Je suis tellement contente que cette fic te plaise Dinahe, que j'ai décidé de poster un autre chapitre aujourd'hui. Merci pour tes reviews (j'espère que tu as reçu mes mp). Gros bisous à Jubei/Kazuki (j'espère que tu as bien bossé ! lol !).
Merci encore à tous ceux qui lisent cette fic. Comme vous pouvez le constater, j'ai deux revieweuses rescapées ! lol ! Alors n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette fic (et surtout ce qu'il faudrait que j'améliore).
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Chapitre 13.
- Hé ! C'est l'heure. Magne-toi.
Son aîné venait de le réveiller en le secouant sans ménagement. Sam ouvrit les yeux et s'aperçut que Dean était déjà prêt. Il tourna la tête vers le réveil qui indiquait six heures trente. Il avait dormi deux heures. La difficulté avec laquelle il s'extirpa des couvertures lui indiqua que ce n'était pas suffisant. Il n'avait pas mis un pied à terre qu'il entendit la porte claquer. Son grand frère venait de partir. Peu probable qu'il soit sorti pour aller leur chercher le petit déjeuner, cette fois. Il soupira. S'il voulait retrouver le sommeil la nuit prochaine, il allait devoir arranger les choses avec Dean dans la journée. A le voir aussi en colère, il savait déjà que ça ne serait pas chose facile. Dire qu'il était dans cet état juste parce qu'il était rentré tard. Il n'osait pas imaginer sa fureur s'il apprenait ses expéditions nocturnes.
Arrivé au lycée, Sam fut surpris de voir son aîné avec ses deux amis. D'où il était, il pouvait voir qu'il ne s'agissait pas d'une conversation anodine. Alors que ses deux potes restaient figés, la bouche entrouverte, Dean vociférait à en perdre haleine. La colère monta d'un seul coup à la tête du plus jeune. De quel droit se permettait-il d'intervenir dans sa vie privée ? Comment allaient réagir ses potes ? Loin de vouloir arranger les choses avec son frangin, il s'approcha d'eux d'un pas décidé au moment où l'aîné des Winchester partait. Il le regarda s'éloigner, interdit. Puis il reporta son attention sur les deux adolescents qui continuaient d'ouvrir des yeux ronds.
- C'est pas vrai ! Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Alors que Tristan gardait obstinément le silence, Dereck maugréa :
- J'retire c'que j'ai dit ! C'est toi qui avais raison : ton frère, il n'est vraiment pas, mais alors vraiment pas cool ! Jamais personne ne m'a engueulé comme il l'a fait. Et puis alors, je déteste les menaces …
- Quelles menaces ?
- Il a dit qu'on avait une mauvaise influence sur toi et que si on n'arrêtait pas nos conneries, il nous f'rait la peau. Et il avait pas l'air de rigoler. Il est au courant pour hier soir ?
- Non et j'espère que vous ne lui avez rien dit.
- Ah ben ça, y a pas de risque. Il nous a pas laissé le temps d'en placer une de toutes façons.
- J'suis vraiment désolé les mecs. Il a la rage parce que je suis rentré tard et que je ne suis pas un petit toutou comme lui qui écoute aveuglément les ordres de son aîné. Mais ça va lui passer.
- Ouais, ben, j'espère. C'est con parce que ce soir j'avais prévu une petite soirée tranquille, entre nous, avec des bières. Histoire de réconforter Tristan qui ne va pas bien du tout, comme tu peux le voir.
L'intéressé lui lança un regard dénué d'expression. Le jeune Winchester s'adressa à lui :
- Je suis désolé que ça n'ait pas fonctionné comme tu l'espérais, Tristan. Mais dis-toi que tu as quand même réussi à les voir. C'est ce que tu voulais, non ? Et puis, crois-moi, ils sont mieux où ils sont maintenant. Il vit son ami acquiescer de la tête et poursuivit. Et tu sais quoi ? Pour une fois, c'est Dereck qui a raison. Ce soir on fait la fête tous les trois ! Ca va nous changer les idées.
