Ouf ! J'ai failli ne pas finir à temps, mais j'ai réussi ! J'espère que vous apprécierez ce petit chapitre en guise de cadeau ! Joyeux Noël !
L'information avait dû se répandre comme une traînée de poudre car la place centrale de Snowdin Town était bondée lorsque Papyrus et Frisk arrivèrent, quand bien même le Père Noël ne devait être là qu'en fin de matinée. Des enfants couraient dans la neige en se chahutant, criant, riant, sous l'œil des adultes qui discutaient, rassemblés en petits groupes ici et là. Certains allaient pleurer dans les pattes de leurs parents après une mauvaise chute et se faisaient consoler à grands renforts de câlins. Il y avait, au centre de la place, un grand sapin décoré au pied duquel on avait déposé des paquets cadeau. Un ours blanc y racontait des histoires aux plus petits. Un peu à l'écart, un lapin bleu essayait de vendre des glaces.
Assise sur les épaules de Papyrus, bien accrochée à l'arrière de son crâne, Frisk s'extasiait sur les jolies décorations et la joie ambiante, poussant de petits babillages ravis. Plusieurs monstres qui s'étaient pris d'amitié pour la petite et sa mère les saluèrent en passant. Papyrus était aux anges parce que « C'EST LA PREMIERE FOIS QU'ON ME RECONNAIT AUTANT ! » ce qui faisait beaucoup rire Frisk.
Hoppy et Inny étaient au fond de la place, à l'orée de l'espace boisé qui séparait le centre-ville de la rivière, avec leurs enfants. Elles étaient toutes deux en grande discussion avec une vouivre aux écailles vert tilleul. Cette dernière portait un large poncho brun qui protégeait du froid la fine membrane de ses ailes, au bout desquelles s'agitaient ses petites mains griffues. Lorsqu'elle vit les visages familiers des deux sœurs, Frisk agita joyeusement sa main dans les airs pour attirer leur attention tandis que Papyrus approchait. Elles les remarquèrent et leurs visages s'éclairèrent d'un immense sourire.
- Coucou, Frisk ! Bonjour, Papyrus ! » s'écria Inny.
- Tori n'est pas avec vous ? » s'enquit Hoppy.
- Non, c'est moi qui me charge de Frisk, aujourd'hui !
- Oh, dommage…
- Ce n'est pas contre toi, Papyrus ! » assura Inny. « Mais on espérait pouvoir lui présenter Nédéric. »
La vouivre agita ses mains devant elle, l'air de s'excuser.
- Mais non, non, ce sera une autre fois !
- Mais tu es tout le temps occupé, Ned, » se plaignit Hoppy. « On ne sait jamais quand il y aura une autre occasion !
Nédéric eut l'air gêné, et le vert de sa magie brilla à travers les écailles de ses joues. Il baissa les yeux et sourit timidement.
- Je sais, pardon, mais je pourrai venir plus souvent maintenant que mes bébés ont éclos.
- Oh, oh ! C'est vrai ! » s'écria Inny en se tournant vers sa sœur qui se tourna à son tour vers Papyrus.
- Pose Frisk, tu veux ? Elle a du monde à rencontrer elle aussi !
- Euh, d'accord ? » acquiesça un Papyrus très confus.
Il souleva Frisk de ses épaules et la posa délicatement dans la neige, entre ses pieds. La petite humaine essaya aussitôt de ramasser de la neige avec ses moufles pour la manger, mais s'interrompit en remarquant deux petits monstres qu'elle n'avait pas vus avant, blottis entre les grosses pattes écailleuses de leur père comme deux bébés pingouins.
Les deux bébés vouivres portaient des bottes et un poncho rayé assorti à leurs écailles. Le plus petit était gris, avec des pupilles très claires qui ne regardaient nulle part. Le second, plus grand, avait des écailles jaunes et un regard vif, curieux, nerveux. Frisk leur fit coucou du bras. Seule la vouivre jaune lui répondit avec un petit cri, puis baissa les yeux sur l'endroit où auraient dû se trouver ses propres bras et eut soudain l'air indigné par cette profonde injustice. La scène fit rire Nédéric.
