Chapitre 14 : Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après

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Un nouveau jour de printemps se levait sur la Grèce, un jour ensoleillé, du moins pour tous nos gold qui avaient réussi à trouver leur bonheur après bien des épreuves, surtout pour le duo du Styx.

Malgré cela, il restait quelques petits soucis personnels, notamment dans le couple le plus sain du sanctuaire… En effet, entre Mü et Shaka, respectivement les saints du Bélier et de la Vierge, il ruisselaient une bien drôle d'ambiance. Ils avaient beau partager le même lit, allongés côte à côte, se touchant presque, il parlaient… mais pas l'un à l'autre :

« Shaka : Ca commence à bien faire, tu n'as pas à me dicter ma vie. Je te rappelle que sans moi tu ne vivrais pas !

Sexe de Shaka : Roh allons, c'est toi qui a besoin de moi. Avoue que c'était bon hier soir.

Shaka : Ou… Oui, mais ça je le dois à mon amour pour Mü…

Sexe de Shaka : Que nenni, c'est uniquement grâce à MOI. Tu devrais m'appeler Maître et m'entretenir mieux que ça. Va donc faire un petit tour sous le jet de la douche, je sens que les restes de la vieille macèrent encore au niveau de la face interne de la cuisse gauche.

Shaka : Ne me dis pas ce que je dois faire, non mais ! »

Malgré cela, le saint de la vierge fut quand même légèrement écoeuré parce que venait de lui révéler la partie génitale qu'il possédait entre ses jambes. Repoussant les draps pour y dévoiler sa parfaite nudité, il ne se gêna pas pour empoigner son pénis et se diriger d'un pas décidé vers la salle de bain et en baragouinant :

« Shaka : Je vais te passer sous l'eau froide, tu vas voir que ça va calmer tes ardeurs.

Sexe de Shaka : Même pas cap !

Shaka : Ah ouais ! Rira bien qui jouira le dernier.

Sexe de Shaka : Je te rappelle que je fais partie de toi. Si je tombe en panne, c'est toi mais surtout ce cher Mû qui en pâtirez.

Shaka : La ferme, ne sous-estime pas mon esprit divin. Pour Mü, je suis prêt à passer dessous.

Sexe : Mon voisin qui vit dans la grotte voisine risque de ne pas apprécier.

Shaka : Il s'y fera bien. »

Alors que Shaka disparaissait, Mû de son côté, complètement sourd au monologue de son amant, parlait lui aussi tout seul. Enfin, en apparence tout seul, puisqu'il qu'en réalité il discutait avec deux petits êtres tout droit issue de son imagination, ses bonnes et mauvaises consciences bien sûr :

« Mü : Je m'inquiète sans doute pour rien, mais je trouve Shaka étrange ces derniers temps.

Mü démon : Il te trompe, c'est sûr ! Punis-le, il est indigne d'être ton compagnon.

Mü ange : Mais non Mü, tous les hommes ont parfois besoin de prendre de distances et de garder leurs petits mystères, mais ça ne changera jamais ses sentiments pour toi.

Mü : En fait, je pense que c'est plutôt moi qui suis étrange. Je suis en train de parler à des lutins qui me ressemblent.

Mü démon : Des Lutins ! Quelle insulte, dire que nous faisons partie de toi, de ton subconscient.

Mü : Mais le subconscient n'est-il pas censé rester à l'intérieur de notre tête ?

Mü ange : C'est le cas pour la plupart des êtres humains effectivement, mais vous, le peuple atlante, avez cette possibilité de communiquer directement avec votre subconscient. N'est-ce pas là une faculté merveilleuse ?

Mü : Je dirai plutôt absurde, j'ai vraiment l'impression de devenir fou.

Mü démon : Ne le sois pas, maintenant que tu as réussi à nous faire sortir, on ne te quitte plus. Je vais te guider vers la voix de la passion enflammée avec ton hindou blondinet. Je vous le dis moi, ça va chauffer.

Mü ange : Bougre d'âne, Mü n'est pas de cette trempe, c'est un être doux qui ne demande que de la tendresse.

Mü : Je peux donner mon avis sur le sujet.

Mü ange & Mü démon : Mais c'est nous ton avis puisque nous sommes ton subconscient.

Mü : Bon, j'en ai marre, disparaissez, vous me perturbez. Ouste, je dois entrer en communication avec mon maître.

Mü ange & Mü démon : On fait partie de toi, tu ne pas te débarrasser… Hé. »

Le bélier venait à nouveau de prendre ses bonnes et mauvaises consciences entre ses doigts avant de les flanquer dans le tiroir de son chevet, agacé par leurs querelles qui lui donnaient des céphalées horribles et l'empêchaient de réfléchir convenablement. Seul sur son lit, il se mit en tailleur et joint ses mains comme le faisait si souvent Shaka lorsqu'il méditait, s'apprêtant à rentrer dans un état de transe pour communiquer avec son maître situé bien des kilomètres et des marches plus loin :

« Mü démon : Laisse-moi sortir !

Mü ange : Ecoute ton cœur, Mü, tu ne peux pas me laisser dans le noir avec ce diablotin.

Mü démon : On se croirait dans le fion de ton voisin Aldé.

Mü : SILENCE !

Mü ange : Je suis choqué de propos si violent.

Mü démon : Je le savais, je suis sa conscience forte. Mû, je savais que tu étais intelligent, tu as fait le bon choix, cher gaillard. A nous maintenant, on va enflammer ta vie.