***
Sam en voulait à son aîné. Tout ce cinéma juste parce qu'il était rentré tard. Il allait falloir qu'il comprenne qu'il n'était plus un enfant et qu'il était assez grand pour prendre ses décisions tout seul. Toute la journée, il prit donc grand soin de l'éviter. Il n'avait plus l'intention de discuter avec lui. Au contraire, il avait une furieuse envie de lui en faire baver.
Après les cours, il vit que son frère l'attendait à la sortie. Il s'éclipsa donc par la petite porte de service qui donnait dans la ruelle derrière l'établissement. Il rejoignit ensuite ses potes au parc et la soirée bien arrosée commença. Dereck avait piqué plusieurs bouteilles dans le bar de sa mère. Après deux verres, Sam trinqua à la santé de son aîné qu'il qualifia de frangin casse-bonbons. Tristan retrouva l'usage de la parole. Il regarda fixement Sam et lui avoua :
- Tu sais, je suis jaloux : Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as d'avoir quelqu'un comme Dean dans la vie. S'il a pété un câble ce matin, c'est parce qu'il s'inquiète pour toi. Et s'il s'inquiète pour toi, c'est qu'il tient à toi. Nous, avec Dereck, on n'a personne. Tout le monde s'en fout de nous. Il pourrait nous arriver n'importe quoi. Personne ne s'en apercevrait. Et en cas de problème, on ne peut compter sur personne. Et tu sais quoi, si ça t'énerve que ton frère te protège comme il le fait alors on n'a qu'à échanger nos places.
- Eh ! T'exagères, on peut compter l'un sur l'autre quand même, le reprit Dereck. Tu sais que je serai toujours là pour toi moi aussi … même si je fais le con des fois, ajouta-t-il,penaud.
Pour toute réponse, Tristan se jeta sur son ami et ils se chicanèrent joyeusement. Sam les regardait, amorphe. Le plus vieux avait eu raison de le remettre à sa place. Décidément ces derniers temps, il était indiscutablement une vraie girouette : un jour il voulait ressembler à son aîné et le lendemain il faisait n'importe quoi pour l'énerver. Il voulait que Dean s'aperçoive qu'il avait grandi mais il se comportait comme un petit garçon incorrigible. Il ne se tenait même pas à ses propres décisions. Il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait mais il se sentait mal depuis quelques temps. Il voulait que ça change néanmoins il n'arrivait plus à réfléchir. Son esprit s'embrumait. Il n'avait pas beaucoup bu, mais c'était la première fois qu'il ingurgitait de l'alcool. Il décida de rentrer. Il fallait qu'il parle à son grand frère. Il prit congé de ses amis qui continuaient de s'éclater et commença à marcher en direction de l'hôtel.
Il avait vraiment du mal à mettre un pied devant l'autre. Bien qu'il ne soit pas tout à fait conscient, il appréhendait le passage de cette porte. Derrière elle, il le savait, se trouvait Dean. Un Dean certainement en colère et inquiet. Il jeta un œil à sa montre. Il n'était pas très tard. Malgré tout, il avait peur que son aîné s'aperçoive de son état. Il prit une grande inspiration, redressa la tête et entra dans la chambre. Son frère faisait les cent pas derrière la porte. Il s'arrêta quand il le vit arriver.
- Salut ! Lança Sam, comme si de rien n'était.
Puis, voyant que Dean le dévisageait, il n'eut finalement pas la force de l'affronter et se dirigea vers la salle de bain, titubant. Sa tête lui tournait de plus en plus et un voile noir venait progressivement occulter sa vision. Quand il réussit enfin à atteindre la porte, son aîné lui barrait le passage et lui posa la question fatidique :
-C'est pas vrai, t'es bourré ? Sam, qu'est-ce que t'as foutu ? Sam !
