Hello ! J'ai l'impression que je n'ai pas postée depuis un bon bout de temps alors que non, je respecte mon timing -pour l'instant- ! J'espère que vous avez eu une bonne rentrée, pour ma part, je ne préfère pas m'engager sur ce sujet sinon demain, on y est encore. Disons que mon emploi du temps ressemble à un morceau de gruyère plein de trous et que la population de mon école commence à devenir bien trop élevée. J'ai toujours dit qu'ils devraient créer un Hunger Games.

Enfin parlons bien parlons peu, voici le chapitre 13 et comme toujours, j'espère qu'il vous plaira ! Oh et merci pour vos reviews, ça me fait plaisir !

PS : Je vois que certaines personnes ont du mal à comprendre les répliques en italiques. Lorsqu'elles n'ont pas de tiré comme ceci "— ", c'est l'intervention de la conscience d'Alyssa. Je suis désolé de vous le dire que maintenant ! :)

RAR :

Jadounette : Tu dis ça à chaque fois ahah mais ça me fait plaisir ! J'adore moi aussi imaginer les scènes des films en rajoutant ma petite Alyssa bien évidemment. Tu comptes me poser ses questions jusqu'à avoir la réponse ahah ? En tout cas, je suis déçu que l'on ne soit pas dans la même classe :(, il fait qu'on se trouve une heure ou rester ensemble pour discuter de tout ça, comme tu en as tellement envie ! Kiss kiss

Jofrench22 : Oh ton reviews me fait extrêmement plaisir, je dois dire que mon sourire s'étirait de plus en plus lorsque je le lisais ! Mettons-nous à sa place, tuer une personne pour la première fois sans le vouloir par pures défenses, c'est traumatisant surtout ma petite Alyssa. On ne sait jamais sur quels pieds danser avec ce John n'est-ce pas, moi-même, j'ai du mal, car pour moi, c'est un personnage très compliqué à la fois arrogant méchant et tout ce qui va avec, mais qui pourrait aussi éprouver un amour indescriptible pour une seule et même personne ! J'ai pensé à faire des chapitres sur son point de vue, mais je ne pense pas que se soit pour le moment, car ma fiction est divisée en deux parties, surement pour la deuxième. Les répliques en italiques sont comme des interventions de la conscience sadique d'Alyssa en fait, c'est assez dut à comprendre, je m'en doute et je m'en excuse. Mais j'adore ça, c'est comme si sa conscience, on pourrait dire que c'est moi, impose son point de vue à chaque fois ahah. Pour le départ de John, je ne peux rien te dire de ce côté, mais c'est un moment crucial dans l'histoire, donc je te laisse le suspense.

Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.


Chapitre 13 : Un barbecue ? Idée plutôt excitante

— Alyssa ! entendit-elle vaguement.

— Comment est-ce qu'elle arrive à dormir après ce qu'il vient de se passer ?

— Elle est complètement folle, mais ça je ne vous l'apprend pas. Bien, bougez-là de moi, je commence à avoir des crampes.

— Alyssa !

— Oh mon dieu elle a bavé sur mon tee-shirt !

— Bon ça suffit.

Alyssa papillonna des yeux et les entrouvrit tout doucement, premièrement, elle se fit agresser par la lumière du soleil, deuxième par le tee-shirt blanc légèrement immaculé de bave, puis troisièmement par Logan qui lui secouait vivement le bras.

Elle se frotta alors les yeux et passa une main dans ses cheveux emmêlés, tentant vainement de leur donner un aspect normal, mais c'était peine perdus d'avance. Elle retira alors son bras de la poigne de Logan et grogna comme un animal, ou plutôt comme un petit chaton pathétique pensaient-ils tous.

— C'est bon je suis réveillé.

— C'est pas trop tôt.

L'Allumette la poussa alors contre Bobby et étira ses bras en avant en soupirant de soulagement, puis il baissa les yeux sur son tee-shirt.

— Super il est foutu maintenant.

Il sortit de la voiture et manqua de s'écrouler au sol, il avait les jambes engourdies à cause du voyage surement comme Malicia, Bobby, et Alyssa bien que cette dernière n'en soit pas aussi sur pour le cas de Logan, car quand ce dernier sorti à son tour de la voiture, il ne prit même pas la peine de s'étirer ou de montrer qu'il avait mal quelque part.

— Ou sommes-nous ? demanda t-elle d'une petite voix.

— A Boston. répondit Logan.

— Chez moi.

Alyssa sortit à la suite de Bobby et comme elle s'en doutait, elle trébucha, mais le Glaçon sur patte la rattrapa de justesse et elle le remercia du regard. Elle vit alors les cernes sous ses yeux ainsi que sa peau bien plus pale que d'habitude. Il avait le regard vide et Alyssa sentit en posant une main contre son bras nu que retourner chez lui à l'improviste l'inquiétait, mais par ailleurs lui faisait mal.

Le soleil venait tout juste de ce levé et malgré que le ciel soit bleu, on pouvait voir au long un dégradé de rose. Alyssa jeta un coup d'œil à la montre de Logan, en effet, il n'était même pas 7h du matin.

— Suivez-moi.

Ils étaient devant une grande maison claire et les gens qui vivaient là, vivaient sans doute bien à leur aise. Bobby monta en premier sur le perron suivit de prés par Malicia ainsi que John tendit que Logan et Alyssa se tenaient en arrière. Cette dernière était encore très faible et fatiguée, elle manquait à chaque seconde de s'écrouler inconsciente sur le sol.

Bobby souleva alors un petit pot de fleurs violettes sur le rebord de la fenêtre et en sortit un trousseau de clefs. Tout en l'insérant dans la serrure de la porte, il regardait partout autour de lui ayant peur à tout instant de voir ses parents rentrer, ou encore se tenir derrière la porte dans le salon.

Maman ! Papa ! Ronny ? Il y a quelqu'un ?

Il n'obtint aucune réponse, mais pour être sur il regarda tout de même un peu partout. Malicia ne le quittait pas des yeux, Alyssa tentait toujours d'assembler ses cheveux en une queue-de-cheval, John ouvrait et fermait son briquet dans son habituel cliquetis sonore, et Logan et bien.. Logan.

Je vais nous trouver des fringues. fit-il, puis il tourna la tête vers John. Brûle rien.