Mü ange : Mü, il est encore temps de faire demi-tour. »

Mais le bélier aux cheveux lilas n'entendait déjà plus les deux lutins qui lui servaient de subconscient. Son esprit avait déjà quitté son corps pour voler au dessus des douze temples et atteindre le palais du Grand Pope où résidait Shion. L'atlante suivit l'odeur de son cosmos shampouiné au kiwi, traversa les murs et atteignit enfin son maître qui lui aussi était plongé dans un état de méditation extrême, son corps baignant à moitié dans l'eau chaude et apaisante des thermes :

« Esprit de Mü : Quel grandeur, je reconnais bien là mon Maître. Cela m'ennuie, mais je dois l'interrompre dans sa méditation.

Shion : Mmmh.

Esprit de Mü (s'installe à côté de Shion) : Maître ?

Shion : Hein !

Esprit de Mü : Maître, je suis à côté de vous.

Shion : M… Mü, mais qu'est-ce que tu fais là ? N'est-ce pas impoli de rentrer ainsi dans les thermes où ton aîné est en train de se baigner, qui plus est de méditer.

Esprit de Mü : Je suis entièrement navré Maître, mais je dois vous parler de toute urgence.

Shion : Mais… Tu es transparent ! Mü, tu es un fantôme. Je t'interdis de mourir avant moi ! Retourne immédiatement dans ton corps pendant qu'il est encore chaud.

Esprit de Mü : Mais Maître, que vous arrive-t-il ? Je ne suis pas mort, c'est juste mon esprit qui est allé à votre rencontre. Il s'agit là d'une technique de télépathie, vous devriez le savoir.

Shion : Mais arriver à faire ça, et surtout traverser l'intégralité des douze temples, amener ton esprit si loin de ton corps demande une maîtrise parfaite de la télépathie. C'est quasi-divin.

Esprit de Mü : C'est tout grâce à votre enseignement Maître. Je me suis entraîné dur pour arriver à ce résultat.

Shion (se sent bête) : Ah… Et bien, je suis fier de toi, tu es bien le disciple de ton maître. Héhé… Quand je pense que malgré mes deux siècles de vie, je n'ai jamais réussi à maîtriser cette technique

L'eau sous le Pope commença tournoyer bien étrangement. Pris de panique, Shion, s'empressa de mettre ses bras sous l'eau comme s'il tentait de retenir quelque chose, pour ne pas dire quelqu'un, de remonter à la surface. Ce geste n'échappa pas à l'esprit de Mü qui s'interloqua avant de demander tout à fait innocemment :

« Esprit de Mü : Que se passe-t-il Maître ?

Shion (faux air innocent) : Rien, absolument rien.

Esprit de Mü : Pourquoi est-ce qu'il y a des bulles qui sortent de sous l'eau ?

Shion : Ah… C'est que je pas bien digéré mon petit-déjeuner… Enfin tu vois.

Esprit de Mü : Vous êtes souffrant ? Oh, je m'en veux terriblement de vous avoir dérangé. Je voulais juste vous parler d'un phénomène bien étrange qui m'arrive dernièrement…

Shion (le coupe) : Si tu parles des bonnes et mauvaises consciences, je peux t'assurer que c'est normal.

Esprit de Mü : Plait-il ?

Shion : Nous sommes des Atlantes. Notre peuple a plus de puissance et de pouvoir, au point que l'on peut discuter directement avec notre subconscient. Néanmoins, y arriver demande cependant d'avoir avant tout un esprit fort et sain.

Esprit de Mû : J'aurai préféré avoir un esprit moins sain plutôt que de me traîner ces deux lutins qui ne font que se chamailler.

Shion : Les faire apparaître est une chose, les faire s'entendre en ait une autre. C'est à toi maintenant de surmonter… Cette étape (Shion semblait forcer sur ses bras)

Esprit de Mü : Je comprends Maître, au final, ce fardeau, je dois réussir à en faire une force, sûrement comme vous qui devez parfaitement maîtriser ces petits lutins.

Shion : Oui… C'est ça, tu as tout compris.

Esprit de Mü (perplexe) : Maître, j'ai de plus en plus l'impression que vous retenez quelque chose sus l'eau.

Shion : C'est mon estomac, je sens que ça va sortir. Je n'aurai pas le temps de me rendre aux toilettes. Mü, file vite, je ne veux pas t'imposer ce spectacle.

Esprit de Mü : Bien sûr Maître. Merci encore de tous ces enseignements, je vous dois tant.

Shion (marmonne entre ses dents) : Casse-toi…

Esprit de Mü : A plus tard Maître Shion. »

L'âme du bélier d'or se renvola à nouveau, traversant les murs du palais puis passa par-dessus les temples du Sanctuaire sous sa forme de fantôme. Malgré cette heure matinale, le ciel bleu de Grèce éclairait déjà ce lieu sacré, et l'atlante crut percevoir déjà les activités qui se tramaient dans les différentes maisons du Zodiaque. Le temple des Poissons étaient vides d'occupant, ce qui l'étonna, lui qui pensait y trouver Aphrodite en train de jardiner, ou encore sentir son cosmos apaisé dans les bras du cancer. Mü n'eut guère le temps de réfléchir davantage, son esprit passait déjà au niveau de la maison du Verseau où des hommes n'appartenant pas au sanctuaire étaient en train d'installer ce qui semblait être un… Chauffage central :

« Esprit de Mü : Sûrement une initiative de Milo, mais je ne sais pas si notre glaçon national sera d'accord avec ça. »

Le temple du Capricorne fut le plus animé de tous. De part de d'autre des murs de pierres se dressaient des montagnes de poubelles. Shura passait le balai dans l'entrée tandis que Shina et Marine entraient et sortaient de la demeure avec un seau d'eau sale dans une main, une serpillière dans l'autre, riant et papotant de choses et d'autres, délaissant le pauvre Capricorne qui avait l'air de s'ennuyer ferme avec son balai. Faisait-il un nettoyage de printemps ?

