Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

MERCI, MERCI beaucoup pour vos reviews et pour votre soutien ! Merci !


Pour les anonymes :

Lovelynette : Merci ! Je suis heureuse que le lemon t'ait plu, c'est la première fois que j'écrivais un truc à trois et c'est pas évident, lol. J'espère que la suite te plaira, Carlisle et Edward vont enfin discuter ! Ca y'est maintenant je connais ton prénom, lol. En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt ! Bises.

Tifolitoi : Coucou ! Merci beaucoup pour tes compliments ! Je suis toute rouge (pas seulement à cause de la chaleur) et très touchée, comme d'habitude, merci ! Jasper va effectivement comprendre ce qu'il ressent réellement. James va se faire oublier au moins pour quelques chapitres… Mais je suis sûre, qu'il peut être encore plus sadique. Tu as trouvé qu'il a fait chaud au dernier chapitre ? Je pense que celui-ci devrait être pas mal, garde une bassine d'eau froide près de toi, lol. Ouais, t'es la première à me dire que je suis ton oasis, c'est gentil, mais un peu bizarre, mdr. Encore merci pour ta review ! Merci ! Passe une bonne semaine et à bientôt ! Bises.

Leo : Merci beaucoup pour ta review ! ^_^ J'espère que la suite te plaira ! A bientôt et bonne semaine !

Nat : Ouais, je pense que je me suis vraiment lâchée sur le dernier chapitre… lol. C'est la première fois que j'écrivais un truc à 3 et apparemment je me suis pas trop plantée. Désolée, je ne peux pas te soutenir, je suis 100% team Edward, mais je n'ai pas pu résisté, je suis déjà allée revoir Eclispe ! lol. Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !


Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 13 : Toi + Moi = Nous

Une fois enfermé dans la salle de bain, Edward se laissa glisser contre la porte. Il recroquevilla ses jambes contre son torse, ses bras s'enroulèrent autour de ces dernières pendant qu'il enfouissait son visage entre ses genoux. Des sanglots parcoururent son corps pendant qu'il tentait de contrôler sa respiration. Il entendit vaguement des éclats de voix provenir de sa chambre, puis, une porte claquer. Ils étaient partis. Il était seul. Encore une fois. Décidément, il faisait souffrir tous ceux qu'il aimait ! Il devait être maudit et c'est pour cela qu'il devait faire le vide autour de lui, ainsi, il ne verrait plus la déception, la souffrance dans le regard de ceux qu'il aimait.

Ses larmes redoublèrent alors qu'une brûlure de plus en plus douloureuse se faisait ressentir au niveau de sa poitrine. Il serra les dents et se releva péniblement pour atteindre son placard à pharmacie. Il y prit un inhalateur et aspira une dose avant de retourner se recroqueviller dans un coin. Le jeune homme fit son possible pour tenter de retrouver une respiration calme, mais le chagrin et la douleur l'en empêchaient. Il lui fallait plus qu'une simple dose de Ventoline. Edward se releva, résigné, et tout en essuyant ses larmes, il ouvrit la porte de la salle de bain. Il fut étonné de trouver Carlisle assit contre celle-ci. Dès qu'il le vit, le blond se redressa et plongea son regard dans le sien. Edward détourna ses yeux, il n'avait aucune envie de parler.

Carlisle sembla le comprendre car il se contenta de le prendre dans ses bras et de l'entraîner jusqu'au lit où il le fit allonger. Le médecin disparut pendant quelques secondes, le temps d'aller chercher la bouteille à oxygène, il régula le débit de cette dernière et plaça le masque sur son visage. Edward commença à se détendre. Carlisle s'allongea prudemment à ses côtés, craignant sûrement qu'il le rejette. Il hésita. Le désir de garder Carlisle près de lui se battait contre son envie de rester seul. Le jeune homme fléchit, il prit la main du blond pour la passer autour de sa taille. Il ferma les yeux et se laissa bercer par les caresses de Carlisle sur son bras. Une joie immense naquit en son cœur, il était là, il n'avait pas pris la fuite, il était resté… Edward ignorait s'il était encore possible que quelque chose de sérieux existe entre eux, mais il voulait y croire, c'était le seul espoir auquel il pouvait se rattacher. Doucement, il s'endormit.


Alice descendit précipitamment de la moto de son compagnon, manquant de peu de s'écraser sur le trottoir à cause de ses talons, mais Jasper la retint. Il lui fut difficile de ne pas relever la tête pour le remercier, mais elle savait que si elle croisait son regard troublé ou son visage repentit, elle craquerait. Sans l'attendre, elle rentra dans leur immeuble et monta dans la cabine de l'ascenseur alors que le blond franchissait le seuil. Les portes se refermèrent avant qu'il n'ait pu la rejoindre. Alice regarda les chiffres s'illuminer jusqu'à ce qu'elle soit arrivée au bon étage. La jeune femme sortait de l'ascenseur quand Jasper la rejoignit. Un léger sourire se dessina sur son visage quand elle l'entendit respirer bruyamment, elle lui jeta un coup d'œil pour voir que ses joues étaient rougies, de toute évidence, il avait couru dans les escaliers pour la rejoindre au plus vite. Alice ouvrit l'appartement et entra, laissant la porte ouverte pour que Jasper fasse de même. Elle se dirigea vers la cuisine où elle prit un verre qu'elle remplit d'eau. La jeune femme se tourna vers son compagnon qui se tenait sur le seuil. Sans un mot, elle lui tendit le verre. Il la remercia alors qu'elle partait déjà vers le salon. Alice s'installa dans un fauteuil et Jasper fit de même mais sur le canapé pour pouvoir ainsi lui faire face.

« -Pourquoi l'as-tu frappé ? Demanda le petit lutin après quelques minutes de silence.

-Je suis désolé, souffla Jasper.

-Ce n'est pas ce que je t'ai demandé, pourquoi avoir frappé Edward ?

-Je sais pas, avoua son compagnon en passant une main nerveuse dans ses cheveux, je suis devenu dingue quand je vous ai vu dans ce lit.

-Ce n'est pas la première fois que je dors avec Edward, remarqua-t-elle, cela ne t'a jamais posé de problème.

-Oui, mais là, après ce qui s'était passé, je sais pas… J'ai cru que vous aviez fait plus que dormir ! Vous étiez apparemment nus et quand je l'ai chopé, il était à poil !

-Sa serviette était tombée.

-Je sais, je m'en suis rendu compte après, pardon.

-Ce n'est pas à moi que tu dois dire ça, tu ne m'as pas frappé !

-J'irais m'excuser, promit Jasper, enfin, s'il veut bien me parler. Alice, je veux aussi te demander pardon pour cette nuit et pour tous les jours où je t'ai fait souffrir. Tu sais quand tu m'as parlé de ce Daniel et de ton idée, j'étais furieux, mais d'un autre côté je me disais, cool, je vais pouvoir assouvir ce putain de désir ! J'ai été pitoyable, lamentable. Tu vois, depuis que Carlisle est revenu dans sa vie, je suis devenu malade de jalousie, mais après ce qui s'est passé ce matin, je dois dire que ce n'était rien comparé à la douleur que j'ai ressenti lorsque je t'ai vu dans ce lit et que j'ai cru… Enfin, bref, ce que j'essaie de te dire c'est que je suis prêt à ramper à tes pieds pour que tu me pardonnes, je t'aime, Alice, et j'ai enfin compris qu'il n'y a et qu'il n'y aura que toi.

La jeune femme observa pendant quelques secondes son compagnon qui attendait désespérément un geste de sa part. Edward avait raison, elle aurait dû l'écouter, Jasper n'aimait qu'elle !

-Je t'ai raconté mon histoire, Alice, tu connais tout de moi et je tiens à être franc avec toi. Quand je vous ai rencontré Edward et toi, il n'y avait aucun doute pour moi, c'était lui. Cependant, j'ai appris à te connaître, à t'apprécier et un jour j'ai compris que j'étais tombé fou amoureux de toi. Je ne me reconnaissais plus et Edward se moquait bien de moi à l'époque, je devenais rouge quand tu étais là, je bafouillais, toute ma belle assurance disparaissait… T'imagines pas la trouille que ça m'a foutu, moi, le tombeur en tout genre, je ne savais pas comment m'y prendre avec un petit bout de femme comme toi. J'étais perdu et tu as su me montrer le chemin. Tout est allé tellement vite ensuite et si je veux être honnête avec toi, j'ai eu peur. Ouah, je m'effraie moi-même, je suis en train de m'auto-psychanalyser.

Jasper laissa échapper un petit rire nerveux et elle fit de même. Pourquoi ne lui avait-il jamais confié ses craintes ? Avait-il peur qu'elle le fuie ?

-Tu sais, murmura Alice, on peut attendre pour le mariage.