Ce dernier le regarda d'un air fatigué, non pas d'épuisement, mais de lassitude. Bobby tourna sur la gauche et monta à l'étage, vite suivit par Malicia. Logan disparut dans la cuisine et Alyssa se douta qu'il irait à la recherche d'une bière.

Elle se retrouva seule avec l'Allumette, mais pas pour longtemps, car elle repéra rapidement le canapé du salon de Bobby. Elle se jeta littéralement dessus et s'installa confortablement, retirant ses chaussettes et massant ces pieds sales qui lui faisaient affreusement mal. Ces chaussettes roses gisaient sur le sol et commençaient à créer une flaque sur le sol du salon.

Tu es sale, vraiment.

Alyssa allait de nouveau s'endormir sur le canapé quand elle sentit quelqu'un s'asseoir à ses côtés, elle se remit assise tout en restant enfoncé au plus possible dans le sofa. L'Allumette la regardait avec un regard vide, mais gardant toujours cette étincelle arrogante et insupportable mais moins prononcée.

Il est beau.

Il lui tendit une petite assiette remplie de fruit, surtout des pommes coupé en morceaux. Elle fronça les sourcils et ne prit pas l'assiette, craignant qu'il ai craché dedans.

— Je n'ai pas empoisonné les fruits, idiote. siffla t-il froidement.

Alyssa soupira et baissa les yeux vers l'assiette de fruit avant de s'en emparer et de croquer dans un morceau de pomme. Elle sentait le regard brulant de John sur elle, et elle ne put s'empêcher de lever la tête vers lui. En effet, il la fixait, tout en faisant claquer son briquet dont elle n'entendait plus le claquement à force.

— Depuis quand j'ai le droit à ceci, fit-elle en croquant dans un morceau de banane, de ta part ?

— Depuis que tu ressembles à un zombie.

Elle regarda derrière lui et croisa son reflet dans un miroir et en effet à côté d'elle un zombie serait top model. Ses cheveux ressemblaient à un champ de bataille rassembler en une longue queue de cheval. Les cernes sous ses yeux avaient presque disparu, mais son visage était aussi blanc que neige et les veines de son cou ressortaient.

— Merci. fit-elle en veillant à ne pas croiser son regard.

— Pardon ?

Alyssa sentait son sourire s'étirer sans pour autant le voir, à croire qu'elle pouvait sentir le moindre de ses faits et gestes sans qu'elle ne les voie.

— Ne fais pas comme si tu n'avais pas entendu.

Il haussa les épaules et esquissa un petit rire sarcastique.

— Je voulais juste l'entendre une deuxième fois.

Elle se tortilla dans le canapé et engouffra le reste des fruits avant de tendre de nouveau l'assiette à John qui la posa sur la table basse. Dans la cuisine, à côté, elle vit Logan faire les cent pas, les sourcils froncer et les traits de son visage tendus.

— Merci de m'avoir rassurer tout à l'heure, et merci pour les fruits.

— C'est bien de le reconnaître. fit-il en esquissant son sourire carnassier, mais il ne le garda pas longtemps et baissa les yeux vers son Zippo qu'il faisait claquer à nouveau.

Il y eut un long silence durant lequel Alyssa regardait partout autour d'elle, passant de la coupelle vide sur la table de chevet, la porte-fenêtre qui donnait sur l'extérieur, Logan qui faisait les cent pas dans la pièce d'à côté, la Zippo de John puis les photos de la famille de Bobby. Tandis que l'Allumette avait son regard rivé sur elle et n'attendait qu'une chose : qu'à son tour, elle le regarde.

Finalement, il suivit son regard vers les petits cadres de photo et se leva afin de les détailler unes à unes d'un regard froid, les lèvres pincées. Alyssa se leva et regarda la façon dont il épiait les photos de la famille de Bobby. Il semblait à cran, comme si le fait de voir les liens familiaux du Glaçon sur pattes lui rappelaient que les siens n'existaient presque plus.

— Il y a un problème ? osa t-elle demander.

Mais elle n'eut pour seule raison un regard méchant qui lui fit lever les yeux au ciel. Le plus gros défaut de l'Allumette, celui qu'elle haïssait le plus possible était sa partie lunatique. Elle ne savait jamais sur quels pieds danser avec lui et encore plus en ce moment. Car auparavant, il se contentait de lui lancer des répliques cinglantes et de rester mauvais avec elle et la jeune fille s'y était habitué.

Cependant elle ne s'était pas habituée au St John Allerdyce qui savait être attentioné -si c'était possible de le considérer ainsi- et qui changeait d'humeur au quart de tour et devenait bien plus mauvais qu'il ne l'avait jamais été.

— Alyssa ! John !

Les deux concernés se retournèrent vers Malicia qui venait de dévaler les escaliers à la suite de Bobby, elle avait les joues roses tandis que ce dernier semblait livide et les veines de son cou étaient plus prononcées et d'une couleur grise inquiétante. Alyssa fronça les sourcils et d'un regard de la part de Malicia, elle comprit que les explications qu'elle attendait ne tarderaient pas à arriver.

Bobby tendit un tee-shirt propre, un pantalon ainsi qu'une paire de basket à son meilleur ami. Ce dernier le remercia et Bobby lui indiqua que sa chambre était la première porte à l'étage.

— Je t'ai trouvé des bottes Alyssa, elles appartiennent à ma mère mais elle ne s'en sert plus.

— Merci. fit-elle en s'empara des bottes.

Elles étaient noires et arrivaient au-dessus de ses chevilles, heureusement pour la jeune rousse qui avait les mollets très fins les bottes avaient des lacets et elle pourrait les serrer à sa guise. Bobby détailla sa tenue qui n'était pas son pyjama contrairement aux trois autres mutants, alors il ne lui trouva rien d'autre à vêtir. De toute manière, il n'aurait surement pas trouvé.

Puis Bobby disparut à l'étage, laissant les deux jeunes filles seules. Une fois que ses pieds disparurent à la dernière marche et qu'elles entendirent la porte claquer et un début de conversation entre lui et John -discution qui ressemblait plus à une dispute-, Malicia se mit à sautiller sur place. Alyssa fronça les sourcils, mais elle se doutait bien de ce qu'il venait de se passer entre Malicia et Bobby à l'étage.

Avoue le chéri, tu la trouves tellement niaise.

— Il m'a embrassé, je l'ai embrassé et.. s'affola-t-elle, les yeux brillants.

— Mais comment ..?

