- Non ! Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire !
Kili fit un pas en arrière devant l'attitude menaçante de Gajïn, qui avait avec lui les exclamations furieuses de la foule.
- Vraiment ? Dans ce cas vous pourriez peut-être nous donner une autre raison qui justifierait l'état de Nihil et le déclin de sa maison, beaucoup de nains ici n'ont pas vraiment compris cette histoire.
- Nihil s'en est pris à son prince !
- Merci Balïn, mais ce n'est pas à vous que je m'adresse, c'est au second héritier, j'aimerai qu'il me dise pourquoi la maison de son agresseur a chuté avec lui. Thorïn aurait-il décidé de faire justice lui même ?
Cette fois ci, Kili ne refit pas la même erreur de répondre systématiquement à son adversaire, il avait beau être novice dans ce genre de duel, il apprenait vite et avait compris qu'il valait mieux ne pas utiliser certains mots ou bien ne pas compter sur la vérité qui n'était pas la même selon le point de vue.
A l'instar de Gajïn, la foule s'était tue et attendait sa réponse, si oui ou non la famille royale était capable de se défaire ainsi de ses opposants. Kili savait que le roi était derrière l'assassina de la sœur de Nihil et qu'il avait aussi fait en sorte de briser tous les accords commerciaux que possédait Nilor, menant irrémédiablement sa famille à la ruine. En temps normal, jamais Thorin n'aurait agit ainsi. Mais les choses ne s'étaient pas passées normalement. Un nain avait profité de la faiblesse ponctuelle de Kili pour le manipuler et tenter de le violer. Ce qui avait suivit : la démolition du dit nain par Fili, puis la destruction de sa famille par son oncle, n'avait rien à voir avec le trône et la vie politique du royaume. Et si Thorin s'était montré si implacable, c'était aussi dû à la véhémence que montrait Nilor lors des cessions du conseil.
Une fois encore, le souverain ne se serait pas permis de l'évincer d'une telle manière en temps normal. Mais ce nain était l'auteur de plusieurs commandes d'assassina, envers Bilbo ou bien certains de ses opposants, que Thorin ou son infirmière avaient fait avortés avant même qu'elles ne voient le jour. Le roi n'avait pas voulu prendre le risque de laisser trainer une telle menace au conseil et l'agression de Kili avait mis le feu aux poudres.
Mais en agissant ainsi, Thorin avait lancé une déclaration de guerre et le conseil y répondait maintenant.
- Nilor n'hésitait pas à user de moyens ignobles pour se défaire de ses concurrents. A trop jouer avec le feu, ses manipulations ont fini par lui retomber dessus, beaucoup de nains présents ici seront d'accord avec moi pour dire que cette famille a fait beaucoup de mal aux petits commerces dans sa recherche de profits.
Gajïn fronça les sourcils. Le neveu de Thorin était censé n'être qu'un batard idiot et sans répartie, à l'instar du gueux qui l'avait engendré. Qu'est-ce qui lui prenait tout d'un coup à parler comme un politicien, usant de non-dits et de détournement de vérité ? Le conseiller ne doutait cependant pas de sa supériorité en la matière et ne perdit pas l'air outré qu'il avait travaillé pour l'occasion.
- Si je comprends bien, Nilor n'est pas le seul à user de moyens ignobles, vous n'avez toujours pas démenti mes soupçons. Notre roi est-il oui ou non derrière cette affaire ?
Kili se retint de faire un pas en arrière alors que Gajïn avançait sombrement sur lui. Il sentait que la foule, de même que les nains de la compagnie de Thorin qui l'avaient rejoint sur l'estrade, était suspendue à ses lèvres.
Que le roi soit capable de tuer et détruire ses opposants en mettait plus d'un mal à l'aise. Surtout que personne ne connaissait réellement le contexte. Personne ne se doutait que les conseillers de Thorin seraient prêts à tout pour avoir toujours plus de pouvoir et de richesses et surtout, pour évincer le règne de leur souverain actuel qui ne leur avait jamais accordé le moindre privilège. De plus, personne ne savait que, si Thorin n'avait pas régler cette histoire le plus rapidement possible et retirer tout argent à Nilor, celui-ci aurait sans nul doute engagé une armée des meilleurs mercenaires pour tuer Fili et Kili et se venger ainsi du sort que connut Nihil.