- Bonjour, Frisk, » roucoula-t-il (et croyez-moi, entendre une vouivre roucouler c'est magique). « Je te présente Child et Kid. Vous dites bonjour ?
- B'yooor ! » s'écria Kid
- Ah buh, » prononça difficilement Child.
Frisk poussa un petit cri de joie et se mit à ramper à toute vitesse dans la neige pour aller faire un câlin à ses deux nouveaux amis.
- Trop chou ! » s'écrièrent en chœur les sœurs Keeper.
- Regardez comme ils s'entendent bien, déjà ! » ajouta Papyrus.
En l'entendant approcher, Child paniqua et essaya de se cacher derrière la jambe de son père, mais glissa et bascula en arrière comme un culbuto. La vouivre grise se retrouva littéralement sur la tête, le ventre à l'air à cause de son poncho qui lui tombait sur le visage, les pieds s'agitant dans tous les sens, incapable de se redresser.
Frisk s'arrêta, déconcertée, et entendit un éclat de rire familier. Elle tourna la tête pour voir, à côté d'elle, l'enfant d'environ dix ans qu'elle voyait souvent apparaître autour d'elle. Elle sourit, comme à chaque fois que son ami revenait.
- Il n'a pas de bras ! » s'écria Chara, mort de rire en désignant les flancs nus du bébé vouivre qui commençait à pleurer. « Et en plus il est aveugle ! Regarde-moi ce bouc émissaire de la nature ! »
Frisk ne comprit que la première phrase sur les trois et regarda son ami d'un air interrogateur. Chara se calma légèrement et expliqua :
- Il ne voit rien. Il n'a pas eu de chance.
Frisk se sentit désolée pour Child. Heureusement, Nédéric avait déjà remarqué l'état dans lequel s'était mis son enfant, et le prit dans ses bras pour le consoler, laissant Frisk seule avec Kid, qui avait regardé toute la scène avec de grands yeux perplexes. Frisk, craignant de lui faire peur aussi, hésitait à s'approcher et préféra rester là, à quatre pattes dans la neige. Mais Kid était très curieux et quitta le refuge des jambes de son père pour tenter de faire quelques pas vers l'humaine déguisée.
Le mot à souligner était « tenter ». Kid bascula à son tour et se retrouva le nez dans la poudreuse, sous le regard horrifié de Frisk et les rires incontrôlés de Chara. Mais contrairement à son frère, Kid ne se laissa pas faire et ses jambes trouvèrent bientôt une prise au sol. Il se mit à pousser, toujours le visage dans la neige, et avança ainsi jusqu'à se retrouver devant Frisk, creusant un profond sillon sur son passage. Là, il se retourna et réussit à s'asseoir en s'aidant de sa queue. Tout fier, il sourit à Frisk qui applaudit avec enthousiasme, impressionnée.
- Eh, il a la niaque, » reconnut Chara, tout sourire.
Frisk s'empressa d'acquiescer et aurait certainement tenté à nouveau d'enlacer son nouvel ami si Brook et Zoey, les enfants de Hoppy, n'avaient pas jailli d'un talus à deux pas d'eux, se pourchassant et criant comme s'ils avaient le diable aux trousses. Cela attira immédiatement l'attention des deux bambins. Kid et Frisk se regardèrent, et comme d'un commun accord, tâchèrent de rejoindre la bande des lapereaux pour jouer aussi pendant que les adultes replongeaient dans la conversation.
