose fragile que je venais de découvrir. La personnalité que je découvrais d'elle était bien loin de celle qu'elle m'avait montré à Olympia, lors de notre rencontre.

Lorsqu'une des infirmières vint nous annoncer la fin des visites, Susan lui jeta un regard dédaigneux, presque dangereux, accompagné d'un léger grognement. Je me levai après le départ de l'infirmière, et posai mes mains sur les épaules de ma convoitée. Elle soupira.

- On reviendra demain, la rassurai-je.

- Oui, mais s'il se réveille pendant la nuit ? Je ne veux pas que ce soit une des connasses d'infirmières qui ait le privilège d'assister à son réveil.

J'eus un sourire. Elle avait vraiment un caractère spécial, et cela me plaisait.

- Je ne veux pas partir.

- On va s'en aller, et revenir d'ici une quinzaine de minutes. Je suppose que tu l'as déjà fait ?

Elle leva la tête vers moi, me sourit, et posa sa main sur la mienne, que j'avais gardée sur son épaule.

- Merci … J'apprécie ton sens de la prise du risque.

- C'est normal, fillette.

- Si tu m'appelles encore une fois fillette, je t'arrache un bras.

Je ris et lui ébouriffai les cheveux. Nous descendîmes à la voiture après que Susan ait embrassé son père. Je mis le moteur en route, et elle me guida jusqu'à chez elle. Elle avait manifesté le désir de revoir sa mère dans l'après-midi, et cela semblait être le moment opportun.

Lorsque nous franchîmes la porte de sa maison, sa mère nous accueillit en enlaçant Susan de toutes ses forces. Elle avait l'air d'une petite boule de nerfs blonde, et pâlichonne, assez affaiblie par la situation de son mari. Susan devait donc plus tenir de son père que de sa mère. Lorsqu'elle me vit, cette dernière demanda, l'air suspicieux :

- Qui est-ce ?

- Un ami, répondit simplement Susan. Max n'a pas pu venir, alors c'est lui qui m'a accompagnée.

- Ah. Bon, venez, j'étais en train de préparer à manger.

Alors que je m'apprêtais à suivre sa mère dans la salle à manger, Susan se tourna vers moi, et murmura très bas :

- Ne mange pas.

- Pourquoi ? M'étonnai-je. Ta mère cuisine mal ?

- Non, répondit-elle avec un petit sourire. Mais tout ce que tu peux avaler maintenant, c'est du sang, parce que ce que tu manges ne ressortira pas.

Elle eut une grimace.

- Moi je fonctionne différemment, prétexte juste que tu n'as pas faim. D'accord ?

Je hochai la tête. Nous nous rendîmes à la suite de la génitrice de Susan, qui cuisinait une omelette. J'avais toujours adoré ce plat, et j'eus un pincement au cœur quand je m'aperçus que l'odeur ne me mettait même plus l'eau à la bouche. Susan dut le remarquer, car elle me lança un regard compatissant. Nous nous installâmes à table, et je déclinai l'assiette que la mère de Susan plaça devant moi, m'excusant de ne pas avoir faim. Pendant que sa mère eut le dos tourné, Susan me glissa doucement qu'elle était agréablement surprise que je sache si bien résister à l'appel du sang, alors que j'étais si jeune. En réalité, je n'y avais pas songé depuis plusieurs heures, et maintenant que j'y pensais, j'avais un peu soif, en effet. Mais rien de bien grave, qui ne pouvait me conduire à sauter sur le premier être humain à portée. Susan m'avait expliqué en long, en large et en travers toutes les manières de résister à l'envie de tuer tout ce qui passait. Depuis, il m'était plus facile de me contrôler.

La mère de Susan était très gentille, et surtout très bavarde. Elle n'arrêtait pas de babiller à propos de son travail, des travaux qu'elle envisageait faire dans la maison, du réveil d'Erick – j'en déduisis que c'était le père de Susan – qui se rapprochait, et de tout sujet de conversation qui lui venait à l'esprit. Quand elle lui en laissa l'occasion, Susan déclara que nous devions partir, mais jura de revenir sous peu. Sa mère hocha la tête, elles s'embrassèrent, et nous nous remîmes en route vers l'hôpital.