-Non, non ! S'écria Jasper en se levant pour venir s'agenouiller face à elle. Je t'aime Alice Brandon et je veux devenir ton mari ! L'idiot que je suis à enfin compris ce qu'il voulait réellement. Comme quoi, c'est quand on est prêt à perdre un être cher qu'on réalise à quel point il est important, et toi, Alice, tu es mon oxygène, mon âme, mon cœur. Je serais une coquille vide sans toi. Alors, Alice Brandon voulez-vous bien pardonner au crétin que je suis ? Je te promets qu'à partir d'aujourd'hui, je ferais tout ce qu'il faut pour me faire pardonner.

-Oh, Jazz, soupira-t-elle, bien sûr que je veux toujours de toi, je t'aime.

-Et pour ce qui s'est passé la nuit dernière ? Demanda-t-il craintivement.

-Je suis un peu fautive pour ce qui s'est passé… Ecoute, je voulais qu'il y ait un déclic en toi, que tu saches réellement ce que tu veux et c'est le cas maintenant, donc, oublions cette histoire.

Jasper lui sourit avant de poser une main douce sur son visage, lentement, leurs lèvres se touchèrent avant de bouger à l'unisson. Ils allaient approfondir leur baiser quand elle le repoussa.

-Ne m'en veux pas, chéri, mais j'aimerais que tu prennes une douche.

-Euh, oui, bien sûr, dit-il en rougissant.

Jasper caressa tendrement sa joue avant de prendre la direction de la salle de bain. Soudain, il stoppa sa déambulation pour l'observer avec inquiétude.

-Tu crois qu'Edward arrivera à passer par-dessus ? Chuchota-t-il.

-Je l'espère, murmura le petit lutin, je ne veux pas perdre mon frère.

-Moi aussi, souffla Jasper avant de disparaître. »

Alice soupira avant de se lever pour aller leur préparer un léger repas. La jeune femme espérait de tout son cœur que Carlisle trouverait les mots justes et qu'ainsi, Edward et lui se rendraient compte qu'ils étaient faits l'un pour l'autre.


Carlisle observait les traits du jeune homme qui étaient détendus dans son sommeil. Ainsi endormi, il paraissait tellement jeune et fragile qu'il ressentit le besoin de le protéger envers et contre tout. Il passa une main douce dans ses cheveux avant de dégager doucement le dormeur de ses bras tout en prenant garde de ne pas le réveiller. Edward bougea légèrement, mais ses yeux restèrent clos et sa respiration demeura régulière. Il sortit du lit, puis, de la chambre pour se rendre dans la sienne. Carlisle se dépêcha de prendre une douche avant de revenir dans sa chambre pour prendre sa mallette et revenir auprès de son amant. Edward avait quelque peu bougé dans son sommeil, recherchant sûrement son contact, il avait enfoui son visage dans son oreiller. Le médecin déposa un baiser sur son front avant de réajuster correctement le masque à oxygène. Il prit son stéthoscope dont il frotta l'embout plat pour le réchauffer avant de le poser sur la poitrine du jeune homme, il écouta sa respiration qui était presque normale ce qui le rassura. Néanmoins, Edward avait prit une assez grande dose de drogue par rapport à Jasper et à lui si on tenait compte du nombre de verres vides qui trônaient sur la table. Il devait faire analyser la substance pour s'assurer qu'il n'y aurait pas d'effet secondaire sur l'état déjà fragile de son subordonné.

Carlisle sortit de sa mallette de quoi faire une prise de sang. Il plaça le garrot sur le bras du dormeur, puis, il désinfecta le creux de son coude. Le plus délicatement qu'il put, il enfonça l'aiguille dans la fine peau du jeune homme qui tressaillit légèrement. Il récolta deux tubes de sang avant de retirer l'aiguille. Il était en train de mettre un pansement sur le petit point rouge quand Edward s'éveilla. Ses yeux croisèrent le regard émeraude qui se voila rapidement. Son subordonné voulut se lever, mais il le retint et le prit dans ses bras tout en rangeant les tubes dans des étuis à protection. Ils restèrent un moment enlacés avant qu'Edward ne se mette à gigoter à nouveau.

« -Il faut que j'aille à la salle de bain, insista Edward.

Carlisle ouvrit ses bras pour qu'il puisse se lever ce que le jeune homme fit après avoir ôté son masque. Son subordonné sauta de sur le lit et fila s'enfermer dans la salle d'eau. Il se pencha pour couper le débit de la bouteille d'oxygène quand il entendit le bruit de la chasse d'eau suivie quelques minutes plus tard du jet de la douche. Un brin hésitant, Carlisle sortit du lit et s'approcha de la porte entrouverte contre laquelle il frappa doucement.

-Oui ?

-Est-ce que… Est-ce que je peux venir ? Murmura-t-il à travers la porte entrouverte.

Seul le bruit de l'eau coulant lui répondit avant que la porte en verre de la grande douche italienne ne s'ouvre telle une invite. Carlisle entra dans la salle de bain et se déshabilla rapidement pour rejoindre son subordonné. A peine fut-il entré dans la douche que les bras d'Edward entourèrent son corps, le jeune homme posa sa tête contre son épaule. Tendrement, il prit le shampooing et en versa dans sa paume pour masser les cheveux du jeune homme qui laissa échapper un petit soupir. Carlisle poursuivit avec le gel douche, il nettoya avec attention le corps d'Edward qui se laissa faire. Ses doigts frôlèrent la légère érection qui naissait chez son amant, mais ce dernier repoussa sa main. Sans un mot, son subordonné prit le flacon de gel douche, mais il l'arrêta.

-Je suis propre, murmura Carlisle à son oreille.

Edward acquiesça avant de reposer le gel douche, le blond aurait aimé sentir ses mains sur lui, mais il n'était pas certain de pouvoir se contrôler et quelque chose lui disait que ce n'était pas le moment pour une étreinte passionnée. Ils sortirent de la douche et s'essuyèrent mutuellement. Carlisle était en train de se rhabiller pendant qu'Edward avait rejoint sa chambre pour prendre des affaires propres. Lorsqu'il le rejoignit, le jeune avait enfilé un pantalon fin blanc et un tee-shirt noir qui épousait parfaitement son torse magnifiquement sculpté.

-Tu as faim ? Lui demanda Edward.

-Non, pas tellement, avoua-t-il, comment te sens-tu ?

-J'ai mal à la tête, tu m'as fait une prise de sang ? Questionna son subordonné en montrant le pansement.

-Oui, d'ailleurs, il faut que j'appelle le labo pour qu'un coursier vienne chercher les éprouvettes.

-C'est pas la peine.

-Si, tu es déjà affaibli à cause de tes poumons et tu as fait trois mois de coma, je ne veux prendre aucun risque en cas de complication. D'ailleurs, maintenant que tu es éveillé, je veux faire un examen approfondi.

-Hormis un mal de tête, je vais bien, assura le jeune homme.

-S'il-te-plaît.

Edward soupira, mais il finit par obéir, il s'installa sur le canapé et Carlisle s'installa à ses côtés. Le jeune homme resta docile le temps qu'il écoute une nouvelle fois ses poumons, contrôle sa tension, vérifie ses pupilles ainsi que ses réflexes.

-Satisfait ? Demanda Edward quand il eut terminé.

-Oui, avoua Carlisle en lui donnant deux comprimés pour son mal de tête, tu as l'air d'aller bien.

Le jeune homme les avala avant de se lever pour aller vers la cuisine où il sortit deux tasses après avoir mis en marche une bouilloire. Il versa l'eau chaude dans les tasses tout en y ajoutant des sachets de thé. Edward revint s'asseoir et il lui tendit l'une des tasses fumantes.

-Merci.

-Je t'en prie, souffla le jeune homme.

Carlisle observa son subordonné qui était perdu dans la contemplation de Central Park qui s'étendait derrière l'immense baie vitrée. Le médecin ne savait quoi dire, il aurait aimé savoir ce qui se passait dans la tête du jeune homme qui paraissait être la proie de pensées peu agréables.

-Pardonne-moi, murmura Edward brisant le silence qui commençait à devenir lourd.

-Pardon ? Interrogea Carlisle surpris.

-Je suis désolé pour cette nuit, tout ceci ne serait pas arrivé si je n'étais pas allé dans cette maudite boîte de nuit, pardon.

-Tu n'as pas à t'excuser. J'ai cru comprendre que tu n'étais pas dans ton état normal lorsque tu y es allé. J'aurais simplement préféré que tu viennes me trouver.

-J'y ai pensé, mais… Bref, je ne peux pas changer le passé, seulement, m'excuser et espérer que tu pourras me pardonner.

-Comme je te l'ai dit, il n'y a rien à pardonner. Je préfère que tu ais passé cette nuit avec nous plutôt qu'avec les inconnus louches qui peuplaient cette boîte !

