Bon, c'est un chapitre tout pitit pitit et entièrement en pov Bella mais il est là et j'avais promis de le mettre ce soir dernier délai alors…je suppose que c'est l'essentiel.
Réponse aux reviews anonymes :
Emy-Lyne : Oui je me suis dit qu'il fallait que je fasse un petit effort sur les fins de sadique mais je ne te promets rien pour les autres fois… Je suis contente puisqu'apparemment tout le monde est d'accord pour le casting sauf pour Tanya, je me demande pourquoi…héhéhé…d'ailleurs non tu ne divagues pas…Voici la suite ! A bientôt. Bises !
Marion : Il va y avoir la première répétition seulement dans le chapitre 15 je pense donc tu vas encore devoir attendre…Voici la suite. Bises.
Philipine : Hum…Waouh tout d'abord est-ce que tu es sûre de ne pas t'être trompée de fiction pour faire ce commentaire ^^ ? Je ne pense pas vraiment ma fiction soit si bonne que ça mais en tout cas ça n'a pu que me faire plaisir, je suis vraiment flattée ! Pour l'attente et bien…j'avais plusieurs épreuves du bac à passer et je place ce genre de choses au dessus de ma fanfiction…Donc non ce n'est pas du pur sadisme de ma part de vous faire attendre ), j'en ai même plutôt honte certaines fois. Cela dit tu as raison pour le point suivant et dorénavant comme je l'ai expliqué sur mon profil je vous donnerais une date approximative si je suis en retard (habituellement c'est une semaine de délai entre chaque chapitre) puisque je ne peux pas forcément prévoir mon retard à l'avance… En tous cas voici la suite tant attendue que j'espère, tu apprécieras malgré tout. A bientôt. Bises.
Maintenant je me tais et je vous laisse lire…
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Chapitre 14 : Ouvrir les yeux
Marchant dans le couloir, mes livres dans les bras, je ne prêtais aucune attention aux élèves marchant à mes côtés. J'étais perdue dans mes pensées, qui portaient encore -ce qui commençait vraiment à devenir une habitude- sur Edward. Cela faisait plus de vingt-quatre heures que je lui avais parlé et pourtant j'avais mis tout ce temps à profit pour penser, penser, et encore penser à notre conversation.
Moi, qui passe mon temps à analyser les phrases des gens qui m'entourent, je ne pouvais échapper à la règle et me retrouvais au ban de mon propre tribunal. Règle numéro un de Bella Swan : un laïus est quelque chose de fondamental. Il ne faut jamais ignorer un laïus. Souvent, c'est ce qui nous apprend à mieux connaître une personne –pour peu qu'on parvienne à comprendre le pourquoi de la raison de l'existence de ce laïus, si cette raison n'est pas des plus évidentes –ah bah oui sinon ce ne serait pas drôle...
Sauf que là, pour le coup, c'était un laïus très révélateur. Et pas du tout difficile à comprendre puisque, eut-il été prononcé par une autre, j'aurais sauté aux conclusions et aurait aussitôt déclaré que cette fille avait, au mieux, un béguin pour son interlocuteur, ou au pire, était complètement folle de lui.
Seulement, c'est un peu gênant, ce genre de conclusions, pour la fille qui disait détester cette personne juste quelques semaines auparavant.
Et malheureusement pour moi, même si je suis d'assez mauvaise foi dès qu'il s'agit d'Edward Cullen –il semblerait que mon jugement soit complètement faussé dès qu'il se trouve à moins de dix mètres de moi- je ne pouvais pas me permettre d'ignorer ce signe évident. Cependant, je restais moi-même, l'incorrigible Bella Swan, et je n'avais pu résister à la tentation de me trouver toutes sortes d'excuses censée me dispenser de l'hypothèse Bella=complètement folle de Cullen.
Justement, puisqu'un malheur n'arrive jamais seul –oui, d'accord, je sais, je dramatise légèrement, mais bon, hein. Voilà.- donc puisqu'un malheur n'arrive jamais seul, et que j'étais tellement absorbée par mon dilemme intérieur –accepter ou non cette horrible hypothèse, that is the question- je me pris le pied dans le vide –quel bonheur de posséder la faculté de trébucher sur un sol parfaitement plat et même pas glissant, bref sans danger pour une personne normalement constituée- et me ramassai lamentablement, entraînant plusieurs élèves dans ma chute par la même occasion.
Bien sûr, comme si avoir fait la démonstration de mon super pouvoir devant une bonne dizaine de personnes ne suffisait pas, je m'aperçu bien vite que les jambes sur lesquelles ma chute m'avait fait échouer n'étaient autres que celle … d'Edward.
Aaaah !