Mü haussa les épaules et continua son chemin vers son corps situé au premier temple. Dans les escaliers situés entre le temple du Capricorne et celui du Sagittaire, on pouvait y voir Aiolia remonter les marches, son frère aîné épaulé à lui. Mais que se passait-il au juste entre ces deux temples ?

Le temple du Sagittaire était donc vide à présent, et Saga, lui, descendait les marches probablement pour aller rendre visite à son frère.

Mü continua son chemin et passa par le temple du scorpion où Milo semblait barrer la route à Camus, ce dernier voulant apparemment se rendre à son temple. Avec les travaux en cours, on comprenait que le beau scorpion grec n'avait pas spécialement envie qu'il voit le chantier. Probablement aussi qu'il n'était pas certain que son idée de chauffage plaise au congélateur du Sanctuaire.

Les temples de la Balance, de la Vierge et du Lion étaient vides, de même que celui du Cancer. Mais où se trouvait donc Aphrodite et Angelo ? Les réflexions de Mü s'envolèrent quand il entendit une autre agitation provenant du temple des gémeaux. Des râles de souffrance se faisaient entendre, de même que des « Pousse » ou encore des « Je le vois ». A croire que se déroulait un accouchement dans cette demeure, mais c'était tout simplement impossible ! Des frissons parcoururent Mü, il se passait vraiment des choses étranges aujourd'hui, en partant déjà par l'étrange maladie de son Maître. Il fallait qu'il mène son enquête une fois son esprit retourné près de son corps, parce qu'au final seul au temple du Taureau, il semblait émaner une ambiance douce et harmonieuse :

Mü (en sueur) : Pfiou, ça fait du bien de retrouver son corps. Cette méthode de télépathie est épuisante. Shaka, j'aurai bien besoin de câlineries…

Shaka (de la salle de bain) : Prends-toi ça, un bon coup d'eau froide pour te rincer. Tu fais moins le fier maintenant, regarde-toi, t'es tout petit, tout flasque… AH C'EST FROIIIIIIID.

Mü : Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?

Mü démon (fait des pompes sur l'épaule de Mü) : Moi je te dis, ce mec est bizarre. Se rincer à l'eau froide, et après ça veut te donner du plaisir.

Mü ange (fait de la balançoire avec des cheveux emmêlés de Mü) : Détrompe toi Mü, il est juste en train de se faire propre et beau pour venir te rejoindre. Et s'il utilise l'eau froide, c'est uniquement parce qu'il pense à l'écologie. Shaka est vraiment quelqu'un de bien.

Mü démon : Oh arrête toi, on ne laisse pas son amant tout seul dans son lit pour aller faire trempette. S'il était un homme, il aurait au moins eu le décence de préparer le p'tit dej. Mü, tu dois le dompter ton petit moine, je le trouve fort mal élevé.

Mü : Bon maintenant, ça suffit.

Exaspéré, le Bélier d'or prit ses bonnes et mauvaises consciences qui avaient, va savoir comment, réussi à sortir du tiroir pour se nicher à nouveau sur lui. Les tenant chacun dans une main, il les déposa délicatement sur ses genoux et se donna un air autoritaire, chose bien difficile chez ce chevalier en temps normal si doux :

Mü : Vos disputes m'agacent, et si je ne peux plus me débarrasser de vous deux, j'aimerai au moins que vous cohabitiez sans vous quereller. On n'arrive à rien avec vos discordes. Apprenez à vous connaître et vous entendre.

Mü démon : Je refuse de faire ami-ami avec ce travelo.

Mü ange : Je préférerai porter un string pour seul vêtement.

Mü : Je sens que ça ne va pas être facile…

Et pendant que Mü tentait de négocier un terrain d'entente, Shaka, de son côté avait enfin réussi à trouver une activité de plaisir commune avec son pénis :

Sexe de Shaka : Voilà c'est bien. Allez, en avant, en arrière, en avant, en arrière. Plus vite.

Shaka : Ahhhh, c'est bon.

Sexe de Shaka : Et ben voilà, tu vois qu'on peut s'entendre toi et moi.

Shaka : Je ne l'aurai jamais cru. Enfin, je vis en harmonie avec mon corps.

? : J'en suis pas si sûr que ça.

Shaka : Euh… Qui me parle ?

Sexe de Shaka : Ah cette fois, c'est pas moi.

? : Espèce de sadique, me sacrifier, me faire tant de mal pour satisfaire cette excroissance si disgracieuse. Tu es tombé bien bas, Shaka.

Le beau blond cligna des yeux plusieurs fois, croyant vraiment qu'il était en train de marcher non plus sur le chemin du nirvana mais plutôt sur celui de la folie. Après son sexe, une autre partie de son corps se mettait à lui parler :

Poignet droit de Shaka : J'ai des crampes.

Sexe de Shaka : Et moi je suis relaxé à mort. Beau travail voisin.

Poignet droit de Shaka : Quand je pense qu'on fait partie d'un même corps, mais qu'ai-je donc fait aux Dieux ?

Shaka : En fait… C'est plutôt moi qui me demande ce que j'ai fait pour avoir un cerveau aussi disjoncté.

Poignet droit et sexe de Shaka : Tu as fumé trop d'encens Maboul !

Shaka (tomba à genoux) : NOOOOOOOOOOON

Mü (entre précipitamment dans la salle de bain) : Shaka, que se passe-t-il ? Shaka, Shaka.

Shaka : Mü, je t'aime, même si je deviens fou, je t'aimerai toujours.

La vierge passa ses deux bras autour du cou du bel atlante avant de poser ses lèvres sur les siennes dans un passionné baiser. Surpris de son étrange comportement, Mü mit un moment avant de reprendre ses esprit puis répondre enfin à l'invitation de son tendre amant. Qu'ils soient fous, c'était sûr, il étaient fous l'un de l'autre, s'aimaient à en mourir, et ça, aucun troubles mentaux ne pourrait enlever ce sentiment qu'ils partageaient.

Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après.

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Pendant ce temps, un drame était en train de se dérouler aux thermes. Effectivement, Shion, au bord de la panique, n'en finissait pas de poser ses lèvres sur celles de Dohko et de lui insuffler de l'air dans ses poumons complètement noyés :

« Shion : Par pitié Dohko, ne me lâche pas, un chevalier n'a pas à mourir de la noyade, et aussi bêtement en plus. »

Cette scène lui rappelait comment il avait eu peur aussi le jour où Dohko et lui s'étaient enfin avouer leurs sentiments respectifs, l'histoire semblait se répéter :

« Shion : Dohko, je t'aime. »

Le scénario était quand même différent puisque cette fois, le chinois profita que la bouche de Shion soit collée à la sienne pour passer ses bras autour de son cou, emprisonnant ainsi son sauveur et tirant sa langue pour aller titiller celle humide et chaude du bel atlante :

« Shion (se dégage) : Que…

Dohko (tend les bras) : Oh non Shion, encore.

Shion : Mais tu étais conscient !

Dohko : En fait, je sens que je manque encore de souffle. Tu ne veux pas m'en insuffler encore, mais cette fois par la paille.

Shion (coi) : … Par la paille… Tu ne veux quand même pas parler de…

Dohko (ton boudeur) : Je te signale que tu as failli me noyer, j'ai quand même droit à une petite consolation, non ?

Shion : Je n'y suis pour rien, mon disciple a utilisé une technique de télépathie pour faire venir son esprit jusque là.

Dohko : Mü n'est plus un enfant et il est parfaitement au courant de notre relation !

Shion : Mais il croyait que je méditais. En tant que maître, je pense que ça la foutait un peu mal s'il avait compris qu'en réalité, je prenais du bon temps au lieu de méditer. Déjà que je lui ai menti, lui faisant croire que moi aussi je maîtrisais parfaitement cette technique alors que c'est faux. Et en plus il pense que je contrôle mon subconscient, ce qui n'est pas du tout le cas.

Dohko : Tu es encore harcelé par tes lutins ?

Shion : Et comment, j'ai eu beau essayé de les faire s'entendre, ils sont comme chien et chat. Deux cents piges que je les supporte.

Shion ange : Mais comment veux-tu que je m'entende avec ce malotru !

Shion démon : Mes décisions ont toujours été les meilleures.

Shion ange : Comme celle de pousser Shion à pactiser avec Hadès !

Shion démon : Tu sais comme moi que si on a fait ça, c'était pour piquer sa place à Hadès.

Shion (exaspéré) : Et voilà, ils recommencent !

Dohko (qui ne voit rien) : C'est quand même difficile à croire.

Shion : Je te jure qu'ils sont là, sur mes épaules.

Dohko : Même pendant nos débats ?

Shion : Bien sûr, ils ne me lâchent pas

Dohko : Ca veut dire qu'on a des spectateurs. Allez, Shion, un peu d'action.

Shion : Je te demande pardon ?

Dohko (sourire malicieux) : Qu'est-ce que tu attends pour m'insuffler de l'air à la paille.

Shion : Non mais ça va pas !

Shion ange : Je suis outré par le désinvolte de ton amant.

Shion démon : C'est un chaud !

Shion : Et dégagez vous, y a rien à voir.

Dohko (en mode impatience) : Shioooooooon.

Le Pope soupira, il n'était vraiment pas aidé dans sa tache entre son amant plus qu'entreprenant et ses consciences plus que déstabilisantes. Cette nouvelle vie s'annonçait longue en maux et de tête, mais en même temps, il était heureux de vivre cet amour si longtemps refoulé et de discuter à nouveau avec ces lutins qui l'avaient toujours accompagné et guidé, bien que maladroitement, au cours de ces terribles guerres saintes :

« Shion (sourit) : C'est bien parce que c'est toi et que je t'aime. »

L'atlante aux long cheveux verts se pencha pour embrasser langoureusement son compagnon et coller son corps chaud et humide au sien avant de descendre progressivement vers ce qu'attendait l'homme de sa vie. Le malicieux chinois se tortillait déjà des tendres et trépignantes caresses de son amant, remerciant chaque minute, chaque seconde le ciel de cette seconde vie, le duo du Styx de ces instants de bonheur.

Un bonheur qu'ils conserveraient coûte que coûte… Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après.

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Temple des Gémeaux

Ce que Mü croyait être un accouchement n'en était bien entendu pas un, mais pouvait s'y rapprocher :

« Kanon : Vas-y mon amour, prends une grand respiration et pousse.

Sorrente : Ca fait des heures, je suis à bout de force Kanon.

Kanon : Allez, tu y es presque, je le vois, il est juste là. »

Sorrente se présentait non pas les jambes mais les fesses à l'air, les hanches relevées pour faciliter l'ouverture de son col anal et l'évacuation de l'objet étranger qui séjournait dans ses entrailles depuis maintenant plus de douze heures. N'oublions pas que la sirène avait eu la malchance de se recevoir la flèche d'or d'Aiolos dans le derrière, lui faisant pisser le sang. Kanon lui avait alors mis un tampax pour absorber le liquide rouge et visqueux et ainsi éviter de tacher le canapé, mais il avait perdu la pauvre fusée de coton quand il avait tenté de tirer sur la ficelle pour le lui enlever :

Sorrente : On aurait dû aller chez un médecin.

Kanon : Il n'est pas question que quelqu'un d'autre que moi voit tes belles fesses. Non, crois-moi, le kilo que haricot que je t'ai fait avaler devrait résoudre le problème. Ne te gène pas, pète un bon coup et ça devrait sortir.

