Salut tout le monde ! J'espère que vous allez tous bien ! JDBF est presque entièrement écrite ! Je vais pouvoir vous parler d'un nouveau projet dans les semaines à venir mais on verra ça plus tard. Pour l'instant la publication est loin d'être terminée (petits chanceux) donc rassurez-vous, rien n'empêchera l'update !

Dans ce chapitre, premier contact et explication de la séparation de Sam avec sa famille biologique. Vous allez tout comprendre dans ce chapitre. Que j'ai pris un plaisir de sadique à écrire !

L'univers est de JKR, les personnages sont des OC.

Pairing : Judith x Antonin


Chapitre 14 : Descente en enfer


Lundi 10 Janvier 1972

Ce matin-là était bien parti pour être le début d'une très bonne journée. Il faisait plutôt beau pour un matin de début janvier et je m'étais levée de bonne humeur. Pour changer.

Nous descendions à la Grande Salle avec Max, Judith et Antonin quand McGo surgit devant nous :

-Mademoiselle Callum, veuillez me suivre je vous prie.

Elle à l'air grave et un ton solennel qui ne me dit absolument rien qui vaille. Pour une fois que je n'ai pas fait de conneries.

Mes amis me lancèrent des regards inquiets. Je hausse les épaules en signe d'ignorance et suits docilement McGo dans les couloirs. Qui me conduit directement dans le bureau de Dumbychou.

-Bonjour Samantha, lance-t-il, tout aussi grave que McGo.

-Sam. (je déteste quand on prononce entièrement mon prénom).

-J'ai une mauvaise nouvelle pour toi. Assieds- toi je te prie.

Une mauvaise nouvelle ? Allons, bon, qu'est-ce qu'il se passe ? Je sais, ils vont me faire redoubler ma 7ème année ! Je savais que j'aurais dû bosser ce satané devoir de Métamorphoses. Rha je parie que c'est cette vieille peau de McGo qui a demandé à Dumbychou mon redoublement.

Une fois assise, Dumbychou ordonna a McGo de partir, me laissant seule avec le taré.

-Samantha, ton père vient de m'envoyer une lettre.

Quoi ? Pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je crois qu'il va falloir que je retire ce que j'ai dit sur McGo.

-Lequel ? Pap ou Pop ?

-Aucun des deux. En fait...il s'agit de ton père biologique, Dimitri.

Petit bug. Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi a-t-il envoyé une lettre à Dumbychou ? Pourquoi LUI ? Sven n'est plus à Poudlard, il n'a aucune raison de contacter Dumbychou.

-Ta grand-mère Clara est décédée hier au soir. Ton père demande ta présence à la cérémonie. J'ai cru comprendre que cela faisait partie des dernières volontés de Clara.

Oh non, ma grand-mère paternelle. La seule qui écoutait mes problèmes quand j'étais encore là-bas, qui me comprenait, qui m'expliquait le comportement de mon père…sans qui je n'aurais pas eu le courage de demander à mon père de laisser ma tutelle aux Connor. Mais même grâce à elle je ne m'étais jamais sentie complètement Connor, et j'avais choisi mon propre nom de famille, ma seule marque d'un passé auquel j'avais tourné le dos, Callum.

-Je vais devoir y retourner ? Je vais devoir vivre dans la même maison que les Akerfeldt ? Je ne veux pas…Albus, tu es mon parrain d'adoption, tu sais que je ne peux pas…ne me force pas à y aller, je t'en supplie…

-Je sais que tu ne voulais plus avoir affaire à eux autant que eux à toi. Mais tu devrais vraiment y aller. Pour ta grand-mère. Je sais qu'elle voulait vraiment que tu sois là pour elle. Pense qu'elle a toujours été là pour toi. Allez, file. Je n'interférerais pas dans les décision de ta propre famille.

Je suis tellement sous le choc que ce n'est pas pour la mort de ma grand-mère que je vais pleurer mais plutôt pour le fait d'avoir à affronter à nouveau mon ancienne famille.

Ma famille est un enfer. Mon père, quand il était jeune, était un fêtard et il avait beaucoup d'amis. Et quand il s'est marié avec ma mère et qu'ils ont eu un enfant, mon frère, tout se passait très bien. Ce n'est qu'à ma naissance que les choses se sont gâtées. Ma mère reprochait à mon père de trop suivre l'idéologie de son père (l'éradication de la race des "Sangs de Bourbe") et, furieuse de voir qu'il n'avait, et n'aurait jamais l'intention de changer ce trait de son caractère, elle est partie. Mon père est devenu aigri, désagréable et encore plus engagé dans sa lutte. Comme s'il reprochait aux nés-Moldus le départ de sa femme. Il ne s'est jamais rendu compte qu'il était le seul responsable. Et je ne me suis jamais gênée pour le lui reprocher. C'est là que le dialogue a définitivement été rompu entre lui et moi. J'avais 9 ans, consciente de ce qui se tramait autour de moi, et que j'allais devenir un objet de dispute constant entre mes deux parents. Ils m'avaient transformé en adulte avant même mon premier âge à deux chiffres. Je reprochais des choses à mon père que même lui ne parvenait pas à comprendre.

