Coucou,

Comment allez-vous? Voici mon chapitre 14, que j'ai écris entre deux cours d'amphi ou ce genre de choses. J'ai apprécié l'écrire et j'espère que vous l'aimeriez aussi.

Je vous rappelle que je réécris le tome 7, donc s'il y a des divergences avec certains éléments du tome 7, c'est normal. Je cite des passages de la prophétie aussi qui ne m'appartienne pas.

Un gros merci à ceux qui me suivent et qui me mettent des Reviews, et aussi merci à Sheltan qui a corrigé ce chapitre très vite.

Voilà, j'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture


Chapitre 14

Tromperies

Tôt le matin, Abelforth faisait les cents pas dans son bureau. Il savait qu'il ne pourrait pas retenir Ginny plus longtemps dans une sorte de coma magique, grâce à ses substances. Il avait constaté que Potter avait changé depuis qu'il n'avait plus la petite Weasley à ses côtés, parce que les sentiments le rendaient faible et vulnérable. Il devait donc, éliminer Ginny de l'équation. Pour que le problème vienne de la fille, il fallait quelque chose de lourd, quelque chose qu'elle aurait du mal à supporter et qu'elle lui cacherait. Diviser pour mieux régner, tel était sa théorie. En les séparant, il pouvait contrôler la Weasley pour éviter qu'elle parle trop et qu'elle agisse trop, et il isolerai encore plus Potter. Il prit une fiole de potion dans un bahut entre deux réflexions. Bien sûr, il y a la Luna, pensa-t-il en prenant le chemin de la chambre où Ginny était soignée, mais il connaissait bien son père et il savait qu'elle pourrait même être bénéfique à Potter. Quand il entra dans la pièce, il salua Madisson, qui ne comprenait pas pourquoi elle n'était toujours pas réveillée, et lui dit qu'il prenait le relais. En quittant la chambre, elle lui souhaita bonne courage, complètement ignorante de ce qu'il allait faire.

Abelforth la regarda dormir paisiblement, elle était magnifique. Il détailla sa peau dorée, ses tâches de rousseurs, qui la rendait mignonne, et ses cheveux roux flamboyants qui reposaient sur l'oreiller autours de sa tête. Il s'installa sur une chaise à côté d'elle et regarda ses formes sous la couette, qu'il trouva magnifique. Abelforth avait un véritable problème, il aimait les filles très jeunes. Il se souvenait que, quand il était ami avec Grindelwald, ils adoraient accoster les filles et les soumettre à leurs volontés. Tous deux en tiraient un quelconque plaisir pervers. Soudain, Abelforth eut une idée. Il devait faire croire à Ginny qu'elle avait trompé Harry. De cette manière, elle serait obligée de lui cacher des choses et leur relation ne tiendrait pas. En plus, il soupçonnait qu'elle soit vierge, et donc il savait que ça serait dégradant pour elle. Et lui, viendrait la ramasser à la petite cuillère. C'était parfait, mais un souvenir inventé de toute pièce dépensait beaucoup de puissance et il ne voulait pas en utiliser autant. Il lui restait donc l'option pratique, il lui faisait l'amour et il modifierait le rêve en changeant lui par Neville. Pour lui, c'était une excellente option. Il l'a sorti de son coma magique à l'aide d'un sortilège de magie noire très puissant. Elle ouvrit les yeux, et se redressa. Un peu désorienté, elle détailla avec attention la salle et se tourna vers lui d'un regard interrogateur.

_ Qui êtes-vous? demanda-t-elle avec curiosité et inquiétude.

_ Abelforth Dumbledore, le frère d'Albus, le nouveau directeur de l'Ordre. Comment vous sentez-vous?

_ Bien, sauf que la dernière chose dont je me rappelle c'était d'être dans l'Allée des Embrumes. Si non j'ai un mal de tête épouvantable.

_ Tenez, tendit-il en se rapprochant d'elle, buvez ceci vous irez mieux.

Abelforth la regarda droit dans les yeux et lui insuffla par la pensée un sentiment de sécurité. La méfiance de Ginny disparut aussitôt, elle prit et but la potion. Il reprit sa fiole et l'embrassa. Elle eut l'air surprise d'abord, puis se débattu ensuite, lorsqu'il recommença. Il monta sur le lit en enlevant sa couette et mit une main sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Elle résista un moment, puis quand la potion fit devenir son esprit brumeux, elle se laissa faire, impuissante. Une fois terminé, Abelforth eut un sourire satisfait et modifia son souvenir pour mettre Neville à sa place et pour faire croire à un rapport consentit. Elle convulsa à cause de la potion qui l'avait replongé dans l'inconscience, et Madisson arriva, Abelforth apparut comme un simple sorcier qui ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il sortit, et laissa la guérisseuse de Ste Mangouste lui donner des soins.

