DISCLAIMER : J'aimerais avoir une nouvelle voiture, un nouveau dos, une carte bancaire qui se remplirait tous les jours de cash sans que j'ai besoin de travailler et si possible les droits d'auteur de Glee ! Je pense qu'à mon âge, il est temps que je réalise que le père Noel, le génie de la lampe ou tous autres magiciens n'existent pas…Sniff ! O vie cruelle ! Je ne possède rien…pour le moment ;P !

Merci à vous lecteurs et surtout à Porcelain, Clmence and mymydemon pour leur review ! Il ne reste plus qu'un chapitre et si j'ai autant de mal à arrêter mes idées sur comment l'écrire je suis mal barrée. Désolé pour l'attente !

Bonne lecture à vous et à très bientôt


Chapitre 14 : La Poisse


B&K : Ado Kaelyn : Arrivée imprévue

L'adolescence.

Ce simple mot réveillait une angoisse sans nom en Blaine. Il ne s'agissait pas de n'importe quelle angoisse. Non, on parlait ici de l'Angoisse de tous parents d'adolescents, spécialement lorsque leur charge de travail se trouvait être multipliée par quatre et non par deux comme certains auraient pu le penser, quand on avait la chance d'être les heureux parents de jumeaux. En fait, il s'agissait d'une situation d'horreur la plus totale. Blaine comprenait enfin pourquoi la plupart des films classés dans ce genre mettait en scène des jeunes hommes et femmes appartenant à cette tranche d'âge. Ils étaient après tout, les plus à même de comprendre la logique illogique des protagonistes.

Pour Blaine il s'agissait d'une période ingérable. Il y avait tellement de paramètres incontrôlables, de caractères et d'humeurs qui changeaient à la vitesse de l'éclair. Tiens, en y pensant, pas plus tard que la semaine précédente, Blaine avait lu un article qui avait tiré sa sonnette d'alarme. L'article était à la une du magazine 'Etre parent' et présentait les derniers chiffres sur le mal-être des adolescents du siècle.

Blaine était tout simplement tombé des nues. Il était si sur qu'à son époque les choses étaient beaucoup plus difficile que maintenant mais bizarrement il semblait que chaque génération pense de même. Ce qui l'avait cependant le plus choqué en lisant cet article, avait été le taux de suicide qui avait littéralement explosé au cours de ces dix dernières années.

Bien sur, Blaine se souvenait encore du mal être qui l'avait habité jeune et des idées moroses et quelque fois suicidaires qui avaient traversé son esprit mais il avait toujours eu quelque chose ou quelqu'un pour le retenir de franchir le pas. Il fallait dire que même dans leurs petites villes d'Ohio, il y avait un certain secours, une entraide, une unité qu'ont seuls les gens de petites circoncisions.

Bien sur, le questionnement auquel Kurt et lui s'étaient souvent adonnés sur le bien fondé d'élever leurs enfants dans une grande ville si pleine de tentations et où on pouvait quelque fois se sentir si petit et seul face à cette multitude par laquelle on était submergé, revenait sans cesse. Cependant, ils avaient tout misé sur l'éducation qu'ils avaient inculquée à leurs enfants. Oui, New York était une des villes les plus dangereuses mais elle était aussi une des villes les plus riches en histoire, en opportunités des Etats Unis et surtout elle offrait grâce à son univers cosmopolite, une ouverture d'esprit que l'on ne rencontrait malheureusement pas partout.

Bref, ce qui était avant tout à l'origine de toutes ses remises en cause, était le fait que ses bébés se transformaient en de futurs adultes. Le plus grave pour Blaine résidait dans sa peur de perdre d'une façon ou d'une autre ses enfants et de se rendre compte un jour qu'aucun des deux n'avait désormais besoin de lui.

Il était d'autant plus drôle de voir qu'il était devenu monsieur Poisse. Blaine voulait devenir plus proche d'eux mais quand il avait émis ce souhait, il n'imaginait à être confronter à CA ! Et évidemment histoire de mettre encore plus en relief son incompétence, Kurt était pour le moment totalement en phase avec les jumeaux. Il avait d'ailleurs accompagné leur fille pour son pré-soutien gorge. Blaine avait du mal à comprendre le concept. La petite avait deux piqûres d'abeille sur la poitrine mais parce que toutes ses copines en possédaient un, il lui en fallait aussi.

Enfin Kurt et elle, étaient partis bras dessus bras dessous un après midi entier pour partager ce qu'ils appelaient un moment complice et étaient revenus avec pas moins d'une demi-douzaine de bouts de dentelle abondamment remplis de coton.

