Je répète que les personnages de m'appartiennent pas! Même si j'aimerai être le génie qu'est Shonda Rhimes!

Cette fois, je vais poster moins régulièrement parce que j'ai tendance à trop vous donner en ce moment!


Chapitre 13

« Dormir... C'est la chose la plus facile à faire. Vous... fermez simplement les yeux. Mais pour beaucoup d'entre nous, dormir ne semble pas être à notre portée. On le veut, mais... On ne sait pas comment l'atteindre. Mais une fois que nous affrontons nos démons... Affrontons nos peurs... Et que nous demandons de l'aide aux autres... La nuit n'est pas tellement effrayante parce que... nous réalisons que nous ne sommes pas seuls dans le noir. »

Recroquevillée sur la couverture de sa cellule, Arizona fixait le mur, le regard vide. Les bras autour de ses genoux, elle laissa retomber sa tête et se remit à pleurer. Elle voulait mourir, ne plus subir ça. Son cœur semblait saigner continuellement et elle aurait voulu que tout s'arrête, malheureusement pour elle, Assour en avait décidé autrement.

Les premiers temps, il la faisait monter lui-même dans sa chambre, et même si elle se débattait comme une folle, il parvenait toujours à la prendre. Elle s'était surprise parfois à appeler à l'aide ou encore à appeler Callie. Elle avait l'espoir insensé qu'on allait venir la chercher. Elle subissait les gifles, les coups de reins brutaux, les griffures et les paroles mielleuses qu'il lui glissait dans l'oreille. En retour, elle ne devait rien dire, elle n'aurait pas dut tuer son frère, elle aurait dut essayer encore et encore de le sauver. Après tout, peut-être qu'elle y serait parvenue.

Un soir, il arriva, complètement ivre et l'attrapa par le bras tellement fort, qu'Arizona crut qu'il allait lui casser. Cette fois, il ne la conduisit pas dans sa chambre mais la fit s'agenouiller par terre. Il fit de même et lui caressa le cou.

« Embrasse-moi l'américaine. » Ordonna-t-il.

Elle cligna lentement des yeux et lui cracha au visage. La réaction de l'homme ne se fit pas attendre sa main s'abattit sur le côté droit de la tête de la jeune femme. Elle fut sourde d'une oreille durant quelques secondes et lorsqu'elle parvint à se relever, elle se retrouva de nouveau en face de lui. Il lui arracha son haut et pressa l'un de ses seins. Elle essaya de repousser son bras et fut projetée au sol. Son crâne heurta durement le béton et elle espéra secrètement une commotion cérébrale. Il vint s'aplatir contre elle et fit courir sa langue sur ses lèvres. Puis, soudain il s'arrêta et se mit à rire férocement. Il se releva et essuya son menton. Elle resta allongée, n'osant bouger de peur qu'il ne recommence.

« Tu ne trouves pas ça drôle l'américaine ? Je viens de fêter la mort de mon frère et je fini la soirée avec celle qui l'a tué ! Hey ! Regarde-moi, des amis voulaient venir avec moi, pour te faire payer ce que tu as fait, mais j'ai refusé ! Tu sais pourquoi ? Ah ! Parce que ce soir, je vais te tuer !

Elle leva les yeux, soulagée.

-Oh non, je crois que tu n'as pas bien compris, je vais tuer le peu de dignité qui reste en toi, je vais assassiner ces creux qui apparaissent sur tes joues, et dans quelque mois, tu ne seras plus une femme, mais juste une putain sur laquelle je serais passé tellement de fois, que plus personne ne voudra jamais te toucher. Maintenant, je vais ouvrir mon pantalon, et tu vas gentiment venir me voir.