Harry n'avait aucune idée de ce qu'il se passait plus bas, car il était dans les limbes d'un sommeil agité. Il rêvait, ou plutôt il était dans une vision provoqué par son pire ennemi. Il soupira intérieurement, il ne manquait plus que ça, il fallait que Voldemort en personne refasse surface au moment même où il commençait à se remettre de sa dernière visite. Harry essayait d'oublier, mais il n'y arrivait pas. Cette nuit-là, le Seigneur des Ténèbres avait tout changé, quelque chose en lui s'était cassé. Il avait réussi à faire ressortir ses pires craintes, en lui montrant ce qu'il avait vécu d'horrible. Il n'était plus le même, et c'était ce qui l'avait définitivement décidé à faire de la magie noire. Harry Potter avait peut-être changé, mais le fantôme d'Alpharus trouvait qu'il n'avait pas assez de sang-froid, et que s'il voulait s'attaquer à la magie noire, il devait en avoir. Il était capable de récupérer sa baguette, mais depuis ce qu'il avait apprit avec Luna sur l'Allée des Embrumes, il n'avait pas osé revenir dans la bibliothèque. Cela faisait presque une semaine, qu'il se lamentait sur la faible avancée des Horcruxes et il commençait à désespérer et à douter. Est-ce que tout cela avait un sens? Lui qui ne voulait pas s'engager dans la guerre et qui pourtant était assoiffé de vengeance. Il voulait être capable de se défendre si Voldemort l'attaquait et ne pas être faible devant lui. Il savait qu'il devait revenir dans cette bibliothèque, mais il avait l'impression de tourner en rond, comme si tout ce qu'il faisait ne servait à rien. Il était terrifié. Se diriger vers la magie noire pour affronter son ennemi, était-ce raisonnable? C'était se servir des mêmes armes que son adversaire, mais Abelforth lui avait bien dit que le fantôme d'Alpharus avait transformé toutes les générations de Black en tueur. Était-ce ce qu'il allait devenir? A force d'aller toujours plus loin, serait-ce pas dangereux pour sa santé mentale? Tellement de questions qui restaient sans réponses…

Des yeux rouges comme un feu ardent, destructeur et dangereux, un regard carmin à glacer le sang qui se reflétait nettement dans une glace. Une peau blanchâtre à peine humaine, des lèvres roses qui formaient un léger sourire narquois et calculateur, ainsi que des longs doigts évoquant des pattes d'araignée. Une grande cape noire avec un col vert émeraude semblait briller comme quelque chose d'irréel. Une lueur passa dans le regard amusé du Seigneur des Ténèbres, content de son petit effet. Un vide saisissant s'empara d'Harry, chassant toutes pensées et fut brusquement fasciné par la puissance qui émanait de Lord Voldemort. Le Seigneur des Ténèbres contrôlait complètement ses pensées à cet instant, comme pour affirmer sa domination sur le survivant. Harry, reprit ses esprits, sans comprendre ce qui venait de lui arriver, et essaya de le combattre mais une écrasante pression dans sa tête réduisit ses efforts à néant. Il était parfaitement conscient, mais impuissant. Il était donc sa merci, ne pouvait rien faire et il eut l'impression qu'il était vulnérable et faible. Seulement, ce n'était pas son impression, mais celle de Voldemort. De cette façon, Potter aura du mal à discerner ses pensées des miennes, réfléchit le Seigneur des Ténèbres d'un air triomphal.

_ Potter, rompit-il le silence d'une voix aiguë et froide comme à son habitude, tu ne m'as pas dit au revoir très poliment la dernière fois. Tu m'as expulsé de ton esprit alors que je n'avais pas fini de te montrer ces souvenirs.

_ Vous m'en voyez désolé, mais je ne m'en suis même pas rendu compte, déclara Harry sur un ton trop calme pour être réel.

L'ironie était palpable dans ses paroles, ce qui énerva et ravie à la fois Voldemort.

_ Tu as changé Potter, depuis la dernière fois, constat-il avec un sourire satisfait.

_ Que voulez-vous dire? s'inquiéta Harry par ce brusque revirement de la situation.

_ Normalement tu aurais essayé de me lancer un sort.

_ J'aimerais bien, simplement je ne peux rien faire, remarqua Harry avec justesse. Vous m'en empêchez.

_ Tu n'as pas essayé de résister, insinua le Seigneur des Ténèbres avec un sourire carnassier.

_ Je n'y arrive pas, avoua Harry en haussant légèrement le ton.

_ Vraiment? s'étonna Voldemort en fronçant les sourcils. Tu n'es pas aussi puissant que tu ne le crois Potter. C'est ce qui arrive quand on a un niveau déplorable en Occlumencie ou qu'on ne prend pas la potion de magie noire.

_ Cette potion avait failli me tuer, lança Harry dédaigneusement.

_ C'est la contrepartie, affirma le Seigneur des Ténèbres d'une voix doucereuse, mais j'ai quand même réussit à trouver une faiblesse dans cette potion d'un niveau avancé de magie noire. Certaines magies noires sont très néfastes pour leurs utilisateurs, malgré le fait qu'elles peuvent les protéger et c'est pour ça qu'elles sont classées idiotement en magie noire.

Harry n'arrivait pas très bien à savoir où Voldemort voulait en venir. Ce n'était sûrement pas pour lui faire un cours qu'il lui parlait en pleine nuit et qu'il se donnait la peine de forcer son esprit. Oui, pensa-t-il, il devait vouloir quelque chose. La question était de savoir quoi. Bien sûr, Harry avait déjà une petite idée. Pour une raison qu'il ignorait le Seigneur des Ténèbres voulait l'avoir de son côté. Une tentative de le rallier? En tout cas c'était mal partit.