A sa grande surprise quand Blaine avait fait part de son point de vue, il avait été reçu par un regard glacial et assassin de sa fille. Kurt avait bien sur essayé de lui faire passer la pilule mais il s'attaquait à un sujet costaud.

-Chéri, dit Kurt calmement à son époux, il te faut accepter qu'elle grandisse. Notre princesse devient une femme et plus vite tu l'accepteras, plus vite tu pourras construire une relation avec la jeune femme qu'elle va bien trop vite devenir.

-Je n'ai rien contre le fait qu'elle grandisse Kurt. Je n'aime juste pas qu'on la force à prendre des étapes qu'elle n'est pas prête à franchir.

-Forcer ?

-Physiologiquement, Kaelyn n'a nul besoin de se fournir en soutien gorge. Je pense qu'il est prématuré pour elle de porter cet accessoire.

-C'est un phénomène de mode plus qu'autre chose mon cher. Il s 'agit là d'un des premiers rites de passage à l'adolescence.

-Je ne comprends pas. C'est vrai quoi, le but du soutien gorge est de supporter une poitrine qu'elle n'a pas… de toute évidence.

-Je le sais bien Bee, mais le fait d'en avoir un lui enlève ce complexe d'infériorité qu'elle ressent au contact de ses amies, qui si tu as remarqué, ont commencé à se développer de manière assez prononcée dernièrement.

-Mon point est qu'il est facile de critiquer tous ses pervers qui se rincent les yeux si on aide nos enfants à s'habiller de manière si …adulte.

-Blaine mon cœur, je crois que tu amplifies un peu trop les choses. On ne parle pas ici de minijupes ou de vêtement moulant, on parle d'un simple accessoire féminin…

-Fait pour exagérer certaines courbes tentatrices.

-On croirait entendre parler un vieux croulant ! Vraiment mon cher je crois que tu te montes le bourrichon. Même mon père n'est pas aussi réfractaire à l'idée.

-Parce que ce n'est pas sa fille oui…

-Blaine !

-Si je me rappelle bien, il a failli me dépecer quand il a su que nous avions passés toutes les bases de notre relation. Si je me souviens correctement il avait même pour objectif de te garder intact jusqu'à tes 30 ans.

-Ha que de souvenirs !

-Moui…Enfin il n'avait surtout pas conscience de ton degré d'obsession pour mon corps, s'il croyait que c'était moi qui avais mis la pression pour que l'on franchisse le pas.

-Toujours à ronchonner ! Quel petit vieux tu fais ! Enfin le plus important c'est que c'est de l'histoire ancienne et qu'il n'en saura jamais rien, conclut Kurt avec un sourire narquois.

Leur discussion s'était ainsi terminée et honnêtement Blaine ne comptait pas sur les discussions à venir. S'il avait été enclin et désireux de partager sa science avec Kurt du temps de leur adolescence, il redoutait la fameuse discussion sur les relations intimes qui viendrait tôt ou tard avec ses enfants.

Il avait été convenu que Kurt et lui-même donneraient les informations en présentant un front uni, d'abord à Nolan car il semblait plus que nécessaire de lui recommander l'usage d'un préservatif quand on voyait l'allure à laquelle il changeait de petite copine et parce qu'à peine 47 ans, il se voyait mal devenir grand père. Ensuite il expliquerait les choses de manière plus romantique à leur fille.

Seulement voila, au vu des évènements récents, Blaine avait peur que les choses ne se passent pas totalement comme prévu. Pour faire court depuis qu'il était devenu Monsieur Poisse en personne, il craignait de voir tomber sur lui les pires situations, en fait toutes celles que Kurt attendait impatiemment. Blaine semblait avoir les pires timings possibles et il commençait à remettre en doute sa conception de la destinée parce qu'il semblait qu'elle souhaitait lui jouer un tour à sa façon.

Alors que Kaelyn avait fêté depuis peu ses 14 ans, elle était devenu obsédée par sa silhouette de brindille de paille comme se plaisait à le lui rappeler son jumeaux. Nolan avait hérité d'on ne sait où d'une stature généreuse. Il mesurait déjà un bon mètre soixante quinze et il n'était pas prêt à arrêter de pousser. Il pratiquait à haute dose le sport et les filles se retournaient plus d'une fois sur son passage. Et pas que les filles ! Le problème était qu'il en prenait la grosse tête. Il était invité à de nombreuses fêtes et même si une fois sur deux un de ses pères lui refusaient le droit de s'y rendre, Kaelyn se sentait d'autant plus mal. Ses copines avaient toutes un petit ami mais pas elle et elle n'était jamais invitée nulle part.