Edward esquissa un triste sourire avant de se lever pour aller se poster devant la baie vitrée qu'il ouvrit. Carlisle se leva pour suivre le jeune homme qui s'était installé sur une balancelle, il avait fermé les yeux pour profiter du soleil qui caressait son visage, il était à la fois magnifique et fragile. Il le rejoignit pour s'installer à ses côtés. Les yeux toujours clos, il vit deux fins sillons glisser le long de ses joues qu'il essuya.

-Ne pleure pas, demanda Carlisle en le prenant dans ses bras.

-Tu devrais t'éloigner.

-M'éloigner ?

-Oui, pars avant qu'il ne t'arrive quelque chose, je… Je fais souffrir tous ceux que j'aime.

-Ne dis pas ça, le consola Carlisle.

-Si, je porte malheur.

-Tu dis n'importe quoi, le gronda-t-il.

-Non, c'est vrai, assura Edward en essuyant nerveusement ses pleurs. J'ai réfléchi… J'ai repensé à nous deux et je crois que j'ai fais une énorme erreur… Et je t'ai fais souffrir…

-Que veux-tu dire ?

-Raconte-moi, raconte-moi ce qui s'est passé après cette nuit de la Saint-Valentin ? Demanda Edward dans un murmure.

Carlisle inspira profondément pour garder ses idées claires, se rappeler ce jour fatidique lui était toujours pénible.

-Que t'a-t-on raconté sur moi ? Questionna Carlisle.

-Juste ce que Mark a pu me dire, que tu étais un témoin protégé et que je me suis trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

-Mon vrai nom n'est pas Cullen, mais Volturi.

-Volturi ?... Comme Aro, Caïus et Marcus Volturi ? S'étonna Edward.

-Oui, Aro est mon père. J'ai fui ma famille après le meurtre de ma femme.

-Ta… Ta femme ?

-Oui, Esmé et moi avons été marié quelques mois avant qu'Aro ne la tue pour m'endurcir. Bref, je n'ai jamais été le fils qu'il espérait et en plus je suis allé au FBI pour leur dire tout ce que je savais sur eux et leurs trafics. Depuis, je vis caché car bien entendu, il a mis ma tête à prix.

-Es-tu toujours en danger ? S'inquiéta Edward.

-Non, maintenant qu'ils sont en prison, ils ne peuvent plus rien contre moi.

-Continue, s'il-te-plaît.

-Eléazar avait posté deux gardes devant ma porte car il pensait qu'Aro se rapprochait de moi, je n'y croyais pas… Edward, si j'avais su ce qui allait se passer, jamais, tu m'entends, jamais je n'aurais pris le risque de t'emmener chez moi. Pardonne-moi, je…

-Je t'ai déjà pardonné, ce n'était pas de ta faute et même si j'ai souffert, c'est du passé, déclara fermement Edward comme s'il tentait de s'en convaincre. Que s'est-il passé ensuite ?

-Eléazar est arrivé avec une équipe de secours, ils ont dû m'administrer un tranquillisant pour que j'accepte de te lâcher. Quand je me suis réveillé quelques heures plus tard, j'étais à plusieurs centaines de kilomètres de Forks dans une chambre d'hôtel avec Eléazar. Il m'a annoncé que tu étais mort. Je n'ai jamais autant souffert de ma vie, même la disparition d'Esmé ne m'avait pas autant touché.

Carlisle se tut en se rappelant le geste qui avait découlé de sa peine. Machinalement, l'une de ses mains glissa sur son poignet dont il caressa la cicatrice. Un hoquet d'horreur le tira de ses pensées et il releva la tête pour voir qu'Edward avait pâli.

-Qu'as-tu fait ? S'écria le jeune homme d'une voix aigüe.

-Je te croyais mort, expliqua Carlisle, j'ai voulu te rejoindre. Une vie sans toi n'avait aucun sens. Je… J'ai attendu que l'attention d'Eléazar soit détournée et… et j'ai fait ce qu'il fallait pour te rejoindre.

Le médecin tendit une main vers Edward, mais ce dernier le repoussa. Le jeune homme était toujours pâle, son poing était devant sa bouche et il mordait violemment dedans pour retenir un cri. Il se leva précipitamment et s'approcha de la rambarde en pierre. Carlisle le rejoignit quand il vit qu'il tentait de prendre de grandes bouffées d'air. Il lui caressa tendrement le dos tout en essayant de le guider pour reprendre un souffle normal.

-Respire, je suis là, Edward, je suis à tes côtés. Je suis là… Chut… Tout va bien…

-Non ! Non, ça ne va pas ! Tu vois ! Tu vois que j'ai raison ! Tu as failli mourir par ma faute !

-Arrête immédiatement ! Gronda Carlisle en le forçant à le regarder. Tu n'es en rien responsable de mon geste ! C'était ma décision ! Tu entends, Edward, c'est ma main qui tenait les bouts de verres et non la tienne !

-Tu comprends pas, murmura Edward tentant d'échapper à son étreinte.

-Alors, parle-moi, explique-moi, supplia Carlisle en l'entraînant vers la balancelle car il sentait que le jeune homme n'était pas stable sur ses jambes.

Le blond prit son amant dans ses bras et le berça quelques minutes le temps qu'il se calme. Alice, Mark et même Jasper, tous avaient évoqué la fragilité d'Edward et maintenant qu'il y faisait face, il se sentait démuni. Carlisle décida de terminer son histoire avant de demander à Edward de lui raconter la sienne.

-Suite à mon geste, j'ai été hospitalisé, mais je n'attendais qu'une seule chose que l'on cesse de me surveiller pour recommencer. Je n'envisageais pas de vivre sans toi. Et puis, j'ai rencontré celle qui est devenue comme une sœur pour moi, le Docteur Kate Stockes. Je l'ai suivi en Afrique pour une mission humanitaire de 5 ans. Face à la misère, à la maladie, je me suis lentement reconstruit. Kate était là pour veiller sur moi, m'épauler. Eléazar nous a rejoints la dernière année, puis, je me suis laissé avoir par ses promesses et tu connais la suite.

Carlisle caressa les joues humides du jeune homme avant de déposer des baisers sur chaque parcelle de son visage.

-Edward, parle-moi, s'il-te-plaît. Raconte-moi.

-Je… Tu devrais partir, avant que je ne te détruise toi aussi.

-Cesse de dire des bêtises et parle-moi !

Edward tenta de se soustraire à son étreinte, mais il ne le laissa pas faire, au contraire, il resserra son emprise sur son corps pour lui rappeler qu'il était là.

-Comme… Comme tu le sais, je suis resté dans le coma pendant trois mois. A mon réveil, tout mon monde s'était effondré, j'avais tout perdu…

-Comment ça ?

-Je… Quelques jours après mon réveil, Eléazar est venu me voir pour m'annoncer que tu l'avais trompé avec moi, que lors de ses déplacements professionnels, tu en profitais pour aller voir ailleurs. Il… Il a dit que tu préférais les jeunes vierges… que ce n'était pas la peine que je m'attende à te voir… que tu n'en avais rien à faire de moi… que tu étais parti.

Un sanglot s'échappa de la gorge d'Edward pendant que lui serrait ses poings, s'il avait eu son ancien compagnon en face de lui il l'aurait violemment frappé.

-Je suis désolé, s'excusa Edward, je n'aurais jamais dû le croire, je voulais me persuader qu'il mentait, mais je sortais juste du coma, j'étais pas rétabli et tout se bousculait dans ma tête, je…

-Stop, arrête, Edward, tu ne pouvais pas deviner et après tout nous n'avions passé qu'une nuit ensemble, on ne se connaissait pas vraiment, je comprends que tu ais douté.

-Non, je n'aurais pas dû ! Je t'ai haï, Carlisle, je t'ai détesté, maudit, durant toutes ces années avec une telle ferveur, une ferveur qui était égale à l'amour que je te portais encore. Je m'en veux tellement.

-Edward, je t'en prie, nous ne sommes pas coupables, nous avons été victimes du machiavélisme d'Eléazar, il a tout fait pour nous séparer. Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Comment ai-je pu penser que je n'étais pas assez bien pour lui ? S'énerva-t-il. Quel enfoiré ! Si je le tenais, je crois que je le tuerais !

-Non, ne parle pas comme ça ! La vie est précieuse, tellement précieuse…, murmura Edward qui prit son poignet pour lui ôter sa montre et caresser sa cicatrice, il fit de même avec son autre poignet, il y déposa même un baiser. Promets-moi, jure-moi que tu n'essaieras plus jamais de mettre fin à tes jours !

-Edward…

-Non ! Promets-le-moi !

-Je te le promets, jura finalement Carlisle en voyant à quel point cela affectait son subordonné.

Le jeune homme plongea son regard émeraude dans le sien comme pour vérifier s'il était sincère, Edward dut paraître rassuré car il baissa la tête pour l'enfouir dans le creux de son cou. Carlisle caressa tendrement son dos, attendant patiemment que le jeune homme parle car il était certain qu'il ne lui avait pas tout dit. Il patienta, mais rien ne vint.