— Sa marche, je n'y croyais pas mais sa marche. J'ai essayé de contrôler mon pouvoir comme tu me l'as conseillé, débita-t-elle rapidement, j'ai réussi, j'ai réussi, mais juste quelque seconde. Alyssa, j'étais à ça et j'ai perdu le contrôle.

— C'est normal Malicia. fit-elle en entrelaçant ses doigts dans sa main gantée. Ce serait inhumain d'y arriver du premier coup.

— Nous sommes inhumains.

Alyssa fronça les sourcils et retira sa main de celle de Malicia. S'il y avait bien une personne qui savait contrer son détecteur d'émotion, c'était bien Malicia, car la jeune rousse ne pouvait pas toucher sa peau. Mais elle n'en avait pas besoin pour savoir ce que son amie ressentait, il suffisait de la regarder dans les yeux pour savoir qu'en cet instant, elle était dévastée.

La jeune rousse rejoint alors Logan dans la cuisine, ce dernier avait une bouteille de bière à la main et ça ne l'étonnait guère. De son autre main, il trifouillait le bidule technologique qu'ils avaient trouvé dans la voiture.

— C'est quoi ce truc ?

— J'en sais rien, gamine.

— Ça ressemble à un téléphone.

— Je crois que s'en est un en effet.

Il le rangea dans sa poche après l'avoir retourner une bonne centaine de fois puis il but une gorgée de sa bière. Soudain, ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrirent et Alyssa sursauta contrairement à Logan qui restait de marbre comme toujours, il fallait vraiment qu'elle apprenne de lui ce genre de comportement.

En effet, tu es pathétique à sursauter tout les trente secondes.

Un jeune garçon aux cheveux blond identique à Bobby entra dans cuisine, vite suivit par une femme aux cheveux noir ébène qui remontait ses lunettes de soleil sur son crâne. Ils dévisageaient toutes les deux Logan puis Alyssa qui se cachait derrière son nounours géant et regardait d'un air méfiant les deux humains.

Dis donc Ronny, la prochaine fois que tu mettras..

Cette fois si un homme entra dans la pièce et passa devant la femme et son fils, dans l'intention de les protéger. Le chat qui était assis sur le comptoir sauta dans les bras de la femme et cette dernière dévisagea Alyssa comme si elle était une erreur de la nature. Cela ne fit rien à la jeune rousse, car disons que John l'y avait habitué.

Vous êtes qui vous ?

Logan semblait perdu et si ces gens-là n'étaient pas la famille de Bobby, il se serait surement enfui en deux ou trois coups de griffe. Heureusement pour eux le jeune garçon en question dévala les escaliers, suivit par John et Malicia fit à son tour irruption dans la pièce dorénavant bondé de gens. Logan montra du doigt Bobby, comme pour expliquer qu'ils se connaissaient.

Chéri tu ne devrais pas être à l'école ? demanda la femme.

Alyssa ne put s'empêcher de rire nerveusement. Être à l'école ?

Écoutez chère madame leur "école" vient de se faire attaquer. Vous n'êtes pas heureuse de retrouver votre fils ? Non ?

— Bobby qui est cet homme ?

— C'est le professeur Logan. répondit Bobby après hésitation.

Il se tourna vers Logan et ce dernier haussa un sourcil. Logan ? Professeur ? Il n'avait rien d'un professeur et tout ce qu'il faisait à l'Institut, c'était se trimballer dans les couloirs, remplacer Scott de temps en temps, et embêter la jeune rousse.

Je dois vous parler de quelque chose. fit-il d'une voix faible.

Alyssa sortit de son habituelle cachette et s'avança vers Bobby, prenant son bras sous le regard noir de la mère du jeune homme.

— Bobby, tu ne penses pas que..

— Ça va aller, Alyssa.

— Arrêtez de me prendre pour une idiote rien que cinq minutes. cingla t-elle en se tournant vers Logan puis vers John, ne faisant plus attention à la présence des humains. Vous répétez que ça va aller, mais rien ne va aller correctement ne voyez-vous pas ?

— Ça suffit, gamine.

Logan s'empara des épaules d'Alyssa et la tira vers le salon. Bobby y entraina ses parents ainsi que son frère, puis John et Malicia. Le père de Bobby s'assit le plus loin possible de Logan, il n'avait pas l'air d'aimer cet homme. Tandis que Bobby et Malicia prirent place sur le canapé aux côtés de sa mère et de son frère.

Logan restait en retrait et surveillait la scène de loin. John était nonchalamment -comme à son habitude- adossé contre un meuble et Alyssa le rejoint. Il faisait claquer son Zippo, allumant et éteignant la flamme et les personnes présentes s'empêchait surement de lui demander d'arrêter.

.

.

Quand est-ce que tu as su que tu étais un.. commença sa mère, la voix peu sur d'elle.

Un mutant ? la coupa John, sur un ton direct.

Vous pourriez ne pas faire ça !

John dévisagea la mère de Bobby et referma son briquet d'un geste brusque. Alyssa se tourna vers lui et chuchota à son oreille tout en prenant un ton froid et strict.

— Non mais pour qui tu te prends ?

— C'est pas ma faute elle m'inspire pas cette femme.

— Moi aussi, mais ce n'est pas une raison pour se comporter ainsi c'est la mère de ton meilleur ami !

Le jeune brun lui esquissa son habituel sourire et Alyssa le fusilla du regard avant de se retourner vers les autres. Elle voyait bien que la mère de Bobby ne se sentait pas à son aise, elle pinçait les lèvres et son regard dérivait de son fils à tous les autres mutants présents dans la pièce.

Faut nous comprendre aussi, nous on pensait l'avoir inscrit dans une école surdouée.

Alyssa leva les yeux au ciel, cette Institut était tout sauf une école de surdoués. Elle en était bien la preuve, tout comme John l'était lui aussi.

Justement il est surdoué. répliqua Malicia.

Oui on le sait, mais on ne se rendait pas compte que...

— Mais ça ne veut pas dire qu'on ne t'aime pas.

Même si Bobby était de dos à Alyssa, cette dernière pouvait ressentir sa déception jusque-là. Elle-même pensait à la réaction de ses parents si elle leur avouait qu'elle était une mutante, premièrement, ils seraient heureux de la revoir après cette "fugue" mais deuxièmement lorsqu'ils l'apprendraient, ils régiraient surement de la même manière.

Ses parents lui manquaient beaucoup parfois, mais elle avait peur de rentrer chez elle. C'était une sensation horrible que de vouloir rentrer auprès d'être cher, mais de lutter contre.

