How To Save A Life

Chapitre 13


Coucou tout le monde ! /o

Higu à l'appareil. J'espère que tout va bien pour tout le monde et que les Klainers sont aussi heureux que moi /o . Oui , oui mes amis. Klaine va bien et donc moi aussi :D Haha, bon , j'arrête mes âneries promis.

Pour ce chapitre, je remercie vraiment Lami , ma merveilleuse bêta, qui a fait un travail époustouflant /o Merci ma chérie :)

Merci à vous tous également, je m'excuse encore une fois si je n'ai pas répondu aux reviews (parfois je les vois, je souris comme une débile -voix intérieure : "Higu, quand ne souris-tu pas comme une débile?" "tais-toi la voix. Coucouche panier."- ahem. et ensuite , comme je suis Doris, j'oublie Ne me frappez pas , s'il-vous-plaît.

Bon, je vous laisse avec ce chapitre, ceux qui aiment Kurtbastian, profitez. Ceux qui en ont marre mais qui sont encore là parce qu'ils sont résignés, n'ayez crainte ! C'est bientôt fini, patience mes amis, patience.


Pensif, Kurt était pensif. Il ne regrettait pas d'être resté à Dalton, surtout pas après sa première dispute avec Sebastian, parce que depuis, le jeune homme était plus que jamais attentif à tous les désirs de Kurt et le châtain avait de plus en plus l'impression d'avoir vraiment un petit-ami. Cependant, il regrettait de ne pas pouvoir aller au bal de promo de McKinley, il aurait aimé pouvoir inviter Sebastian, danser avec lui, en smoking...

Assis dans la salle de répétition des Warblers, il laissa ses pensées dériver vers Sebastian. Ce soir, les deux jeunes hommes allaient ensemble à Lima, parce que son père voulait parler avec le jeune homme, il avait finalement découvert le pot aux roses et Kurt se sentait légèrement nerveux.

« -Kurt ! Kurt tu m'écoutes ?

-Pardon Blaine, sourit Kurt, j'étais perdu dans mes pensées, tu disais ?

-Rachel veut que j'aille au bal de promo de McKinley avec elle ! Qu'est-ce que je suis censé faire ?

Kurt laissa échapper un léger rire.

-C'est assez simple, dit-il, tu y vas ? Voilà, c'est le plus logique non ? Je veux dire, vous êtes ensemble.

-Je... Je n'y connais rien !

-Tu as juste à mettre un smoking Anderson, gronda Sebastian. Ce n'est pas compliqué.

-Mais... C'est la semaine prochaine ! Je n'ai... Elle aurait pu me le dire plus tôt ! Comment suis-je censé…

-Blaine, fous nous la paix, soupira Sebastian. Si je t'entends encore geindre, je t'en colle une. Kurt et moi avons des choses à faire !

-Mais il doit m'aider Sebastian !

-Et il l'a fait. C'est simple Anderson, tu achètes un putain de smoking et tu invites ton Hobbit à son bal de promo stupide, tu lui achètes une fleur, tu vas la chercher, tu danses avec elle, tu te payes une chambre d'hôtel pour t'envoyer en l'air avec elle après et voilà. Youpi. Tu as fait ce qu'il fallait.

-Je ne compte pas m'envoyer en l'air avec elle !

-Je te dirais bien que c'est dommage, mais vu la personne, j'ai envie de te dire bravo, tu prends la bonne décision !

-Pourquoi es-tu méchant comme ça?

-Parce qu'il va rencontrer papa Hummel en tant que petit-ami officiel, répondit Jeff avant que Kurt ou Sebastian n'ai pu dire quelque chose.

-QUOI ?

-Oui, oui, rit Jeff. Ils se sont fait choper la semaine dernière !

-Pourquoi je ne suis pas au courant ? Demanda Blaine.

-Parce que tu es trop occupé à geindre, souffla Sebastian en croisant les bras sur son torse et en boudant.

-Tu es adorable quand tu boudes, dit Kurt avant de l'embrasser sur la joue et Sebastian marmonna dans sa barde, absolument mécontent d'être ainsi au centre de l'attention. Pour une fois que l'adolescent voulait qu'on l'oublie...

Blaine toussota pour récupérer un minimum d'attention, après tout, il voulait entendre cette histoire.

-Désolé, Seb te racontera plus tard, dit Kurt. Nous devons vraiment y aller.

-Kurt ! Tu ne peux pas me laisser dans le suspense comme ça.

-Tu sais à qui tu parles Blaine, n'est-ce pas ? Demanda Kurt en levant un sourcil.

-Mais Kurt...

-Allez, viens Blaine, laissons donc Sebastian mourir, plaisanta Jeff. C'était un plaisir mec, adieu.

-Seb, j'peux avoir tes livres en héritage ? S'il te plaît ?

-Oh, je peux avoir ta voiture ?

-Et moi tes films porno ? Demanda Nick.

-Bonne idée Nicky ! S'exclama Jeff. Dis, tu nous laisses tes films porno si papa Burt te tire une balle dans la tête ?

-Foutez-vous de ma gueule, grommela Sebastian avant de quitter la pièce.

-A lundi les garçons, ne faites pas trop de bêtises, sourit Kurt avant de rejoindre son petit-ami.

Kurt sourit un peu plus en voyant Sebastian contre sa voiture. Le garçon semblait mal-à-l'aise mais tellement beau ainsi. Et non, Kurt n'aurait pas imaginé devoir présenter Sebastian à son père en tant que petit-ami, mais il ne regrettait pas.

La semaine précédente, Kurt avait passé son week-end chez lui, à Lima et Sebastian était passé le voir. Bien entendu, il s'était bien tenu, jusqu'à son départ, il n'avait pas pu s'empêcher d'embrasser Kurt avant de partir, parce que « tu ne vas pas me laisser passer le reste du week-end sans le goût de tes lèvres princesse ». Ça avait été une décision stupide, mais Burt Hummel les avait vu et voilà où ils en étaient.

Sebastian allait devoir affronter son père.

Pour une fois que Finn n'avait pas fait de bourdes, qu'il n'avait rien dit, c'était Kurt qui s'était vendu tout seul.

Un abruti, voilà ce qu'il était.

-Tu te sens prêt ? Lui demanda Kurt.

-Pas vraiment, souffla Sebastian.

Sebastian enroula ses bras autour de la taille de Kurt et l'attira à lui en soupirant.

-On est... On est pas obligé d'y aller, lui dit Kurt. Je peux dire à mon père que tu as eu un empêchement, ou quelque chose comme ça.

-Princesse... C'est encore nouveau pour moi mais... Je veux y aller, d'accord ? Je suis nerveux, mais j'assume parfaitement d'être avec toi même si...

-Tu es toujours toi et que c'est encore difficile d'être en couple ?

-Ouais. Il va falloir que tu arrêtes de me connaître aussi bien.

-Tu es vraiment sûr de vouloir faire ça ?

-Ça te fait plaisir ?

-Oui.

-Alors, oui, je suis sûr. »

Kurt lui offrit un sourire radieux et posa rapidement ses lèvres contre les siennes.

Je t'aime, voulait-il dire à Sebastian. Mais il n'osa pas, et ce n'était pas plus mal.