_ Je me demande quand tu comprendras que tu ne devrais pas te battre, lut-il dans ses pensées. Laisses-toi faire Potter, et choisit la voix de la facilité. Je sais qu'au fond de toi, tu le souhaites.

_ Pas vraiment, répliqua Harry, je ne serais pas un de vos chiens.

Un éclair de fureur passa dans les yeux de Voldemort et il perdit aussitôt son air mielleux.

_ Tu n'aurais pas du Potter, susurra-t-il d'un ton bas et coupant. Je vais t'apprendre la politesse, on ne parle pas comme ça à Lord Voldemort. Tu vas très vite le comprendre Potter et tu ne referas plus la même erreur.

Une vive douleur s'empara de l'esprit d'Harry. Malgré le fait qu'il ne voulait pas donner satisfaction au Seigneur des Ténèbres, il gémit. C'était incroyablement violent comme souffrance. Il eut l'impression d'être lacéré de l'intérieur. Sa vue se brouilla et il n'en pouvait plus. Voldemort ne lui avait jamais infligé un tel supplice dans ses punitions.

_ C'est bon, j'ai compris, céda Harry au bout d'un moment.

_ Bien, maintenant je veux t'entendre dire que tu es désolé, continua-t-il en se concentrant sur son esprit.

_ Qu…quoi? bégaya Harry dans un sorte de brume.

_ Dis-le Potter, ce n'est pas compliqué. Comme tu vas être à mes côtés, je veux que tu t'excuses. Maintenant, ordonna-t-il.

Comme pour confirmer ses dires, la douleur redoubla avec plus d'intensité. Harry poussa de véritables hurlements. C'était pire que le Doloris, et ça dépassait l'entendement humain. Il n'arrivait plus à réfléchir clairement et était prêt à n'importe quoi pour que ça s'arrête.

_ Je…je…je suis désolé, dit Harry d'une voix faible et brisée qu'il ne reconnue pas, je n'aurais pas du parler comme ça.

_ Bien, je savais que je pourrais te soumettre un jour, maintenant tu vas me supplier d'arrêter, n'est-ce pas Potter?

_ Jamais de…, commença-t-il d'un ton faible avant d'avoir l'impression qu'on lui arrachait quelque chose de la tête. Arrêtez, finit-il par crier de désespoir, je vous en supplie, arrêtez.

La souffrance s'arrêta aussi tôt. Harry souffla de soulagement et avait beaucoup de mal à reprendre ses esprits.

_ Excellent Potter, s'exclama le Seigneur des Ténèbres d'un air satisfait. J'ai bien l'intention de t'éduquer. Je ne vais plus être aussi gentil qu'avant. Tu n'avais pas tort, je veux savoir quelque chose. Alecto m'a rapporté quelque chose de très intéressant, toi et la Lovegood étaient il y a quelques jours sur l'Allée des Embrumes. Que faisiez-vous? Tu as intérêt à me répondre Potter, et à ne pas me mentir.

_ Je suis allé uniquement chez Barjow et Beurk pour prendre des livres de magie noire, se justifia-t-il d'une voix lasse.

_ Tu mens Potter, une fois de plus. Peut-être que cette petite leçon n'était pas suffisante et que tu ais besoin d'une motivation.

La peur s'empara d'Harry qui ne voulait revivre cette épreuve. Il ne pouvait pas. Il s'aperçut qu'il n'avait jamais eut aussi peur de Voldemort.

_ Non, s'exclama Harry d'une voix tremblante, ne faites pas ça. Je vais vous le dire.

Le Seigneur des Ténèbres parut septique, mais quand il lut sa peur et son désespoir dans son esprit il sut qu'il avait gagné. Enfin, peut-être pas complètement, puisqu'il détecta aussi le désir de lui cacher la vérité.

_ Luna et moi cherchions le médaillon de Serpentard, lâcha-t-il comme un fardeau.

Le reflet de Voldemort se redressa brusquement devant le miroir. Il sut qu'Harry ne mentait pas et ce n'était pas très bon pour lui. Le savait-il? Non, c'était impossible, personne ne savait. Comment connaissait-il l'existence du médaillon?

_ Pourquoi t'intéresses-tu à ce médaillon Potter? demanda-t-il sèchement.

_ Mondingus l'a volé quand Sirius est mort, ajouta-t-il à mi-voix.

_ Tu dis la vérité Potter, approuva le Seigneur des Ténèbres en rétrécissant ses yeux rouges, mais tu caches manifestement quelque chose. Je trouverais ce que c'est, je peux te l'assurer. Il faut quand même que tu m'expliques autre chose. Barjow n'avait plus aucun souvenir de votre rencontre, vous lui avez jeté un sort, pour lui faire oublier?

_ Non, affirma Harry d'un timbre tremblant ne comprenant pas. Luna m'en a empêché.

_ Tu ne mens pas Potter, observa-t-il d'un air pensif. Dans ce cas, ça veut dire que quelqu'un est passé derrière vous et a fait le ménage à votre place, avec de la magie très puissante. Tu as une petite idée Potter, affirma-t-il avec un sourire.

_ Je ne vous le direz pas, je préfère régler ce problème moi-même, rétorqua Harry en s'efforçant de ne pas paraître insolent.