C'est juste que le problème mutant enfin c'est un peu..

Alyssa releva automatiquement la tête et croisa les bras contre sa poitrine. Problème mutant ?

Ah bon parce qu'il y a un problème mutant ? demanda froidement Logan, en la coupant.

Compliqué.

Compliqué ? Il n'y a rien de compliquer, se disait Alyssa. Les humains ont peur des mutants, ce qui vient dont à créer de la peur chez les mutants. Il n'y a rien de compliquer, ils le rendent compliqué.

Vous êtes professeur de quoi au juste Monsieur Logan ?

— D'Arts.

Alyssa esquissa un petit rire moqueur, mais se rattrapa vite, de même pour John. Ils se regardèrent un instant, mais la jeune rousse fut la première à détourner le regard. D'Art ? Sérieusement, il aurait pus trouver plus crédible. Professeur de sport à la limite, mais d'art..

Il faudrait que vous voyiez ce que Bobby est capable de faire. fit Malicia.

Alors ce dernier pointa son doigt vers la tasse de café qu'était en train de boire sa mère et toucha le verre, provoquant ainsi la transformation du café en un gros bloc de glace que sa mère fit tomber dans la petite assiette et reposa rapidement sur la table basse. Elle l'avait reposé si violemment et son regard était si effarer que ça trahissait ses pensées. Elle avait peur de son fils et le considérait comme une erreur de la nature lui aussi.

Bobby..

— Je sais faire plein d'autre truc.

Le gros chat gris se jeta sur la glace et se mit à la lécher, provoquant ainsi un nouveau soupir moqueur de la part de John. Alyssa lui donna un coup de coude, alors qu'elle-même rigolait, il y de cela quelque seconde.

Puis soudain le jeune frère de Bobby se releva brutalement du canapé et courra jusqu'à l'étage sous les regards empli d'incompréhension des mutants et de ses parents.

Ronny ? Tout ça, c'est ma faute.

— En fait on a découvert que c'est les mâles qui portent les gênes mutants et qui peuvent les transmettre, alors c'est sa faute à lui. fit John en montrant du doigt le père de Bobby.

— Pyro. siffla Alyssa en lui donnant un autre coup de coude, mais elle ne put s'empêcher de sourire elle aussi.

Soudain, il y eut une sonnerie, comme une sonnerie de téléphone, et tout le monde regarda partout autour d'eux. Puis Logan sortit le bidule technologique de sa poche, alors c'était bien un téléphone pensa Alyssa.

Oh attendez, c'est pour moi.

Puis il s'éclipsa par la porte-fenêtre, laissant les jeunes gens reprendre le cours de leur discutions. Alyssa n'aimait pas le fait qu'il les laisse seul avec les parents de Bobby, comme s'ils étaient une menace. Mais elle avait un mauvais pressentiment, un mauvais pressentiment qui serait véridique.

Mais ça elle n'est pas censée le savoir.

— Bobby, est-ce que tu as essayé de ne pas être mutant ?

Il y eut un long silence ou Bobby baissa la tête vers ses pieds et ou Malicia le regardait ainsi impuissante. Alyssa fronça les sourcils et malgré le rouge qui lui montait aux joues, elle sentit aussi sa colère s'agrandir pour la mère de Bobby. Alors elle s'avança et regarda la femme de haut avant de débiter froidement :

— Je vous demande pardon ?

Bobby ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose qui empêcherait Alyssa d'intervenir, mais d'un regard, elle l'en dissuada.

—Être mutant n'est pas bon ou mauvais, être mutant c'est vivre parmi vous sans demander quoi que se soit chère Madame. Si votre stupide gouvernement nous laissait vivre en paix, vous n'auriez pas à avoir peur de nous, vous n'auriez pas attisé notre envie de revendiquer notre part du monde.

La mère de Bobby la dévisageait froidement, elle se leva et répliqua d'une voix froide et stricte :

— Comment osez-vous ?

Mais Alyssa ne fit pas attention à son ton d'ou émanait la menace, au contraire, ce fut à son tour de menacer la mère de Bobby. Elle se tourna vers l'Allumette qui la regardait d'un regard qui voulait dire "Je croyais qu'on devait respecter la mère de notre ami ?", mais elle regarda plus précisément vers le vase de fleurs à ses côtés. Se concentrant, elle fit léviter le vase et l'envoya valdinguer contre le mur au dessus du père de Bobby. Il se brisa en mille morceaux et l'eau ainsi que les fleurs se déversèrent sur le sol.

La mère de Bobby sursauta en lâchant un cri d'effroi et se recula d'Alyssa, cette dernière n'affichant plus son air supérieur, mais rien qu'un air impassible et fatigué.

— Ce n'est pas à Bobby d'essayer de ne pas être mutant mais c'est à vous d'évoluer.

Sur ces mots, elle recula et s'adossa de nouveau au meuble sous le regard noir de la mère de Bobby, ce dernier la regardait d'un air de remerciement, Malicia abordait un air de totale incompréhension face au soudain comportement de son amie. Tandis que John lui, paraissait presque fier et en accord avec son point de vue.

Même si Alyssa se sentait quelque peu mal à l'aise soudainement, elle affichait toujours cet air impassible. Ou plutôt elle tentait de le garder et lorsque Logan déboula de nouveau dans la pièce, elle sursauta et la peur s'empara d'elle à nouveau.

On s'en va maintenant !

— Pourquoi ? demanda Malicia.

On s'en va ! hurla Logan à nouveau en déboulant vers la sortie.

Logan qu'est-ce qu'il y a ?

Les quatre jeunes mutants le suivirent vers la porte qu'il ouvrit sans aucune délicatesse, comme à son habitude. Alyssa fronça les sourcils lorsque la lumière du soleil lui agressa ses pauvres yeux, mais aussi lorsqu'elle vit les griffes de Logan sortie ainsi que deux voitures de police à l'extérieur et des dizaines d'armes pointées vers eux. Elle faillit tourner de l'œil.

Ça sent pas bon.

— Je ne me sens pas bien. fit-elle, en soufflant ses mots du bout des lèvres.

Alyssa sentit alors la main gantée de Malicia s'emparer de la sienne, et elle resserra son étreinte autour de ses doigts. On ne pouvait pas dire que cela la rassurait, mais au moins elle n'avait pas l'impression d'être seule. Elle ne vit pas John regarder Malicia d'un air meurtrier et de voir qu'au fond de lui, il se retenait de sauter sur Alyssa et de l'enfermer en sécurité quelque part.