Sorrente : Mais enfin Kanon, c'est gênant.

Kanon : T'inquiète pas, j'ai prévu une pince à linge pour mon nez et une bonne dizaine de désodorisant au cas où l'odeur serait tenace.

Celui qui était surtout tenace, c'était Kanon lui-même. Malgré les multiples plaintes et protestations de son amant au bord de la rupture anale, l'ex dragon des mers restait convaincu qu'un bon gaz suffirait à faire ressortir le tampax coincé dans son rectum. Toute la nuit, Sorrente n'avait fait que pousser, et même s'il ressentait clairement la pression dans son colon et la soupape prête à exploser, jamais la fusée absorbante ne voulait sortir, et ce malgré ses efforts et les encouragements de son amant :

« Kanon : Allez, inspire un grand coup, cette fois j'y crois à fond. »

Dans un effort désespéré, Sorrente bloqua sa respiration et poussa à nouveau. L'effort faisait que toutes les veines de son front gonflèrent… Puis ce fut enfin la libération. C'est à ce moment-là que choisit l'aîné des jumeaux, en l'occurrence Saga, pour entrer dans le temple des Gémeaux et assister au décollage d'une fusée couleur rouge, la dite fusée allant terminer sa course en plein milieu d'un cadre photo accroché au mur, photo qui représentait les deux frères :

« Kanon : En plein dans le mille ma sirène, tes tirs valent autant voie même plus que ceux de ce centaure de mes deux.

Saga : C'est de mon Aiolos que tu parles là !

Kanon : Oh bonjour mon frère. Tu tombes bien, j'ai besoin de tes conseils de maniaque pour enlever le sang qui s'est écoulé sur le canapé.

Saga (exaspéré) : Finalement, j'aurai préféré jouer les boniches chez Shura et envoyer ses ordures dans une autre dimension plutôt que venir ici et constater qu'il nous faut changer de canapé. KANON, je pensais t'avoir dit d'entretenir correctement le temple des gémeaux. Tu sais que c'est Athéna elle-même que tu insultes !

Kanon : Saori ?

Saga (se racle la gorge) : Hum hum. Bon, comment va Sorrente ?

Sorrente (larmes aux yeux) : Bobo fesses.

Saga (faux air taquin) : Oh Kanon, tu devrais y aller plus calmement avec ton mignon amant.

Kanon (perplexe) : C'est quoi ce changement de sujet là ?

Saga : Bon, allez, je vais au supermarché acheter des serviettes hygiéniques pour Sorrente qui risque de pisser le sang encore quelques temps, un nouveau cadre, et sur le chemin du retour je m'arrête au magasin de meubles voir les canapés. Kanon, je te laisse Sorrente et le temple des gémeaux (s'en va) :

Kanon (qui n'a rien compris au comportement de son frère) : Mais il est venu quoi faire au juste ?

Sorrente : Quand je pense que la Saori dont vous parlez et celle dont le chant m'a séduit au point presque de retourner ma veste. J'ai encore du mal à y croire.

Kanon : Ah, c'est donc ça. Dès que je fais référence à notre Déesse, il tire une de ces tronches. Je crois qu'il s'en veut encore.

Sorrente : D'avoir tenté de l'assassiner ?

Kanon : Non, d'avoir raté son coup. »

La sirène laissa échapper un nouveau grognement. Kanon oublia son jumeau, qu'il savait assez grand et fort pour surmonter ce traumatisme, pour reporter son attention sur son amant dont la plaie rectale se remettait à saigner et à couler le long des cuisses. Pire même, maintenant que son orifice était dégagé, le kilo de haricot ingérés continuait ses effets dévastateurs. Une nouvelle flatulence retentit, suivi d'une déjection de sang qui s'étala sur la tunique bleu de Kanon :

Kanon : Zut, l'hémorragie repart, j'ai sans doute abusé sur les haricots.

Sorrente : Par pitié Kanon, plus de tampax.

Kanon : J'aurai aussi dû prévoir des serviettes hygiéniques. Saga va en ramener, mais en attendant, que faire, il faut colmater ça. J'ai bien quelque chose, cent pour cent naturel en plus…

Sorrente (le coupe) : Plus de tampax ni quoi que ce soit d'autre. Désolé mon amour mais ça sera abstinence jusqu'à ma guérison totale.

Kanon : Ah, tu avais deviné… Loin de moi l'intention de te faire du mal. Hum, et bien en attendant le retour de Saga, tu vas aller poser ton postérieur sur le trône. Ne t'en fais pas je te tiendrai compagnie et je te raconterai l'histoire de la petite sirène.

Sorrente : Tu es trop bon…

Kanon : Je le sais, tu ne pouvais pas trouver meilleur compagnon que moi. Allez, je t'emmène. »

Encore une fois, Sorrente se demanda ce qu'il pouvait bien trouver chez cette langouste qui avait la cervelle d'une huître. C'est que l'amour nous fermait les yeux et ne nous laissait entrevoir que la beauté de l'être aimé. Il savait que Kanon était un rustre qui louait un cerveau juste pour se la jouer de temps à autre. Il savait ses défauts mais préférait les ignorer, parce qu'il l'aimait, et c'était réciproque.

Ils s'aimaient, tout simplement… Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après.

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Saga descendait les marches à toute vitesse, souhaitant éviter un sujet de conversation sur leur Déesse qui le désespérait chaque jour de leur nouvelle vie. En chemin, il croisa le jeune Ilyas qui montait voire son professeur Kanon. Ni d'une, ni deux, il embarqua le jeune garçon dans sa course avec lui :

« Ilyas (sous le bras de Saga) : Que faîtes-vous, seigneur Saga ?