_ Tu as des soupçons sur Abelforth Dumbledore, inutiles de me mentir Potter, je le perçois dans ton esprit. Je trouverais ce que tu caches à propos du médaillon de Serpentard et j'utiliserais tous les moyens. Il y a un toujours un maillon faible dans une équation, n'est-ce pas Potter?

Harry se réveilla en sursaut dans sa chambre. Il venait vraiment de parler, une nouvelle fois au Seigneur des Ténèbres. Il avait un mal de tête épouvantable, comme si quelqu'un lui avait laminé le cerveau à coup de hache. Il s'aperçut qu'il avait pleuré. Donc la douleur de sa vision était réelle. Il attrapa ses lunettes sur la table basse, se leva, mais ne put se tenir debout très longtemps. Prit de vertiges, il se laissa tomber sur le sol, en s'asseyant tout en battant des paupières. Quelques minutes plus tard, Abelforth entra dans la chambre d'un air indifférent, et se précipita vers lui.

_ Monsieur Potter, vous allez bien? demanda-t-il en sortant sa baguette.

_ J'ai mal à la tête, murmura simplement Harry.

_ Je vous ai entendu crier quand je revenais de la chambre de la petite Weasley. Une vision avec le Seigneur des Ténèbres?

Harry hocha faiblement la tête.

_ Je vais vous soignez monsieur Potter, finit par dire Abelforth en brandissant sa baguette magique, ça prendra moins d'une heure.

Abelforth lança un sort pour évaluer les dégâts. Le Seigneur des Ténèbres n'y avait pas été de main morte. Il n'aimait pas beaucoup Potter, mais il devait reconnaître qu'il n'avait pas eu de chance. Il l'avait écharpé de l'intérieur en laissant des plaies plus psychiques que physiques et très difficile à guérir. Ça devait être affreusement douloureux pour Potter. Heureusement, il avait la potion de magie noire qui fallait. Il releva Harry, le remit au lit et lui lança un sortilège de magie noire, qui devait le faire se sentir mieux.

_ Ça va un peu mieux? demanda-t-il.

_ Oui, mais je ne suis pas sûr que je puisse me tenir debout, répondit Harry dont les idées commençaient à s'éclaircir.

_ Le Seigneur des Ténèbres vous a bien amoché, lui avoua Abelforth avec une idée derrière la tête. Que voulait-il?

_ Savoir pourquoi j'avais été avec Luna sur l'Allée des Embrumes. Et visiblement, vous le saviez déjà, n'est-ce pas? Vous avez fait le ménage.

_ Vous êtes imprudent monsieur Potter, vous laissez trop de traces derrière vous. J'aurais pensé que mademoiselle Lovegood aurait eu plus de jugeote, mais elle l'a juste menacé ce qui n'était pas suffisant. Il fallait que quelqu'un couvre vos traces.

_ Que lui avez-vous fait? demanda Harry avec appréhension.

_ Un sortilège de confusion combiné avec le sortilège de l'Imperium, lui ont suffi à faire oublier votre entretient.

_ Vous lui avez lancé un Sortilège Impardonnable, reprocha Harry.

_ Voyons Potter, ce n'est pas parce que je ne conseil à personne de les apprendre qu'ils ne sont pas utiles. Le Seigneur des Ténèbres n'a rien put en tirer, c'est l'essentiel, non? Il faut nous donner les moyens d'agir contre lui, peu importe les conséquences. C'est exactement ce que mon frère me reprochait.

_ Je ne sais pas, dit Harry hésitant.

_ Monsieur Potter, il n'y a pas de sentimentalisme là-dedans. Si lancer un Sortilège Impardonnable sert nos intérêts, il faut le faire.

_ Donc vous seriez prêt à commettre un crime, si ça peut nous aider? demanda-t-il avec ironie.

_ Ça ne serait la première fois. Je vais chercher votre potion, monsieur Potter.

Sur ce, Abelforth sortit de la pièce avec un mince sourire aux lèvres content de son petit effet. Donc, Abelforth venait juste de lui dire qu'il avait déjà commis des meurtres. Pouvait-il lui faire confiance? Cette question n'arrêtait pas de revenir à son esprit. Et il n'avait pas vraiment envie d'y réfléchir maintenant alors qu'il avait horriblement mal à la tête. Mais après tout, c'était une théorie intéressante. Il était vrai que, s'il voulait servir d'avantage ses intérêts, il devait agir autrement. C'est à ce moment-là qu'Abelforth choisit de revenir avec une fiole.

_ Voilà, ça vous remettra sur pieds monsieur Potter, lui tendit-il la fiole.

_ Ce n'est pas aussi dangereux que la potion de l'autre fois, interrogea Harry soupçonneux.

_ Non, c'est une potion de guérison, mais si vous aviez pris ma potion calmante le Seigneur des Ténèbres aurait eu moins de pouvoir sur vous.

_ Je sais, il prit la fiole pour la boire d'une seul traite.

Une sensation extrêmement puissante de bien-être se répandit dans son esprit en produisant une vive chaleur. Il fut aveuglé quelques instants, puis tout redevint normal. Harry ne sentait plus aucune douleur dans sa tête.

_ C'est efficace, commenta Harry avec satisfaction en pleine forme.

_ C'est normal, c'est de la magie noire monsieur Potter, rétorqua Abelforth avec un sourire faussement joyeux. En parlant de ça, j'ai amélioré ma potion calmante qui devrait vous empêchez d'avoir des visions du Seigneur des Ténèbres. Après ce que vous avez subit, il serait peut-être judicieux de la prendre.