Lâche les couteaux, les mains au dessus de la tête. fit le policier à leur droite.

Il y avait aussi une jeune femme blonde aux cheveux coupé très court à leur gauche, et elle avait l'air de les regarder avec un semblant de pitié.

Ça veut dire quoi ça ?

Alyssa ne se posait pas cette question, elle se doutait très bien de ce qu'il se passait. Elle n'avait pas manqué une miette du regard envieux du frère de Bobby ainsi que son subit départ du salon, et le chuchotement de Bobby ne fit que confirmer son hypothèse.

Soudain derrière eux une fenêtre explosa, ainsi que le cri de la mère de Bobby. Ce dernier se retourna violemment en arrière, mais ce ne fut pas pour autant qu'il alla aider ses parents. Le policier réitéra son ordre envers Logan, tandis que derrière lui Alyssa sautillait comme à chaque fois qu'elle était stressée ou avait peur.

Dans ce cas, il y a un peu des deux.

C'est qu'un malentendu. fit Logan.

Tu lâche les couteaux !

— Je ne peux pas. Regardez.

Il leva doucement les bras comme pour montrer qu'il ne tenait pas ses "couteaux" et qu'ils ne tomberaient pas sur le sol comme l'espérait le policier. Mais soudain, un coup de feu se fit entendre et Logan s'écroula sur le sol, une balle dans la tête. Malicia lâcha un cri strident qui résonna dans toute la maison derrière eux, mais aucun son ne sortirent de la bouche d'Alyssa. C'était comme si elle avait soudainement perdu la capacité de parler.

Le policier qui avait tiré sur Logan pointa de nouveau son arme sur les adolescents en ordonnant de nouveau :

Tout les autres vous vous allongez par terre. Exécution.

Bobby fut le premier à obéir et s'allongea doucement sur le perron, suivit par Malicia. La jeune rousse quant à elle ne semblait capable d'aucun mouvements et gardait les yeux rivés sur Logan, mais Malicia lui tira le bras et elle tomba sur le sol dans un bruit sourd non sans se faire mal bien évidemment.

On parle d'Alyssa quoi.

Mais lorsque le policier répéta son ordre une nouvelle fois, Alyssa sortit de sa contemplation du corps sans vie de son nounours et releva doucement la tête, tout en jetant un regard noir à Malicia afin qu'elle arrête de lui serrer la main si forte que ses doigts finiraient par la lâcher.

L'Allumette ne s'était toujours pas exécuté, et n'avait nullement l'air d'avoir envie d'obéir à ces policiers. Ce qui était un légué problème en soi, pensa Alyssa. Il avait la respiration saccadée et sa poitrine se soulevait brutalement à chaque inspiration. Alyssa voulut l'atteindre pour l'insister à s'allonger, mais elle était trop loin. Il baissa alors les yeux vers la jeune rousse et c'est à ce moment-là qu'elle sut ce qu'il comptait faire, comme si elle avait désormais la capacité de lire en lui aussi facilement qu'en une autre personne.

Nous oblige pas à te faire du mal. fit la policière.

Ô Seigneur, je tourne de l'œil.

— Ne fais pas ça, John s''il te plait.

Elle avait la voix faible et pendant quelque seconde, elle crut qu'il ne l'avait pas entendu. Mais il la regarda de nouveau, affecté par le fait qu'elle l'appelait par son prénom pour la première fois. Alyssa qui l'avait si souvent insulté ou simplement appelé par son surnom, mais jamais par son nom.

Ouh, ça va mieux.

Mais malheureusement pour elle comme pour la plupart des personnes vivantes présente ici, il releva doucement la tête vers le policier tout en accionant son Zippo qu'il cachait dans sa main depuis un bon bout de temps.

— Vous voyez tout ces dangereux mutants dans le journal ?

Alyssa vit alors la flamme du briquet de l'Allumette danser vers le policier. Elle voulait intervenir, l'empêcher de faire du mal à ces humains. Car c'est bien ce qu'il comptait faire non ? Mais ne voulait-elle pas intervenir pour se donner bonne conscience ? Car même si elle ne voulait pas y croire et suivre les pas du Professeur Charles Xavier, elle commençait à elle-même avoir peur des humains et de leurs haines pour les mutants.

Merde, je tourne de l'œil à nouveau.

— Bah c'est moi le pire.

Une grosse boule de feu jailli au dessus de sa main qui tenait le briquet et il envoya un jet de flammes vers le policier qui fut propulsé en arrière. Puis il dirigea son jet vers la policière qui elle aussi eut le même sort que son collège, se cognant contre une poutre au passage et s'écroulant plus loin derrière la haie.

Alyssa sursauta et se fut son tour de serrer la main de Malicia aussi fort que cette dernière l'avait fait. Elle sentait la chaleur au dessus de son dos, mais aussi derrière elle et bien que ce ne fût pas une sensation désagréable elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Mais son calvaire n'était pas encore fini. John matérialisa deux énormes boules de feu bien plus grosses que la précédente et il fit exploser les deux voitures de policier ainsi que ces derniers. De nouvelles voitures arrivèrent, actionnant leurs girofares mais de nouveau John les brula aussi facilement que s'il allumait une allumette.

Ce qui inquiéta encore plus la jeune rousse, c'est que le Pyromane semblait aimé ça, vu le sourire sadique qui commençait à se dessiner sur ses lèvres. Il y avait des flammes qui dansaient partout autour d'eux, dévorant les voitures des policiers et quelque humains par endroit. Elle dévorait tout sur leur passage, elle ressemblait à un monstre gigantesque contrôlé par John.

Alyssa sentit alors la main de Malicia glisser de la sienne. La jeune fille se tourna vers son amie, cette dernière défit rapidement son gant malgré les boutons qui lui donnèrent du fil à retorde. Alyssa eut à peine le temps d'écarquiller les yeux et de comprendre son intention que déjà, Malicia agrippa la cheville de John.

— MALICIA ! hurla la jeune rousse en se jetant sur elle.

— Alyssa, arrête ! Il n'y a aucun autre moyen de l'arrêter. fit-elle en repoussant la jeune rousse qui revint aussitôt à l'assaut.

— Mais bien sur que si !