- La question ne se pose pas, Thorin n'aurait jamais fait une chose pareille !
- Votre prince ne l'a pas encore confirmé et, sans vouloir vous offusquer Dwalïn, je pense qu'il est mieux placer que qui que ce soit pour nous en parler. N'est-ce pas Kili ?
Kili retint un soupir désespéré et serra les dents. Pourquoi Thorin et Fili n'étaient-ils toujours pas là ? Il sentait que la tension avait radicalement augmenté dans la pièce qui ne comptait plus que des nains. Les mères de familles et beaucoup de nains méfiants avaient quitté la salle avec leurs rejetons, pressentant que la suite pourrait être mouvementée.
Kili commençait sérieusement à avoir peur, pour lui d'abord, puis pour son frère et son oncle. Il comprit que la situation était véritablement alarmante lorsqu'il remarqua des nains soldats, qui ne portaient pas l'insigne d'Erebor, se placer dans les points stratégiques de l'immense salle de réception. Il retint sa main de monter à sa ceinture pour empoigner la garde de son épée en se rappelant qu'il n'était pas armé.
Il se tourna discrètement vers Dwalïn et le grand nain hocha la tête en signe de soutient, les poings serrés, lui aussi avait remarqué la menace. Sur un ordre muet de Kili, il recula discrètement en prenant Oïn, Bifur et Gloïn avec lui et tous les quatre sortirent de la salle pour aller chercher leur roi et surtout, pour réveiller discrètement les armées et la garde d'Erebor.
- Thorïn n'a pas détruit la maison de Nilor, il a éradiqué un parasite dont les machinations gangrenaient l'économie entière de ce royaume.
Des nains poussèrent des exclamations bruyantes en soutient au prince et Gajïn comprit qu'il n'aura pas le plus jeune de cette manière. Même s'il avait l'appui de quasi toute la foule présente, il sentait que sa cause n'était pas acquise et qu'il y avait encore quelques noyaux de résistances et d'incertitudes. Beaucoup de nains ne pouvaient tout simplement pas croire que Thorin puisse être le méchant de l'histoire.
- Tu admets donc que notre roi sois capable de venir ainsi à de telles extrémités pour assurer, dis-tu, la santé de l'économie du royaume. C'est très louable je trouve, dommage que sa majesté ne nous ait pas concerté avant cela… D'ailleurs, Nains et Naines d'Erebor, sachez que ceci n'est pas la seule liberté que s'octroie votre seigneur ! Plus les jours passent et plus le roi décide par lui même des décisions du royaume, outrepassant nos propres conseils et avertissements ! Savez-vous comment cela se nomme ? Une dictature ! Voulez vous vraiment voir votre royaume aux mains d'une seule et même personne ? Je veux bien croire que Thorin soit un excellent monarque qui ne vous décevra pas ! Mais il n'est pas eternel ! Et vous savez tous à qui le trône reviendra ensuite !
D'un geste théâtral, Gajïn montra du doigt Kili, qui s'était figé, sous les exclamations de la foule.
- Savez vous qui il est ? Avez vous déjà entendu parler de ses exploits guerriers ? De ceux de son père ? Avez vous conscience de son âge ? Seriez vous près à voir son frère gouverner seul VOTRE royaume, ériger les lois qui concerneront VOS vies ? Sans personne pour le canaliser, le diriger ou lui imposer des limites !
Kili sentit plusieurs paires de mains l'attraper pour le balancer en arrière et il se retrouva immédiatement caché derrière les nains de la compagnie, à l'abri de la foule qui hurlait son mécontentement.
Fili accusa le coup en serrant les dents. Il attendit que la douleur de son abdomen reflue un peu pour reprendre la parole.
- Je ne signerai pas ces papiers !