Elle attendait impatiemment d'avoir enfin ses règles pour voir apparaitre toutes ses courbes qui lui vaudraient l'ouverture de toutes les portes du succès. Kurt était lui aussi excité en avance pour ce grand jour et il se voyait déjà en train de le fêter avec elle. Lors de ces conversations bien sur, Blaine se faisait invisible.

Mais alors que Kurt était parti une semaine en Europe pour la semaine de la mode, Blaine réalisa trop tard son erreur. Il avait été appelé par le lycée de sa fille parce qu'elle se sentait pas bien et il avait accouru dès qu'il avait eu le message. Quand il arriva enfin, elle était à l'infirmerie avec les larmes aux yeux et elle avait noué autour de sa taille son pull. Elle refusa cependant de lui dire ce qui se passait mais lui demanda de se rendre le plus vite possible à la maison.

A peine furent-ils arrivés qu'elle disparut dans sa chambre à la vitesse de la lumière. Après lui avoir donné un peu de temps, Blaine se décida à passer sa tête pour vérifier qu'elle allait bien.

-Je peux rentrer? lui demanda-t-il.

Un hochement de tête lui répondit, enfin il supposa que c'était cela quand le drap qui recouvrait entièrement sa fille bougea.

-Comment te sens-tu ?

-J'ai mal ?

-Où as-tu mal ma puce ? Veux-tu que j'aille te chercher quelque chose ? Je dois appeler le médecin ou ...

- Calme-toi Daddy, ce n'est rien de grave.

-Oh ! Okay ! Alors il se passe quoi ?

- Tu ne peux pas comprendre !

-C'est sur que je ne pourrais jamais si tu ne me dis pas ce qui se passe ! Est-ce que c'est comme quand tu étais petite ? Tu te rendais alors malade quand tu t'étais disputée avec une de tes copines et...

-Je ne suis plus un bébé Daddy B !

-Oui, oui…hum…désolé.

-C'est pas grave mais j'aimerais vraiment que papa soit là.

-Je suis sur que je peux t'aider tu sais ! Donne-moi une chance. Je sais que tu es plus proche de papa mais si tu as besoin d'aide, je suis là aussi !

- Crois-moi Daddy, tu ne veux pas savoir !

- Essaie-moi !

-Comme tu veux. Je les ai !

-Tu les as ? Tu as quoi ?

-Tu sais…elles sont arrivées.

-Elles sont arrivées ?

-Oui et je les attendais depuis très longtemps !

-Ha hum, je suppose que c'est bien alors si elles sont arrivées, C'est dur d'attendre surtout quand on est aussi impatiente comme toi n'est ce pas ?

-Tu n'as aucune idée de ce dont je te parle pas vrai ?

-Pas vraiment !

-Essaie plutôt pas du tout ! Tu sais quoi appelle papa et il fera la traduction.

-Ou bien, dit Blaine à sa fille, tu pourrais me dire les choses de sorte à ce que je puisse les comprendre.

-Je suis fatigué Daddy et nous savons tous à quel point tu peux être à côté de la plaque sur certains sujets. Je me sens devenir somnolente avec ces médicaments.

- Je ne peux rien faire pour toi alors ? demanda à nouveau Blaine, contrarié de se sentir rejeté et inutile.

-Ne t'inquiète pas tout va bien. J'ai juste besoin de dormir ! S'il te plait.

-D'accord. Dors bien ma puce, dit-il en lui embrassant le front et en la bordant.

Aussi tôt qu'il fut sorti de la chambre, il se précipita vers son portable et sonna Kurt. Il était encore tôt pour lui, surement dans les 9 heures et sachant que dans le milieu de la mode, ils faisaient la fête juste au petit matin, son mari devait encore dormir ou venait de se réveiller mais il ne put s'empêcher de l'appeler de suite. Il entendit la tonalité lui indiquant que le téléphone de son époux sonnait et la voix à moitié endormi de Kurt retentit enfin à ses oreilles.

-Blaine ? Est-ce que tout va bien à la maison ?

-Oui, oui, enfin presque !

Cette réponse réveilla complètement Kurt.

-Presque, comment ça presque ?

- Calme-toi Kurt ! Ce n'est pas vraiment grave…enfin Kaelyn dit que ça ne l'est pas !