[ Julia POV ]

La nuit avait été courte, et la journée longue. Même si le soleil n'avait pas été présent, comme bien souvent dans la région, la chaleur avait accablé les alentours. Une chaleur humide, lourde, comme celles de Floride, et dont nous n'avions pas l'habitude. Cependant, personne ne s'était posé plus de questions que cela en nécessitait, le réchauffement climatique étant bien entendu présent dans les esprits. En plus d'avoir vécu une journée épuisante, un drôle de sentiment m'avait empêché de me concentrer depuis mon réveil ce matin. J'avais l'impression que quelque chose avait changé autour de moi, à part le temps. Leonie me donna un coup de coude à ce moment-là.

- Je te parle, Julia !

- Excuse-moi, bafouillai-je, j'ai du mal aujourd'hui. Qu'est-ce que tu disais ?

- Tu vas me prendre pour une folle.

Nous étions allongées – ou plutôt avachies – dans l'herbe du parc, accablée pour la lourdeur du temps dont nous n'avions pas l'habitude. Il devait être un peu plus de 19 heures

- Dis toujours, marmonnai-je, posant mon bras trempé sur mes yeux.

- C'est pas Susan là-bas ?

Je me redressai à toute vitesse sur mes fesses, regardant dans la direction que Leonie m'indiquait. En effet, Susan, plus belle que jamais avec ses longs cheveux auburn et sa silhouette élancée de vampirette, se dirigeait vers nous, accompagnée d'un beau jeune homme ténébreux, qui ne cessait de lancer des regards suspicieux autour de lui. Je bondis sur mes pieds et courus enlacer ma meilleure amie que je n'avais pas vue depuis près de trois mois.

- Je vais te tuer ! Criai-je, faisant se retourner un couple qui passait non loin. Tout ce temps et c'est seulement maintenant que tu daignes te pointer ? Sans même prévenir !

- La surprise n'en est-elle pas meilleure ? Rit-elle.

- Tu m'as manqué … chuchotai-je.

- Toi aussi. Tu vas bien ?

Je la lâchai et me reculai pour la détailler de haut en bas. Elle semblait avoir vieilli d'au moins quatre ans.

- Oui, je vais bien, mais dis-donc, tu es une vraie femme maintenant ! Tu n'as plus vraiment l'air d'une ado.

- C'est une des conséquences de mon … changement, grimaça-t-elle. Comment va ma lionne ? demanda-t-elle soudain en se tournant vers Leonie.

- Arrête de m'appeler comme ça, Suzette ! Répondit la concernée en souriant. Et je vais bien, merci. Tu as l'air d'être en forme également, bien que tu sois un peu pâlichonne. On dirait que t'as pas vu le soleil depuis des mois.

- C'est à peu près ça, esquiva Susan. Les filles, reprit-elle, je vous présente Nate, c'est un ami.

Je me tournai vers l'homme qui accompagnait ma meilleure amie et que je n'avais jusqu'alors pas pris le temps de détailler. Je retins un hoquet de surprise. Ses prunelles étaient d'un rouge sombre, presque noir, et tout en lui m'incitait à m'en méfier, de sa silhouette sportive et élancée, à son regard de prédateur. Il semblait près de sauter sur tout ce qui bougeait, ses yeux regardant un peu partout à la fois. Leonie semblait aussi mal à l'aise que moi. En s'apercevant de notre gène, il sembla se radoucir, et nous tendit la main à tour de rôle avec un sourire charmeur.

- Enchanté les filles.

Sa voix grave me fit l'impression d'un morceau d'étoffe s'enroulant autour de mes tympans, comme si j'avais plongé toute entière dans un bain de chocolat. J'aurai pu faire n'importe quoi pour qu'il dise autre chose, pour entendre à nouveau son timbre doucereux.

Leo et moi lui serrâmes la main. Le contact de sa peau gelée et dure contre la mienne me fit l'effet d'une cascade, et un frisson parcourut mon échine.

- Je ne peux pas rester longtemps, dit Susan, m'interrompant dans mes pensées. Je dois retourner voir mon père à l'hôpital.

- L'heure des visites est passées, non ? S'étonna Leonie.

Susan et Nate eurent un petit sourire.

- Ce n'est pas ça qui nous empêche d'y aller, rétorqua Nate.