-Edward, pourquoi as-tu dit que tu avais tout perdu ?

-Tu n'étais plus là, chuchota le jeune homme.

-Il n'y a pas que ça, je le sens…

Son subordonné se redressa et soupira avant de regagner l'intérieur du salon. Le jeune homme prit sa tasse de thé froide pour aller la vider dans l'évier. Carlisle l'observa sans rien dire, le laissant prendre son temps. Il s'installa dans le canapé pendant qu'Edward ouvrait différents placards. Le jeune homme cessa soudain de s'agiter. Il posa son regard sur lui et il finit par lui tendre une main qu'il saisit. Edward l'entraîna vers son bureau où il alla vers la bibliothèque, le jeune homme tira sur un livre et la bibliothèque se déplaça sur la gauche révélant ainsi un passage secret. Même s'il était surpris, Carlisle ne fit aucun commentaire. Ils grimpèrent un escalier en colimaçon pour atteindre une pièce qui ressemblait à l'observatoire du père d'Edward à Cat Island. Seulement, au milieu de cette pièce, installé sur une estrade, trônait un impressionnant piano à queue noir laqué. Carlisle observa le désordre qui régnait dans le lieu, il y avait des CD rangés sur tout un pan de mur, des partitions étalées un peu partout, certaines étaient vierges, d'autres étaient gribouillées de notes. Edward s'installa derrière le piano, ses doigts glissèrent sur les touches. N'osant pas trop bouger pour ne pas le déranger, Carlisle resta debout sur le seuil.

-Viens, murmura le jeune homme.

Carlisle obéit et s'assit sur le banc à côté de son subordonné qui effleura une nouvelle fois les touches blanches et noires. Une douce mélodie emplie de tristesse s'éleva dans les airs, elle lui arracha quelques larmes, il y avait tant de souffrance et d'amour dans ces notes que cela devenait étouffant. Carlisle observa son amant subjugué par la manière dont la musique prenait vie sous ses doigts. Soudain, les mains du jeune homme se figèrent. Ses yeux se perdirent dans le vague.

-A mon réveil, j'ai demandé à voir mes parents… J'étais étonné de ne pas les avoir vu depuis que j'étais sorti du coma et le personnel hospitalier faisait tout pour éviter de répondre à mes questions. Quand ils m'ont jugé assez fort pour encaisser, ils m'ont avoué qu'ils n'étaient plus là. Ils sont morts, Carlisle.

Le médecin ne savait pas quoi dire tant il était surpris d'apprendre le décès du couple Masen, il prit le jeune homme dans ses bras.

-Papa… Papa était en déplacement quand la police l'a appelé pour l'informer que j'avais été agressé et que j'étais à l'Hôpital. Il… Il a voulu venir au plus vite à mon chevet… Il n'y avait pas d'avion à cause d'une tempête de neige… Il a loué une voiture…

-Je suis désolé, souffla Carlisle en devinant la suite.

-Il… Il a perdu le contrôle… Il est mort sur le coup… Maman… Maman était effondrée…. Elle était seule…

-Votre famille, leurs amis n'étaient pas là ?

-Non, mes grands-parents sont morts quand j'étais petit. Leurs amis sont venus, mais… mais ce n'était pas suffisant pour elle… Au bout de 15 jours, les médecins… Les médecins ont dit à maman que… qu'il y avait peu de chance que je me réveille… Mon état s'aggravait… Ils ne pensaient pas que je survivrais aux prochaines 24 heures… Elle l'a pas supporté… Elle…

Carlisle enfouit son visage dans les cheveux désordonnés du jeune homme, sa main caressait tendrement son dos pendant que de l'autre il sortait un mouchoir pour essuyer ses larmes et le moucher comme un enfant. Le médecin était touché par la peine qui émanait de son amant, quelques larmes lui échappèrent quand il comprit ce qu'avait vécu le jeune homme. Il n'osait imaginer ce que l'on devait ressentir en se réveillant et en réalisant que l'on était seul.

-Une… Une amie de maman était inquiète… elle… elle n'était pas venue me voir à l'Hôpital… Sue est passée chez nous… Elle avait une clef parce qu'elle… elle avait été ma nourrice… Sue a trouvé… Elle l'a trouvé… Maman… Maman s'est pendue dans… dans ma chambre…

Carlisle serra les poings et murmura des mots réconfortants à l'oreille du jeune homme. Il imaginait le chagrin qui avait étreint la mère d'Edward, il comprenait son geste, il l'avait lui-même fait ne supportant pas de vivre sans le jeune homme, mais elle n'avait sûrement pas pensé que son fils chéri se réveillerait.

-Je suis désolé, murmura Carlisle, je suis désolé que tu ais dû traverser tout ça.

-Tu comprends maintenant pourquoi… pourquoi il ne faut pas rester auprès de moi, je fais souffrir tous ceux qui m'aiment.

-Edward tu n'es en rien responsable de ce qui est arrivé, assura-t-il.

-Si ! Si je n'avais pas été hospitalisé, jamais papa n'aurait pris la route malgré la tempête de neige, il n'aurait pas eu cet accident, il ne serait pas mort et maman non plus, il aurait été là pour elle. Et maintenant… Maintenant, je viens de blesser Alice et Jasper. Tu seras le prochain…

-Je ne serais pas le prochain ! Déclara Carlisle en plongeant son regard dans le sien. Il ne m'arrivera rien ! Je suis aussi certain que Jasper et Alice reviendront vers toi. Ne te renferme pas, mon cœur, tu n'es pas seul.

-Je… Peut-être… Tu sais quand je me suis réveillé à la sortie de mon coma, je voulais rester seul, je ne laissais personne m'approcher, mais Sarah, l'épouse de Mark, ne l'entendit pas de cette oreille. J'ai passé ma convalescence chez eux, j'ai repris mes études et obtenu mon diplôme. Puis, je suis venu à New-York où Georges m'a offert une place au Memorial. J'ai rencontré Alice en premier et tu la connais, elle a détruit ma carapace grâce à son entêtement à tout épreuve, l'année suivante, Jasper a agrandit mon petit cercle.

-Et ce cercle va encore s'agrandir si tu veux toujours de moi, murmura Carlisle, car je ne pourrais aller nulle part où tu ne seras pas, je ne veux plus être séparé de toi. Je t'aime, Edward.

-Je t'aime, Carlisle, avoua le jeune homme en essuyant ses larmes.

Tendrement Carlisle s'empara de ses lèvres pour un baiser empli de douceur et d'amour. Edward se redressa pour nouer ses mains autour de sa nuque. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, leurs regards se mélangèrent. Ses mains glissèrent jusqu'à la taille du jeune homme qu'il souleva pour lui faire prendre place sur ses genoux.

-Je vous aime Monsieur Masen, murmura-t-il à son oreille, et je vous promets que tant que vous voudrez de moi je resterai auprès de vous.

-Alors j'espère, Monsieur Cullen, que vous n'avez rien prévu pour les 80 prochaines années car je vais vous garder précieusement près de moi.

Carlisle sourit avant de sentir son sourire disparaître sous le baiser de son amant. Leurs lèvres bougèrent en rythme avant que leurs langues ne se rencontrent avec avidité, elles se caressèrent, se cajolèrent avec ferveur. Ils se séparèrent à bout de souffle.

-Fais-moi l'amour ! Lui ordonna Edward d'une voix rauque.

-A vos ordres, Docteur Masen ! »

Carlisle s'empara une nouvelle fois de ses lèvres, ses mains partirent à la découverte de son torse qu'il caressa avant de les glisser sous son tee-shirt pour retrouver la douceur de sa peau. Les doigts de son amant ne restèrent pas immobiles, ils se précipitèrent sur sa chemise pour défaire ses boutons, une fois qu'il eut terminé, il écarta les pans de sa chemise. Edward délaissa ses lèvres pour parsemer des baisers sur son torse pendant que ses mains terminaient de lui ôter sa chemise. Carlisle gémit quand les dents du jeune homme s'amusèrent avec l'un de ses mamelons pendant que ses doigts agaçaient l'autre. Ses mains qui étaient toujours sous son tee-shirt glissèrent vers les fesses de son subordonné pour les caresser avant de les empoigner fermement faisant ainsi se rencontrer leurs virilités éveillées. Ils grognèrent et Edward débuta un léger mouvement du bassin.

Carlisle délaissa à regret les fesses du jeune homme, il enfouit ses mains dans les cheveux de son amant qu'il caressa avant de tirer dessus pour le forcer à relever la tête, il put ainsi s'emparer fougueusement de ses lèvres. Les mains d'Edward s'accrochèrent à ses épaules lui permettant ainsi d'approfondir ses mouvements du bassin, Carlisle laissa sa bouche dériver vers le cou du jeune homme où il s'appliqua à laisser sa marque. Rapidement gêné par le tee-shirt de son subordonné, il attrapa les rebords de ce dernier pour le lui ôter. Une fois que cela fut fait, il souleva le jeune homme pour l'asseoir sur le clavier extirpant ainsi des notes disgracieuses à l'instrument. Edward étant enfin à la bonne hauteur pour les projets qu'il avait en tête, il posa ses mains sur l'élastique de son pantalon pour le lui ôter.