Malicia lui lança un regard voulant dire "En es-tu sûr ?". En effet en était-elle vraiment sûr ? S'il y avait un moyen de faire arrêter John de bruler tout le quartier, ne l'aurait-elle pas déjà fait ? Elle hocha alors doucement la tête, en gardant le regard rivé sur John.

La jeune brune, absorbant alors le pouvoir du pyromane tendit sa main vers les flammes et les calma tentant vainement de toute les faire disparaître. Mais Alyssa ne voyait rien de tout cela, tout ce qu'elle voyait c'était John qui commençait à se recroqueviller sur lui-même, John qui avait du mal à respirer et dont les veines plus qu'apparente se tintèrent soudainement de noir.

— Ça suffit ! ordonna Alyssa en se relevant et en arrachant Malicia de la cheville de l'Allumette.

Alyssa sentit un violent courant d'air, avec tout cela, ils n'avaient même pas remarqué que l'avion des XMen atterrissait doucement devant la maison des Drake. John regarda Malicia avec une expression de dégout bien à lui et se recula quelque peu. Alyssa fut presque soulagée de le voir ainsi, les veines noires avaient disparut de son visage et il n'aurait surement aucune séquelle de cet incident.

Il y eut alors un petit bruit, comme ci quelque chose était tombé sur le sol et soudain Logan se releva doucement en faisant craquer ses cervicales. Il regarda quelque seconde le paysage dévasté devant lui, les carcasses de voiture ainsi que les corps carbonisés des policiers. Il se tourna alors doucement vers les jeunes mutants et plus particulièrement le seul capable de créer un pareil champs de bataille. John haussa doucement les épaules, affichant un air innocent.

Logan courra alors vers l'avion, entraînant Malicia avec lui ainsi que John et Bobby. Mais ce dernier s'arrêta en cours de route et se tourna vers sa maison, et plus particulièrement vers la fenêtre de la chambre de son frère à l'étage d'ou le regardait sa famille.

Horrible famille.

Alyssa posa alors une main sur son épaule et le regarda en essayant d'esquisser un sourire sincère qui se transforma vite en une espèce de grimace.

— Je ne voudrais pas paraître offensante Bobby, mais ces gens-là ne méritent pas d'avoir quelqu'un d'aussi extraordinaire que toi comme fils ou frère.

— Alyssa, c'est ma famille.

— Plus maintenant. fit-elle en se tournant vers le jet.

Il lui sourit et la prit dans ses bras, la serrant fort contre lui. Elle manqua de s'étouffer et lui tapota légèrement dans le dos. C'est vrai, il n'avait plus besoin de sa famille, car John, Malicia, Alyssa, Logan, Jean, ainsi que tous les autres mutants de l'Institut étaient désormais sa réelle famille.

— Tu sais, mieux vaut être indifférent et digne que malheureux et pathétique.

Bobby esquissa un petit rire moqueur, elle avait toujours le don de trouver une phrase philosophique à chaque situation. Ce qui dans un sens pouvais être amusant. Main dans la main, ils revinrent vers le jet, sous le regard noir et désapprobateur d'une certaine Allumette.

.

.

Lorsqu'ils entrèrent tous les deux dans le jet, ils remarquèrent la présence inhabituelle d'une créature à la peau bleue recouverte de dessins aussi beaux les uns que les autres, il les fixait avec deux grands yeux jaunes et affichait un sourire dévoilant de longues dents blanches et pointues comme ses oreilles. Il semblait mal à l'aise et Alyssa malgré son petit sursaut à sa vue lui gratifia un sourire amical.

Le Docteur Grey se jeta alors sur elle et examina chaque partie de son corps à la recherche d'une éventuelle blessure. Alyssa leva les yeux au ciel d'exaspération, avait-elle l'air aussi faible que cela ? Puis Jean tenta discrètement de pénétrer ses barrières mentales et la jeune rousse fronça les sourcils avant de répliquer froidement :

— Je vais bien, pas besoin de me sonder l'esprit.

Jean hocha positivement la tête tout en affichant un sourire satisfait et caressant la joue puis le menton de la jeune fille, puis elle l'enlaça très fort -calin qu'Alyssa lui rendit- et Jean reprit sa place sur le premier siège à côté de Tornade qui vérifiait les réglages de l'avion. Alyssa prit la dernière place libre, derrière l'Allumette et devant le nouvelle arrivant.

Elle se tourna alors vers lui et il la regarda d'un air curieux comme s'il analysait chaque partie de son visage, passant de ses cheveux rouges étranges à ses yeux bleus profonds.

— Comment t'appelles-tu ? demanda t-elle.

— Kurt Wagner. répondit t-il d'un accent allemand très prononcé.

— Enchanté, je m'appelle Alyssa Fray.

Kurt pencha la tête sur le côté et lui sourit, sourire qu'elle lui rendit avant de se retourner et de rencontrer deux yeux clairs désapprobateurs. Mais l'Allumette se retourna rapidement en esquissant un légué sourire et tout ce qu'elle vit fut l'arrière de son crâne aux cheveux bruns.

Tornade on est bon ? fit Logan.

— On est parti. répondit la femme aux cheveux blancs.

L'avion décolla doucement et Alyssa comme Logan manquèrent de tomber de leurs sièges. S'il y avait bien une chose qu'Alyssa craignait, c'était l'avion. Elle l'avait pris plusieurs fois pour rejoindre le reste de sa famille en Australie et à chaque fois, elle prenait la dose de médicaments qui normalement devrait réduire son mal de l'air. Ils la faisaient dormir pendant tout le voyage et au moins deux jours durant après.

Alors en toute bonne adepte du mal de l'air, elle se mit à entortiller l'ourlet de son pull autour de ses doigts et à regarder partout autour d'elle. Tout ce qui pourrait la concentrer sur autre chose que sur son estomac qui dansait la salsa.

L'avion était plutôt grand pour un sorte de jet privée, il y avait deux lignes de quatre siège à l'avant et elle était assise sur le troisème dans la collone de droite. Puis il y avait d'autres sièges alignés contre les parois de l'avion dans le fond ainsi que de grandes armoires qui cachaient surement toute sorte de choses indispensables à un long voyage.

Alyssa se retenait de regarder par le hublot sinon elle aurait vomi assez de ce liquide verdâtre abject pour repeindre la totalité du jet. C'était une chose qu'elle détestait, elle aurait aimé pouvoir prendre l'avion sans problème et admirer le ciel par le hublot tout en pensant à un tas de choses aussi inutile les unes que les autres.