Depuis, elle ne marchait plus dans sa cellule, elle se ratatinait le plus possible pour qu'il ait du mal à l'attraper. Elle maigrissait à vue d'œil et semblait perdre ses forces peu à peu. Malheureusement pour elle, il trouva le moyen de la faire manger et elle ne put se laisser mourir comme elle l'avait prévu. De toute façon, il ne voulait pas la laisser mourir mais la briser le plus possible, il y était parvenu…

« CALLIE ! » hurla-t-elle d'une voix aigüe en tombant du lit.

Noir. Elle ne savait plus où elle était et essayait de trouver un interrupteur, elle se releva et se cogna dans les meubles, elle marcha sur quelque chose de doux et entendit couiner. La lumière s'alluma et Mark, en caleçon, entra dans la chambre en courant. Il chercha son amie des yeux et la trouva vers la porte de la salle de bain. Il ne s'approcha pas tout de suite, sentant que quelque chose n'allait pas du tout. Elle avait le visage tordu par la peur et les yeux remplis de larmes.

« Arizona, c'est moi… tu veux… tu as besoin de quelque chose !? S'il te plait ? Réponds-moi.

-Mark… je ne peux pas… je ne…

-Okay, doucement, assieds-toi, je vais t'apporter un manteau et des vêtements chauds et on va aller promener Sherlock.

-Je n'y arriverai pas Mark ! Je ne peux pas faire ça, oh mon dieu mais qu'est-ce que je vais faire ! Gémit-elle.

Mark l'aida à passer un pantalon par-dessus son pyjama et lui posa un manteau sur les épaules. Puis, il l'entraina doucement vers la sortie après s'être rapidement habillé, suivit de près par Sherlock.

Ils sortirent de l'immeuble et le retriever Ecossais fila devant eux.

« On va jusqu'au parc et après, si tu as envie de rentrer, on revient, d'accord ?

-Mark, je vais partir.

-Et pourquoi ça Robbins ? Tu veux parler de tes rêves ? »

Elle leva la tête vers lui, étonnée.

« Oh, je t'en prie ! Arizona, tu te réveilles au beau milieu de la nuit en hurlant je ne sais trop quoi ! Et ce n'est pas la première fois. Alors, sois tu continues de t'enfoncer dans un tourbillon de douleur et de mal être, sois tu acceptes de voir quelqu'un.

-Je vois déjà quelqu'un ! Maugréa-t-elle en enfouissant son nez dans son écharpe.

-Non, Arizona, je veux dire, il faut que tu voies ton psy tous les jours ! Une fois par semaine ce n'est pas assez, il faut que tu puisses combattre ton traumatisme maintenant !

-Mark, je suis fatiguée d'expliquer que… je suis détruite ! Mais vous ne semblez pas comprendre… je ne peux pas vous imposer ça, je n'existe plus je…

-Ne t'énerve pas, je le sais, mais au lieu de répété que tu as perdu deux ans de ta vie, bats-toi pour …

-J'ai été violée Mark. »

Il s'arrêta et regarda le chien revenir vers eux. Il regarda Arizona droit dans les yeux et lui attrapa les épaules avec force, la faisant sursauter. La phrase était tombée comme la lame d'une guillotine. Il sentit son cœur descendre dans sa poitrine et fixa intensément le visage doux qu'il avait en face de lui. Il serra un peu plus fort les épaules fines qu'il avait entre les mains et se racla la gorge.

-Répète ! ordonna-t-il.

-Ca s'est passé, ça s'est passé chaque jour depuis un an et demi ! Un homme, tordu et immonde a détruit chaque pierre qui formait la muraille que je m'étais construite, il a veillée à ce que je ne compte sur personne, il a fait en sorte que je n'ai plus jamais confiance en personne. Il a assassiné Arizona.

-Tais-toi ! s'écria-t-il en laissant échapper de la vapeur de sa bouche.