Oh oui, parle encore, pensai-je. Jamais je n'avais éprouvé de sentiments aussi contradictoires ; il m'effrayait et m'attirait à la fois. Susan me prit dans ses bras, interrompant une nouvelle fois le flot de pensées qui envahissait mon esprit.

- Je te revois bientôt, me dit-elle, nous passerons le maximum de temps possible ensemble dorénavant.

- Et comment ! Sinon gare à toi ! Plaisantai-je, sachant parfaitement que je ne faisais pas le poids.

Elle dit au revoir à Leonie, tandis que Nate se tenait à l'écart, comme prudent.

- A la prochaine les filles, marmonna le jeune homme.

Je regardai ma meilleur amie s'éloigner en compagnie de l'homme le plus intriguant que j'avais jamais croisé jusqu'ici.

- Eh bien, murmura Leonie lorsqu'ils se furent éloignés. Ce mec ne m'inspire pas confiance.

Me rappelant l'ouïe incroyable des vampires, je répondis seulement par un hochement de tête. J'étais d'accord avec elle.

[ Susan POV ]

Une fois sortis du parc, je me retournai vers Nate, à moitié en colère, à moitié amusée.

- Tu n'as bien évidemment pas pu t'empêcher de torturer mes amies.

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler, répondit-il avec un air innocent, affichant un demi-sourire.

- Tu les as beaucoup troublées. Je n'avais jamais vu Julia aussi impressionnée. C'était vraiment étrange.

- C'était la première fois que je parlais à des humains sans les tuer après, en tous cas depuis ma transformation. Ça et avec ta mère tout à l'heure.

- Ah oui, c'est vrai. Ça n'a pas eu l'air de te perturber plus que ça en tous cas.

Il haussa les épaules et nous poursuivîmes notre route jusqu'à l'hôpital. Sur le chemin, je me rappelai que j'avais promis à Max de rentrer avant la nuit, ce qui ne serait visiblement pas le cas. JE lui envoyai un sms pour m'excuser. Nate se gara sur le parking de l'hôpital, et nous nous rendîmes discrètement dans les jardins. Je repérai la fenêtre de la chambre de mon père et m'y élançai. La vitre coulissante étant toujours cassée – mon oeuvre –, je la fis glisser et me laissai tomber dans la chambre, Nate à ma suite. Mon père était allongé dans son lit, le regard fixé sur moi.

- Susan ?

Sa voix n'était qu'un murmure.

- Daddy !

Je me précipitai vers le lit, et saisit la main de mon père, tellement chaude.

- Depuis quand es-tu réveillé ? Paniquai-je.

- Quelques minutes peut-être, je ne sais pas. J'ai l'impression que ma tête pèse trois tonnes.

Il ferma les yeux quelques instants.

- Papa, je n'ai pas le droit d'être ici, mais si tu veux que je reste, je le ferai.

- Chérie tout va bien, ne t'inquiète pas … Tu es revenue c'est tout ce qui compte.

Il serra ma main.

- Daddy, tu sais, tu es resté longtemps endormi.

- Combien de temps ?

- Un mois, et quelques jours. Mais tout va bien maintenant, tu es hors de danger.

J'entendis des pas dans le couloir.

- Je reviendrai papa, mais je dois y aller. Je serai là demain matin à la première heure, d'accord ?

Il hocha la tête, visiblement dans les vapes, et je fis signe à Nate de repasser par la fenêtre, avant d'embrasser mon père et de moi-même sortir. Sur le parking, je me laissai choir contre la portière côté passager, soulagée. Nate se posta face à moi.

- Ca va ?

- Oui, beaucoup mieux, soupirai-je.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- On va chez ma mère. Je ne veux pas qu'elle l'apprenne par un coup de fil de ces incompétents.

Ma mère faillit s'écrouler lorsque je lui annonçai que papa venait de se réveiller. Elle se mit à pleurer de bonheur sur mon épaule en répétant qu'il fallait qu'elle aille à l'hôpital de suite, passer la nuit auprès de mon père. Pas tout à fait convaincue que ce soit possible, je la laissai tout de même partir. Nate était adossé contre un mur, les bras croisés, aussi figé qu'une statue.