Tout en gardant le regard rivé au plafond, elle vit la tête de Bobby rentrer dans son champ de vision. Elle baissa les yeux vers lui tandis qu'il s'accroupit en posant ses coudes sur les genoux de la rousse.

— Tout va bien Alyssa ? Tu ressembles à un cachet d'aspirine.

— Disons que l'avion n'est pas mon transport préféré.

Le siège en face d'elle se tourna vers eux en un grincement sonore et John, les bras croisés contre son torse, les considérait de son habituel air.

— Dommage pour toi, Strangie. fit-il en accentuant son ton sur son surnom. Car le voyage risque d'être long.

Alyssa le toisa d'un regard froid, mais pas aussi froid qu'assidument, elle avait surement perdu l'habitude de le regarder ainsi ou peut-être que quelque chose l'en empêchait. Elle tentait vainement de stopper le tremblement de ces mains en les serrant l'une contre l'autre entre ses cuisses.

— Si on était fait pour voler on aurait des ailes.

Logan se tourna alors vers elle en affichant un sourire étonné, il avait déjà entendu cette phrase quelque part, mais où ? C'était une phrase digne de lui et il esquissa un petit rire, ils avaient un point commun en plus.

— Ou va t-on ?

Toujours là pour poser des questions stupides.

— On part à la recherche du Professeur et Scott, gamine. fit Logan en se tournant de nouveau vers elle avant de se tourner de nouveau vers le tableau de bort tout en étant penché au-dessus de Jean et Tornade. Arrête de te torturer le cerveau.

— Mon cerveau est déjà bien abimé. siffla t-elle, la lèvre inférieure tremblante dû à son mal de l'air.

Elle vit Bobby froncer les sourcils, il prit une mèche fuyante de ces cheveux rouges et la passa derrière son oreille. Alyssa plongea son regard dans le sien, lui aussi avait les yeux bleus, mais alors que les siens tiraient plus vers l'azur ou le gris ceux d'Alyssa avaient cette couleur océan foncée dans laquelle on pouvait parfaitement se perdre.

Il essayait encore de jouer le grand frère protecteur et à force Alyssa commençait à se prendre à son jeu. Elle aimait bien le Glaçon sur patte, plus qu'un simple ami, il commençait réellement à endosser le rôle de grand frère, ce qui parfois lui rappeler d'atroce souvenirs. Et contrairement à ce qu'elle avait pensé, ça ne faisait pas d'elle une personne faible et vulnérable même si les personnes autour d'elle agissaient de façon à lui faire penser être quelqu'un de faible.

Bobby regagna sa place non sans embrasser son front comme il en avait l'habitude. Les mains de la jeune fille se mirent à trembler de nouveau et maintenant, elle gardait le regard fixé sur les trois adultes mutants penché au dessus du tableau de bort.

On est encore loin ? demanda Logan sur un ton pressé.

— On devrait arrivé dans une minute ou deux.

Alyssa se concentra alors sur l'esprit de Jean, espérant connaître leur destination. Mais elle soupira en se souvenant que le Docteur était bien plus puissante qu'elle et si elle-même ressentait les intrusions cérébrales, qu'est-ce que ressentirait une mutante comme Jean ?

De plus, elle n'était pas douée pour cela, il faudrait peut-être qu'elle arrête de persister.

Bip, bip. Bip, bip.

C'est jamais bon ce genre de bruit, oh non, c'est jamais bon.

La jeune rousse sursauta et amena ses jambes contre sa poitrine, plaquant son menton sur ses genoux empêchant ainsi sa mâchoire de trembler encore plus. Elle avait déjà regardé toute sorte de film d'action, et ce genre de petit bruit ne signalait rien de bon.

Deux écho-radars en approche. signala Tornade. Ils sont rapides.

C'est alors que la voix d'un des avions militaire retentit dans tout le jet.

"Avion non identifié, vous avez ordre de descendre à vingt mille pieds et d'atterrir sous notre escorte à la prochaine base militaire. Vous avez dix secondes pour obtempérer."

La peur s'empara de nouveau de la rousse, non pas qu'elle l'avait quitté un instant, mais elle s'était amplifiée désormais et Alyssa espérait de tout son cœur qu'elle allait se réveiller chez elle dans son lit auprès de ces parents. Se réveiller à l'état d'une simple humaine.

On dirait qu'il n'est pas trop content.

Non sans blague ?

Logan se tourna alors vers le coupable de toute cette histoire.

On se demande pourquoi ? fit-il ironiquement.

L'Allumette haussa les sourcils d'un air provocateur, comme si cela l'importait peu d'avoir brulé vif toute une brigade policière. Alyssa tremblait de nouveau sur son siège, et même si la situation lui en donnait "l'autorisation", voyant que personne d'autre ne réagissait comme elle, elle se sentit faible encore et toujours. C'était une chose qu'elle commençait vraiment à détester dans sa personnalité, être faible.

Tu as raison chéri.

La voix des avions militaires se fit entendre à nouveau.

"Réduisez immédiatement votre altitude."

— Je vais te tuer Pyro. fit Alyssa.

L'horrible bip du tableau de bord s'éteignit peu à peu et les avions militaires réduisirent eux-mêmes leur altitude, reculant légèrement par rapport au jet rempli de mutant. Cet événement plutôt agréable empêcha à John de répondre à la réplique de la jeune rousse, mais il n'avait pas empêché ce sourire de naitre sur ses lèvres.

— Ah ah, ils s'éloignent maintenant.

Alyssa respira de nouveau et desserra son étreinte contre l'accoudoir de son siège. Elle avait serré si fort que les jointures de ses doigts étaient blanches et elle avait du mal à les bouger correctement.

Malheureusement pour elle comme pour les autres, l'horrible machine émit un autre son bien plus inquiétant. Tornade se tourna vers eux, affolé.

Ils veulent ma mort. ILS VEULENT MA MORT.

— On est marqué au radar !

— Que.. Quoi ?

— Ils vont tirer attachez-vous !

Logan reprit immédiatement sa place non sans lancer une dizaine d'injures contre les avions militaires. Alyssa se mit à trembler de nouveau. Marqué au radar ? Ça, elle n'avait pas vraiment compris. Ils vont tirer ? Ça par contre, elle avait totalement compris et imprimé dans son crâne.

Tornade accéléra l'allure et Alyssa fut projeter contre le dossier de son siège. Elle attacha facilement sa ceinture sans remarquer qu'à tout juste un mètre d'elle, Malicia s'emmêlait avec la sienne et finit par ne pas l'attacher.