- Ecoute Fili, je te propose une vie tranquille, loin des tracas de la vie politique. Tu ne vas tout de même pas me dire que tu vois un soudain intérêt au trône ? Tu te rends compte de ce que cela représente ? De la charge de travail ? Des responsabilités ? Sans oublier ton petit frère que tu ne pourras plus voir autant que tu le souhaiteras…
- Vous avez qu'à aller la vivre vous même votre vie tranquille ! Surtout que je sais que, sitôt vous serez sur le trône, vous ne tarderez pas à nous envoyer des assassins aux trousses !
- J'ai dit une vie tranquille, pas une longue vie.
Fili frissonna face au sourire de cet oncle éloigné qui lui remit des papiers devant lui.
- Signe les Fili, ma patience arrive à bout.
L'un des gardes qui accompagnaient Daïn prit l'épaule du premier héritier et le força à s'asseoir sur la chaise, face à la table. Le cousin de Thorin lui mit un stylo dans les mains sans ménagement.
- A quoi pensez vous ? Ma parole n'a aucun pouvoir ! C'est à Thorin de signer ces cessions de droits !
- Non, c'est au roi de le faire. Et si tu ne l'es pas encore, ça ne saurait tarder …
- Qu'est-ce que … ? NON !
Fili chercha immédiatement à se lever mais un nouveau coup le cueillit au menton et un deuxième sur son flanc qui avait déjà été blessé un peu plus tôt, lorsqu'il avait cherché à se défendre une première fois. Daïn lui colla le visage sur la table, tenant fermement l'un de ses bras dans son dos et posant la lame effilée d'une dague contre sa nuque.
- Ecoute moi bien Fili, si tu ne signes pas ces papiers, je te tuerai, je tuerai ensuite ton frère et le semi-homme, mais j'aurai ce trône, de n'importe quelle manière possible.
- Vous rêvez, Erebor ne vous appartiendra pas, l'allégeance de son peuple va à celui qui a conquit ce royaume.
- Mais que crois-tu que je suis en train de faire ? La salle de réception est actuellement remplie de mes guerriers qui n'attendent qu'un ordre de moi pour passer à l'attaque. Et je ne t'apprendrai pas non plus que c'est MON armée qui vous a sorti d'un assez mauvais pas à la bataille des cinq armées, je pense pouvoir affirmer que Thorin n'a pas plus conquit cette mine que moi.
- Sauf que lui a fait ça pour redonner sa grandeur à Erebor alors que v..
- IL A FAIT CA PARCE QU'IL VOULAIT UN TRÔNE ! Ton oncle est aussi accroché au pouvoir que je le suis, ne cherches pas à le défendre, parce que tu en es parfaitement conscient ! Beaucoup de morts auraient pu être évités sans son entêtement ! Les elfes et les hommes ne se seraient pas dressés contre les nains s'il avait été plus sage !
- Votre folie est plus grande ! Vous êtes en train de dresser les nains contre les nains ! HAW !
Fili poussa un cri lorsque, d'un mouvement sec, Daïn releva brusquement son bras, lui devisant l'épaule. Le blond s'empara du stylo et le planta brusquement dans l'une des failles de l'armure de son assaillant qui grogna de douleur. La dague qui aurait dû lui ôter la vie se contenta de lui laisser une entaille profonde qui allait de sa nuque à son omoplate, imbibant sa tunique d'un sang rouge qui se répandit rapidement alors que le jeune nain esquiva le coup d'une torsion agile. Fili donna un coup de pied dans sa chaise qui vola contre l'un des soldats de Daïn, le jetant au sol, puis il se tourna vers son grand oncle en sifflant de rage. Même sans arme et en simple tunique il gardait une redoutable prestance et ses assaillants se contentèrent de l'encercler, attendant les ordres du roi des Monts de Fer.
Thorin se redressa et rengaina Orcrist. Il se fraya un passage au milieu des cadavres, ne se souciant pas d'avoir les pieds dans une marre de sang. Il s'avança dans la salle du conseil sans desserrer les dents, il s'arrêta devant l'un des conseillers qui hoquetait de terreur et se baissa pour s'emparer de sa gorge, il souleva le nain sans douceur et l'assit sur une chaise face à l'une des rares tables qui avait survécu au carnage.