Sebastian tentait de respirer, de garder son calme, mais ses mains tremblaient. Il n'avait jamais fait ça. Bon sang, il avait couché avec tellement de garçons, dont il ne connaissait même pas le nom la plupart du temps, il avait eu un petit-ami officiel qu'il avait vraiment aimé, mais il n'avait jamais, oh grand dieu jamais, rencontré le père de son ancien petit-ami ou de l'une de ses conquêtes.

Voilà une première fois que je peux offrir à Kurt, se dit-il.

Rencontrer Burt Hummel rendait les choses un peu trop officiel à ses yeux, ces dernières semaines, Sebastian avait de plus en plus l'impression d'être quelqu'un d'autre. D'être un petit-ami sans conditions. Sans ce « je te laisse coucher avec qui tu veux » complètement ridicule qui les empêchait d'être un véritable couple. Ce n'était pas que Sebastian ne voulait pas agir de manière niaise et stupide avec Kurt -il le faisait déjà merci bien. Non, c'était simplement qu'il n'était pas prêt. A chaque fois qu'il se retenait de dire au châtain « je t'aime », Sebastian prenait un peu plus peur. Il n'avait jamais ressenti ça, avec personne, et il avait peur. Il pouvait sentir la peur se faire un chemin en lui, cette petite voix lui murmurait à l'oreille, lui donner l'ordre de s'éloigner, le plus rapidement possible avant qu'il ne s'attache trop et que Kurt ne brise son cœur comme l'avait fait Matt, comme l'avait fait son père...

« -Ça ira ? J'ai l'impression que tu vas t'évanouir, lui dit Kurt en se garant devant la résidence des Hummel-Hudson.

-C'est une mauvaise idée si on s'embrasse maintenant ? Parce que je crois que j'aurais bien besoin d'un bisou magique.

Kurt avait envie de couiner, comme une fangirl, ce qui était plutôt ridicule, mais ce Sebastian Smythe, peu sûr de lui était adorable et il ne savait pas s'il voulait lui pincer les joues ou bien oublier son père, sa famille, retourner à Dalton, virer Blaine ou Jeff et profiter d'une nuit avec son petit-ami. Il secoua la tête, ils étaient devant la maison, connaissant son père, il était déjà à la fenêtre. Kurt ne pouvait définitivement pas s'en aller ainsi.

-Eh bien, sourit Kurt, mon père est probablement en train de nous regarder, mais on est déjà cuit, alors autant faire les choses correctement, qu'en dis-tu ?

-J'en dis que je te pervertis un peu trop Princesse, répliqua Sebastian et il réussit à sourire, ça faisait du bien.

Sebastian et Kurt détachèrent leurs ceintures de sécurité et Kurt posa délicatement sa main sur la joue de Sebastian. Leurs lèvres se rencontrèrent à mi-chemin et c'était étrangement doux. Ils s'étaient embrassés un nombre incalculable de fois, mais quelque chose à propos de cette soirée changeait les choses. Kurt aimait bien cette nouvelle version d'eux. Il se sentait heureux.

-Tu n'as pas essayé de tourner ça en séance de pelotage, constata Kurt lorsqu'ils se séparèrent, il y avait un brin de fierté dans sa voix.

-Je me tiens bien, peut-être que c'est toi qui me rends un peu trop gentil.

-C'est une bonne façon de balancer non ?

-Ouaip, ça nous rend parfait, pas trop perverti, mais pas trop prude.

-Je suis d'accord, prêt maintenant ?

-Yep. Allons-y. »


Sebastian déglutit. Être face à face avec Burt Hummel avait quelque chose d'impressionnant. Surtout maintenant qu'il savait que Sebastian et son fils étaient ensemble. Il était toutefois prêt, parce que Kurt le voulait.

« -Donc, quelles sont tes intentions envers mon fils ? Demanda Burt alors que Kurt était à la cuisine en train d'aider sa belle-mère.

Sebastian était à deux doigts de s'étouffer. Il devait garder son calme. Il se demanda si l'homme savait que son fils et lui avaient couché ensemble. Burt le fixait et après quelques secondes, Sebastian réalisa qu'il était censé répondre à la question.

-Je... Écoutez, Monsieur Hummel, je ne suis pas... Je ne suis pas le mec idéal pour Kurt. Loin de là. J'ai fait des erreurs, un tas d'erreurs. Je ne suis pas du genre à... Faire dans les relations amoureuses. C'est d'ailleurs trop tôt pour parler d'amour. Je pourrais vous mentir, vous dire que Kurt est l'homme de ma vie, que je compte l'épouser, que je ne pourrais pas vivre sans lui, mais... Ce n'est pas mon genre de mentir. Kurt est important pour moi. Je ne sais pas vraiment où je vais, je n'envisage pas le futur... Je ne sais pas si Kurt et moi serons toujours ensemble dans quelques mois, dans quelques années, je sais juste qu'il compte énormément pour moi et qu'il m'apprend à voir les choses autrement. Je ne veux pas le blesser, il mérite d'être avec un garçon bien et ce n'est pas ce que je suis, j'en suis conscient, je ne suis probablement pas l'image que vous vous faisiez de son premier petit-ami, je pense que lui-même ne l'imaginait pas ainsi, mais je suis là, parce qu'il m'a choisi en dépit de tout.

-Tu es franc, dit Burt. Sebastian pensait vraiment que l'homme allait lui en coller une, ou qu'il allait du moins lui demander de partir et de rester loin de son fils. Mais après une minute de silence, l'adulte se mit à sourire. C'est une bonne chose, déclara-t-il. Au moins, tu ne mens pas et c'est tout à ton honneur. Je ne peux pas choisir son petit-ami, si c'est avec toi qu'il veut être, mon travail est de m'assurer que tu ne le force pas à avancer trop vite et que tu le traites avec respect.

-Je vous assure que c'est le cas Monsieur Hummel. Je ne suis pas un saint, je ne suis pas un salopard non plus.

-Burt, gamin, appelle moi Burt.

-D'accord, Burt. Je …

-Tu aimes le football ?

Sebastian fronça les sourcils. C'était déjà fini ? Pas de menaces ? Rien ?

-Je … Je préfère la crosse, avoua Sebastian, mais je suis le football aussi.

-Alors, que dirais-tu de regarder ce match avec moi ?

-J'en serais ravi, Monsieur Hu... Burt ! »

L'adulte lui sourit une nouvelle fois et Sebastian pu enfin se détendre complètement.


Sebastian était plutôt heureux quand il rentra chez lui. Il avait promis à Kurt de passer un autre vendredi soir chez lui puisque Burt l'appréciait, bizarrement, mais ce n'était pas Sebastian qui allait s'en plaindre, du coup, il pouvait passer un peu de temps avec sa tante qui avait l'air d'apprécier. Tout le monde était heureux comme ça.

« -Je suis rentré, annonça-t-il à l'attention de sa tante.

-Bonsoir Sebastian.

Non.

Non.

Sebastian refusait.

Il refusait catégoriquement.

Hey dad look at me

Think back and talk to me

Did I grow up according to plan?