« -Attends !

-Quoi ?

Carlisle ignora la protestation de son amant, sa langue titillait son nombril avant de suivre la fine ligne de poils qui descendait sous son pantalon menant vers l'objet de tous ses désirs.

-Carlisle ! Arrête, s'il-te-plaît !

Le jeune homme se tortilla pour échapper à son étreinte ce qui arracha des sons discordants au piano, Edward fronça les sourcils en entendant cette mélodie peu harmonieuse.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Carlisle.

-Pousses-toi.

Le blond obéit et se releva du banc pendant qu'Edward s'écartait de son piano. Carlisle tendit une main au jeune homme pour l'attirer à lui, mais il l'ignora et se tourna vers son piano. Il appuya sur quelques touches avant de passer sa tête sous l'espèce de couvercle pour observer les cordes de l'instrument.

-Edward ? L'appela-t-il d'une voix tendue, perplexe de le voir plus préoccupé par son piano que par lui.

-La note est trop haute, non ? Lui demanda Edward en appuyant sur une touche.

-Je n'en sais rien, avoua Carlisle qui commençait à se sentir vexé.

-Si, écoute ! Putain ! Il est désaccordé !

Le jeune homme se pencha sur son instrument, ses sourcils froncés scrutaient avec attention les cordes du piano alors que c'est lui qu'il aurait dû regarder ! L'une de ses mains caressait tendrement l'instrument alors qu'elles auraient dû être sur son corps ! Edward se pencha un peu plus sur le piano sûrement pour chercher ce qui le faisait sonner faux, cependant, en faisant cela, il attisa son désir, le tissu du pantalon de son amant se tendit, moulant parfaitement ses fesses qui attirèrent son regard concupiscent. Tel un prédateur, il s'approcha de lui. Edward laissa échapper un hoquet de surprise quand il empoigna ses hanches pour plaquer son sexe turgescent contre sa croupe délicieusement offerte.

-C'est le piano ou moi ! Grogna Carlisle en amorçant un mouvement du bassin.

-Hum ! Gémit Edward en tournant vers lui un visage hésitant.

-Non, mais j'y crois pas ! S'exclama-t-il avant de comprendre que son amant cherchait à le provoquer. Oh ! Tu veux jouer à ça ? Très bien !

Sans lui laisser le temps de protester, Carlisle le redressa et le plaqua contre son corps, ses mains empoignèrent avec force ses fesses pour les presser contre lui. Edward gémit contre ses lèvres avant qu'il ne s'en empare rapidement. Le jeune homme voulut introduire sa langue dans sa bouche, mais Carlisle l'en empêcha préférant mordiller tendrement sa lèvre inférieure. Leurs corps toujours étroitement enlacés, il colla le jeune homme contre le piano bien décidé à l'asseoir dessus pour poursuivre ce qu'Edward avait interrompu un peu plus tôt. Alors, qu'il le soulevait pour le déposer dessus, son amant le surprit en nouant ses jambes autour de sa taille.

-Edward ? S'impatienta-t-il.

-Pas le piano, murmura le jeune homme les joues rougies.

-Et pourquoi pas ? Je trouve ça assez excitant, confia Carlisle en mordillant son cou.

-Mais… Mais c'est mon piano ! Protesta Edward.

-Imagine-toi alangui sur celui-ci pendant que je te prends, susurra le blond.

-Je… Non ! On… On va l'abîmer…

-Dis-toi que chaque fois que tu joueras tu auras cette image en tête, toi et moi tendrement enlacés pendant que je te ferais jouir…

Carlisle dissimula son sourire dans le cou de son amant quand il entendit Edward déglutir péniblement. Tout en resserrant son étreinte autour de son corps, le blond entreprit de se frotter contre lui attisant ainsi leur désir.

-Je vais te faire crier de plaisir, tu vas trembler sous mes doigts, promit-il tout en s'approchant du piano.

-Pas le piano, marmonna difficilement Edward.

Il l'ignora et bascula quelque peu son amant pour pouvoir accéder à son torse qu'il lécha, caressa et mordilla arrachant ainsi des soupirs de plaisir à son subordonné.

-Carlisle, grogna le jeune homme.

Le blond ne savait pas s'il avait grogné son prénom à cause du plaisir ou parce qu'ils s'étaient encore rapprochés de l'instrument.

-Tu vas me supplier de te prendre dessus ! Promit-il.

-Ca… Ca m'étonnerait, articula péniblement son subordonné.

Carlisle ricana légèrement avant de caler Edward entre le piano et son corps, les jambes du jeune homme entouraient toujours sa taille, son amant étant confortablement stabilisé, une de ses mains délaissa ses fesses pour se glisser entre leurs deux corps. Il fut ravi que le jeune homme ait décidé de mettre se pantalon ample et à la taille élastique qui lui permit d'insinuer facilement sa main dans le vêtement et dans son boxer. Ses doigts s'enroulèrent autour de la virilité de son amant qui mordit sa lèvre inférieure pour retenir un gémissement. Il posa sa bouche sur celle du jeune homme pour qu'il cesse de torturer sa lèvre, les mains d'Edward se crispèrent autour de sa nuque pendant que ses doigts à lui commençaient à aller et venir sur son sexe. Carlisle se hissa sur ses pieds pour déposer le jeune homme sur le couvercle du piano dont le bois grinça quelque peu sous le poids de son subordonné.

-Non, souffla Edward en voulant descendre, mais il le bloqua.

-Oh, si.

Carlisle ne le laissa pas protester davantage, il le fit taire en l'embrassant violemment et sa langue dut batailler avec celle d'Edward pour conserver le dessus. Sa main quitta momentanément la verge de son amant qui émit une plainte de frustration ce qui le fit sourire, ses mains empoignèrent le pantalon et le boxer du jeune homme qu'il lui ôta d'un geste sec avant de les balancer à l'autre bout de la pièce. Il observa pendant quelques secondes le spectacle que lui offrait Edward, nu, à moitié allongé sur son piano, ses joues rougies, son torse rendu brillant par une légère couche de sueur et ses yeux émeraude voilés par le désir. Le jeune homme passa une langue gourmande sur ses lèvres pendant qu'il se débarrassait rapidement de son propre pantalon et de son boxer. Edward détailla avec envie chaque parcelle de son corps avant qu'une lueur de défi ne passe dans son regard. Carlisle se précipita vers lui, mais Edward avait déjà glissé de sur son piano.

-Oh, non, tu ne m'échapperas pas !

Carlisle l'attrapa et ils luttèrent tout en se caressant, l'un pour les rapprocher du piano, l'autre pour les en éloigner. Edward prit en main sa virilité prenant ainsi le dessus dans leur étreinte, le jeune homme laissa son pouce titiller son gland décuplant le plaisir qui couvait dans ses reins. Alors qu'il allait s'abandonner aux bons soins de son amant, son regard se posa sur le piano lui rappelant le but de cette lutte. Carlisle guida une de ses mains vers la verge de son amant qu'il caressa pendant que deux des doigts de son autre main retraçaient les contours de ses lèvres. Sans qu'il n'ait à le lui demander, Edward entrouvrit la bouche pour enrouler sa langue autour de ses doigts. Pendant que son amant s'amusait à l'agacer en léchant ses doigts, il cessa de cajoler son sexe et s'empara de la main de son amant qui masturbait le sien pour la poser de sa hanche. Carlisle glissa une jambe entre celles de son subordonné et entama un mouvement du bassin qui leur arracha un gémissement, leurs peaux nues se caressaient avec ferveur. Le blond prit sur lui pour ne pas laisser échapper un petit rire victorieux lorsqu'il bloqua son amant contre le piano.

-Je ne cèderai pas, lui rappela Edward en délaissant ses doigts.

Carlisle en profita pour le soulever et le jeune homme enroula à nouveau ses jambes autour de sa taille en lui offrant un sourire mutin.

-Ne crois pas que tu vas gagner, souffla Carlisle.

