disclamer : toujours rien à moi, malgré mes requêtes auprès d'Oda-sama. il veux juste me les prêter à condition que je lui rendre.
paring : Sanji/Zoro à venir.
rating : pour l'instant K
Ils s'embrassèrent longuement, lentement, partant à la découverte de l'autre. Leur premier vrai baiser. Ils leur semblaient qu'il n'aurait jamais de fin, l'espéraient, et c'est avec regrets que leurs lèvres se séparèrent. Leurs respirations étaient courtes, leurs joues rosies, ils étaient bien. Une main glissa dans la tignasse verte étonnement douce et Zoro ferma les yeux un bref instant pour mieux apprécier la caresse. Quand il les rouvrit, Sanji lui souriait. Comment avait-il put être aussi con ? Bien-sur que le Cook ne changera jamais. Et c'était tant mieux. Il était impossible, énervant, prétentieux mais aussi droit et honnête. Il avançait sans regrets. Si Sanji s'était offert à lui, c'était qu'il le voulait, tout simplement. Son comportement envers les femmes avait beau être une plaie, il faisait partit de lui également. Zoro comprit qu'il ne pourrait avoir l'un sans l'autre, alors il décida d'accepter le lot, tel quel.
Sanji s'écarta un peu et le regarda des pieds à la tête avant de soupirer.
« Bordel, Marimo, qu'est-ce qui t'a pris ? »
Zoro baissa les yeux sur son corps emmailloté de bandages et de pansements.
« Ce n'est rien, aucunes de ses blessures n'est grave. »
« C'est pas la version de Chopper… et ce n'est pas ce que j'ai vu. »
Zoro détourna les yeux, il savait ce que voulait Sanji mais il s'en sentait incapable, les mots… il ne savait pas les manier aussi bien que lui, ces n'était pas ses armes.
« Si on n'était pas arrivé à ce moment là, vous seriez morts tous les deux. »
« Peut-être bien… mais ce n'était pas le but au départ. »
« Bordel, Marimo ! Je sais qu'il nous en a fait baver pendant la traversée mais un combat à mort, c'est pas un peu trop ? »
« Je viens de te le dire, Cook ! Ce n'était pas le cas au début. »
Sanji écarquilla les yeux un bref instant avent de poser un regard insistant sur l'épéiste. Zoro soupira, il n'allait pas lâcher l'affaire, cette tête de mule. Il défit ses bras de la taille du blond et alla s'assoir sur son lit. Sanji vint prendre place en face de lui, un coussin posé au sol lui servant de siège.
« Je cherchais juste… un moyen de me défouler. Et je suis tombé sur lui dans un couloir… »
Il vit Sanji froncer les sourcils mais le cuistot resta silencieux.
« Une réflexion, le ton qui monte, une provocation, au départ, c'était juste ça … et puis le combat est devenu plus sérieux, pour lui. »
Des images fugaces lui revenaient en mémoire. La joie sur le visage du majordome, son plaisir évident, son rire…
« Pendant ce duel, j'ai put voir ce à quoi il avait renoncé pour pouvoir rester aux cotés de ta cinglée de frangine et j'ai compris que j'étais en train de faire la même chose avec toi. »
Le silence de nouveau s'étira. Sanji réfléchissait à ce que Zoro venait de lui raconter avec ses mots à lui et il ne comprenait pas tout. Stitch avait renoncé à quoi ? Quel était le rapport avec lui ?
« Je comprends pas, Zoro… »
L'épéiste soupira, comment mettre en mot ce qu'il avait perçut lors de cet affrontement ? L'exercice était difficile, l'enjeu énorme.
« Ce mec… c'est un combattant, et il a tout abandonné pour jouer les toutous à sa princesse. Ce combat était pour lui un… souvenir, un tour d'adieu. »
« … et le rapport avec moi ? »
« Je t'en voulais d'essayer de régler cette histoire sans effusion de sang même si ça impliquait que tu doives subir ces cérémonies. Mais t'es comme ça. T'es ce Baka Cook insupportable qui ne supporte pas de faire pleurer une femme. Et si tu changeais… je te perdrais. »
Zoro haussa les épaules, il regardait ses pieds, ses mains, tout sauf le blond assit en face de lui. Puis des bras fins vinrent s'enrouler autour de son cou et le corps chaud du cuistot se colla contre le sien.
« Abruti… il t'auras fallu un combat à mort pour t'en rendre compte ? »
« Umf !... par contre t'as intérêt à trouver un moyen d'éviter ce mariage si tu ne veux pas te retrouver veuf ! »
« Et que crois-tu que je fais dans cette putain de bibliothèque ? »
« Un tennis ? Qu'est-ce que j'en sais, moi ?! »
« T'es vraiment con, parfois. »
« Tu veux finir façon carpaccio, Baka-Cook ? »
Sanji allait répliquer quand Zoro écarquilla les yeux et se leva soudainement, envoyant bouler le cuistot sur son coussin.