Saga : Je vais faire des courses et tu viens avec moi.

Ilyas : Euh… C'est un grand honneur que vous me faîtes là, seigneur Saga, mais j'avais l'intention de rendre visite à Kanon-sensei pour ma le…

Saga (le coupe) : Mon frère est occupé pour le moment, je ne te conseille vraiment pas d'aller dans le temple des gémeaux. Viens avec moi, je t'achèterai un livre.

Ilyas (toujours prisonnier sous le bras de Saga) : Je ne suis plus un môme… Mais je ne dis pas non à un livre, ça changera des contes que je raconte à Eliona sur sa tombe. »

Et c'est ainsi que les deux hommes descendirent les marches et passèrent à travers le temple du Taureau où Aldébaran et Scylia prenaient leur petit-déjeuner tranquillement en se lançant des regards amoureux. Quelle paix intérieure nous submergeait chaque fois que l'on traversait cette demeure. On se sentait encore mieux qu'après une séance de massage, tellement doux que c'en était suspect. mais la vérité était que Aldébaran et Scylia, comme tous les autres couples du Sanctuaire, étaient simplement fous amoureux l'un de l'autre et revivaient enfin après tout ce sang coulé.

Ils revivaient… Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après.

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Temple du Scorpion

Camus était confortablement installé dans un canapé à lire le journal, une mine boudeuse sur son beau visage. Pourquoi est-ce que Milo ne voulait pas qu'il se rende à son propre temple ? A coup sûr qu'il avait encore fait un coup foireux, à mois que ça ne soit une surprise. Avec le malicieux scorpion, on pouvait s'attendre à tout, et étant donné son anxiété évidente, le verseau penchait plus sur sa première idée :

« Camus : Je finirais bien par lui faire sortir les vers du nez. »

Le français reporta son attention sur les actualités et fronça les sourcils quand il vit le gros titre de la première page :

« Calus : Evènement spectaculaire en Grèce, une étoile filante en plein jour… Les journalistes ne sont guerre futés. Une étoile filante en plein jour ! Mais bon, il vaut mieux qu'il croient ça que la vérité. »

La vérité, seule le Sanctuaire le savait, cette lumière dorée en plein jour n'était autre que la flèche d'or du Sagittaire tiré en l'air bien involontairement par son propriétaire :

« Camus : Si nos prédécesseurs savaient la vie que nous menons actuellement au Sanctuaire, ils se retourneraient dans leur tombe. »

L'érudit poursuivit sa lecture de l'article non sans étirer un sourire devant les absurdités de la presse et les théories bidons des spécialistes. Cette risette n'échappa nullement aux yeux très observateurs de Milo qui chaque jour guettait méticuleusement un étirement des lèvres de son amant :

« Milo : Mon Camus, tu souris, c'est fantastique, vite une photo. »

Clic

Le Verseau en resta coi, il n'y avait vraiment que Milo pour faire ce genre de chose :

« Camus : Ca y est, tu es content ?

Milo : Plus que content, mais je le serai encore plus si tu m'embrassais avec ce même sourire.

Camus (remonte son journal) : Même pas en rêve.

Milo (boude) : Maiiiiiiiiiis. »

Pour se venger, le scorpion s'installa d'office sur les genoux de son amant, dégageant le journal par la même occasion. Il s'attendait déjà à recevoir des réprimandes de l'homme de glace qui n'aimait pas qu'on le colle ainsi ou qu'on lui saute soudainement dessus. A la grande surprise du Grec, Camus passa sa main dans ses cheveux emmêlés et sur son dos, cette caresse provoquant des frissons et décharges dans le corps musclé du scorpion. Il aurait aimé demander le pourquoi de cette étrange attitude, mais il ne vouait pas briser ce moment :

« Milo : Hum…

Camus (voix malicieuse) : Ca te fait du bien ?

Milo : Je suis aux anges, je ne pensais pas me retrouver si bien sur ton corps qui s'avère plus chaud que je ne le pensais. Finalement, faire installer le chauffage central chez toi n'était peut-être pas nécessaire.

Camus (empoigne la chevelure de Milo) : Ah ben, ça a été plus rapide que prévu, tu es tombé dans mon piège.

Milo (redescend soudainement de son petit nuage) : Hein !

Camus : Je savais que tu me cachais quelque chose. Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour te faire cracher le morceau. Un chauffage central dans mon temple, non mais ça va pas !

Milo (faux air innocent) : J'ai dit ça moi ?

Camus (repousse Milo par terre) : Non mais franchement, tu n'en rates pas une.

Milo (larme à l'œil) : Maiiiiiis, c'est méchant que ce tu viens de faire mon Camus. J'aurais pu faire une chute mortelle. »

Sourd à ses plaintes, plus froid et stoïque que jamais, Camus ne se gêna pas pour aller prendre un porte-monnaie posé dans la cuisine :

« Milo : Hé, mais c'est à moi ça

Camus : Je rentre à mon temple pour renvoyer les employés non sans leur donner une petite compensation pour s'être déplacé inutilement (commence à partir)

Milo (s'accroche à sa veste) : Mais attends mon Camus, j'ai fait ça pour que ces braves ouvriers au bord de la faillite aient du travail. Sens comme mon cœur est pur.

Camus : Et comme par hasard tu as choisi mon temple.

Milo (se laisse traîner) : Allez mon Camus, je sais que tu aimes être chez toi et moi je supporte pas le froid.

Camus : Et moi je ne supporte pas la chaleur. Si tu as froid, mets un pull. »

Aucune plaidoirie ne semblait arrêter la course du Verseau vers son temple, ni même le poids qu'il avait accroché à ses vêtements en la personne de Milo lui-même. Il remontèrent ainsi les marches jusqu'au onzième temple mais un mur de poubelles les arrêta au dixième, celui du Capricorne :

« Milo : La chance est avec moi.