_ Je ne sais pas Abelforth, je voulais vous remercier, dit Harry avec gratitude en se levant.

C'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom, mais Abelforth Dumbledore ne s'en offusqua pas. Cela prouvait que Potter lui faisait un peu plus confiance et c'était toujours bon à prendre. Il faisait toujours cet effet-là aux gens, et Potter n'y faisait plus exception.

_ Pourquoi, monsieur Potter? feignit-il.

_ Pour avoir été plus intelligent là où j'ai été bête, soupira-t-il. Nous aurions dut effacer nos traces.

_ Oui, sauf que si vous lui aviez lancé un simple sortilège d'amnésie le Seigneur des Ténèbres aurait pu le briser. Laissez-moi arranger ce genre de chose en ne me cachant plus rien, monsieur Potter.

_ Vous pourriez peut-être m'apprendre à couvrir nos traces, suggéra Harry sans prêter attention à la suggestion.

_ Il y a certains sorts de magie noire que vous n'aimeriez pas apprendre, croyez-moi. Je vais juste me contenter de repasser derrière vous.

_ Très bien, approuva Harry trouvant la solution bonne même si la méthode d'Abelforth le dérangeait un peu.

_ Si jamais vous avez de nouveau des maux de tête venez me voir, déclara-t-il avec une mine faussement inquiète. Je dois retourner dans mon bureau, vous devriez aller dans la cuisine, mademoiselle Lovegood y est, ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil.

Harry blanchit. Visiblement, Abelforth était au courent. Une pensée lui vint brusquement à l'esprit. Au moment où, Abelforth sortit de sa chambre, il se retrouva entièrement habillé ce qui impressionna Harry. Il lui avait lancé un sort comme ça, sans baguette, sans même se concentrer.

_ Attendez, le rejoignit-il dans le couloir, vous avez des nouvelles de Ginny?

_ Plutôt bonne monsieur Potter, elle ne va pas tarder à se réveiller, confirma Abelforth.

_ Et vous ne me l'avez pas dit.

_ Vous sembliez occupé, sous-entendit-il.

_ Ne vous faites pas d'illusion, s'exclama Harry, je n'ai pas oublié Ginny.

_ Je n'en doute pas Potter, mais vous allez vite déchanter.

Abelforth le laissa seul dans le couloir tandis qu'il allait jusqu'à son bureau. Harry ne comprenait rien. Qu'est-ce que ça voulez dire vous allez vite déchanter? Jugeait-il sa relation avec Ginny? Savait-il quelque chose à propos d'elle, qu'il ignorait? En tout cas, il savait pour Luna. Enfin, il pensait qu'il se passait quelque chose entre eux. Il ne se passait rien entre eux d'ailleurs. Elle l'avait juste embrassé et il ne l'avait pas tout de suite repoussé, mais ça ne voulait pas dire qu'il n'aimait plus Ginny. De toute façon, ce genre de choses ne concernait pas Abelforth et il n'avait pas vraiment le droit de lui en parler. Il soupira tandis qu'il se dirigeait vers la cuisine. Quand il entra, il ne trouva que Tonks et Luna qui prenaient leur petit-déjeuner. Il remarqua que Luna portait une simple robe noire très élégante et courte, avec du tulle, et de petites bottines en tissus bleu foncé avec des marguerites. C'est tout Luna, pensa-t-il avec amusement, elle peut s'habiller de façon très gracieuse ou mettre des habits qui n'allaient pas ensemble. Il observa son décolleté profond, qui moulait bien sa poitrine conséquente. Elle croisa son regard et lui sourit.

_ Bonjour Harry, le salua-t-elle d'un voix évasive.

Harry lui répondit et dit bonjour à Tonks avant de prendre un petit-déjeuner conséquent. Tonks disait que, comme Ginny allait bientôt se réveiller, le mariage de Fleur et Bill pourrait peut-être se faire début Septembre. Il fallait encore que Ginny se réveil, pensait-il à ce moment-là. Il commençait à perdre espoir. Abelforth pouvait dire tout ce qu'il voulait, mais il ne lui avait pas donné l'autorisation de la voir. Les jours et les semaines passaient, et ça faisait presque un mois qu'elle était toujours inconsciente. On pouvait dire que les mangemorts l'avaient bien amochée. Elle lui manquait, évidemment, mais, alors qu'il devrait souffrir, chaque jour devenait moins douloureux, comme si finalement il l'oubliait. C'était cruel de penser à cela, mais il avait une certaine lassitude et ne savait si elle allait se réveiller, donc inconsciemment il avait commencé à tourner la page. Une fois, son petit déjeuner finit, Luna le suivit dans le hall.

_ Harry, appela-t-elle à voix basse pour ne pas réveiller le tableau de madame Black, je voulais te dire quelque chose.

_ Que veux-tu? demanda-t-il en fronçant des sourcils en espérant qu'elle n'allait pas parler de la dernière fois.

_ Tu te rappelles quand je t'ai dit qu'il pouvait y avoir plusieurs interprétations pour une prophétie?

_ Oui, répondit Harry ne comprenant pas où elle voulait en venir.