Faut les semer ! ordonna Tornande.

Sans blague ?

L'avion vira soudainement à gauche et tourna sur lui-même, faisant bouger doucement les sièges et changer littéralement la couleur du visage d'Alyssa qui passa du clair à carrément blanc comme neige.

Vous pouvez arrêter de faire ça. fit John d'un ton sec.

Je suis d'accord.

— Totalement d'accord. renchérit Alyssa en réprimant un haut le cœur.

Elle s'agrippa de nouveau contre les accoudoirs et pencha sa tête en arrière laissant son corps trembler à sa guise. Elle n'avait pas vraiment peur de mourir, car elle avait toujours cru mourir de vieillesse un jour. Partir sans souffrance. Mais mourir dans un scratch d'avion, ça devait être une mort atroce et douloureuse.

C'est scientifiquement prouvé l'avion est le transport le plus sûr. Oui et moi, je suis une gentille conscience ?

— On n'a pas d'armes dans cet avion ? cria Logan.

Alyssa sentit soudain un courant d'air froid et se douta que Tornade usât enfin de ces pouvoirs. Pourquoi ne l'avait-elle pas fait plus tôt ? Se dit-elle. C'est alors que le ciel se couva rapidement de nuages et des dizaines de tornades noires surgirent de nulle part autour des avions militaires.

La jeune rousse tenta alors de se concentrer sur les battements de son cœur et uniquement les battements de son cœur avant de propulser sa porté sur les deux moteurs des avions ennemis. Sans être dans la capacité de les voir ou de jeter un coup d'œil au tableau de bort, elle usait de son pouvoir pour sentir leurs présences.

Une tornade se créa pile sur le chemin d'un des avions militaires et l'envoya scratcher plus loin. Alyssa qui ne put contenir son pouvoir bien longtemps, relâcha son rayon de détection et reprit une respiration normale ou plutôt haletante.

L'avion tremblait et à côté d'elle Malicia se tuait à tenir ses ceintures contre sa poitrine. Puis le ciel devint à nouveau bleu et Alyssa conclut que les deux avions militaires n'étaient plus une menace désormais. Alors elle laissa tomber sa tête en arrière et se permit de lâcher :

— Bordel de merde..

— Alyssa ! siffla Tornade. Ton langage.

— Pardon.

Chaque mutant soupira de soulagement, la menace était désormais lointaine et ils ne mourraient pas dans un scratch atroce.

Ce n'est pas fini, chérie.

Bip, bip, bip.

Alyssa sursauta et pencha sa tête vers le tableau de bord, le petit écran s'illumina à nouveau et afficha deux autres menaces.

— Oh mon dieu il y a deux missiles.

— Mais ce n'est pas fini ce bazar ! hurla Alyssa.

— J'ai un mauvais pressentiment. fit Logan, pourtant sur un ton très calme.

— Rien à foutre si l'avion s'écrase, je mourrai d'une crise cardiaque avant. souffla la rousse en faisant sa prière.

Il serait peut-être temps de prier !

Tout en secouant sa tête, elle s'aperçut que Malicia n'était pas attaché et qu'elle risquait gros si les missiles atteignaient leur cible. Alors sans réfléchir à deux fois Alyssa se détacha d'un mouvement sec et s'approcha de Malicia sans difficulté malgré l'instabilité de l'avion.

— Alyssa qu'est-ce que tu fais ! lui hurla Bobby.

Tout le monde se tourna alors vers elle, sauf Jean qui paraissait presque en transe et Tornade qui menait l'avion. Logan voulut lui attraper le pan de son pantalon et la jeter contre son siège pour qu'elle se rattache à nouveau, mais il était trop loin.

— Ne bouge pas Malicia !

Il y eut alors une explosion à l'extérieur et les doigts de la jeune rousse tremblèrent de nouveau.

Jean. siffla Tornade.

Alyssa eut de plus en plus de mal à attacher la ceinture de Malicia, mais cette dernière l'aida et elles y parvinrent à deux. Malicia serra la main d'Alyssa et la poussa de nouveau vers son siège. Mais la jeune rousse se bloqua en plein chemin comme pétrifié, il y avait quelque chose le dehors.

Oh Seigneur.

Le deuxième missile dont Alyssa avait complètement oublié l'existence explosa à l'arrière de l'avion, créant un immense trou qui aurait pu l'aspirer tout entière et la jeter à l'extérieur. La condamnant à une mort certaine. Mais la jeune rousse sentit une poigne la tirer en avant et elle atterrit contre le siège de John, ou plutôt sur John.

Elle sentit ses deux mains s'agripper dans son dos et enfoncer ses ongles dans sa chair, ce qui lui fit pousser un cri strident. Ce fut presque automatique chez elle désormais qu'elle n'eut pas à se concentrer de trop pour maintenir son corps contre celui de l'Allumette par la force de sa pensée.

L'avion dégringola et perdit dangereusement de l'altitude, tournant sur lui-même donnant encore plus envie de vomir à Alyssa. Elle qui pensait avoir échappé à une mort atroce, voilà que la mort en question lui tirait la langue désormais. L'avion tournait et tournait encore en perdant d'autant plus d'altitude. Puis le trou qu'avait produit le missile se referma peu à peu comme par magie. Mais tout le monde sait que la magie n'existe pas et que c'est un mutant qui est à cette œuvre.

Jean ?

— C'est pas moi. fit cette dernière sur un ton affolé.

Puis l'avion se stoppa net dans sa course à tout juste dix mètres au dessus du sol. Alyssa en eut le souffle coupé et elle relâcha soudainement sa force qu'elle maintenait pour la garder contre John. Ce dernier la rattrapa de justesse et manqua de cogner son visage contre le sien. La jeune rousse plongea son regard dans celui clair de l'Allumette et malgré ce qu'il venait de se passer, elle esquissa un sourire qui se transforma vite en un rictus de douleur.

Si elle devait retenir une chose de tout cela, c'était que John venait de lui sauver la vie.

Et aussi, cette étrange vieillard à l'extérieur qui maintenait l'avion en équilibre au dessus d'eux.

— Quand apprendront t-ils enfin à voler ?


Un reviews pour l'apparition de notre très cher méchant favoris et si comme moi vous êtes d'avis de brûler au bûcher la mère de Bobby.

Merci d'avoir lu !