-Qu'est-ce qui n'est pas grave bébé ?

-Je ne sais pas trop !

-Hum…Je ne sais pas si je ne suis pas assez réveillé ou si c'est toi qui ne produis pas de sens mais en tout cas je suis complètement perdu là.

-Kaelyn ne se sentait pas bien alors je suis allé la chercher à l'école mais quand je lui ai demandé ce qui n'allait pas, elle m'a juste dit qu'elles étaient arrivées mais elle n'a pas voulu m'expliquer ce que cela voulait dire.

Un cri de joie lui déchira littéralement le tympan et ensuite il entendit son époux rire hystériquement à 8000 kilomètre de lui.

-Ce n'est rien bébé ! Hum désolé mais notre fille devient une femme, c'est tout.

-Je sais ça Kurt, on en a déjà parlé.

-Non, non je ne pense pas que tu ais saisi bébé, je veux dire par là que notre fille est désormais apte à porter un bébé.

-Kaelyn est enceinte ?

-Bon Dieu non ! Elle a juste ses règles et ton exclamation me fait me rappeler que nous devons vraiment avoir une conversation avec nos deux terreurs.

-Oh...Mais on a déjà parlé avec Nolan.

-On n'en dit jamais assez surtout avec un phénomène comme le notre.

-D'accord, dit Blaine un peu abasourdi par la nouvelle.

-Relax Blaine, il était grand temps que Kaelyn grandisse. Ca ne change rien et juste en cas où elle aurait encore mal, fais lui un bon chocolat chaud ou une tisane. Ca lui fera du bien. Elle a sinon tout le nécessaire donc tu n'as pas besoin de te faire du souci d'accord.

-Oui, oui !

-Je rentre demain vers 16 heures donc je prendrai les choses en main.

-Tu me manques !

-Allez, il ne nous reste qu'une journée.

-Ca ne change rien au fait que tu te manques !

-Je t'aime Blaine.

-…

-Okay, tu me manques aussi mon chéri.

-Je t'aime mon ange.

-A demain ?

-A demain.

Sur ce, ils raccrochèrent simultanément en se réjouissant de se revoir le lendemain.


B&K : Ado Nolan : L'eau est une denrée rare

Nolan se dépêchait de remplir la machine et de lancer le programme avant de retourner dans sa chambre qu'il quittait rarement pendant le peu de temps où il était à la maison.

-Je rêve ou ton fils a enfin appris à faire une lessive, plaisantait Kurt en regardant Blaine savourer une part de melon.

-Il enchaine les lessives oui ! A ce rythme là, l'eau deviendra une ressource encore plus chère que ne l'est l'essence en ce moment, plaisanta Blaine.

- Crois-moi Blaine, je suis prêt à courir ce risque. En voyant la chambre de Nolan avant, j'étais limite envieux du temps où Finn et moi partagions une chambre c'est te dire ! Et maintenant il fait sa propre lessive, tu te rends compte ? Notre bébé grandit enfin.

Blaine rit de bon cœur en se rendant compte que pour une fois ce n'était pas lui qui ne saisissait pas les choses.

-Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit de si drôle ?

-Tu n'as aucune idée du pourquoi notre fils tient sa chambre si propre, que l'on dirait que Mr Propre y a élu domicile ?

-Il est enfin devenu un homme selon mon cœur voila tout !

-Il est homme ça c'est sur ! Selon le ton cœur ? Ca, ça l'est moins.

-Qu'est ce que tu veux dire ?

-Tu ne te souviens pas avoir faire de même quand tu étais jeune ? Ne laissant jamais ton père avoir le temps de faire une seule lessive si cela t'était possible ?

-J'ai TOUJOURS fait la lessive Blaine ! C'était ça ou retrouver mon dernier tee-shirt deux tailles plus petit que quand je l'avais acheté.

- Laisse-moi reformuler. Te souviens-tu du temps où même si tu faisais toi-même ta lessive, tu ne pouvais attendre le soir pour mettre au plus tôt tes draps, pyjamas, pantalons…

-Oh…Oh…

-Oui Kurt Oh ! dit Blaine en recommençant à rire. C'est surement ce que se dit Nolan lui aussi en se réveillant tous les matins !

-Blaine !

-Dad ! dit Nolan qui en redescendant avait entendu la fin de la conversation. Quelle poisse ! pensa-t-il ensuite avant de filer au plus vite rejoindre sa petite amie du moment.


B&K Ado Kaelyn : Personne ne m'aime !