And do you think I'm wasting my time doing things I wanna do?

But it hurts when you disapprove all along

(Hey papa, regarde-moi.

Pense au passé et parle-moi.

Ai-je grandi selon tes plans ?

Et penses-tu que je perds mon temps en faisant ce que j'aime ?

Mais ça fait mal parce que tu désapprouves à chaque fois.)

-Seb, murmura sa tante.

-Que fais-tu ici ? Cracha Sebastian.

L'homme, vêtu d'un costume noir le fixa. Il ne souriait pas. Il n'avait pas non plus l'air triste. Il était simplement froid. Parce qu'il s'en moquait, comme toujours.

-Je n'ai pas le droit de passer voir mon fils ? Demanda l'homme et Sebastian se sentit obligé de rire, parce que sérieusement ? Il était dans un univers parallèle, c'était ça ?

-Je ne suis pas ton fils, déclara Sebastian et il était fier, sa voix n'avait pas flanché alors qu'il se sentait au bord des larmes. Dieu, il s'était promis de ne plus jamais pleurer à cause de cet enfoiré !And now I try hard to make it

I just wanna make you proud

I'm never gonna be good enough for you

Can't pretend that

I'm alright

And you can't change me

(Et maintenant j'essaie vraiment de réussir.

Je veux juste te rendre fier.

Je ne serais jamais assez bien pour toi.

Je ne peux pas prétendre.

Que je vais bien.

Et tu ne peux pas me changer.)

-Voyons Sebastian, je pensais que passer un temps ici te remettrais sur le droit chemin, tu n'en as pas marre d'agir comme un adolescent à la recherche d'attention ?

-Quand ai-je voulu ton attention, hein ? Dit Sebastian, il gardait son calme pour le moment mais il sentait le calme le quitter peu à peu.

-Toujours ? Répliqua son père. Tu as d'abord décidé que tu es gay, puis tu es sorti avec ce garçon, et maintenant tu es défensif. Je suis ton père, Sebastian.

-Premièrement, père, je n'ai PAS choisi d'être gay, tu penses que c'est un choix ? Quel idiot choisirait d'être gay ? Hein ? Qu'est-ce que ça m'a apporté, à part les meilleurs orgasmes de ma vie ? Rien du tout. Alors non, je n'ai pas choisi d'être gay, je suis né comme ça ! Ensuite, n'ose pas mêler Matt à ça ! Il n'a rien à voir dans cette histoire ! Et enfin, tu n'es PAS mon père. Tu veux savoir pourquoi ? Un père, un vrai, m'aurait accepté, gay, hétéro ou bi, ça ne devrait pas avoir d'importance ! Un père serait venu aux spectacles de fin d'année, un père aurait su que j'étais amoureux, un père n'aurait pas quitté ma mère pour s'envoyer en l'air avec sa secrétaire et je tiens à préciser que c'est très cliché ! Un père ne m'aurait pas envoyé ici dans le but de me remettre dans « le droit chemin » parce qu'il n'y a rien qui clochait avec moi ! J'étais bon élève, je ne répondais pas. La seule erreur que j'ai fait à tes yeux c'est d'être tombé amoureux d'un autre garçon. Tu veux que je te dise ? Je suis d'accord avec toi. C'était une erreur. Matt était une erreur. Je ne le regrette pas. Ce que je regrette, c'est que tu sois mon père, parce que tu es nul. Tu n'es pas un père. TU NE SERAS JAMAIS UN PERE. Être un père, ce n'est pas m'offrir une voiture de sport pour mon anniversaire, pour combler son absence, être un père, ce n'est pas déléguer aux autres sa responsabilité.

A la fin de son discours, Sebastian était à bout de souffle, les poings serrés, il avait l'impression qu'il allait exploser d'un instant à l'autre.

'Cause we lost it all

Nothing lasts forever

I'm sorry

I can't be perfect

Now it's just too late and

We can't go back

I'm sorry

I can't be perfect

(Parce que nous avons tout perdu.

Rien n'est éternel.

Je suis désolé

Je ne peux pas être parfait.

Maintenant c'est juste trop tard et

On ne peut pas retourner en arrière.

Je suis désolé.

Je ne peux pas être parfait.)

-Anne ! S'écria le père de Sebastian. Je pensais que tu te chargeais de son comportement! C'est encore pire qu'avant !

-Ne lui parle pas comme ça, gronda Sebastian. Bon sang, quand comprendras-tu hein ? Mon comportement, comme tu l'appelles, c'est toi qui l'as causé ! C'est toi qui as tout détruit ! C'est à cause de toi que ma mère croupit dans une chambre parisienne et qu'elle vide une bouteille par jour, si ce n'est pas plus ! C'est à cause de toi que je n'ai plus envie d'être le gentil et parfait petit Sebastian. Je ne suis plus un adolescent papa, je ne suis plus naïf, je ne suis plus innocent et c'est de TA FAUTE.

-Je ne t'ai pas envoyé ici pour que tu deviennes un … Sale petit insolent ! Je te ramène à Paris ce soir et on va s'occuper de...

-TU. NE. ME. RAMENERAS. PAS. A. PARIS !

I try not to think

About the pain I feel inside

Did you know you used to be my hero?

All the days you spent with me

Now seem so far away

And it feels like you don't care anymore

(J'essaie de ne pas penser

à la peine que je ressens.

Savais-tu que tu étais mon héros avant ?

Toutes les journées que tu as passé avec moi.

Semblent à présent si loin.

Et on dirait que tu n'en as plus rien à faire.)

-Donne-moi une bonne raison de ne pas le faire ! Dit Frédéric Smythe.

-Je ne suis plus un enfant. Tu ne peux pas t'en aller, m'envoyer ici pour que tante Anne se charge de moi et revenir comme si rien ne s'était passé ! Tu n'as pas le droit. Tu m'as arraché à ma vie à Paris et je ne te laisserai pas m'enlever ce que j'ai.

-Et qu'as-tu Sebastian ? Dis le moi.

-Des amis ! Un meilleur ami que je n'abandonnerai pas et un petit-ami que j'aime ! Tu ne m'enlèveras pas ça !

Sebastian était à deux doigts de s'étouffer en réalisant qu'il venait de déclarer haut et fort qu'il était amoureux de Kurt. Ce n'était pas vrai. Il ne pouvait pas l'aimer...Peu importe, il tenait à Kurt et c'était une façon de plus d'énerver son père. Sebastian ne voulait pas y penser plus qu'il ne le fallait.

And now I try hard to make it

I just wanna make you proud

I'm never gonna be good enough for you

I can't stand another fight

And nothing's alright

(Et maintenant j'essaie vraiment de réussir.

Je veux juste te rendre fier.

Je ne serais jamais assez bien pour toi.

Je ne peux pas supporter une autre dispute.

Et plus rien ne va.)

-Un petit-ami ? C'est ridicule ! Je te l'ai dit, Sebastian, je n'accepterai pas que mon fils soit un pédé !

-Tu n'as pas ton mot à dire ! Je fais ce que je veux de ma vie et j'aime qui je veux !

-Ça suffit ! Tu n'as pas le droit de me parler ainsi Sebastian !