Depuis, ma mère est devenue comme un fantôme pour moi. Depuis qu'elle est partie. On ne sait pas où. Elle a refait sa vie ailleurs, et grand bien lui fasse. Les Connor m'ont adoptée, j'ai changé de nom et il est absolument hors de question que je remette les pieds au manoir "Dominerar renrasiga" (la race pure dominera en suédois) de mon effroyable paternel. De ma mère, à cause de lui, je n'ai que quelques souvenirs fugaces, des images, des anecdotes, une voix, un semblant d'odeur, et une comptine dont les paroles s'effilochent au fil des ans.

Dumbychou interrompt mes réflexions et me congédie après avoir annoncé d'un ton des plus badins :

-Fais bien ta valise, tu y restes 4 jours et tu pars demain soir.

Je sors de son bureau en titubant comme un zombie. Le choc me fait vaciller et je dois me tenir aux murs pour ne pas rater de marches dans les escaliers. Je marche dans les couloirs, abattue, les yeux baissés vers le sol et qui commencent à s'embuer. Je n'arrive toujours pas à croire ce qui me tombe dessus d'un coup, d'un seul. Aucune information pour dire que ma grand-mère était à l'article de la mort. Juste quelques mots sur un papier qui précisent très clairement que la seule personne à souhaiter ma présence là-bas est celle qui n'y est plus.

Je m'assois avec mes amis comme un automate. Max sent tout de suite que quelque chose ne va pas mais ne dit rien. Antonin et Judith lui lancent un regard interrogateur mais le regard noir de Max les dissuade de faire ne serait-ce qu'un commentaire. Quant à Céline, elle est encore dans les nuages et Roxane "n'a pas que ça à faire".

Je ne peux rien avaler. Je ne peux penser à autre chose et en quelques instants les larmes me montent aux yeux. Je me lève et je fonce hors de la Salle Commune, si pleine de rires et d'éclats de voix qui m'insupportent.

Max court derrière moi et me rattrape.

-Viens là.

Il me tend les bras et je me blottis dedans. Et j'explose en sanglots :

-Ils veulent que j'y retourne. Je veux pas. Je peux pas...c'est l'enfer au Pays de Galles. Tous m'ont reniée ! Ils ne me feront que des misères, des regards en coin, des murmures, des ragots, je ne peux pas affronter tout ça, j'en ai pas la force, je ne veux pas les revoir, tous autant qu'ils sont. Ils ont détruit ma vie, mon enfance, je ne peux pas, Max, je ne peux pas…

Mes paroles n'ont plus aucun sens. En martelant cette phrase qui est la seule qui me vient en tête, je blottis mon visage sur le torse de Max qui me serre un peu plus dans ses bras. Son étreinte tiède me rassure, je sais qu'il me protègera quoi qu'il arrive. Il semble désespéré de me voir dans cet état. Après avoir réussi à me calmer, je parviens à lui raconter un peu plus clairement la situation, entre deux sanglots. Il est désolé d'apprendre la mort de ma grand-mère dont je lui ait tellement parlé. Je pense qu'il la connait d'ailleurs presque aussi bien que moi. Elle était la seule dont j'avais envie de parler de toute façon.

-Je suis sûr que ça ira. Je te jure que tout ira bien. Dis-toi qu'après ce sera fini. Plus personne ne voudra te voir là-bas.

-Tu vas me manquer. Je t'aime, mon frérot. Tu ES ma famille. Ils ne sont rien pour moi.

-Tu vas me manquer aussi. Mais c'est 4 jours...

-Soit 96 heures en enfer. Je suis trop jeune pour mourir et trop innocente pour finir en enfer...

-Trop innocente ? Es-tu sûre de ce que tu annonces, Mademoiselle Callum ?

Je souris. Max est vraiment le seul à réussir à me redonner espoir dans une telle situation.

Mardi 11 janvier 1972

Max me regarde comme si j'étais malade.

-Mais enfin, Sam, combien de valises tu emportes ?

Je me retourne pour tout compter : 2, 4, 8, 10, 12.

-12.

Il me regarde comme un si je venais d'enlever une Mandragore de terre et que j'avais survécu à son cri.

-Mais qu'est-ce que tu emportes ?

-Tout le nécessaire. Plus des trucs inutiles.

-Et comment tu vas transporter ça ?

-Sort de Réduction. Les 11 valises vont dans la 12eme qui est vide. Je suis trop intelligente, hein ?

Il sourit et m'aide à réduire les 11 valises, puis, galamment, il la porte pour moi et demande l'autorisation de m'accompagner jusqu'à mon Portoloin.

-Bon, bah. Bonne chance. Fais les bien chier.

-Compte sur moi.

-Et Sam, pense à moi. Je penserai à toi tout le long en tout cas.

Après une longue étreinte à mon frère adoptif et une pensée pour mes tuteurs, je me tourne vers le Portoloin, direction le manoir de mon frère et mon père biologiques, direction l'Enfer.


Voilà, première petite approche de la famille de Sam. La suite de son calvaire (ou pas…vous verrez), dans le prochain chapitre.

J'espère que ça vous a plu.

Pleins de bisouuuus, bonne semaine.

Maï.