L'année suivante, vit Kaelyn sombrer dans la démence, selon Blaine. Alors que sa fille finissait sa phase gothique, elle avait enchaine avec la période pute de service, pour reprendre les termes de Nolan.

Bien sur, pour sa première tentative elle avait attendu que Kurt soit parti en voyage d'affaire pour présenter une partie de sa ligne à un nouveau distributeur de luxe potentiel. Blaine craignait de plus en plus ces moments. Enfin il s'était retrouvé seul, une fois de trop avec les deux monstres, et avait vu un beau matin alors qu'il sirotait sa tasse de café, sa fille descendre vêtu…oups, il voulait dire dévêtu au point où il se demanda ce que la dite tenue pouvait laisser à l'imagination déjà bien trop fertile des jeunes garçons rempli d'hormones, deviner.

Bien sur, il lui avait interdit de sortir comme cela et elle était remontée dans sa chambre en lui jetant un 'je te déteste' plein de hargne avant de remonter s'habiller. Le résultat final n'était pas beaucoup mieux mais cette fois-ci au moins il n'y avait aucun risque que l'on voit sa culotte et son soutien gorge ne dévoilait pas ses morceaux de dentelles. C'était déjà un énorme progrès. Blaine était donc parti soulagé au travail pour y être dérangé par un coup de fil du proviseur au sujet de son fils en tout début d'après midi.

Blaine avait donc prit la direction du collègue une fois de plus en se demandant ce qui pouvait bien s'être passé. Il trouva Nolan avec un œil au beurre noir qui l'attendait, le regard meurtrier ne déviant pas du grand blond qui lui jetait un regard tout aussi noir.

-Monsieur Le principal, dit Blaine en serrant la main de celui-ci.

-Entrez Monsieur Anderson-Hummel. Nolan, suis nous je te prie.

Sans un mot celui-ci se leva et suivit son père. Il s'assit ou plutôt s'avachit dans le second fauteuil et fixa le plafond.

-Que se passe-t-il ? demanda Blaine à son fils, qui serra les poings signe qu'il essayait encore de contrôler son caractère souvent trop colérique et impulsif.

-Puisque le jeune Nolan semble avoir perdu la voix, je vais vous dire moi ce qui s'est passé. Nous avons trouvé Nolan en train de tabasser le jeune Richard Blake. Il s'agit du jeune homme blond à l'air pitoyable que nous avons passé en arrivant.

-Pourquoi ?demanda Blaine à son fils.

-Parce qu'il le méritait !

-Nolan, tu sais que ni ton père, ni moi ne cautionnons la violence.

-Le bâtard l'a cherché ! répondit calmement son fils.

-Nolan, je te prierai de surveiller ton langage jeune homme, dit Blaine de sa voix la plus autoritaire, celle que Nolan craignait.

Son fils perdit un peu de sa prestance et se fit petit dans sa chaise. Blaine soupira et lui redemanda.

-Qu'est-ce qui justifie ce comportement No ? Ce n'est pas toi ça !

-Kaelyn.

-Pardon ?

-Après que tu sois partie ce matin, Kaelyn s'est rechangée.

-Elle n'a pas osé !

-Je lui ai dit que c'était une très mauvaise idée mais elle m'a dit de me mêler de ce qui me regardait et elle est partie.

-Pourquoi ne m'as-tu pas appelé ?

-Vraiment Dad ?

-Je n'ai jamais autant apprécié de ne pas avoir de frère ou de sœur. Tout ce code de conduite me rend chèvre. Enfin bref et ensuite ?

-J'allais vers ma classe de chimie quand je suis passé à côté de la salle de musique et j'ai cru entendre sa voix.

-La voix de Kaelyn ?

-Oui et on aurait dit qu'elle pleurait.

-Qu'avez-vous fait alors ? demanda le principal.

-Je suis rentré et richard l'avait contre un mur avec ses sales mains baladeuses. Il ne semblait pas comprendre ce qu' « arrête et non » voulait dire alors j'ai décidé de lui donner un gout de ses propres méthodes.

-En le rouant de coups ? demanda le principal.

-En lui faisant comprendre sans mot qu'est-ce qui lui couterait de lever ne serait-ce qu'un doigt sur ma sœur encore.

-Je vais prendre le point de vue de Richard une fois que sa famille arrivera mais cela change rien au fait que nous condamnons toute sorte de violence dans l'enceinte du lycée. Nolan est renvoyé pour la semaine.

-Quel dommage, railla No.