-Je te parle comme je le veux. Tu as disparu. Tu m'as laissé quand j'avais besoin de toi ! Tu as tout gâché et tu n'as pas le droit de tout gâcher encore une fois !

-Frederick, dit Anne d'une voix douce et posée, Sebastian n'a pas...

-Tais-toi, ne te mêle pas de ça !

-TU NE LUI PARLES PAS COMME CA ! Hurla Sebastian. Tante Anne est la meilleure chose qui me soit arrivée, tu n'as pas à lui parler ainsi !

-La ferme Sebastian !

-Frédéric, je veux que tu t'en ailles, dit Anne.

-Pas avant que Sebastian n'ait fait ses bagages.

-Je ne m'en irais pas ! Je reste ici. J'aime Dalton, j'aime ma vie maintenant.

'Cause we lost it all

Nothing lasts forever

I'm sorry

I can't be perfect

Now it's just too late and

We can't go back

I'm sorry

I can't be perfect

(Parce que nous avons tout perdu.

Rien n'est éternel.

Je suis désolé

Je ne peux pas être parfait.

Maintenant c'est juste trop tard et

On ne peut pas retourner en arrière.

Je suis désolé.

Je ne peux pas être parfait.)

-Tu vas m'écouter ! Rugit son père.

-Mais putain ! Cria Sebastian. Pourquoi est-ce que tu t'en souci hein ? Si je ne suis qu'un « pédé » pour toi, pourquoi est-ce que tu veux me ramener avec toi ? Oublie-moi ! Je me moque de ton argent. Je me moque de toi. Je travaillerais s'il le faut, mais laisse-moi tranquille.

-Tu es mon fils et je te remettrai dans le droit chemin, Sebastian.

- IL N'Y A PAS DE DROIT CHEMIN PUTAIN. Et même s'il y en avait hein, papa, tu ne pourrais pas me changer. Je préférerais encore mourir qu'être quelqu'un que je ne suis pas ou que te ressembler. Tu veux me changer ? Tu veux que je sois parfait ? Aux dernières nouvelles, je ne le suis pas ! Et je ne changerai pas, je refuse de devenir une autre version de toi, tu es vide papa ! Une moule a plus d'expression faciale que toi ! Un cornichon ressent plus d'émotions que toi !

Nothing's gonna change the things that you said

Nothing's gonna make this right again (right again)

Please don't turn your back

I can't believe it's hard

Just to talk to you

But you don't understand (you don't understand)

(Rien ne pourra changer les choses que tu as dites.

Rien n'arrangera les choses.

S'il-te-plaît ne tourne pas le dos.

Je ne peux pas croire que ce soit difficile

de juste te parler.

Mais tu ne comprends pas.)

-Bien, soupira Frederick. Anne, ce ne fût pas un plaisir de te voir.

-De même, dit la femme.

-Adieu, souffla Sebastian.

L'adolescent se retînt de pleurer. C'était fini. Il n'avait plus de père. Il n'avait plus de mère, du moins, sa mère n'était plus qu'une coquille vide, elle aussi. Il n'avait plus que sa tante, Anne, qui s'était rapprochée de lui et le prit dans ses bras quand Frederic Smythe referma la porte derrière lui.

-Je suis fière de toi, mon chéri, chuchota-t-elle à son oreille.

'Cause we lost it all

Nothing lasts forever

I'm sorry

I can't be perfect

Now it's just too late and

We can't go back

I'm sorry

I can't be perfect

(Parce que nous avons tout perdu.

Rien n'est éternel.

Je suis désolé

Je ne peux pas être parfait.

Maintenant c'est juste trop tard et

On ne peut pas retourner en arrière.

Je suis désolé.

Je ne peux pas être parfait.)

Sebastian se laissa porter par l'étreinte que lui offrait sa tante. C'était fini. Terminé. Tout irait bien à présent...

-Je... Je... Est-ce que je peux aller chez Kurt ? Demanda Sebastian.

-Depuis quand me demandes-tu la permission Seb' ? Se moqua sa tante.

-Je...

-Oui, bien sûr.

-Merci, tante Anne.

-Ce n'est rien, je voulais te remercier de m'avoir défendu.

-Il n'avait pas à te parler comme ça.

-Oh ça je le sais, mais ton père a toujours été ainsi.

-Ce n'est pas...

-Ton père, je sais, désolée.

-Merci, murmura Sebastian. »

Il l'embrassa sur la joue et ressorti. Et, quand la porte se referma derrière lui, il comprit qu'il aurait dû donner une chance à sa tante dès le début. Elle était capable de prendre soin de lui, elle pouvait être plus que la tante marrante. Il se promit de faire un effort dans le futur.


Sebastian se gara une demi-heure plus tard devant la résidence des Hummel-Hudson. Il tremblait et tenta de se calmer, sans résultat. Il avait besoin de Kurt pour oublier. Sa tête était sur le point d'exploser, parce que son masque volait en éclat. Il était censé s'en moquer, pourquoi devrait-il prendre en compte l'avis d'un homme qui l'avait abandonné et avait gâché sa vie ? Il n'y avait pas de raisons, il n'avait pas à le faire et pourtant, il avait mal. Parce qu'il aurait aimé avoir un père, un vrai, mais qu'il n'en avait pas.

Sebastian sortit de sa voiture, il inspira profondément puis alla frapper à la porte.

« -Sebastian ? Dit Burt, étonné, lorsqu'il ouvrit la porte.

-Hum... Bonsoir Monsieur Hummel, je... Je peux voir Kurt s'il-vous-plaît ?

-Burt fiston, je te l'ai dit, tout va bien ?

Sebastian se mordit la lèvre pour ne pas s'effondrer. Fiston. Pourquoi son père ne l'appelait-il pas ainsi hein ?

-O-oui, dit-il, la voix faible, il faut juste que … Que je lui parle.

J'ai juste besoin de lui, de le prendre dans mes bras et de me rassurer, voulait-il dire, mais il ne le fit pas.

Burt se décala pour le laisser passer en souriant.

-Il est dans sa chambre, tu connais le chemin, dit l'adulte. Tu restes dormir ici ?

Sebastian rougit, c'était dire, lui, Sebastian Smythe rougissait. Il n'allait définitivement pas bien ce soir.

-Si ça ne vous ennuie pas.

-Bien sûr que non. Kurt a un canapé dans sa chambre, je te fais confiance.

Sebastian hocha la tête, le remercia et monta les escaliers rapidement pour voir Kurt.

Il s'arrêta devant la porte et frappa.

Kurt vint lui ouvrir trois secondes plus tard.

-Seb ?

Sebastian se jeta dans ses bras et Kurt vacilla légèrement sous son poids mais finit par se stabiliser. Il ne commenta pas et Sebastian en fût reconnaissant. Kurt se contenta de le serrer contre lui et Sebastian s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait.

Il était sur le point de définitivement craquer quand une musique débuta. Kurt se mit à se balancer en rythme, comme pour l'apaiser et le Warbler se laissa faire, la musique adoucissait les mœurs après tout, pour le coup, c'était vrai, Sebastian ferma les yeux et inspira l'odeur si douce de Kurt.