_ J'en ai parlé à mon père, et il m'a dit qu'il voulait bien t'aider. On va chez moi, cette après-midi, père a dit qu'il était d'accord pour t'en parler.

_ Tu es sûr qu'il faut qu'on aille chez toi? tenta de dissuader Harry. Ici, c'est plus sécurisé.

_ Harry, mon père a un magazine à faire tourner, il ne va pas se déplacer au square Grimmaurd, s'il n'y a pas une réunion de l'Ordre. Écoutes, je suis sure qu'il n'y aura pas de problème, ne t'inquiète pas.

Elle l'embrassa sur la joue et retourna à la cuisine.

Harry réfléchissait à ce qu'elle venait de dire. Ce n'était pas elle, qui avait entendu le Seigneur des Ténèbres déclarer qu'il serait prêt à tout pour découvrir ce qu'il cachait avec le médaillon. Il prit ensuite le chemin de la bibliothèque. Après ce qu'il s'était passé la nuit dernière, Harry était plus déterminé que jamais à apprendre la magie noire. Plus de doutes, ce temps-là était révolu. Il entra presque enthousiaste.

_ Enfin Potter, je me demandais tu allais revenir un jour, lâcha Alpharus en guise d'accueil.

_ Disons que les choses on changés et m'ont conforté dans cette idée, approuva Harry.

_ Potter, c'est quelque chose de sérieux que tu ne peux pas prendre à la légère. Une fois que tu seras lancé là-dedans tu ne pourras pas revenir en arrière.

_ Je sais et je suis prêt, affirma-t-il avec assurance.

_ Tu as fait les exercices que je t'ai demandés?

_ C'est-à-dire? fait-il préciser car il n'en souvenait plus.

_ S'entraîner à mentir, à être hypocrite et à maîtriser ses émotions Potter, déclara le fantôme.

_ Un peu, s'aventura-t-il avec prudence.

_ Ce n'est pas vraiment suffisant Potter. Avec la magie noire, tu auras de plus en plus de mal à avoir un comportement normal, donc tu seras obligé d'être comme ça, tout le temps. Oses dire que ça ne t'a pas servi.

_ Effectivement, j'ai réussi à contourner la vérité de cette manière, avoua-t-il.

_ On ne peut pas la contourner Potter, mais on peut en dire juste assez pour en cacher une partie. Donc, tu as intérêt à te cacher derrière une façade, pour te protéger. Je veux tester ta capacité de résistance aux sortilèges de torture.

_ Quoi, s'exclama Harry avec crainte.

_ Je ne vais pas les pratiquer sur toi, rassura-t-il, je vais invoquer une illusion d'un animal et lui lancer un sort de torture. Ce sera juste illusoire, mais ça fera très réel.

_ Vous voulez que je fasse quoi?

Harry n'aimait pas du tout la tournure que prenait les événements. C'étaient peut-être comme ça que le fantôme avait transformé certains Black en tueur.

_ Tu vas apprendre à regarder et à rester impassible Potter, lança le fantôme d'un ton sec.

_ Quel est le rapport avec la magie noire?

_ C'est la base même de la magie noire, si tu ne peux pas assumer les conséquences d'un sort que tu vas lancer, tu ne pourras pas faire de magie noire.

_ Et comment je suis sensé rester impassible?

_ C'est juste des illusions Potter, remarqua Alpharus, si tu ne peux pas, ce n'est même pas la peine de continuer, ce n'est rien à côté de ce qui t'attends vraiment.

_ D'accord, céda Harry pensant que c'était une très mauvaise idée.

_ Bien, commençons, déclara le fantôme avec un air satisfait.

Il murmura une longue litanie de mots et un chat apparut. Harry eut un peu peur, lorsqu'il remarqua que l'animal ne laissait paraître aucune trace d'illusion.

_ C'est bien une illusion Potter, lut-il dans ses pensées. Passons aux choses sérieuses.

Il bougea sa main fantomatique et le chat se tordit de douleur au sol, de la même manière que s'il avait reçu un Doloris. Même si Harry savait que c'était une illusion, il ne put regarder cette vision d'horreur, et les couinements de l'animal ne facilitaient pas les choses.

_ Potter, hurla le fantôme, je t'ai dit de regarder. Le but est de rester impassible et tu détournes le regard.

_ Je ne peux pas, ça fait trop réel.

_ Potter, si l'un de tes proches se retrouve dans cette situation, il faudra que tu gardes ton sang-froid pour trouver une solution. Penses-y Potter et fait un effort. On recommence.

Alpharus fit de nouveau l'opération et l'animal subit le même sort que précédemment. Harry fut révulsé par ce spectacle, mais se força malgré tout à regarder. Ce fut horrible, il eut l'impression de ressentir la peine de l'animal et au bout de trente secondes, il tourna le dos à l'animal n'en pouvant plus.

_ Je ne peux pas, finit par dire Harry, c'est trop dur.

_ Tu as pourtant tenu plus longtemps que la fois précédente, l'informa le fantôme.

_ Oui, mais c'était insupportable.

_ C'est juste au début, une fois que tu te seras bien forcé à regarder la sensation s'estompera. N'oublie que c'est l'illusion d'un chat et pas un chat.

_ Oui, mais l'illusion est tellement bien faite, qu'on dirait un vrai.

_ La différence est que toi, tu sais que c'est un faux. Tu vas le faire Potter, c'est indispensable.