Camus : Mais qu'est-ce que c'est que cette montagne de poubelle ! Shura, tu vas vite me débarrasser ça avant que les cafards ne viennent s'installer chez toi. Pour ma part je m'en fous, mais comme je suis ton voisin, j'ai pas envie que ça grouille jusque chez moi.

Shura (qui se ramène avec un tablier rose et un balai) : Ah ben excuse-moi cher voisin, je suis en train de retaper complètement mon temple après la bataille qu'il y a eu à l'intérieur. Je te raconte pas, tout est à jeter. Je voulais demander à Saga d'envoyer les poubelles dans une autre dimension, mais le traître nous a faussés compagnie. J'ai bien Aiolia, Aiolos et Marine qui m'aident, mais des bras en plus ne serait pas de refus. Et puisque je sais que tu as la réputation d'être un maniaque, tiens, aide un peu ! »

Croyant trouver là le pigeon parfait, le Capricorne refourgua le tablier et balai qu'il tenait à son voisin de glace et s'en alla rejoindre sa petite femme à la vitesse de la lumière, cette dernière repeignait leur chambre aux couleurs de l'herbe et des coquelicots.

Milo s'attendait à ce que son compagnon jette l'ensemble de ses nouveaux accessoires à terre pour poursuivre son ascension jusqu'à son temple… Mais au contraire, il enfila le tablier et se mit à balayer scrupuleusement l'entrée poussiéreuse de la demeure du Capricorne :

« Camus : Et bien ne reste pas planté là, va voir à l'intérieur s'ils n'ont pas besoin d'aide.

Milo : Euh… Et ton temple ? Je croyais que tu voulais arrêter l'installation du chauffage.

Caus : Un matériel, c'est facile à démolir, mais quand la crasse commence à s'incruster, des fois c'est irrécupérable.

Milo : Tu ne vas quand même pas démolir le dur labeur de ces ouvriers !

Camus : Je ne veux pas de chauffage chez moi, la chaleur industrielle fait gonfler les jambes. Je préfère de loin la chaleur naturelle.

Milo : Chaleur nat… Mon Camus, tu ne fais quand même pas référence à…

Camus (prend le menton de Milo dans sa main pour l'obliger à le regarder) : Je n'accepte qu'une seule chaleur, celle que toi, tu m'apportes.

Milo (coi) : …

Camus : Et je commence à avoir froid.

Milo : Laisse-moi te réchauffer mon Camus…

Camus (le retient dans son élan) : Hep hep hep, le ménage d'abord, l'amour après.

Milo : Tu me ponds ça après ta provocation.

Camus : Je ne serai disposé à te céder que quand cette montagne de poubelles sortira de mon champ de vision. »

Ni d'une, ni deux, à la millième de seconde même où Camus avait terminé sa phrase, le scorpion s'était emparé d'une bonne dizaine de sacs poubelle qu'il cala sur son dos avant de descendre les marches à la vitesse de la lumière en direction de le déchetterie. Le français sourit, son stratagème avait marché comme sur des roulettes, sinon, impossible que le bordélique Milo aide au ménage de leur confrère.

Alors que le verseau se remit à balayer tranquillement l'entrée du temple, une tornade bleu déboula à côté de lui pour s'emparer de nouveaux sacs puis repartit exactement à la même vitesse :

« Camus : Il est motivé… Tout ça pour un câlin, je ne le comprends pas. Ce n'est pas un scorpion pour rien. »

Dans ses allers-retours ultrarapides, Milo croisa à plusieurs reprise Aiolia et Aiolos qui eux prenaient davantage leur temps. Il réussit à embobiner Aldébaran, jouant sur la gentillesse naturelle du Taureau, ainsi que Mû qui se servit de ses pouvoirs télékinésiques. Scylia décida, sans se défaire de son éternel sourire, de préparer du café pour tous tandis que le moine bouddhiste, Shaka bien sûr, s'installa dans la demeure complètement vidée et se mit à prier son Dieu pour rétablir l'harmonie en ces lieux… En gros quoi, il foutait rien :

« Shura (larmes aux yeux) : Oh, vous tous, vous m'aidez. C'est magnifique, vous brillez dans ce grand élan de solidarité…

Milo (le coupe) : Solidarité ! Mes fesses oui, je fais ça que pour chauffer mon Camus (repart avec des sacs poubelle sous les bras).

Camus : J'espère qu'il sera encore en forme quand il aura fini ses allers-retours. »

Au final, les seuls n'ayant pas été vu ce matin au Sanctuaire étaient le nouveau couple, le binôme d'eau, ou duo du Styx. D'une nuit passée dans les bras l'un de l'autre, à parler, s'embrasser, somnoler, ils s'étaient finalement levés tôt dans la matinée et avaient escaladé ensemble la falaise qui menait à Star Hill. Ensemble, ils avait regardé les étoiles scintiller, sans lâcher leur main, leurs doigts entrelacés, regardant ensemble vers le ciel, sans se parler, juste ressentir la chaleur de l'autre.

Le jour s'était levé, le soleil avait éclairé leur visage, faisant encore plus bronzer la peau d'Angelo, faisant davantage briller les yeux d'Aphrodite. Ils s'étaient pelotonnés encore plus l'un contre l'autre, scrutant les bruits et les cosmos environnant :

« Aphro : Mü sembla confus.

Angelo : Shaka semble déterminé.

Aphro : Shura semble ému.

Angelo : Milo semble excité.

Aphro : Camus semble malicieux.

Angelo : Kanon semble fier.

Aphro : Sorrente semble algique…

Angelo : Et Saga traumatisé…

Aphro : Angie, avons-nous vraiment réussi à leur rendre le bonheur ?