A défaut de pouvoir hurler comme je mourrais d'envie de le faire, je fermai les yeux aussi fort que je le pus et criai mentalement toute l'impuissance que je ressentais depuis le matin même. Finalement, je me laissai retomber de tout mon long. Avant de brusquement me redresser en entendant un petit toussotement qui ressemblait très fortement à un rire. Ouvrant un œil prudent, je découvris Edward, à moitié allongé sur le sol, appuyé sur ses coudes qui me regardait comme si j'étais l'attraction la plus drôle qu'il n'eût jamais vu.
-« Qu'est-ce qu'il y a encore ? »
-« Oh rien, rien, enfin juste que tu m'empêches de me lever mais ne t'en fait pas tu peux rester allongé sur moi autant de temps que tu veux. »
Me rappelant que je m'étais en effet à moitié affalée sur lui quelques instants plus tôt, je me décalai pour le laisser se relever, sans avoir le courage de faire de même. Il sauta sur ses pieds et je crus qu'il allait partir mais au lieu de le faire il se pencha vers moi, la main tendue. Je la fixai plusieurs instants, comme pour fixer son image dans mon esprit. Elle était fine contrairement à celles d'Emmet qui étaient de vrais abattoirs. Ma propre main se tendit comme mue par une vie propre, avant de se poser sur la sienne. Il me releva en un clin d'œil et je me retrouvai brusquement extrêmement près de lui.
-« Au fait, tiens, je te rend ton ipod...»
Il me tendait mon baladeur. Je m'en saisis, dépitée et heureuse tout à la fois. Heureuse parce que je retrouvais enfin mon compagnon de tous les jours, qui contenait toute la musique indispensable à ma survie. Dépitée parce que, puisqu'il me l'avait rendu, j'allai devoir faire de même pour le sien. Or, je n'avais pas eu le temps d'étudier à fond chaque seconde, de chaque chanson, de chaque artiste.
En particulier une playlist de morceaux au piano, quelquefois accompagné d'une voix masculine -ténor de velours qui titillait mon oreille sans que je parvienne à savoir où j'avais bien pu l'entendre- me laissait encore sur ma faim.
Ce mystérieux artiste m'intriguait et j'étais curieuse de savoir où Edward pouvait bien avoir découvert pareille merveille. Pour moi qui avait l'habitude de me familiariser avec une chanson en l'écoutant en boucle pendant des jours jusqu'à connaître par cœur chaque note et chaque soupir de la partition que je me dessinais mentalement -partition tout à fait aléatoire puisque je ne savais jouer d'aucun instrument et ne possédait que quelques vagues notions de solfège- ces morceaux restaient un total mystère.
Malheureusement, cela faisait déjà un petit moment que je cherchais… J'avais eu beau passer des heures à faire des recherches sur internet, utilisant toutes les combinaisons de mots possibles, je n'avais rien trouvé. Nada, nothing, niet, que dalle. Ce joueur de piano restait entouré de brouillard, comme s'il n'existait nulle part ailleurs que chez Edward…
Bien sûr, j'avais également la possibilité d'enregistrer toute la musique contenue sur son ipod sur mon ordinateur et de continuer mes recherches ensuite. Ou alors tout simplement, j'aurais pu demander à Edward tous les détails…Mais justement, le problème, c'est que cette playlist était bien cachée dans la petite machine et que je ne l'avait découvert que par hasard, dans un dossier marqué 'privé' demandant le code de l'utilisateur…Edward m'ayant donné son code secret pour que je puisse allumer et éteindre l'appareil à loisir, mon instinct de sale petite fouineuse –comme Ben le disait si bien- avait battu la petite voix qui me soufflait de respecter l'intimité d'Edward et j'avais –ô miracle- pu accéder à l'énigme. En réalité, ce résultat avait été le fruit d'un débat intérieur de plusieurs heures. Une première petite voix –Bella l'ange, bien entendu- me soufflant que chacun a droit à l'intimité et au secret tandis qu'une seconde –imaginez une petite Bella diabolique perchée sur mon épaule- me répétait que si elles avaient été un si grand secret, ces chansons –puisque ce devait bien être cela- auraient été mieux cachées...
En conséquence, je ne pouvais décemment pas imaginer lui demander, l'air de rien, qui chantait ces chansons que je trouvais si belles sans lui dire que –oh tiens- je les avais trouvées dans un dossier protégé par un code ! A ce rythme là, autant lui poser la question franchement … Je m'apprêtais à l'interroger lorsqu'il reprit la parole.
-« Je te le rends parce que ce serai impoli de le garder plus longtemps, mais à vrai dire j'aurai vraiment aimé le garder plus. Je n'avais encore jamais vu une telle masse de si bonnes musiques concentrées en un seul endroit. Enfin à part dans ma chambre bien sûr. » Ajouta-t-il avec un sourire malicieux.
Je sentis aussitôt le sang affluer sous mes joues.