- On ne rentre pas maintenant, pas vrai ? Demanda-t-il.

- Non, j'ai promis à mon père de passer le voir demain matin.

En deux secondes, il fut à dix centimètres de moi, plongeant ses yeux rouge flamboyant dans les miens.

- Qu'est-ce qu'il se passe Susan ? Murmura-t-il.

Si j'avais été humaine, j'aurais probablement rougi. A la place, je soutins son regard et répondis, quelque peu incertaine :

- De quoi tu parles ?

- Je veux dire … souffla-t-il en se rapprochant imperceptiblement, qu'est-ce qu'il nous arrive ?

Je sentais son souffle s'écraser contre ma peau, et l'odeur de son haleine, si douce et masculine, faisait flancher mes sens, mais je n'en laissai rien paraître.

- Je ne comprends pas ce que tu veux dire ...

- Ne fais pas semblant … Depuis le début, tu sais que je te désire … Et moi je sais que c'est réciproque.

J'avais l'impression que mes tripes cherchaient à sortir de mon ventre, et j'étais totalement distraite, incapable de remettre mes idées en ordre. Nos bouches, à présent, n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre et nos bassins s'effleuraient de manière sensuelle.

- Susan … Ma belle … murmura-t-il.

Nos lèvres se touchèrent, et j'explosai. J'avais l'impression qu'un incendie me ravageait à l'intérieur, et je plaçai mes mains sur les joues de Nate pour prolonger le baiser, tandis qu'il fixait les siennes dans le bas de mon dos, collant volontairement nos corps jusqu'à ce que nous ne fassions qu'un. Il déchira le chemisier que je portai de mes reins jusqu'à ma nuque, en une ligne parfaite et le laissa tomber par terre. Ses mains glacées – aussi glacées que ma peau, étant donné que j'avais laissé le côté vampire me gagner totalement – remontèrent jusqu'à mes omoplates, caressant le moindre creux que mon dos formait. Nos bouches étaient toujours collées dans le baiser le plus fougueux que j'avais jamais connu. Mes doigts s'entremêlaient à présent à ses cheveux de jais, empêchant par là-même nos têtes de se séparer. J'avais l'impression que mon corps entier venait de prendre la foudre, et cette sensation fut décuplée lorsque ses mains passèrent en dessous de mes aisselles pour venir effleurer ma poitrine à travers mon soutien-gorge. Répondant à un instinct primaire, je me jetai sur lui, enserrant sa taille de mes jambes, et laissant un grognement d'envie m'échapper. Il me répondit par le même grognement, tandis que je m'occupai de réduire son tee-shirt en charpie. Son torse fin et musclé à la perfection me donna des envies que jamais de ma vie je n'aurais cru avoir. Tremblant de désir, je décollai nos bouches pour lui murmurer :