Close your eyes, give me your hand, darlin'
Do you feel my heart beating
Do you understand
Do you feel the same
Am I only dreaming
Is this burning an eternal flame

(Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.

Sens-tu mon cœur battre ?

Comprends-tu ?

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?)

Kurt s'empara de la main de Sebastian et ensemble, ils se mirent à tourner. Sebastian, la tête nichée dans le cou de Kurt, pouvait sentir son cœur battre contre le sien et ça lui procurait un sentiment de joie, d'appartenance. Il en oubliait presque la raison de sa venue ici, il n'y avait plus que Kurt. En cet instant, son masque étant inexistant, Sebastian pouvait se voir tomber amoureux de Kurt et passer sa vie avec lui, sans soucis.

I believe it's meant to be, darlin'

I watch you when you are sleeping

You belong with me

Do you feel the same

Am I only dreaming

Or is this burning an eternal flame

(Je crois que c'est fait pour exister, chéri.

Je te regarde quand tu dors.

Tu m'appartiens.

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?)

Kurt ne savait pas ce qu'il se passait avec Sebastian. Une minute, il était en train de se détendre en écoutant de la musique, la minute d'après son petit-ami déboulait dans sa chambre. Il n'avait pas demandé à Sebastian ce qu'il s'était passé, ça n'aurait servi qu'à énerver le Warbler qui se serait braqué, la situation semblait assez grave, parce que Sebastian avait l'air complètement détruit moralement parlant. Il n'était pas lui-même. Il n'avait pas ce masque sournois et confiant, il ne souriait pas, il avait l'air brisé et Kurt détestait ça.

Say my name
Sun shines through the rain
A whole life so lonely
And then come and ease the pain
I don't want to lose this feeling, oh

(Dis mon nom,

Un rayon de soleil à travers la pluie.

Une vie entière si solitaire.

Et puis, viens et apaise la peine.

Je ne veux pas perdre ce sentiment, oh.)

Kurt sentait Sebastian se détendre peu à peu contre lui, il s'accrochait toujours désespérément à lui mais il semblait aller un peu mieux, alors Kurt posa délicatement une main sur sa joue et posa ses lèvres sur les siennes. C'était un moyen silencieux de lui apporter son soutien, une façon de lui dire sans mots qu'il était là et qu'il ne l'abandonnerait pas. Sebastian inspira par le nez bruyamment, il ne s'y attendait pas mais se laissa porter par la douceur du geste. Ils dansaient toujours dans la chambre, tournoyant paisiblement à l'abri de tout, comme si rien ne pouvait les atteindre.

Say my name
Sun shines through the rain
A whole life so lonely
And then come and ease the pain
I don't want to lose this feeling, oh

(Dis mon nom,

Un rayon de soleil à travers la pluie.

Une vie entière si solitaire.

Et puis, viens et apaise la peine.

Je ne veux pas perdre ce sentiment, oh.)

Kurt déposa des baisers papillons sur les lèvres de Sebastian, lentement, il prenait son temps, parce que son petit-ami avait besoin de lui. Sebastian avait foutu sa putain de fierté au placard et il se montrait vulnérable devant Kurt. Quelque part, Kurt trouva que même quand ils avaient fait l'amour ensemble pour la première fois, ils n'avaient pas été aussi proches, aussi intimes. Ce n'était rien comparé à cet instant-là, parce que Sebastian s'ouvrait mentalement à lui, pas que physiquement, il le laissait le voir, sans masques, sans cette attitude qui lui permettait de se cacher un peu plus, sans mensonges. C'était comme si Kurt le voyait nu pour la première fois.

Close your eyes, give me your hand
Do you feel my heart beating
Do you understand
Do you feel the same
Am I only dreaming
Or is this burning an eternal flame

(Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.

Sens-tu mon cœur battre ?

Comprends-tu ?

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?)

Kurt se fit un peu plus entreprenant. Il ne voulait pas forcément résoudre cette histoire avec du sexe, mais il devait montrer à Sebastian que tout irait bien, qu'il pouvait lui faire confiance, que Kurt serait là quoi qu'il arrive.

Close your eyes, give me your hand, darlin'
Do you feel my heart beating
Do you understand
Do you feel the same
Am I only dreaming
Is this burning an eternal flame

(Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.

Sens-tu mon cœur battre ?

Comprends-tu ?

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?)

Sebastian se laissait aller. Il comprenait peu à peu à quel point la situation était mauvaise. Kurt était doux et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il se sente mieux, mais Sebastian s'enfonçait petit à petit. Il sombrait. Parce qu'il aimait. Il aimait Kurt, depuis le début, Blaine avait raison, mais ça ne changeait rien. Il avait déjà essayé l'amour, il avait perdu. Comme souvent. Sebastian Smythe était doué pour donner un orgasme à quelqu'un, pas pour lui promettre la lune et les étoiles, pas pour construire un futur ou quoi que ce soit de stable. Il ne voulait pas de cette vie. Et il savait, il savait qu'il allait devoir se séparer de Kurt.

Close your eyes, give me your hand, darlin'
Do you feel my heart beating
Do you understand
Do you feel the same
Am I only dreaming, ah
An eternal flame

(Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.

Sens-tu mon cœur battre ?

Comprends-tu ?

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?)

Alors ce soir, il se l'accorderait. Il s'accorderait une soirée avec Kurt, une vraie ou il prendrait en considération ses propres sentiments. Puis, il s'éloignerait. Lentement. Kurt se débattrait probablement, pensa-t-il, alors il allait devoir faire en sorte que Kurt le déteste, le haïsse. Il pouvait le faire.

Close your eyes, give me your hand, darlin'

Do you feel my heart beating

Do you understand

Do you feel the same

Am I only dreaming, ah

Is this burning an eternal flame

Close your eyes, give me your hand, darlin'

(Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.

Sens-tu mon cœur battre ?

Comprends-tu ?

Ressens-tu la même chose ?

Suis-je seulement en train de rêver ?

Cette chaleur est-elle celle d'une flamme éternelle?

Ferme les yeux, donne moi ta main, chéri.)

La musique s'acheva et Kurt l'embrassa une dernière fois. Sebastian se balança d'un pied à l'autre, mal-à-l'aise.

« -Seb ?

-Est-ce qu'on peut... Tu veux bien me prendre dans tes bras ?

Kurt eut un sourire tendre, Sebastian comprit alors : Kurt l'aimait également. Il attendait Sebastian. Il préféra ignorer cette information. Kurt avait promis. Peut-être qu'il imaginait ces signes, c'était tout à fait possible. Le châtain hocha ensuite la tête avant de l'attirer une fois de plus à lui.

-S-sur le lit, murmura Sebastian. C-ça te dérangerait ? Je veux juste... J'ai juste besoin...

-Je sais, chuchota Kurt à son oreille.

Kurt prit la main de Sebastian doucement et l'entraîna sur le lit. Il s'allongea et attira Sebastian dans ses bras, le Warbler s'enroula autour de son petit-ami, comme un enfant qui recherche la chaleur de sa mère. Kurt passa une main dans son dos et se mit à le lui caresser de haut en bas tout en posant une fois de temps à autre un baiser délicat sur ses cheveux.