Saleté de peau trop blanche !
-« Oh euh …merci. Tu sais quoi j'allais dire exactement la même chose du tien. »
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-« Ok alors…on ne voulait pas vous donner les vrais textes pendant l'audition, de un parce que la pièce doit garder un maximum de secret et qu'avec tous les candidats attirés par nos célèbres Cullen… » Elle pouffa en secouant légèrement la tête « …la tâche n'était pas gagnée d'avance si on avait eu à donner les textes à tout le monde…et de deux parce que Bella n'avait pas fini de tout écrire…Et oui ça ne se voit pas mais elle est humaine et un mois pour écrire tout un scénario, c'est légèrement trop court ! Mais le voilà finalement ! Tadaam !»
Alice toujours aussi dynamique et survoltée alors qu'elle avait encore passé une nuit blanche à dessiner des costumes, finit son petit discours en agitant ses bras qui tenaient plusieurs liasses de feuilles. Ces même liasses sur lesquelles nous avions imprimé en catastrophe, le matin même, les dialogues que je venais tout juste d'achever. Elle passa rapidement les feuillets parmi nos tout nouveaux comédiens, tous assis à même le parquet de la grande salle.
Prenant le relais puisqu'il s'agissait de 'ma' partie, je pris la parole tandis qu'elle parcourait les rangées de nos nouveaux acteurs.
-« Alors je sais que si je vous dis là comme ça « la Belle et la Bête », vous pensez direct au Disney mais…attention, nous allons nous appuyer en grande partie sur le conte d'origine écrit par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont… Dans cette histoire, pas de chandelier ou d'horloge parlante, en fait l'auteur ne fait que mentionner l'existence de sujets dans le château, sans donner de détails. Cependant, nous avons fait une sorte de 'mixe' des deux et nous aurons bel et bien des domestiques et des amis par la même occasion, qui ne seront tout simplement pas des objets animés, mais des êtres humains. Par exemple, Jasper et Ben, vous jouez tous les deux les frères et confidents du prince.»
Alice avait fini de tout distribué et elle s'anima brusquement, sans me laisser le temps de finir, en poussant une sorte de petit cri indéfinissable, entre le hurlement de joie et le rire machiavélique. Prodigieux.
-« Et maintenant je vais prendre les mesures de tout le monde ! »
Elle fit placer tout le monde en file, appelant des noms, armée de son mètre de couture. En même temps, je l'entendais marmonner dans sa barbe, comme si elle parlait à quelqu'un d'autre. Sauf que pour le coup, elle parlait à peine assez fort pour que moi je l'entende et les autres ne faisaient que la regarder avec des mines effrayées, apparemment pas encore habitués à ses façons disons…extravagantes….
-« Oui, bien sûr, il nous absolument des costumes dignes de ce nom, n'est-ce pas ? Et puis si ce n'est pas parfaitement à la bonne taille, ça n'ira pas du tout, on n'est pas dans une chaîne de prêt-à-porter discount ici…Bon alors je vais commencer par les garçons, tout le monde sait qu'ils sont perdus pour la mode ceux là…»
Me retenant de rire, je me mordis les lèvres –il n'y avait aucun doute que si Alice me surprenait à me moquer d'elle, ça chaufferait pour mes fesses- et me tournai vers Angela, bien déterminée à détourner mon esprit du spectacle hilarant qu'offrait Alice en s'agitant en tout sens autour d'un Emmet apeuré, qui regardait avec effarement le mètre de couture s'approcher inexorablement de lui.
Mais bien évidemment, puisque rien ne marchait de manière normale et sensée aujourd'hui, là où quelques secondes plus tôt j'aurais juré voir Angela se tenait Edward. Bizarrement –à croire qu'aujourd'hui était la journée de changements- pour une fois je ne sentis pas cette bouffée d'irritation en le voyant encore une fois surgir devant moi à l'improviste. Au lieu de ça, je passai immédiatement à la phase 'waouh'. La phase 'waouh' correspondant bien sûr à ce petit instant de bug pendant lequel mon pauvre cerveau se demandait si l'adonis qui se tenait devant lui était réel ou s'il n'était qu'un effet de mon imagination –débridée, tout le monde le sait.
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Vous serez sans doute heureuses de savoir que j'ai fini mes écrits et qu'il ne me reste plus qu'un oral…Je pense donc pouvoir poster dimanche prochain au plus tard !
D'ailleurs, puisqu'on parle de postage, comme on m'a fait remarqué que vous avertir de mes retards à l'avance serait bienvenu de ma part, j'essayerai de vous mettre des estimations à chaque fin de chapitre et puisque bien souvent on ne peut pas prévoir ce genre de chose, je vous tiendrai au courant sur mon profil également.
Voilà, j'espère que malgré le fait que ce chapitre est court vous aurez apprécié…