Alors qu'il voyait que le jeune homme allait protester, il abattit sa dernière carte. Ses doigts humides caressèrent les fesses de son amant avant d'aller titiller l'entrée sensible de son amour. Edward gémit. Carlisle ravala un cri de victoire quand il le posa à nouveau sur le couvercle du piano, rapidement, il se saisit de l'une des jambes du jeune homme pour la poser sur son épaule. Edward allait se redresser, mais il l'en empêcha en enfonçant deux doigts en lui pendant que sa main libre s'emparait de sa virilité qu'il caressa d'abord lentement, puis de plus en plus vite, augmentant le désir de son amant qui se tortillait sous lui. Les doigts d'Edward cherchaient désespérément quelque chose à quoi s'agripper, sa respiration devenait lourde, ses gémissements emplissaient la pièce. Malgré le plaisir qui coulait dans ses veines et son sexe douloureusement tendu, Carlisle attendait encore quelque chose du jeune homme avant de leur faire atteindre le 7ème ciel. Tout son être tremblant de désir lui hurlait de prendre Edward sur le champ, pourtant, il se contrôla. Carlisle ôta ses doigts de son intimité et délaissa son sexe. Son amant lui jeta un regard courroucé alors qu'il le fixait avec attention.

-Putain ! Grogna Edward.

-Dis-le, chuchota-t-il en plongeant son regard dans le sien, dis-le et je t'obéirais.

-Carlisle… S'il-te-plaît…

-Ce n'est pas ce que j'attends, l'informa le blond en câlinant d'un geste qui se voulait distrait ses boules. Alors ?

-T'es… T'es vraiment pas…

-Pas quoi ? Le taquina Carlisle en caressant son gland.

-Merde ! Grogna Edward.

-Tu es en train de te faire souffrir inutilement, mon amour, tu n'as que quelques mots à prononcer et je te ferais atteindre les sommets du plaisir.

-Te… Te vantes pas trop Cullen !

-Tu trouves que je me vante ? Demanda Carlisle en laissant son gland caresser la raie des fesses d'Edward qui contracta violemment sa mâchoire pour ne pas gémir. Alors ?

-Vas te faire voir !

-Pas tant que tu n'auras pas capitulé ! Ce serait si simple, soupira Carlisle, je serais déjà en toi.

Il aguicha une nouvelle fois le jeune homme en laissant son sexe le caresser pendant que sa main effleurait son pénis et ses boules.

-Allez, Edward, je mettrais fin à ton supplice.

Carlisle se pencha. Edward se raidit quand il vit son visage frôler sa virilité sur laquelle il souffla doucement, les poings de son amant se raidirent et il tenta d'échapper à son étreinte alors qu'il léchait sa longueur.

-Ok, haleta le jeune homme.

-Ok, quoi ? Interrogea-t-il avec une innocence feinte.

-Prends-moi ! Putain ! Prends-moi, Carlisle !

-C'est un bon début, dit-il en le récompensant en suçant son gland, mais c'est pas tout.

-Prends-moi… Prends-moi sur mon piano !

-C'était si dur que ça ? Le taquina Carlisle.

-Plus que dur ! Répliqua Edward en le fusillant du regard. T'attends quoi ? Une invitation ?

Carlisle grogna avant d'attraper la seconde cheville du jeune homme pour la poser sur son autre épaule. Son corps se colla au sien tandis que son gland s'insinuait doucement en son amant qui eut une grimace de douleur. Au même instant, un léger craquement émana du piano.

-Laisse-moi descendre ! Ordonna aussitôt Edward.

-Ce n'est rien.

-S'il-te-plaît, je ne veux pas l'abîmer…

-Si tu ne nous faisais pas perdre du temps en geignant, on aurait déjà terminé !

-Ouais, c'est vrai qu'à ton âge on a pas beaucoup d'endurance ! Cingla le jeune homme.

Sans qu'il ne s'en rende compte, Edward avait réussi à glisser ses jambes vers son torse, la plante de ses pieds reposait contre ses épaules et le jeune homme esquissa un sourire avant de repousser le blond. Carlisle grogna et revint vers lui, mais son amant le surprit en se laissant tomber à genoux devant lui. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, la langue de son amour glissa le long de sa verge avant qu'il ne le prenne en bouche. Les mains d'Edward se posèrent sur ses fesses pour l'empêcher de bouger et lui permettre de le prendre plus facilement en lui. Les lèvres du jeune homme exercèrent une délicieuse pression sur sa verge pendant que sa langue le caressait.

-C'est pas du jeu, bougonna Carlisle avant de gronder de frustration quand son amant délaissa sa virilité.

-Tu as du lubrifiant sur toi ? Marmonna Edward.

-Euh, non, reconnut le blond.

-Tu permets que je fasse en sorte que ton sexe entre plus facilement en moi ? Lança le jeune homme d'un ton narquois.

-Fais donc, je t'en prie.

-C'est pas comme si c'était hyper désagréable pour toi ! Railla son amant. Non ?

-J'ai connu mieux, l'asticota Carlisle en passant une main dans ses cheveux.

-A ta place, je ferais attention à ce que je dis surtout quand tu parles au mec qui tient ta queue entre ses dents !

-Tu deviens vulgaire, mon amour, mais là je vais me consumer de désir sur place si tu ne fais rien !

-Manque d'endurance…

Edward laissa échapper un petit rire avant de prendre entre ses lèvres son gland pour le suçoter, sa langue jouant avec sa fente. Carlisle ferma les yeux, ses doigts se crispèrent dans les cheveux de son amant alors qu'il l'incitait à le prendre toujours plus loin dans sa bouche. Ses hanches venaient à la rencontre des lèvres câlines de son subordonné qui soudain le délaissa et se redressa pour s'emparer de ses lèvres. Ils s'embrassèrent avec fougue, la main d'Edward effleura son pénis qui tressaillit, laissant échapper quelques gouttes pré-éjaculatoire que le jeune homme étala sur sa longueur.

-Allons-y avant que tu ne craques, le taquina son amant.

-Montes sur ce piano !

-Hors de question ! Cingla Edward. Mais on peut trouver une alternative… »

Carlisle ne put retenir un grognement qui secoua son torse quand Edward se pencha sur le piano, lui offrant une délicieuse vue sur son derrière. Le blond le rejoignit et posa ses mains sur ses hanches qu'il caressa tendrement avant que l'une de ses mains ne guide son sexe vers l'antre de son amant. Carlisle lui murmura des mots doux pour qu'il se détende alors qu'il entrait progressivement en lui. Une fois qu'il sentit les fesses du jeune homme contre sa garde, il s'immobilisa, ses mains se crispèrent sur les hanches alors qu'il faisait son possible pour rester immobile laissant ainsi le temps à Edward de s'habituer à sa présence.

Le blond se pencha pour déposer des baisers le long du dos de son amant. Edward était toujours aussi étroit et chaud, son sexe était sur le point d'exploser, heureusement, son amant amorça un léger mouvement du bassin qu'il se dépêcha d'amplifier. Edward laissa échapper un cri lorsqu'il heurta de plein fouet sa prostate. Carlisle débuta des vas et viens rapides et brutaux, le désir coulait dans ses veines annihilant toute douceur. Le jeune homme tremblait entre ses mains, ses assauts redoublèrent l'entraînant vers la délivrance. Un grognement lui échappa quand il vit la main d'Edward s'enrouler autour de sa verge douloureusement tendue. Le jeune homme se caressa pour soulager la tension qui l'habitait. Carlisle repoussa sa main pour la remplacer la sienne, il calqua ses coups de rein sur les caresses de sa main. Edward se tendit contre lui, unissant encore plus leurs corps. Tout à coup, il sentit le membre de son amant trembler entre ses doigts. Edward cria son prénom alors qu'il atteignait la jouissance. Carlisle s'enfonça violemment en lui, plaquant encore plus le jeune homme contre le piano. Ses lèvres se posèrent dans le cou de son amant pour y déposer un baiser au moment où il fut traversé par un violent orgasme. Edward gémit et son plaisir fut décuplé quand il comprit qu'Edward tremblait de plaisir de le sentir se déverser en lui.

A bout de souffle, Carlisle se laissa tomber sur le dos de son amant, il était toujours en lui et n'avait aucune envie de quitter son antre chaud et accueillant, pourtant, sa virilité commença à ramollir et à regret, il se détacha de son amant. Il posa ses mains sur les épaules de son compagnon pour l'aider à se redresser. Ils se sourirent avant de s'embrasser avec tendresse. Le jeune homme prit ensuite sa main pour l'entraîner vers une nouvelle porte dérobée. Carlisle écarquilla ses yeux de surprise quand ils entrèrent dans la pièce circulaire dont les vitres offraient une vue magnifique sur New York. Il se sentit légèrement mal à l'aise quand il vit que la pièce n'était composée que de vitres, y comprit le plafond, ils étaient toujours nus et même s'ils n'avaient pas de vis-à-vis il n'osa pas entrer dans la pièce. Edward, par contre, traversa sans attendre la salle pour se diriger vers un jacuzzi qu'il remplit et mit en marche.

« -Tu comptes rester sur le seuil ? Lui demanda Edward en entrant dans le bain à remous.

-Euh, à vrai dire, je ne suis pas très rassuré par le spectacle que l'on pourrait offrir, avoua Carlisle en désignant les vitres.