- Ma chambre est à l'étage, si ça ne te dérange pas …

Il eut un sourire divin, et nous transporta en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire dans ma chambre, suivant mon odeur. J'avais l'impression de n'être qu'une poupée ridicule dans les bras de ce géant musclé, sans pour autant avoir peur qu'il ne me brise. Nous étions indestructibles. Mais nous ne pouvions en dire autant des objets qui nous entouraient, et nous en eûmes la preuve lorsqu'il me balança sur le lit, ce qui fit exploser les lattes et les armatures en mille morceaux. Loin de nous effrayer ou de nous ralentir, nous ricanâmes de concert, tandis qu'il faisait glisser mon jean le long de mes jambes. Je ne me souvenais plus avoir abandonné mes ballerines, mais je ne les avais déjà plus aux pieds. Tant mieux. Rapidement, Nate vint se placer entre mes cuisses, couvrant mon ventre de baisers, de mon nombril à mon cou, puis s'emparant à nouveau de ma bouche, avec une sauvagerie pareille à celle dont nous faisions preuve quand nous chassions. Renversant la vapeur, je nous fis rouler sur le côté jusqu'à me retrouver au dessus de lui. Il en profita pour dégrafer mon soutien-gorge, et moi pour lui retirer son pantalon. Le contact de sa peau de marbre contre la mienne me rendait totalement folle. Il se redressa en position assise, moi toujours à califourchon sur son bassin, et se mit à balader sa langue sur ma poitrine nue. Je respirai à pleins poumons l'odeur de ses cheveux en bataille, et fondis littéralement tandis qu'il me titillait avec sa bouche. Ses mains virent saisir fermement mes fesses, et il me fit faire de petits mouvements de bassin. Je tirai ses cheveux pour renverser sa tête en arrière et m'emparer à nouveau de ses lèvres. Il haletait – et moi aussi –, ses mains faisant toujours bouger mon bassin. Je sentais ses doigts se crisper sur le tissu de ma culotte, qu'il finit tout simplement par arracher. Il se débarrassa de la même manière de son caleçon, et me pénétra sans plus de cérémonie. Mon souffle fut coupé sur le coup, et je me mis à respirer par à-coups, bougeant lentement mon bassin sur lui, décidant du rythme. De mes fesses, ses mains remontèrent à mes seins, caressant doucement mes tétons, tandis que ses lèvres couvraient mon cou de baisers brûlants – brûlants pour nous, du moins. Nous respirions d'un même souffle, gémissant, grognant. Je savais parfaitement qu'il voulait que ça aille plus vite, et je prenais un malin plaisir à bouger aussi lentement que possible. Il finit par grogner de mécontentement, et me renversa de façon à se retrouver à nouveau entre mes cuisses. Il adopta alors son propre rythme, chacun de ses coups de bassin brisant un peu plus mon lit. Mais qu'importe ! Le feu qui me consumait était plus délicieux que jamais, venant lécher chacun de mes organes avec sensualité. Il en était visiblement de même pour Nate – c'était en tous cas ce que son regard me disait. Jamais je n'avais eu autant de plaisir à faire l'amour.

[ Nate POV ]

Susan posa sa tête contre mon torse. Si nous avions été humains, nous serions sûrement épuisés, haletants et couverts de transpiration. Mais il n'en était rien. C'était comme s'il ne s'était rien passé, l'extase s'emparant encore de nous mise à part. Nous étions allongés sur ce qu'il restait de son lit, moi, sur le dos, et elle, à moitié sur moi. De ma main, je me mis à parcourir ses boucles Auburn, ne pouvant résister à la tentation de sourire. Parvenir à mes fin avait été beaucoup plus facile et rapide que je n'aurais jamais pu l'espérer. Pauvre Maxence. A présent, j'étais presque persuadé que Susan allait rompre avec lui, et qu'elle et moi nous enfuirions ensemble. Malheureusement, mon sens de la réalité me criait que cela serait sûrement loin d'être aussi simple. Susan aimait Maxence plus que tout autre chose au monde. Cependant, nous venions de faire l'amour – je souris à nouveau à cette pensée – et cela signifiait sûrement quelque chose. Je n'étais pas du genre à tomber amoureux au premier regard, mais cette Susan … m'envoutait. Après tout, c'était elle qui m'avait sorti d'une spirale qui m'aurait sûrement détruit. Elle n'avait eu aucune raison de le faire, et pourtant elle m'avait pris en charge, m'apprenant à me limiter, et à comprendre mon nouvel état.

- Nate … souffla Susan, interrompant le cours de mes pensées.

Je sentis une pointe de douleur dans sa voix.

- Susan, ne regrette pas, s'il te plait.

- Je ne regrette pas … seulement, c'est plus compliqué que ça et tu le sais ...

Je soupirai. Oh oui, c'était bien plus compliqué que ça. Je resserrai mon étreinte autour de son corps, ne voulant pas la laisser partir. Un profond mal-être s'empara de moi rien qu'à la pensée de la savoir de nouveau avec Maxence. Ma gorge se serra douloureusement.

- Je t'aime … dis-je précipitamment, sans réfléchir.

Et merde.


Susan the bitch mouhaha. Ca me fait quand même mal au coeur d'écrire ce genre de chapitres alors que Maxence semble être l'homme parfait ! Mais bon ... Nate quoi :p
Par pitié, si vous repérez des fautes (d'inattention, d'orthographe, de frappe) dites-le moi ! Je tape vite, je connais mon texte, donc je fais pas gaffe, et me relire deux trois fois après chaque chapitre, alors que j'en ai déjà plein les pattes, merci bien :3 Donc voilà
J'ai eu mon baaaaaaaaaaaaaaac !