-Il faut que tu le comprennes Mark ! Je ne peux pas me battre parce qu'il n'y a plus rien qui vaille la peine d'être sauvé chez moi ! cria-t-elle en essayant de le repousser de toutes ses forces. Malheureusement, des forces, elle en avait peu et elle n'arriva pas à le faire bouger d'un millimètre. Le jeune chien, ne comprenant pas vraiment l'étreinte des deux amis se mit à grogner toutes dents dehors envers Mark et se prépara à attaquer, avant qu'Arizona ne lui fasse le signe de s'assoir. Mark l'obligea à le regarder et haussa un peu la voix pour être sûr qu'elle l'entende.

-Fermes-là Robbins ! Je te jure que tu es là ! Regarde-moi ! Ouvre les yeux ! Dit-il en lui prenant le visage entre les mains. Ouvre tes yeux ! Et maintenant, écoute, je t'en supplie ! Écoute ! Callie, il y a Callie qui t'aime et qui fait de toi une femme aimée. Il y a Sophia, elle fait de toi une maman chaque jour qui passe, et elle est fière des aventures de sa maman ! Il y a Teddy, qui a attendu sa meilleure amie durant deux ans, et maintenant, elle l'a retrouvée, il y a Karev, qui a gardé la place pour une super chirurgienne ! Et… ne ferme pas les yeux ! Et il y a moi, qui t'ai attendu pour te dire que tu es, avec Callie la femme la plus importante à mes yeux ! Tu es ma petite sœur ! Il ne t'a rien pris de tout ça ! Il t'a fait croire que tu avais tout perdu ! Mais tout est ici ! Arizona Robbins, tu es là !

-Lâche-moi ! Je ne suis pas à vous ! Je n'ai pas besoin de vous tous! Je n'ai pas eu besoin de vous ces deux dernières années, vous couliez des jours tranquilles à Seattle ! Ne me fais pas croire que vous n'avez pas rie une seule fois depuis qu'on m'a enlevé ! Ne me fais pas croire que vous savez ce que c'est que de vouloir mourir parce que vous pensez que le calvaire dure depuis dix ans, et qu'il vous en reste probablement encore dix devant vous ! Tu me parles de pleurer quelques heures par semaines ! J'ai…

Elle s'arrêta, manquant soudain d'air. Puis, elle reprit une inspiration et sentit un sanglot venir avec sa voix :

-Je ne veux pas de votre immonde pitié, et de votre chien stupide ! Ce n'est pas un chien qui va me reconstruire ! Je n'ai pas besoin de lui ! Je le déteste ! Je me fous de savoir combien il a couté, et s'il est dressé pour me protéger ou pour attraper des mouches ! Je n'en veux pas ! Comment avez-vous pu penser que j'avais besoin de ça pour me sentir mieux !

-Calme-toi !

-Je ne veux pas me calmer ! Rugit-elle hystérique, je n'ai pas envie de faire ce que vous voulez que je fasse ! Je vous emmerde vous et votre bonne humeur ! Je suis navrée de ne pas rentrer dans vos critères ! Je ne suis plus la même !

-QUE VEUX-TU QU'ON FASSE ? QU'ON TE LAISSE MOURIR ?

-Ne me crie pas dessus Sloan, tu n'es rien pour moi ! Rien tu entends ! Tu ne comptes pas et tu n'as jamais compté ! Tu es celui qui a baisé Callie pendant que j'étais partie ! Tu as du faire la même chose ces deux dernières années ! Quelle déception de me voir revenir, pas vrai ! Mais ne t'en fais pas, je ne resterai pas bien longtemps avec vous et toute votre amitié écœurante ! Je vous hais ! Je vous hais ! JE VOUS HAIS ! »

Elle perdait tout son contrôle et repoussait Mark sans parvenir à lui faire lâcher prise. Elle sentait la panique s'emparer d'elle et le fait que les deux mains de Mark ne bouge pas de ses épaule l'angoissa encore un peu plus. Elle avait l'impression que ses poumons avaient de moins en moins de place et elle suffoquait presque. Tout à coup, elle sentit un liquide gelé couler sur ses cheveux, dévaler son cou et passer sous ses vêtements. Elle regonfla ses poumons sous le choc et se retourna vers la personne qui venait de vider une bouteille d'eau sur sa tête. Etrangement, les mains de Mark avaient disparu.