Paix. Sebastian se sentait en paix à cet instant précis.

C'était le paradis.

Mais Lucifer lui-même avait été au paradis, il avait été un ange avant de perdre ses ailes et d'être renvoyé. Avant de créer l'enfer.

L'enfer.

C'était ce qui attendait Sebastian. Pour le moment, Kurt était un bouclier, un ange pur qui l'empêchait de se brûler les ailes. Mais il allait perdre cet ange. Et alors, il ne serait plus que Sebastian. Un adolescent perdu que Lucifer attendait les bras ouverts.

-Je suis là, tout ira bien, dit Kurt. »

Sebastian ne répondit pas. Il s'empêcha de pleurer, parce qu'il allait devoir tout briser. Porcelaine, c'était ainsi que Santana appelait Kurt, il l'avait entendu à plusieurs reprise. Il espérait simplement que Kurt ne serait pas aussi fragile que de la vraie porcelaine.


Les lèvres de Matthieu sur les siennes lui procuraient des frissons, Sebastian se sentait heureux, aimé, amoureux, il se sentait au paradis, invincible. Il n'avait pas besoin de beaucoup, juste de ces lèvres qui caressaient les siennes. C'était tendre, c'était lent, c'était doux, c'était parfait. Sebastian ne voulait pas que ça s'arrête.

« -Je t'aime, murmura-t-il contre les lèvres de son petit-ami.

Il se souvenait de ces mots. Il se souvenait les avoir prononcés. Il savait que Matthieu allait les lui dire en retour. Il se souvenait avoir été heureux, avoir senti son cœur s'emballer parce que Matt l'aimait ! Il l'aimait lui ! Sebastian.

Pourtant, il sentait que quelque chose n'allait pas. Ce n'était pas son souvenir, et il attendait. Le cœur battant la chamade mais pour une raison complètement différente.

Matthieu se détacha de lui et son regard était... Indescriptible, plein de dédain. Rien à voir avec le regard plein d'amour qu'il réservait habituellement à Sebastian.

-Tu m'aimes ?

Sebastian hocha la tête et soudain Matthieu se mit à rire.

-Oh Sebastian, pauvre petit Sebastian. Tu m'aimes ? Mon Dieu, tu ne comprends rien, n'est-ce pas ? Je ne pourrais jamais t'aimer, personne ne t'aimera jamais mon pauvre chou. Ton propre père est incapable de t'aimer et tu penses mériter l'amour ? Laisse-moi rire. Tu n'es bon qu'à baiser, chéri. Et encore !

Sebastian ouvrit les yeux. Ce n'était qu'un cauchemar. Il fût surpris de constater que sa respiration était normale, il allait bien extérieurement. Sebastian tourna la tête et vit Kurt dormir profondément. Il se laissa une minute pour le regarder, pour profiter de sa beauté. Quelques mèches lui tombaient sur le visage, ses cils créaient des ombres sous ses yeux. Kurt avait l'air en paix. Il ressemblait à un ange.

C'était pour cela que Sebastian devait fuir. Le plus vite possible.

Il se leva lentement, pour ne pas réveiller son petit-ami et mit ses chaussures. Ils s'étaient endormis habillés et Sebastian ne put s'empêcher de sourire. Kurt allait être en colère en se réveillant et un Kurt en colère était un Kurt sexy. Il secoua la tête pour empêcher ses pensées de divaguer. Il ne pouvait pas se permettre ce genre de pensées maintenant.

Il ouvrit la porte et fût rassuré parce qu'elle ne fit pas de bruit. Il referma derrière lui, le plus doucement possible et descendit les marches.

Il devait réfléchir.

Il devait réfléchir rapidement.

« -Ça va mieux fiston ?

Sebastian sursauta.

-Je ne voulais pas te faire peur, viens t'asseoir, lui dit Burt Hummel.

Je dois partir, je dois partir.

-Je dois rentrer, murmura Sebastian.

-Je pense plutôt que tu cherches à fuir gamin, répliqua Burt avec un sourire.

-Non, je … J'ai juste promis à ma tante que je rentrerai tôt. La soirée d'hier était difficile pour nous deux et je dois aller m'assurer qu-qu'elle va bien.

-Tu es sûr de toi ?

-Oui.

-Bien, tu veux quand même boire un café avant de partir ?

-Je vous remercie M. Hummel mais... je vais rentrer directement. Merci de m'avoir laissé rester hier soir, j'apprécie.

-Burt, gamin, Burt et ça ne m'a pas posé de problèmes, rentre bien d'accord?

-D'accord, chuchota Sebastian. »

L'adolescent prit ses jambes à son cou. Il prenait la fuite, il le savait. Mais il ne pouvait pas rester. Pas comme ça. Il devait retourner à Dalton. Il devait voir Blaine. Non. Pas Blaine. Blaine lui prendrait la tête et lui bourrerait le crâne, il pouvait l'entendre « Seb, tu aimes Kurt alors arrêtes d'agir comme un idiot. ». Non. Il allait rentrer chez sa tante. Il espérait simplement qu'elle ne poserait pas trop de questions.


Lorsque Kurt se réveilla, il fronça les sourcils. Il se souvenait d'avoir dormi avec Sebastian parce que celui-ci était contrarié. Où diable était Sebastian ? Kurt se redressa et son regard fit rapidement le tour de sa chambre. Pas de Sebastian. Il n'y avait de note nul part. Pas de message sur son téléphone.

L'adolescent sorti de sa chambre et descendit les marches. Son père était dans la cuisine.

« -Bonjour champion !

-Salut, marmonna Kurt. Tu as vu Sebastian ?

-Aah, donnez-leur la vie et un jour, l'amour vient frapper à leur porte et vous n'êtes plus qu'un vague souvenir, soupira dramatiquement Burt.

-Papa !

-Du calme, Kurt, Sebastian est parti tout à l'heure, il devait rentrer apparemment. »

Étrange, Sebastian l'aurait prévenu...

Kurt se figea.

Il se laissa tomber sur l'un des tabourets.

Il sentait mal cette histoire.

Kurt ne savait pas pourquoi, mais si son instinct voyait juste, c'était le début de la fin.

Allongé sur son lit, Sebastian laissait son cerveau tourner à cent à l'heure. Il était à présent conscient de ses sentiments et il ne savait pas quoi faire.

Sebastian avait été négligeant, il avait été stupide et à présent, il fallait qu'il se sorte de cette situation. Le seul problème était qu'il ne savait pas quoi faire.

De Kurt :

Hey, tout va bien ? Mon père m'a dit que tu devais rentrer. Je m'inquiète.

Sebastian soupira, bien sûr que Kurt s'inquiétait. Putain... Il ne pouvait pas penser à son petit-ami maintenant, il devait se changer les idées et rapidement.

A Thad :

Hey, tu fais quelque chose ce soir ?

Sebastian savait qu'il faisait une erreur. Depuis le début de leur relation, il n'avait jamais trompé Kurt. Il n'avait pas mis les pieds au Scandals depuis, il n'avait pas couché avec quelqu'un d'autre, pas même pas quand Kurt ne se sentait pas prêt et ça lui allait, mais tout était différent dorénavant. Son père ne serait plus là, pas même pour une apparition rapide, il ne serait plus là pour son anniversaire, pour Noël, il ne lui offrirait plus de cadeaux hors de prix pour se faire pardonner son absence. Sebastian n'avait plus de père et il s'était montré faible face à Kurt en faisant retomber son masque.