Harry se dirigea vers la porte dans l'intention de sortir, mais il fut stoppé en plein mouvement.

_ Je ne crois pas non, répliqua froidement Alpharus, on avaient dit qu'il n'y avait pas retour en arrière possible. Maintenant, que tu es ici, tu vas le faire Potter. Je crois que je vais d'ailleurs t'y contraindre.

_ Vous n'avez pas de droit de…, commença Harry.

_ Bien sûr que si, tu as besoin d'avoir plus de dureté Potter. N'essayes pas de me combattre, on ne peut pas défaire cette magie.

Harry sentit une force qui l'obligea à regarder l'animal. Pendant plus de deux heures, Alpharus fit pleuvoir toutes sortes de torture. Le chat se tortillant de douleur au sol, brûlé par des flammes magiques, étranglé par une corde, ligoté par une chaîne incandescente, l'écartelé et autres acte de barbarie. Ne pouvant rien faire, Harry fut d'abord répugné par ce qu'il vit et commença ensuite à trouver cela moins pénible. Comment expliquer que, plus il regardait moins il se sentait gêné par la scène qui se déroulait devant ses yeux? Abelforth avait réussi, car c'était de pire en pire, ce n'était qu'une illusion après tout, donc tant pis si c'était déplaisant à regarder. Il ne pouvait pas lutter. Mais, comme si ce n'était pas suffisant, au bout d'une heure, Harry était comme hypnotisé et n'essayait même plus de combattre d'Alpharus.

Quant à Alpharus il était content du comportement de Potter. De son vivant et de sa mort, il avait étudié la manipulation de la mémoire et de l'esprit. L'homme ne pouvait pas supporter moralement un tel acte, même si c'était une illusion, mais à force de le conditionné à genre de chose, l'esprit et la conscience commençait à s'y habituer. Cela s'imprimer dans l'âme et modifiait la conception morale de bien et de mal. Or, Harry résistait, mais réagissait tout de même bien. Alpharus, qui était maintenant un fantôme, adorait voir les gens grandir et c'était le cas de Potter. Au bout de trois heures, il estima qu'il était suffisamment endurcit. Il leva sa propre magie et lui fit face.

_ Comment avez-vous fait? demanda Harry de façon agressive.

_ C'est juste une question d'endurance Potter, répondit le fantôme avec un sourire narquois.

_ Ce pauvre chat se faisant torturer ne me fait plus rien, s'exclama Harry.

_ Vous pouvez peut-être me remercier Potter, lâcha Alpharus. Nous recommencerons ce genre d'exercice fréquemment. Vous êtes enfin prêt pour apprendre la magie noire Potter.

_ Comme si on avait besoin de ça, lança Harry dédaigneusement.

_ Réfléchis Potter, beugla le fantôme, ça sera plus facile car tu pourras jeter des sorts, sans que ça soit trop douloureux pour toi. Maintenant, nous allons voir un sort très puissant qui est utile pendant un combat c'est le Nebuma. Ce sera ton premier sort de magie noire. Aucune objection Potter ?

_ Non, répondit Harry en soupirant savant que ça ne servait à rien de revenir sur l'incident du chat.

Quelque chose de plus intéressant occupait l'esprit d'Harry. Il allait apprendre son premier vrai sort de magie noire. Bien sûr, il avait déjà essayé le Doloris par colère, ainsi que le Sectumsempra pour se défendre, mais il ne les avait pas réellement étudiés jusque-là. Il savait que ce n'était pas forcément une bonne idée, mais il le fallait. Le Seigneur des Ténèbres était trop fort, et s'il voulait pouvoir se défendre, il devait s'en donner les moyens. Abelforth n'avait pas totalement tort, quelques fois pour arriver à ses fins, il fallait faire des sacrifices.

_ Bien, s'exclama Alpharus avec un regard impérieux, le Nebuma, c'est-à-dire le sortilège de brume magique, consiste à créer une brume noire épaisse, qui non seulement plongera pendant une courte durée l'adversaire dans l'obscurité, mais qui lui sera en plus toxique.

_ C'est suffisant pour transplaner? demanda Harry avec intérêt.

_ Oui parce que tu bénéficies de l'effet de surprise et comme ça distrait ton adversaire, tu peux reprendre l'avantage. Il y a un livre très bien dessus, que tu dois trouver trois allées plus loin. Il s'appelle Magie Noire Pratique, va le chercher.

Harry ne protesta même pas à l'ordre et se déplaça à travers les rayonnages pour atteindre l'endroit indiqué par le fantôme. Il prit un certain plaisir à laisser courir sa main sur des livres tous plus noir les uns que les autres dont certains diffusaient une certaine énergie. Cette bibliothèque était peut-être aussi grande de Poudlard, il y avait énormément d'ouvrages dans une pièce qui était tout simplement énorme. Harry se surprit à penser qu'il commençait à aimer cet endroit. Il finit par trouver le volume qui était bien rangé par ordre alphabétique et l'apporta à Alpharus avant de se souvenir que celui-ci ne pouvait ne pouvait rien attraper.

_ C'est une offense Potter, commenta-t-il d'un air vexé. Je me baserais sur ce grimoire pour te faire apprendre les sorts.

_ Il y a les Impardonnables, dit Harry à mi-voix en feuilletant le livre.