-Ce sont des vitres sans tain, on peut voir à l'extérieur, mais il est impossible de voir à l'intérieur, donc, si on a envie de se balader nus ou de faire l'amour dans le jacuzzi personne ne nous verra. Et puis, je te ferais remarquer que ça ne t'a pas gêné dans la salle de musique ! »

Carlisle se retourna et vit qu'effectivement la pièce qu'ils venaient de quitter était constituée de la même manière. Il rougit sous le rire amusé d'Edward. Réprimant un soupir, Carlisle traversa la courte distance qui le séparait de son amant, il grimpa les trois marches qui entouraient le bain à remous et rejoignit le jeune homme. Une fois qu'il fut entré dans le jacuzzi, il attira son amant dans ses bras, le calant entre ses jambes pendant que ses bras enlaçaient son torse. Ils restèrent quelques secondes silencieux, fermant les yeux, profitant de leur tendre étreinte.

Carlisle réalisa qu'il avait du s'assoupir car lorsqu'il rouvrit les yeux le ciel s'était obscurci, le soleil couchant baignait la pièce d'une douce lueur. Le blond fut surpris d'entendre résonner un air de musique classique, il reconnut sans peine l'œuvre de Debussy.

« -Bien dormi ? Murmura Edward en se retournant entre ses bras.

-Oui, avoua-t-il avant que son amant n'effleure ses lèvres, je crois qu'on va avoir la peau toute fripée.

-Je le crois aussi, rit le jeune homme en lui montrant sa main, mais c'est agréable.

-Je suis d'accord avec toi, approuva Carlisle en resserrant son étreinte, ça fait longtemps que tu es réveillé ?

-Une demi-heure, j'espère que cela ne t'a pas dérangé, j'ai mis de la musique en attendant ton réveil.

-Non. Par contre, je crois qu'il est temps que l'on sorte de l'eau.

Edward acquiesça avant de se lever. Dans le plus simple appareil, il se dirigea vers un placard qui se trouvait sous le banc en cuir blanc qui faisait le tour de la pièce, il l'ouvrit et prit deux serviettes. Carlisle sortit du bain et commença à s'essuyer pendant qu'Edward arrêtait le jacuzzi. Tout en se tenant par la main, ils ramassèrent leurs vêtements dans la salle de musique avant de rejoindre l'étage inférieur. Carlisle délaissa pendant quelques minutes son amant pour aller chercher des vêtements propres dans sa chambre. Lorsqu'il revint dans celle du jeune homme, ce dernier fixait sa penderie tout en tenant une pile de vêtements entre ses mains.

-Que fais-tu ? Lui demanda-t-il.

-Je me demande où je vais ranger ces vêtements, répondit Edward avant de pousser du bout du pied un tabouret et d'y grimper dessus pour déposer les habits sur une étagère en hauteur.

-Tu sais que ton dressing est presqu'aussi grand qu'un studio ? Lança Carlisle.

-Selon Alice, il est encore trop petit et si elle n'était pas là, je n'aurais qu'une simple armoire de vêtements. Bon, je vais dégager tout ce coin, ce sera suffisant ?

-Suffisant pour quoi ? Demanda Carlisle en comprenant que la question s'adressait à lui.

-Pour ranger tes affaires.

-Mes affaires ? Répéta le blond surpris.

-Ben oui, hésita soudain Edward, je me suis dit qu'après ce qui venait de se passer tu voudrais rester vivre ici avec moi, alors, je te fais de la place dans mon dressing pour que tu y ranges tes affaires, c'est pas une bonne idée ?

-Si, excellente même, avoua Carlisle en s'approchant pour l'embrasser.

-Bien, souffla Edward rassuré, et si je nous préparais quelque chose à manger pendant que tu t'installes ?

Carlisle acquiesça et le jeune homme lui sourit avant de quitter le dressing pour se rendre à la cuisine. Le blond en profita pour aller réunir le peu d'affaires qu'il avait et les porter dans la chambre d'Edward, non, leur chambre, rectifia-t-il avec bonheur, pour les ranger. Cela ne lui prit guère de temps et il rejoignit son compagnon qui s'activait dans la cuisine.

-Je peux t'aider ? Demanda-t-il en chipant une rondelle de tomate.

-Oui, tu peux émincer les champignons de Paris pour la salade, je les ai nettoyés.

Carlisle prit le couteau que lui tendait le jeune homme et commença à découper les champignons. Tout en poursuivant sa découpe, il observait à la dérobée le jeune homme qui nettoyait une laitue. Edward dut sentir peser sur lui son regard car il releva la tête pour lui sourire avant de se concentrer sur sa tache. Depuis quelques temps, à vrai dire depuis leur séjour à Cat Island, il se posait des questions sur le jeune homme, mais il ne savait pas trop comment aborder le sujet.

-Puisqu'on va vivre ensemble, débuta-t-il prudemment, je pense que l'on devrait partager les frais, non ?

-Quels frais ? Je t'ai dit que l'appartement m'appartenait.

-Oui, je sais, mais je parlais des charges, de l'électricité, des courses, bref, des dépenses courantes.

-Oh, tu sais, il n'y a pas grand-chose, je m'en sors très bien seul, éluda son amant.

-Edward ! Souffla-t-il un brin exaspéré. Je ne veux pas vivre à tes crochets, je veux participer aux dépenses et puis maintenant que nous sommes deux, tu dois bien te douter qu'elles vont doubler ?

-C'est pas un problème, répondit le jeune homme avec un léger haussement des épaules.

-Je tiens quand même à participer ! Insista Carlisle.

-Ok ! Lâcha Edward. Que dirais-tu que l'on ouvre un compte commun qui servira aux dépenses du mois ? On s'en servira pour payer la nourriture et les charges liées à l'appartement.

-D'accord.

-J'appellerai mon banquier lundi matin pour qu'il s'en occupe, ça te va ?

-Parfaitement, accepta-t-il, de combien veux-tu l'approvisionner ?

-200 dollars chacun ?

-Ca fait 400 dollars, compta Carlisle d'un ton sceptique.

-Ben quoi ? C'est correct, non ?

-Tu es sûr qu'avec 400 dollars par mois, on va réussir à payer les charges de cet immense appartement ainsi que celles liées aux services haut de gamme qu'offre cet immeuble ? Demanda le blond perplexe.

-Y'a pas de charges supplémentaires pour l'immeuble, marmonna le jeune homme en plongeant sa tête dans le frigo pour chercher quelque chose.

-Tu veux me faire croire que le service de sécurité, la femme de ménage et tout le reste c'est gratuit ?

-Euh, oui ? Tenta Edward.

-Edward ! Gronda-t-il en lui signifiant d'un regard qu'il n'était pas dupe.

-Bon, d'accord, souffla son compagnon, je ne paie pas vraiment ces charges, du moins pas directement, car je suis propriétaire de l'immeuble.

-Quoi ?

-Donc, 200 dollars chacun par mois, c'est suffisant, poursuivit son amant en attrapant une poêle.

Carlisle inspira profondément pour tenter d'apaiser ses nerfs, Edward continuait de cuisiner comme si la discussion était close. Que lui cachait-il encore ?

-Cet immeuble t'appartient ? Répéta calmement le blond.

-Ouais, marmonna le jeune homme en prenant les champignons pour les rajouter à la salade ainsi que les rondelles de tomates.

-Edward ! S'exclama-t-il en lui faisant tout lâcher pour qu'il le regarde en face. Qui es-tu ?

Le jeune homme l'observa avec stupeur avant d'éclater d'un rire qui sonnait faux.

-Tu sais très bien qui je suis : Edward Masen, Docteur en médecin d'urgence, officiant au Memorial Hospital.

-Edward ! Articula lentement Carlisle pour lui faire comprendre que le jeu avait assez duré.

-Bon, ok, se résigna le jeune homme en plantant son regard émeraude dans le sien. Tu connais la MI Enterprise ?

-Oui, c'est une très importante multinationale, elle évolue dans plusieurs domaines et a des succursales dans le monde entier.

-Sais-tu ce que MI signifie ?

Carlisle réfléchit un moment. Il se rappelait souvent que son père et ses oncles pestaient contre cette firme irréprochable qui leur mettait souvent des bâtons dans les roues en obtenant des contrats juteux à leur place. Cependant, il n'avait jamais prêté attention au sigle de l'entreprise internationale, mais il se souvenait aussi qu'Aro était furieux que le secret soit aussi bien gardé concernant les dirigeants et fondateurs du groupe.

-Je ne sais pas, finit-il par admettre.

-Le I est la première lettre du nom de famille de l'un des deux fondateurs, I comme Inwells. Monsieur Matthew Inwells est décédé, il y a plusieurs années, il était sans enfant et a légué toute sa fortune et ses parts de la société à son filleul qui n'était autre que le fils unique de son associé. Le M signifie…

-Masen, termina-t-il pour lui.