De Thad :

Pourquoi ? Tu es revenu sur le marché ? ;)

A Thad :

J'ai envie de m'amuser. T'es occupé, oui ou merde ?

De Thad :

Du calme, Smythe. Je suis avec Cameron ce soir. Tu te joins à nous ? ;)

Sebastian éclata de rire. C'était tout lui ça. Ne pas tromper Kurt pendant des mois, pour au final le tromper non pas avec une personne, mais deux. Le même soir. Un plan à trois. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion d'en avoir un. Pourquoi pas ? Ça pourrait peut-être l'aider à se remettre les idées en place.

A Thad :

Chez toi ?

De Thad :

Ouais. Sois là à 21h.

A Thad :

Ça marche ,)

La seule pensée qui lui traversa l'esprit à cet instant-là fût qu'il venait de passer un pacte avec le diable et que même les anges ne pouvaient plus rien pour son âme. Il était damné. Alors foutu pour foutu, il allait se laisser porter par la damnation, au diable la sainteté. Ce n'était pas un concept pour lui de toute façon.


Le lundi matin, Kurt était sur les nerfs. Il n'avait pas eu de nouvelles de Sebastian depuis le vendredi soir. Il s'inquiétait. Il imaginait déjà le pire. Sebastian mort au bord d'une route déserte, les pires scénarios s'enchaînaient dans son esprit et il était exténué.

Lorsqu'il entra dans la salle du petit-déjeuner, les Warblers étaient déjà regroupé, Kurt s'approcha mais se figea sur place en entendant les mots qu'échangeaient ses amis.

« -Mec, t'as l'air d'un putain de zombie, dit Nick à Thad.

-Nick, langage, soupira Wes.

-Tu serais un zombie aussi Nicky, souffla Thad, si t'avais passé une nuit complète à te taper Cameron et Sebastian. Ces deux-là auront ma mort. »

Kurt tourna les talons et essuya la larme qui s'échappait de son œil droit. Sebastian était avec Thad et Cameron. Il n'avait jamais répondu aux nombreux textos que Kurt lui avait envoyé parce qu'il était trop occupé à s'envoyer en l'air non pas avec une, mais deux personnes.

« -Hey princesse, dit soudain Sebastian.

Quand était-il arrivé ? Ce n'était pas important.

-Kurt, est-ce que tout va bien ? S'enquit Blaine en voyant ses yeux rougis par les larmes qui le menaçaient un peu plus à chaque seconde passée.

-Ouais, tout va bien Blaine, t'en fais pas. Je me sens un peu fiévreux, tu pourrais me couvrir s'il-te-plaît ? Je pense que je vais rester au lit finalement.

-Ouais, pas de soucis, sourit Blaine, prends soin de toi.

-Kurt, souffla Sebastian.

-Merci Blaine. »

Kurt s'échappa. Il se retint de courir jusqu'aux dortoirs. Il ne pouvait pas supporter ça. Il valait mieux que ça.

«-Seb, qu'est-ce que t'as fait ? Demanda Blaine en voyant Kurt ainsi.

-Rien... Je... Sebastian fronça les sourcils en voyant le regard de Nick se poser sur lui. Thad. Et merde ! S'exclama-t-il.

-Seb ?

-J'ai couché avec Thad et Cameron, déclara-t-il. Je crois que Kurt le sait.

-Sérieusement ? Sérieusement ? PUTAIN MAIS T'ES CON HEIN !

-Arrête de hurler, tout le monde nous regarde.

-J'en ai rien à foutre, t'es vraiment con, Seb.

-Je sais... Je sais... »

Sebastian marcha jusqu'à la table, la tête haute, comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait pas mal à la poitrine et s'installa à côté de Thad qui lui lança un clin d'œil.

Il avait la nausée et la journée ne faisait que commencer.


A la fin de la journée, Sebastian n'avait qu'une seule envie: se rouler en boule dans son lit et ne plus voir personne. Il avait mal à la tête, il était fatigué et il en avait marre des regards en coin que lui jetaient ses camarades : entre Wes qui était choqué, Thad et Cameron qui le fixaient comme s'il n'était qu'un morceau de viande et Blaine qui avait l'air de planifier son meurtre dans les moindres détails, c'était agaçant, gênant, il aurait pu trouver toute une liste d'adjectifs.

Mais, au final, ce qu'il voulait le plus, c'était parler à Kurt. Il devait régler cette situation. Rapidement.

« -Jeff, appela-t-il avant que le blond n'ait le temps de rentrer dans la chambre qu'il partageait avec Kurt.

-Que me-veux-tu Seb ?

-Écoute, je sais que tu sais ce que j'ai fait et que tu as pris le parti de Kurt, mais j'ai besoin que tu dormes dans ma chambre ce soir et que tu me laisses avec Kurt.

-Hors de question.

-Jeff...

-Non. Pas moyen. T'as merdé Seb et je ne pense pas que Kurt veuille te voir.

-Je dois lui expliquer Jeff.

-Oh j'imagine bien. Comment t'expliques un plan à trois avec Thad et Cameron alors que t'es avec Kurt ?

-Kurt savait depuis le début que je continuerai de coucher avec d'autres personnes.

-Ça ne veut pas dire qu'il doit en entendre parler dans toute l'école. Tout le monde est au courant ! Mets-toi à sa place bon sang !

-J'ai fait une connerie. Je le sais... Je... Dois juste lui parler Jeff. Laisse-moi cette chance, s'il-te-plaît.

-Bien, soupira le blond, mais je te préviens Seb, s'il va encore plus mal après ça, je te détruirai.

-Ça marche.

-Ne déconne pas ! »

Alors que Jeff s'en allait, l'adolescent se dit que c'était ce qu'il faisait de mieux. Déconner.

Sebastian ne savait pas vraiment quoi dire lorsqu'il entra dans la chambre. En voyant Kurt allongé dans son lit, recroquevillé sur lui-même tel un enfant blessé, il comprit qu'il ne pourrait rien dire pour arranger les choses, il ne pouvait qu'agir et espérer que ça suffise. Alors, il retira ses chaussures, son blazer, qu'il déposa sur une chaise. Il souleva la couverture et se glissa aux côtés de Kurt, il passa un bras autour de sa taille, trouva sa main, la pris pour entre-lasser leurs doigts et nicha sa tête dans son cou pour respirer son odeur.

« -Va-t'en, souffla Kurt. »

Il avait la voix faible, brisée, remarqua Sebastian. Au lieu de s'en aller, il ne bougea que pour se rapprocher un peu plus de son petit-ami. Il déposa un baiser dans ses cheveux.

Il ne voulait pas perdre Kurt maintenant. C'était extrêmement égoïste, c'était vrai, mais il n'était simplement pas prêt.

Après une minute de silence, Sebastian comprit que Kurt ne lutterait pas plus. Il n'en avait probablement pas la force. Ils avaient besoin de parler, mais pour l'instant, Sebastian voulait juste rester ainsi.