Angelo : Non, nous ne leur avons pas rendus le bonheur, nous leur avons donnés. Maintenant, aujourd'hui et tous les jours d'après, ils vivront une vie normale, une vie ponctuée de joie, de tristesse. Peut-être verrons-nous des heureux évènements, ou des deuils. Les blessures du passé peuvent encore se rouvrir, nous faire mal, mais le plus important, c'est de penser que demain, elles cicatriseront de nouveau. »

Le poisson resserra sa poigne sur celle de son nouveau compagnon puis se serra davantage contre pour sentir son odeur d'homme et de transpiration, témoin de leurs efforts :

« Aphro : Moi aussi, je suis, et je dois être heureux. Par égard à tous ceux qui se sont battus pour la paix, aux Dieux qui nous offert cette nouvelle vie, pour tenir ma promesse faite à la petite Eliona. Et je sais que je le serai tant que je reste avec toi. »

N'étant pas spécialement doué avec les mots tendres, Angelo répondit par des gestes en relevant le visage de son beau suédois et en posant ses lèvres sur les siennes, scellant ainsi leur accord. Les Dieux en sont témoins, la petite Eliona peut veiller au grain, l'harmonie règne entre eux et dans l'ensemble du Sanctuaire.

Aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après.

FIN

\********/

Note de l'auteur : Merci d'avoir lu

Cette fanfic se termine enfin, cela fait exactement quatre ans aujourd'hui que je l'avais commencé et publié. Je suis vraiment désolée des très longues attentes entre les chapitres, et même je ne suis pas du tout contente de ce dernier. On va dire que mon attention s'est portée sur une autre série et une autre fanfic, d'où le fait que j'ai un peu délaissée celle-ci et je m'en excuse.

En quatre ans, j'ai évolué, j'ai complètement changé ma façon d'écrire (je n'écris plus en style théâtral et j'ai vraiment eu du mal à terminer cette fic avec ma vieille méthode).

Cette fanfic devait avoir une suite, en fait, tous les éléments que je vous avais demandés de retenir devaient servir pour cette fic prochaine que j'espère, j'écrirai un jour. En attendant, merci, d'avoir lu jusqu'au bout, et à très bientôt.


Réponses aux reviewers sans compte : je n'utilise cette méthode pour répondre aux reviewers sans compte que depuis peu. Aussi, je ne répondrai personnellement qu'aux dernier reviewers, car je doute que ceux ayant posé un commentaire en 2012 voire avant, viennent lire leur réponse maintenant. Quoiqu'il en soit, je remercie tous ceux qui me laissent des commentaires sur cette vieille fiction bourrées de défauts, même plusieurs années après sa publication (je me demande encore comment il est possible de tomber dessus), cela me fait extrêmement plaisir et prouve que ma fiction vit encore.

Guest (du 31/01/2015) : Merci à toi. Un heureux hasard que Scylia soit née le même jour que toi. Je ne sais pas pourquoi, mais je voulais qu'elle soit du signe astrologique vierge, après j'ai choisi une date au hasard sans me douter que c'était le même jour que Sorrente. J'ai bien aimé écrire ce personnage, d'autant plus qu'elle existe déjà dans l'anime seulement, je l'avais trouvé mignonne de s'intéresser à notre grand Aldé, le moins bisho de tous.

Alex (du 06/03/2015) : Merci beaucoup, je suis ravie d'entendre ça. C'était bien le but de cette fic, de se détendre et de rigoler, en gros paradoxe avec la série qui est très sérieuse. D'ailleurs des fois, j'ai un peu exagéré sur la bêtise de chacun des personnages (ils sont tous débiles, faut l'avouer), mais c'est ça qui est bon. J'aime aussi lire ce genre de fiction un peu décalée dans l'univers de Saint Seiya, romantique ou non. DMxAphro, je me suis prise d'une grosse affection pour eux depuis que j'ai écrit cette fiction. Bien que j'ai toujours aimé les imaginer ensemble (j'ai toujours trouvé qu'ils étaient bien assortis), ils n'étaient pas mes personnages favoris, mais écrire une fiction où ils sont au cœur de l'action, qu'est-ce que j'ai pu m'amuser avec eux et ils sont remontés dans mon estime juste avec ça. Je n'ai pas lu de fiction Saint Seiya depuis un moment, mais en effet, ils sont loin d'être les plus populaire, ou du moins d'être parmi les personnages principaux. Pour le coup, je suis contente que ça t'ait plu. Encore merci.

Fan de Manga (du 26/08/2015) : Merci beaucoup de ton commentaire. Tu as vraiment lu ma fiction 5 fois ? (quoique, je rigole de mes propres conneries quand je relis aussi cette fiction, j'y suis allée fort quand même). J'en suis très touchée, surtout pour une fiction si médiocre. Je vois que nous partageons la même affinités pour le couple Shaka/Mü qui fait partie de mes préférés, de même que les deux personnages. Pour le moment, je ne prévois pas spécialement une fiction centrée sur eux, mais plutôt une autre suite à cette fiction, ainsi que "fiesta, cuite et gueule de bois", dans la même ambiance que les deux première avec peut-être un peu plus de drame. Mais pour le moment, je n'en suis qu'au stade d'idées. J'espère que tu la lieras si ele apparaît un jour. Encore merci à toi.

Jin-Shuu153 (du 09/08/2016) : Merci beaucoup à toi de m'avoir lu. J'avoue que j'ai un peu... disons beaucoup dégradé l'image de notre bon vieux Dohko, mais je l'adore comme ça aussi ^^.

Guest (du 27/03/2019) :Merci à toi. Je suis très loin de penser que mon histoire est la meilleure, mais ça fait plaisir à entendre.