-Ouais, Masen and Inwells Enterprise, voilà le véritable nom de la MI. Elle a été fondée par mon arrière-grand-père et le père de Matthew Inwells, à leurs décès leurs fils ont pris la succession et ont fait fructifier l'entreprise. Comme tu le devines, je suis maintenant à la tête de la MI et de leurs deux fortunes.

-D'accord, souffla Carlisle qui n'arrivait pas exactement à chiffrer la richesse de son compagnon.

-Contrairement à eux, les affaires c'est pas trop mon truc, je m'y intéresse, je surveille de loin, mais mon père avait de bons collaborateurs qui gèrent tout pour moi, l'informa Edward, je n'assiste qu'à quelques réunions et j'ai des cerbères qui vérifient pour moi que l'entreprise conserve bien l'esprit que ses créateurs lui ont donné.

-Le Midnight Sun ?

-Il m'appartient comme des centaines d'autres hôtels à travers le monde, mais celui-ci a toujours été le préféré de mes parents. On y allait en vacances chaque année. Maintenant, j'ai besoin de savoir si cela te pose un problème ? Demanda Edward qui l'observait avec attention, guettant sûrement un faux pas dans sa réponse.

-Non, ça ne me pose pas de problème, avoua Carlisle, mais je continue à dire que 200 dollars c'est peu pour les charges du mois.

Edward se détendit et lui offrit un franc sourire avant de se reprendre pour répliquer d'un ton qui se voulait sec.

-J'ai suffisamment d'argent pour payer tous les frais, seul ! Alors, garde ton argent Cullen !

-Hors de question Masen ! Alors, dis-moi à combien se montent exactement les charges ?

-Avec ou sans nourriture ? S'amusa le jeune homme.

-Edward !

-3000 dollars.

-D'accord, acquiesça Carlisle en calculant que divisé par deux cela ferait un peu moins de la moitié de son salaire.

-Sans la nourriture, précisa Edward en se rapprochant de lui.

-Pas de soucis.

-Donc, avec la nourriture, on peut compter dans les 3200 dollars, annonça le jeune homme en passant ses bras autour de son cou.

-Tu crois qu'on va manger que pour 200 dollars de nourriture par mois ? Tu sais l'expression vivre d'amour et d'eau fraîche c'est bien mignon, mais…

-Non, bien sûr que non, le coupa-t-il, ça fera 400 dollars en tout.

-Non, tu as dit…

-J'ai dit que les charges s'élevaient à 3000 dollars par personne, plus, 200 dollars par personne pour la nourriture, ce qui fait 3200 dollars par mois, asséna Edward avec un petit sourire victorieux en rapprochant ses lèvres des siennes.

-Tu plaisantes ?

-Non, comme tu l'as dit c'est un immense appartement avec une multitude d'avantages et une vue imprenable sur Central Park ! En plus, il y a dans les frais : le gardiennage, la blanchisserie, le service d'étage…

-Le service d'étage ? Le coupa-t-il.

-Oui, il y a des cuisines, tu peux te faire monter quelque chose à manger à n'importe quelle heure, exactement comme avec les room-services des grands hôtels. Donc, je disais, le service d'étage, les femmes de ménage, c'est un grand appartement, la blanchisserie, le jardinier, bon d'accord j'ai que des plantes, mais j'ai pas la main verte, et puis, les voituriers qui se chargent non seulement de garer ta voiture, mais aussi de la bichonner. C'est génial, ma Volvo a toujours le plein quand je la prends et elle est nickel, pas un grain de poussière !

-Ok.

Carlisle fronça les sourcils quand il vit que son amant savourait sa victoire.

-Donc, on pourrait peut-être dire que tu me paies ta part en nature ? Proposa Edward en l'embrassant tendrement.

-Sûrement pas, s'offusqua Carlisle.

Malgré son entêtement, le médecin ne savait pas comment il pourrait payer cette somme. Il était lui-même un peu fortuné de part l'héritage de sa mère, mais il n'avait jamais voulu toucher à cet argent venant de la famille Volturi et puis ses économies avaient été mises à mal pendant son séjour en Afrique avec Médecin Sans Frontière.

-Arrête de te tracasser pour l'argent, je peux payer.

-Je ne veux pas vivre à tes crochets ! S'énerva Carlisle.

-Et que veux-tu faire ? Murmura Edward en déposant des baisers humides dans son cou qui lui faisaient perdre le fil de ses pensées. Veux-tu que nous déménagions en banlieue dans un petit appartement ?

-Non, reconnut le blond, mais…

-Ecoute, voilà ce que je te propose : je paie tout ce qui concerne l'appartement et toi tu paieras la nourriture, d'accord ?

-Ce n'est pas très équitable.

-Ok, souffla Edward en se pressant contre lui pour bouger lascivement son bassin contre le sien le distrayant ainsi de ses protestations, que dirais-tu de rajouter à l'achat de la nourriture : deux dîners au restaurant, une ou deux sorties de ton choix et l'obligation que l'on prenne notre pied au lit tous les soirs! Cela te convient ?

-Oui, capitula Carlisle en s'emparant de ses lèvres.

Ils s'embrassèrent fougueusement, ses mains descendirent sur les fesses du jeune homme pour les caresser. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Edward lui fit un clin d'œil avant de s'extraire de ses bras.

-Je me suis fais avoir, comprit le blond, tu sais que ce n'est pas correct d'utiliser ton corps pour me plier à ta volonté ?

-On va manger et puis après tu pourras me faire part de tes récriminations si tu en as toujours. »

Edward lui sourit avant de prendre deux steaks qu'il posa dans la poêle pendant qu'il mettait le couvert sur un recoin du bar. Quand la viande fut cuite, le jeune homme déposa un morceau dans chaque assiette pendant qu'il remplissait leurs verres d'eau. Ils s'installèrent sur les tabourets et mangèrent en parlant de tout et de rien. Carlisle était heureux, il se sentait bien, sa complicité avec Edward était toujours aussi forte. Après avoir mangé un dessert, ils firent la vaisselle tout en savourant ce moment de simplicité. Après avoir passé un petit moment devant la télé où ils s'embrassèrent plus qu'ils ne regardèrent le film, ils partirent se coucher dans leur chambre. Un sourire niais se dessina sur son visage à cette simple pensée.

« -Tu préfères le côté gauche ou le droit ? Questionna Edward debout devant le lit.

-Peu importe, où dors-tu d'habitude ?

-Au milieu ? Je… J'ai jamais vécu avec personne, avoua timidement le jeune homme.

-Et que dirais-tu qu'on voit au fur et à mesure ? Proposa Carlisle en se déshabillant entièrement et en entrant dans le lit, Edward était toujours debout au pied du lit. Tu viens ?

-Oui, je vais… Je vais à la salle de bain.

Carlisle fronça les sourcils et attendit que le jeune homme revienne ce qu'il fit, au bout de quelques minutes, toujours vêtu et hésitant.

-Qu'est-ce qui te gêne ? Ce n'est pas la première fois qu'on dort ensemble ?

-Oui, mais ça n'avait rien d'officiel, murmura Edward.

-Faut-il que je vienne de déshabiller ?

-Non, c'est bon, répondit son amant qui se dévêtit rapidement, jetant ses vêtements un peu partout dans la chambre alors que les siens étaient soigneusement pliés sur une chaise. »

Carlisle sourit et ne dit rien, il se contenta de repousser la couette pour qu'Edward le rejoigne ce que son compagnon fit. Ils se blottirent l'un contre l'autre et échangèrent un baiser. Leurs mains errèrent sur le corps de l'autre, faisant grimper doucement le désir entre eux. Leurs lèvres se retrouvaient avec fougue et Edward s'installa sur lui pour permettre à leurs virilités de se rencontrer, leur arrachant ainsi un gémissement. Son amant s'empara de leurs mains pour nouer leurs doigts. Leurs mouvements de bassin devenaient rapides et puissants, ils cherchaient à atteindre la délivrance rapidement. Carlisle ôta ses mains de celles d'Edward pour aller appuyer fermement sur les fesses de son amant, donnant ainsi plus de force à leurs mouvements. Leurs gémissements étaient étouffés par les baisers fougueux qu'ils échangeaient.

Bientôt, l'orgasme fit trembler leurs corps, leurs semences se répandirent sur leurs ventres et toujours étroitement enlacés, ils reprirent lentement leurs souffles. Au bout d'un moment, Edward se souleva et ouvrit un tiroir du chevet pour prendre un paquet de lingettes. Carlisle fit son possible pour garder le contrôle de son corps quand il sentit les doigts de son amant se poser sur son sexe au repos pour le nettoyer, il fit de même ensuite avec son ventre, Edward se nettoya avant d'éteindre la lumière et de se blottir dans ses bras. Carlisle déposa un baiser dans les cheveux de son amant et il ferma les yeux. Rapidement, il s'endormit, un sourire aux lèvres, bercé par la respiration lente et régulière d'Edward.