« -Je suis désolé, Kurt, murmura-t-il à l'oreille de son petit-ami. »

Kurt serra sa main avec force mais il ne répondit rien. Sebastian considéra cela comme une victoire, au moins, Kurt ne le repoussait pas.


Lorsque Kurt ouvrit les yeux le lendemain matin, il sentit immédiatement les bras de Sebastian autour de lui. Son petit-ami était collé à lui, son érection matinale coincée entre eux, pressée contre son postérieur. Il était encore tôt, le soleil n'était pas même levé et la chambre était plongée dans le noir.

Kurt inspira profondément : il devait se calmer. D'un côté, il voulait aider Sebastian avec son léger problème, un autre jour, un jour normal, il l'aurait probablement même fait sans y réfléchir. Mais d'un autre côté, il était toujours en colère contre Sebastian. Non, correction, il était toujours en colère contre lui-même parce qu'il était stupide. Il avait promis à Sebastian de ne pas tomber amoureux de lui, il avait dit à son entourage qu'il savait ce qu'il faisait. Il avait été celui qui avait supplié Sebastian de se mettre avec lui, il avait été celui qui l'avait autorisé à coucher à droite et à gauche.

Alors, Kurt se posait des questions. Il ne pourrait pas ignorer ses sentiments indéfiniment. Il devait faire un choix. Se séparer maintenant, perdre Sebastian, ne plus avoir de petit-ami ou bien continuer, foncer tête baissée, pardonner , oublier.

Kurt se retourna dans les bras de son petit-ami, qui le ramena contre lui, comme par automatisme. Pressé contre lui, Kurt frotta son nez au sien lentement. Il ne savait pas pourquoi, mais il souriait.

Il avait fait son choix.

Voilà la réponse.

« -Seb, murmura-t-il avant de poser ses lèvres sur les siennes tendrement.

-Hum... ?

-Debout marmotte. »

Kurt ne pouvait pas s'en empêcher, il sourit un peu plus parce que Sebastian était adorable au réveil. Il gigotait, boudait, râlait, mais ne se réveillait pas.

« -Aller Seb, chuchota Kurt.

-'Aisse moi 'ormir.

-On doit parler Seb, soupira Kurt. Réveille-toi.

-L'est quelle heure ? »

Kurt se pencha pour regarder son réveil et souffla.

« -Il est 5h45.

-Trop tôt.

-Je sais, mais on a cours. On doit parler Seb.

-'Kay... »

Sebastian ouvrit les yeux et pendant un instant, dans la pénombre, Kurt ne put distinguer que leur lueur. Sebastian sourit à son tour, puis fronça les sourcils.

« -On peut au moins avoir du café ?

-Non, répondit Kurt. On parle. Ensuite tu auras ton café.

-C'est juste cruel princesse, tu ne peux pas me réveiller aussi tôt et me refuser mon café.

-La cafétéria est fermée de toute façon. Alors tu n'as pas le choix.

-Bien, bien. Parlons, dit Sebastian en se redressant. »

Kurt se redressa en position assise à son tour, puis Sebastian alluma la lumière avant de se frotter les yeux en grognant. C'était parti.

« -Je suis désolé, commença Kurt.

-Quoi ?

-J'ai mal réagit. J'ai... J'ai mal pris le fait que tu aies couché avec Thad et Cameron, je n'aurais pas dû. Je n'ai pas le droit d'être jaloux. C'était notre deal. Tu m'as prévenu dès le début que ça risquait d'arriver. J'ai eu tort et je suis désolé.

-Kurt... Écoute, je... Tu ne devrais pas t'excuser. Ce week-end était une connerie. Une putain d'énorme connerie que j'ai faite parce que je suis un idiot. J'aurai dû te donner des nouvelles et je... Coucher avec eux était une mauvaise idée. Je n'ai pas pensé à toi et c'est pour ça que je suis désolé.

-Pourquoi est-ce que tu l'as fait ? M'ignorer ? Coucher avec eux ? Demanda Kurt.

-Parce que … Parce que je me sentais mal... Ils m'ont proposé un plan et j'ai accepté, je n'ai pas vraiment réfléchis.

-C'était par rapport à vendredi soir, pas vrai ?

-Oui. Mais je ne suis pas prêt à en parler.

-OK...

-Princesse, je sais que tu m'en veux mais...

-Je ne t'en veux pas, le coupa Kurt. J'y ai pensé avant que tu te réveilles. J'étais idiot de t'en vouloir. Je veux dire, si nous étions dans une relation traditionnelle, je ne dis pas, je t'aurais probablement envoyé Puck et Finn pour qu'ils te pètent les genoux , mais... Nous ne le sommes pas. Je ne sais même pas ce que nous sommes. Pas vraiment. Mais nous ne sommes pas vraiment un couple. Et ça me va. J'étais juste... Ce n'est pas tant le fait que tu aies couché avec eux, c'est juste... Le fait que tu m'aies ignoré, j'ai cru que j'avais fait quelque chose de mal et je m'inquiétais pour toi et au final tu étais en train de t'envoyer en l'air et ça m'a énervé.

-Je suis désolé, dit derechef Sebastian. J'aimerai t'offrir une vraie relation. J'aimerai pouvoir tomber amoureux de toi et te faire des promesses, mais je ne le peux pas. Je n'en suis pas capable Kurt, tu comptes pour moi mais je ne suis pas amoureux de toi.

Menteur, dit la petite voix dans la tête de Sebastian.

Aouch, ça, ça fait mal, pensa Kurt.

-Je comprends et si ça peut te rassurer, je ne suis pas amoureux de toi. Je t'apprécie, tu es un bon ami et le sexe est cool, mais...

-Ça s'arrête là.

-Ça s'arrête là.

-Est-ce que ça veut dire qu'on peut... Tu sais, la meilleure chose à propos des disputes c'est la réconciliation.

-Tu cherches à me mettre dans ton lit ?

-Techniquement, je suis dans le tien, Princesse.

-Hum... Oui, c'est vrai. On devrait peut-être en profiter. Quoi que, tu ne préférerais pas aller avec Thad et Cameron ?

-Nope, ils n'ont rien à m'apporter, sourit Sebastian avant de l'embrasser. »

Rien n'était parfait. Kurt se voilait la face et il le savait. Il savait qu'il était tombé amoureux de Sebastian. Il savait qu'un jour, Sebastian le quitterait et qu'il aurait le cœur brisé, mais il s'accrochait. Parce qu'il se sentait vivant et heureux, même s'il avait mal et appréhendait le futur. Il ne voulait pas perdre Sebastian, il n'était pas prêt et il acceptait volontiers de subir les conséquences plus tard si ça signifiait pouvoir garder son petit-ami un peu plus longtemps.


Chansons : Perfect - Simple Plan

Eternal Flame - The Bangles (Oui je ressors de vieilles chansons )

J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas a me donner votre avis, par mp, review, ou sur Twitter /o

Je vous donne rendez-vous pour le chapitre 14 dans deux semaines /o

Bisous à vous tous, câlins à vous tous. Je vous aime :D