Même s'il avait éclos le mois dernier, Kid trouva rapidement comment garder son équilibre, malgré son absence de bras et sa grosse tête qui le faisait basculer en avant. Il y eut quelques sillons de plus dans la neige avant qu'il ne parvienne à rester debout assez longtemps pour marcher, mais une fois qu'il eut compris comment se relever rapidement, il devint redoutable au jeu du chat. Même un lapereau ne peut pas faire grand-chose lorsqu'un crâne de vouivre lui fonce dessus en mode bélier, avec l'assurance de celui qui n'a plus peur de se faire mal.
Frisk eut plus de mal à suivre. Elle était la plus jeune du groupe, à l'exception de Kid qui ne comptait pas parce que les vouivres comme les autres dragons se développent très vite dès la naissance. Même Light, le petit dernier d'Inny, savait déjà bondir. Frisk, en comparaison, pouvait seulement galoper dans la neige comme un petit cabri, ce qui, admettons, était parfaitement en accord avec son déguisement.
Elle arrivait bien à se tenir debout, parfois, en se tenant à quelque chose. Alors Loky, le plus âgé des lapereaux, eut l'idée de la mettre en équipe avec Kid. Les deux petits s'accrochaient l'un à l'autre pour éviter de tomber, et plus stables sur leurs quatre pieds réunis, parvenaient à aller presque assez vite pour rivaliser avec leurs camarades.
A jouer ainsi, le temps passa très vite, si bien que ce fut une surprise totale lorsque la foule se mit en mouvement autour de l'humaine et du bébé monstre. Les lapereaux disparurent entre les pieds, les pattes, les serres, les sabots et autres appendices. Kid, paniqué, voulut les suivre. Frisk voulut rester sur place. Les enfants se lâchèrent, et Kid disparut à son tour, perdu dans la foule. Frisk, déboussolée, chercha un visage familier, mais les monstres lui bouchaient la vue. Chara apparut près d'elle.
- Le Père Noël est là, c'est pour ça que tout le monde s'agite. Fait attention à ce qu'ils ne te marchent pas dessus.
Mais comment faire ? Sans Kid, elle en était réduite à marcher à quatre pattes et à espérer qu'on la remarque. Lorsque la foule se calma, elle décida de se mettre debout pour essayer de mieux voir. Peut-être que Kid était encore là ?
Pendant ce temps, Papyrus la cherchait, avec l'aide d'Inny et Hoppy qui avaient réprimandé leurs enfants pour avoir laissé les deux plus jeunes tout seuls. Tenant toujours Child, Nédéric cherchait lui aussi son second fils, traversant lentement la foule en scrutant le sol tant bien que mal. Papyrus, juste derrière lui, appelait Frisk en espérant que l'humaine répondrait, lorsqu'une drôle de scène les fit se retourner tous les deux.
Le Père Noël, ou plutôt Asgore, s'était tranquillement installé sur une chaise près du sapin, sa hotte pleine de petits paquets près de lui, après avoir salué les monstres, petits et grands, comme chaque année. Les adultes avaient laissé un espace respectueux autour de lui, mais une ribambelle de boules de poils en pull rayé lui tournait déjà autour, cherchant à lui grimper sur les genoux ; et lui, comme chaque année, tâchait de rétablir un semblant de calme, en riant doucement.
C'est alors qu'un enfant, une petite vouivre jaune, avait jailli de la foule et couru quelques mètres avant de basculer la tête la première dans la neige. Le roi, inquiet, s'était immédiatement levé pour prendre le petit dans ses bras.
- Tout va bien, mon enfant ?
Pour toute réponse, le bébé poussa de petits cris, incompréhensibles mais clairement inquiets, le regard tourné vers la foule. Puis il se tut un instant, et un grand sourire éclaira son visage. Alors, le roi suivit son regard et se figea de surprise.
Frisk, en se tenant aux jambes des monstres, s'était dirigée vers la première trouée qu'elle avait vue. Là, un grand monstre en costume rouge et blanc, avec une longue barbe blonde et un visage sympathique, tenait Kid dans ses bras pour le consoler. Elle voulut le rejoindre, mais il n'y avait plus de jambes auxquelles se tenir. Les adultes restaient à l'écart.