- Tu me signes ce papier, tout de suite.
Sans réfléchir, le conseiller pris la plume que lui donnait Thorin et signa l'acte de démission, il fit un bon lorsque, d'un geste vif, Thorin balança un poignard à l'autre bout de la salle, récoltant un hurlement de douleur de la part d'un autre conseiller qui cherchait à s'enfuir discrètement.
- Reste là où tu es, ton tour viendra après ne t'inquiètes pas.
Dans un gargouillis sinistre, le nain s'écroula à terre, la jugulaire tranchée proprement.
- Comment vous avez fait ça ?
- Cour de dissection au scalpel, troisième année.
Ils ne s'arrêtèrent pas de courir et s'engouffrèrent dans un nouveau couloir. Bilbo commençait à considérer autrement cette naine qui venait de mettre au tapis et sans sourciller trois nains qui faisaient le double de sa taille à l'aide seulement d'une seringue et d'un petit scalpel alors que lui-même avait eu du mal à se défaire d'un petit maigre à l'aide de Dard.
- Vous savez où mène ce couloir ?
- Dans la salle de réception.
- Vous êtes certaine que c'est le meilleur endroit où se rendre ? Si ce que vous m'avez dit est vrai et qu'un coup d'état se prépare, je pense que cet endroit est le moins sûr du royaume.
- De toute façon messire, la question est réglée, nous n'irons pas plus loin.
La naine et le hobbit s'arrêtèrent face à trois mercenaires qui leur barraient la route et, sans même avoir besoin de se retourner, ils surent que le reste de leurs assaillants, conseillés et mercenaires, se trouvaient à l'autre bout du couloir.
Cruel, Daïn fit tourner la lame avant de la ressortir brusquement de son abdomen dans une gerbe de sang. Fili hoqueta et se laissa glisser contre le mur sur lequel il avait été épinglé, y laissant une trainée rouge au passage. Le goût de la rouille envahissait sa bouche et un voile commençait à lui troubler la vue avec une rapidité effarante.
- Tu sais, les choses auraient pu se passer autrement Fili. Je suis même certain que, toi et moi, nous aurions pu faire de grandes choses ensemble, tu es loin d'être l'idiot que tu laisse penser et tu as du cœur. Mais vois-tu, tu m'es surtout un obstacle. Tu as affirmé que tu préférais mourir que de me faciliter la tâche. Soit. Tu mourras donc ici. Mais ne t'inquiète pas, tu seras aux côtés de Thorin que tu n'as pas voulu trahir et ton frère ne tardera pas à te rejoindre, mis à part s'il se montre plus futé que toi.
Daïn lui caressa la joue et se releva alors que le nain blond fermait doucement les yeux.
- On y va, envoyez le signal à Gajïn et allez récupérer la tête de Thorin.
- Pour ça, il faudrait déjà que je sois mort !
- Attent.. !
Les deux nains les plus proches de la porte moururent sur le coup lorsque Thorin les décapita d'un geste. Sur les cinq soldats qui l'attaquèrent, deux autres tombèrent avant d'avoir pu lui porter un coup. Thorin ignora la balafre qu'une lame fourbe venait de lui laisser à l'épaule et transperça un autre guerrier, changeant Orcrist de main, il attrapa la nuque de l'avant dernier soldat et lui donna un violent coup de tête, lui enfonçant le nez, tout en parant l'attaque du dernier soldat. D'un revers habile il fit voler son épée et, reprenant sa propre lame dans sa main droite, il le décapita d'un coup net. Daïn tenta de l'attaquer mais un coup de poing lui martela le ventre, coupant sa respiration et le jetant au sol. Thorin fit tournoyer sa lame et la planta au sol, ne se souciant pas du sang qui gicla.
Son cousin continuait de hurler de douleur alors qu'il s'abaissait pour prendre délicatement Fili dans ses bras.