Arizona prenait de grandes inspirations et essuyait l'eau qui continuait de ruisseler sur son crâne. Elle posa un regard dur et froid sur Callie et voulut la repousser elle aussi, mais la brune la poussa en premier.

« Ca fait quoi ? D'être repoussé ainsi !? Tu te sens comment ? Hein ?

-Callie, intervint Mark, rentrons.

-Non, attends ! Ça suffit, on doit avoir une bonne explication une fois pour toute ! Alors comme ça, nous n'avons pas souffert ?

-La ferme Callie, laisse-moi passer, je rentre et je vais faire mes bagages ! Dégage !

-Ne me parle plus jamais comme ça Robbins, parce que sinon, il se pourrait bien que j'oublie nos vœux de mariage !

-Je m'en fous de notre mariage ! Je veux partir ! JE VEUX PARTIR !

-MOI AUSSI JE VEUX QUE TU PARTES, COMME CA JE NE T'ENTENDRAI PLUS TE PLAINDRE A LONGUEUR DE TEMPS !

-Tu n'es qu'une garce !

-Et toi tu es une mauviette ! »

Arizona eut d'abord mal à la main avant de comprendre ce qu'elle venait de faire. Elle regarda sa paume rougie, puis reporta son regard sur la joue de Callie. Celle-ci avait les larmes aux yeux et semblait à bout de patience. Arizona et elle était arrivée à un point de non-retour, et les trois amis en étaient conscients. Sans que personne ne comprenne, elle s'écroula dans la neige en pleurant à torrent. Callie se pencha vers elle, lui attrapa la main et lui fourra des clés dedans.

-Maintenant tu prends une décision Robbins ! Soit tu rentres avec nous et on s'installe autour d'un bon chocolat chaud, soit tu prends ces clés, tu montes dans ta voiture et tu te tires de nos vies pour toujours !

-Callie ! Se scandalisa Mark en essayant de relever la petite blonde.

-Non Mark ! Elle nous déteste ! Arizona n'existe plus ! Pour moi, elle est morte ! Rentrons ! »

Elle prit le bras de son meilleur ami et le tira vers l'immeuble où les attendait leur fille.

« Je n'ai pas trois ans ! s'écria soudain la voix d'Arizona. Elle avait réussi à se relever seule et faisait face aux deux amis.

-Mais… ? demanda Callie attendant la suite.

-Ce n'est pas parce que tu fais semblant de m'abandonner que je vais revenir gentiment !

-Et donc… ? Encouragea impatiemment Callie.

-Mais… je ne peux rien faire sans vous… »

Callie craqua et courut rejoindre sa femme. Elle l'embrassa sur les lèvres, puis le front, et les paupières, puis elle enleva son propre manteau pour recouvrir Arizona. Elles pleuraient toutes les deux et s'agrippaient mutuellement. Elles reprirent le chemin de la maison, encore sous le choc des évènements.

Lorsqu'ils arrivèrent au pied de l'immeuble, ils virent trois silhouettes se détacher du noir et se diriger vers eux. Mark plissa les yeux pour essayer de mieux voir de qui il s'agissait. Les trois personnes passèrent sous un éclairage et Arizona reconnut Brook. Le visage sombre, la rousse s'avança vers le trio, suivie de près par deux hommes en uniforme. Elle lança un regard désolé vers la petite blonde et sortit un papier de son uniforme. Elle attrapa la main d'Arizona et déclara :

« Arizona Robbins, j'ai l'ordre de vous arrêter… pour suspicion de terrorisme envers les Etats-Unis d'Amérique. »


Suspens! Review.

Bravo à ceux qui ont trouvé que c'était un chien! ^^ En même temps, c'était facile!

P.S. Reviews détaillées, j'aiiiiiiiiiiiiiiiime!