Le gros monstre lui lança un regard surpris. Chara était debout à côté de lui, le regardant d'un œil insondable.
- Voilà le Père Noël, » dit-il à Frisk.
Frisk lui sourit. Regardant l'espace qui la séparait du Père Noël, elle s'imagina marcher jusqu'à lui, comme l'avait fait Kid, et se sentit remplie d'un désir de réussir. Chara pouffa en la voyant gonfler ses petits poumons et avancer un pied.
- Tu es pleine de détermination.
Frisk hocha la tête et lâcha la jambe qu'elle tenait encore. Son pied s'enfonça dans la neige, mais elle parvint à rester debout. Son visage s'éclaira. Elle fit encore un pas. Puis un autre. Elle ne tombait toujours pas.
Le Père Noël, la voyant faire, s'agenouilla et ouvrit les bras. Kid, assis dans le creux de son coude, regardait avec émerveillement son amie qui marchait toute seule. Frisk se sentit fière de cette attention et s'appliqua à mettre un pied devant l'autre, les bras tendus pour garder l'équilibre.
Asgore ne bougea pas, attendit que l'enfant vienne à lui. Le petit humain qu'il reconnaissait sous son déguisement. Les autres monstres regardaient la scène avec un sourire attendri, sans se douter de ce qui se jouait vraiment à cet instant. Asgore attendit, et lorsque l'enfant lui tomba dans les bras, tout content d'avoir réussi à marcher jusqu'à lui, il se redressa, soulevant sans effort l'humain et la vouivre. Un sourire douloureux étira ses lèvres.
- Vous êtes perdus, les enfants ?
Frisk secoua la tête. Chara rit, près d'elle, et lui conseilla de lui tirer la barbe. Frisk trouva que c'était une drôle de manière de dire bonjour, mais prit une petite poignée qu'elle tira doucement. Asgore se mit à rire et décrocha sa petite main, délicatement.
- Allons, allons… » dit-il d'une voix tremblante malgré son sourire. « Si nous retrouvions vos parents… ? »
Il leva les yeux, et son sourire se changea, l'espace d'un instant, en grimace.
Debout dans la foule, non loin, le visage chargé de mépris de Toriel le fixait, à l'affut du moindre faux pas. Asgore s'étonna qu'elle ne soit pas déjà intervenue, puis remarqua le petit squelette qui lui tenait le bras, comme pour la retenir.
Les deux boss-monsters se fixèrent, immobiles, muets, incapables de combler les quelques mètres qui les séparaient. Un seul regard, un seul instant en sa présence, et Asgore avait envie de se mettre à genoux devant elle, d'implorer son pardon. De faire ce qu'il aurait dû faire des dizaines d'années de cela. Mais ils étaient là, ici et maintenant, et ce n'était ni le bon endroit ni le bon moment. A la place, tout ce qu'il put faire fut de murmurer, si doucement que Kid et Frisk furent les seuls à l'entendre :
- Tori…
Les enfants commencèrent à s'impatienter, et Asgore se souvint de son rôle. Il se força à sourire, et fit un pas vers la foule.
- Excusez-moi, mes amis, quelqu'un a-t-il perdu deux enfants, par ici ?
- Ah, Père Noël ! Père Noël !
Papyrus agitait ses bras dans la foule tandis que Nédéric s'avançait tranquillement pour récupérer sa progéniture. Asgore lui remit Kid qui se plaignit bruyamment lorsqu'on le sépara de Frisk. Cette dernière lui fit un petit au revoir de la main. Papyrus finit par arriver également.
- Ah, vous l'avez trouvée, merci Père Noël ! » s'écria-t-il en récupérant la petite.
Frisk poussa un cri de joie en retrouvant le squelette et essaya immédiatement de lui faire un câlin.