Lorsqu'il en avait eu fini avec le conseil, son cœur lui avait d'abord hurlé de se rendre auprès de Bilbo pour s'assuré que tout allait bien, mais quand l'un des conseillers lui avait fait par des projets de Daïn, il s'était précipité à la recherche de son premier héritier, espérant que ce dernier n'ait pas fait de zèle.
Après tout, que valait une vie contre un trône ? Il n'aurait pas pensé que son crétin de neveu puisse lui être si dévoué et l'apprendre de cette manière était terrible.
Tandis qu'il marchait aussi rapidement qu'il le pouvait, il priait pour que le léger souffle de Fili qui s'échouait contre sa peau ne cesse pas et que les battements de son cœur ne soient pas les derniers. Il ne connaissait qu'une seule personne qui soit capable de le remettre en état. Il déposa son neveu sur le lit de l'infirmerie, lui fit les premiers soins rapidement, stoppant l'hémorragie et lui faisant ingérer tout ce qui lui tombait sous la main comme coagulants, cicatrisants et tout ce qui pourrait lui être utile. Puis il le couvrit et sorti son épée. Il ne se rendrait aux côtés de Bilbo qu'une fois qu'il sera bien assuré que la gargouille aura fait son possible pour Fili et il comptait faire ça très rapidement.
- Et surtout, ne faites pas un bruit…
Discrètement, sous les ordres de Dwalïn, les soldats d'Erebor prenaient possession des différents lieux important de la ville. Certains, habillés en tenu d'apparat qui cachait plusieurs armes sur eux, se mêlaient à la foule de nain en colères.
Daïn avait pensé gagner Erebor grâce à une attaque fulgurante, misant tout sur la surprise des nains désemparés qui seraient sans leader. Ils allaient être surpris.
Kili se dégagea de la protection que lui offraient les nains de la compagnie et s'avança, des éclaires dans les yeux, sur Gajïn. Le brouhaha de la foule était tel maintenant qu'il ne pouvait plus rien dire pour sa défense ou celle de son oncle et le conseiller le regardait venir, un sourire victorieux aux lèvres.
Pourtant, Gajïn ne se sentait pas du tout victorieux. Pour que le plan soit réussi, il aurait fallu que le peuple soit totalement contre la famille royale. Hors, Kili avait su se défendre. Et si quelques nains souhaitaient maintenant avoir la tête du jeune nain, beaucoup restaient incertains et n'avaient toujours pas été converti. Si Daïn passait maintenant à l'attaque, le pouvoir qui sera mis ensuite en place ne sera pas stable.
Kili s'arrêta face à lui, toute sa position clamait une rage contenue.
- Vous allez retirer maintenant ce que vous venez de dire sur mon père. Il n'était pas un lâche ni un gueux. Et il fut le seul nain qui su attraper le regard et le cœur de ma mère.
- Oui, bien sûr, Dis était au moins aussi difficile que Thorin en matière de compagnon et, comme lui, elle avait des goûts douteux qui sont une menace pour la lignée de Thror.
- La lignée de Thror se porte très bien et n'a pas besoin de vos conseils !
- Vous trouvez ? Entre son fils qui se met en couple avec un hobbit et ses petits-fils qui copulent entre eux... Petits-fils issus d'un mariage honteux d'une princesse et d'un roturier...
Kili allait répondre, mais le regard menaçant que lui lança Gajïn l'en dissuada.
- ...Mais cette lignée n'aura bientôt plus de soucis à se faire, nous saurons la purifier, d'ailleurs, cela fait un bon moment que nous œuvrons pour sa pureté, grâce à nous, ton père ne lui a pas fait plus de mal. Mon seul regret est que nous nous y soyons pris trop tard, toi et ton frère étiez déjà nés.
Kili resta un moment interdit, digérant l'information, puis, dans un cri de guerre, il se jeta sur le conseiller en face de lui. La foule l'aurait vu massacrer le nain à mains nues si Bofur et Balïn n'avaient pas arrêté son geste avant qu'il ne soit trop tard.
- Venez Kili, il ne faut pas rester là, Dwalïn va bientôt lancer l'attaque.