« Bordel Marimo ! Qu'est-ce qui te… Ok, j'ai compris, je repasse plus tard. »
Zoro lui répondit par un grognement distrait, occupé à nettoyer ses sabres du sang et de la poussière du combat. Comment avait-il put oublier de les nettoyer après son duel ? Impensable… ce cuistot de malheur lui mettait la tête en vrac.
Sanji sortit en souriant de la chambre et retourna dans la bibliothèque aider Robin à trouver dans les textes de lois de l'ile Tsutsuma un moyen d'annuler le mariage sans rendre caduc le couronnement avant qu'il n'ait put abdiquer en faveur de sa sœur. Sélénia était peut-être instable, violente et bizarre, mais il avait aussi découvert en elle une enfant, une petite fille blessée qui quêtait l'amour de sa mère. Mais surtout, la jeune femme était aimée du peuple.
Il poussa les lourdes portes et rejoignit l'archéologue qui referma un épais volume en le voyant approcher.
« J'ai de mauvaises nouvelles, Cook-San. »
*.*.*.*.*.*.*
Sélénia était assise près d'une silhouette recouverte d'un drap blanc immaculé, les yeux rouges mais secs à présent. Elle avait pleuré tant et plus tandis que les meilleurs médecins s'occupaient de lui et maintenant elle n'avait plus une goutte d'eau à verser.
Elle prit entre ses mains l'une des siennes et contempla un instant les longs doigts fins, la peau si pale qu'elle en était presque translucide puis elle la serra fort.
L'opération avait duré presque trois heures, les trois plus longues heures de toute sa vie pendant lesquelles elle eu le temps de réfléchir à plusieurs choses. Des myriades de questions lui avaient traversées l'esprit durant ce laps de tems, des questions qui commençaient toutes par « pourquoi ».
Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi avait-elle peur ? Pourquoi avait-elle mal ? Pourquoi avait-il l'air d'être heureux à ce moment là, alors que la mort était si proche ?...
Mais celle qui revenait sans cesse, inlassablement, était toujours la même sous diverses formes. Que ressentait-elle pour son majordome ? Mais la jeune femme connaissait la réponse à cette question même si se l'avouer l'effrayait. Bientôt, elle sera Reine. Bientôt il faudra choisir un Roi….
Soudain, la main qu'elle serrait bougea légèrement et elle se redressa, fixant avec attention le visage au teint pale du brun. Il avait l'air si fragile avec tous ses pansements et ses bandages qui le recouvraient, surtout avec celui, imposant, qui ornait son cou.
Il avait frôlé la mort. Il revenait de loin. Et elle ne voulait plus le perdre.
Avant qu'il ne s'éveil, elle se pencha et déposa un baiser aussi léger qu'une plume sur les lèvres fines de Stitch et attendit qu'il reprenne conscience. Il ouvrit les yeux lentement, ses paupières papillonnant un instant avant de pouvoir s'ouvrir entièrement puis il posa son regard sur elle.
« Princesse ? »
Sa voix n'était qu'un filet rauque, éraillé et faible. Il grimaça, il avait mal… partout. Un sourire étira ses lèvres, ça avait été un beau combat. Il délaissa ses souvenirs pour revenir à la blonde qui lui caressait doucement les cheveux. La caresse était agréable, il se sentait bien.
« Que faites-vous ici, Princesse ? »
« Je te veillais, je m'inquiétais pour toi. »
« Vous ne devriez pas. »
Il nota qu'elle avait les yeux rouges, avait-elle pleuré pour lui ? Ou à cause de lui ?
« Je ne veux pas te perdre Stitch. »
« Ça n'arrivera pas, je serais toujours à vos cotés. C'est mon devoir. »
La main dans ses cheveux s'arrêta.
« Seulement pour le devoir… abruti de majordome. »
Il resserra les doigts autour de ceux de la jeune femme qui ne retira pas sa main mais son visage était dissimulé par ses cheveux.
« Vous servir et être près de vous est déjà plus que je ne peux espérer, Ma Dame. »
Sélénia se pencha et déposa un baiser sur le front du brun puis elle se leva en silence. Une fois devant la porte, elle s'adressa à lui encore une fois à lui sans se retourner.
« J'ai une dernière question, Stitch, y répondras-tu sincèrement ? »
« Oui, Ma Dame. »
« … M'aimes-tu, Stitch ? »
L'homme de main resta silencieux un instant, sa princesse avait posé une question et elle avait exigé une réponse honnête.
« Plus que ma vie, ma Princesse. »
Sélénia sourit et sortit de la pièce. Stitch la regarda tant qu'il le put, comme à son habitude.