- J'étais très inquiet Frisk ! Quelle idée de partir comme ça, c'est très irresponsable de ta part ! Heureusement que le Père Noël était là !
- Je trouve qu'elle s'est très bien débrouillée » dit Asgore en riant doucement. « Vous avez une enfant pleine de ressource.
Papyrus hoqueta de joie.
- Frisk, tu as entendu ?! Le Père Noël t'a complimentée ! Qu'est-ce qu'on dit ?
Frisk poussa un petit cri qui ressemblait à un rire et battit des mains.
- Elle apprendra à dire merci d'ici l'année prochaine, » assura Papyrus, et Asgore rit à nouveau.
- Je n'en doute pas.
Après ça, les enfants qui n'avaient pas encore eut leur tour le ramenèrent à ses devoirs, et Papyrus repéra Toriel et Sans dans la foule. Ils rentrèrent tous à la maison, tandis qu'il racontait comment Frisk avait fait ses premiers pas, fièrement, dans l'adversité, digne d'être la nièce du futur meilleur garde royal de tous les temps.
Toriel avait souri, un peu déçue de n'avoir pas été aux premières loges pour voir Frisk faire ses premiers pas, et très déçue que ce soit Asgore qui y ait eut droit. Sans lui raconta des blagues pour qu'elle se sente mieux, mais elle ne parvint pas à oublier le mélange d'angoisse et d'espoir qui l'avait assailli lorsqu'elle avait vu sa précieuse Frisk marcher aussi innocemment vers cet homme qui avait déjà le sang de six enfants sur les mains. Etonnamment, c'était l'espoir qui lui faisait le plus mal au cœur ; un espoir dont elle ne voulait pas, né lorsqu'elle avait croisé le regard profondément triste de cet homme qu'elle avait aimé. Un espoir qu'elle refusait d'admettre.
Une fois à la maison, Papyrus, se rendit compte d'une chose horrible.
- ON A OUBLIÉ DE LUI DONNER LA LISTE DES CADEAUX ! NYOHOHOHOOOOO !
Sans mit un moment à le rassurer, et à lui dire que non, le Père Noël n'allait pas l'oublier juste parce qu'il ne lui avait pas dit ce qu'il voulait.
Et en effet, le soir de Noël, il y avait des cadeaux sous le sapin. Il y eut même un paquet, déposé devant la porte, de la part du « Père Noël ». Toriel, en trouvant la boite pleine de jouets, de douceurs pour bébé et, avec le tout, un petit bouquet de fleurs dorées, songea à tout jeter.
Songea.
Puis elle emballa ce qui ne l'était pas, et mit les présents sous le sapin avec les autres. Elle accrocha les fleurs à la fenêtre et les laissa sécher.
Non, elle refusait de s'accrocher à son espoir.
Mais, après tout, c'était Noël.
Un grand merci à Dragonna pour ses suggestions, une grande source d'inspiration pour cette fanfic ! Je lui emprunte en partie le headcanon selon lequel les dragons (et par continuité les vouivres, drakes et autres serpents volants) reçoivent un nom complètement random à la naissance et se choisissent eux-même un nom et un genre une fois arrivés à l'âge de raison.
Petite Info Bonus : Les monstres lapins sont culturellement libertins. Hoppy n'est pas mariée mais a eu deux enfants : Zoey, 3 ans ; et Brook, 5 ans. Inny est mariée et a trois enfants : Light, 2 ans ; Parky, 4 ans ; et Loky, 6 ans. Chaque prénom, dans cette famille, est un jeu de mot sur « keeper » qui signifie gardien.
Merci de tout cœur d'avoir lu ! Je ne sais pas quand le prochain chapitre sera disponible, mais il le sera, les aventures de bébé Frisk sont loin d'être terminées ! Passez tous d'excellentes fêtes de fin d'année ! Joyeux Noël à tous !