Blaine lui lança un regard noir qui lui fit perdre son sourire et se tourna de nouveau vers le responsable.

-Je comprends votre réaction mais je pense que la punition est un petit peu exagéré. Nolan n'a agit que dans le but d'aider sa sœur.

-En séparant Richard de sa sœur, il l'a suffisamment aidé. Quand nous sommes arrivés, Kaelyn le suppliait d'arrêter et de ne pas tuer Richard. Croyez moi il nous a fallu pas moins de 4 jeunes hommes pour séparer Nolan de sa victime !

-Richard écopera-t-il d'une punition plus sévère alors ?demanda Blaine.

-Je pense que les multiples contusions qu'il porte en ce moment seront bien assez en plus de la semaine d'expulsion qu'il aura lui aussi.

-Hum bien, conclut Blaine. Merci de votre temps monsieur.

En sortant Blaine et Nolan lancèrent tous deux un regard noir à Richard et Blaine vit Nolan passer son pouce le long de sa gorge tandis que Richard déglutissait lentement. Arrivés à la voiture, Blaine appela son collègue pour lui dire qu'il ne reviendrait pas cet après midi là et un silence s'abattit dans l'habitacle.

-T'es en colère ? demanda Nolan au bout d'un moment.

-Je devrais l'être et je le suis un peu. Ceci étant dit bien que je pense qu'il va falloir que l'on se re-concentre sur cette agressivité que tu sembles incapable de maitriser une fois relâchée, je peux difficilement te punir pour avoir défendu ta sœur.

-Pas d'autres punitions alors ?

-Tu expliqueras à ton père les choses tout comme Kaelyn à son retour et il décidera lui-même.

-C'est pas juste, grogna Nolan, tu sais que papa a les idées les plus tordues quand il s'agit de nous punir.

-Vraiment ? rit Blaine en garant la voiture.

Tous deux riaient encore en rentrant dans la maison. Quelle ne furent leur surprise lorsqu'ils se retrouvèrent nez à nez avec une Kaelyn lèvres collées sur un Steven qui portait la veste des footballers de l'équipe. Blaine vit rouge. Il se souvenait encore du jour où il avait implicitement demandé à leurs enfants de ne pas ramener de petits copains ou petites copines sans les lui présenter avant. Pour le coup il était vrai que le garçon en question avait passé un certain nombre de moments dans cette maison et qu'il le connaissait avant même qu'il ne soit propre et ne sache correctement prononcer un mot mais Blaine était déçu que Kaelyn ait détourné ainsi la règle et qu'elle n'ait pas été franche et honnête avec lui, une fois de trop.

Pas besoin de préciser qu'il avait envoyé le jeune homme manu tari vers son géniteur sans qu'il ait eu le temps de cligner des yeux. Blaine ne pensait pas être quelqu'un de colérique mais pour le coup, il sentait que la moutarde lui montait au nez. Il avait donc appelé Kurt, qui dormait alors profondément encore étant rentré aux premières lueurs du jour et qui lui avait donné une réponse qui l'avait laissé sur le cul.

-Vraiment ? Avec Steven ! Je la sentais venir celle-là. Ils ont même pris plus de temps que je ne le pensais dis moi !

Sur ce, Blaine avait raccroché furieux. Quand Kurt rappela il lui passa directement Nolan. Peu après celui-ci donna le téléphone à Kaelyn et son sourire rêveur de jeune fille béatement amoureuse disparut bien vite. Pensant avoir bien mérité une bière, il se dirigea vers le réfrigérateur et se rendit compte qu'elle avait disparut.

-Nolan, si jamais je te trouve en train de siroter cette putain de bière, je te promets que la balance hormonale de cette maison va être rééquilibrée ce soir ! Hein ma petite nono ?

Et en grimpant à l'étage, Blaine entendit distinctement la musique du CD de Françoise Hardy que Kurt avait récemment offerte à sa fille en même temps qu'un CD de U2 et des Beatles pour qu'elle habitue son oreille aux classiques. La chanson 'Tous les garçons et les filles de mon âge' se terminait et reprit aussi tôt.

-Oh non, pensa Blaine, pas la torture de la musique dépressive en boucle ! Et en français en plus ! Non, mais quelle poisse !


Je ne sais pas si vous voyiez l'adolescence des jumeaux comme cela et à vrai dire ce n'était pas mon cas, jusqu'à ce matin où j'ai effacé le chapitre en entier et ai mis en scène ces moments noir sur blanc ! Alors ok ou totalement pas ?