_ Il va bien falloir que tu les apprennes Potter, d'où la nécessité de t'habituer à voir quelqu'un se faire torturer.

_ Je ne suis pas sûr de vouloir les étudier, finit par dire Harry en fronçant les sourcils.

_ Tu en auras besoin Potter, affirma le fantôme. A la page deux-cent-six tu trouveras comment faire le sort. Débrouilles-toi, je te corrigerais après.

Harry se plongea dans la lecture du livre, sans que cela ne le dérange, et le dévora des yeux. Il prit finalement sa baguette, et commença à produire de la fumée, alors qu'il pensait à un brouillard, noir, épais et dense. Il augmenta sa concentration, mais ne réussit pas à aller plus loin. Il essaya avec la formule, et n'eut guère plus de succès.

_ Potter, intervient Alpharus qui le regardait se débattre avec le sort, tu dois te servir de la puissance de la fumée pour réussir le nebuma.

_ Je ne comprends pas.

_ Tu dois déverser tes plus sombres pensées dans la fumée qui va se transformer en brumes.

_ Donc, une fois que j'ai réussi à produire de la fumée sans formule, je dois dire le sort? demanda Harry qui commençait à comprendre.

_ C'est ça, confirma-t-il, la formule nebuma doit être comme une expiration de ce que tu as emmagasiné. Essayes Potter.

Suivant les instructions du fantôme, il lança le sort et réussi à produire une faible brume chaude et translucide. C'était un début, mais ce n'était pas vraiment l'effet recherché. Il sentait quelque chose de différent lorsqu'il exécutait le nebuma. Alpharus lui fit recommencer plusieurs fois jusqu'à ce qu'il arrive à produire un brouillard noir bien opaque au bout d'une demi-heure. Pour réaliser ce sort, il se servait de ses pires souvenirs. Il sentit le pouvoir de sa magie noire, répandre une grande vague de froid en lui. Cette sensation était enivrante et lui procurer de la satisfaction lorsqu'il réalisait le sort.

_ Bien Potter, déclara le fantôme d'un ton encourageant, maintenant que tu maîtrises le sort, tu vas dire la formule directement sans produire de fumée. Tu dois être capable de le lancer rapidement dans un duel.

_ Nebuma, lança Harry en mettant toute sa colère et sa haine pour Bellatrix dans le sortilège.

La brume ne se composa pas, laissant la place à un panache de fumée rosâtre. Il fallut une nouvelle demi-heure de travail acharné à Harry pour produire un brouillard dense et acceptable.

_ Prends une pause, mais je veux te voir cette après-midi, ordonna Alpharus.

_ Je ne peux pas, répondit Harry. Je dois aller chez le père de Luna.

_ Pourquoi?

_ Pour avoir des réponses à propos de cette prophétie qui me lie avec le Seigneur des Ténèbres.

_ Alors tu as intérêt à revenir vite, parce que je ne tolérerais plus, le fait que tu ne prennes pas ça au sérieux.

_ J'essaye de concilier les deux, remarqua Harry de façon insolente.

_ Tu as une interprétation sélective des faits, mon cher. N'oublies pas que si tu vas trop loin, je peux te le faire payer.

La vision de Voldemort était encore vivace dans son esprit ainsi que la douleur qu'il avait ressenti. Harry frissonna brusquement face à cette menace voilé, il avait tout d'un coup perdu toute forme de rébellion.

_ J'ai compris, abrégea-t-il, maintenant je vais y aller.

Sans que le fantôme n'ait eu le temps d'objecter, Harry sortit de la bibliothèque afin de rejoindre la cuisine pour déjeuner. Il eut la surprise, de voir Hermione faire les cent pas de façon inquiète dans le hall d'entrée.

_ Harry, invectiva-t-elle d'une voix de crécelle, où étais-tu passé ce matin?

_ Bonjour à toi aussi Hermione, répondit froidement Harry mécontent du ton qu'employait son amie.

_ Il était avec moi, intervient une autre voix dans le hall.

_ Luna, prononça Hermione comme si c'était impossible, comme ça il était avec toi?

_ Harry et moi travaillons ensemble, mentit-elle sans aucun problème.

_ Tout à fait, elle m'a apprit quelques sortilèges qui pourraient être utiles, approuva Harry en saisissant la perche que Luna lui tendait. J'en avais bien besoin Hermione crois-moi.

Suspens. Suspens insupportable. Pourquoi Luna était venu une fois de plus à son secours? Elle n'était pas vraiment obligée de le couvrir comme ça. Après tout, il avait bien cherché une petite dispute avec Hermione. Il la négligeait beaucoup ces temps-ci. Depuis qu'elle avait fait une sorte de dépression, quelque chose c'était cassé. C'était la douleur de Ginny qui les avait rassemblés, mais ce n'était plus la même chose qu'avant. Il se demandait si, elle ne lui cachait pas quelque chose avec Abelforth. Harry commençait à avoir des doutes, sur le fait qu'une fille aussi forte qu'elle, tombe aussi facilement en dépression. C'était suspect. Abelforth n'avait pas une très bonne influence sur les gens et il pouvait les pousser à bout, Harry l'avait déjà vu à l'œuvre, et les manipuler comme il le voulait. C'était comme s'il connaissait toutes les réactions humaine et qu'il était capable de prévoir à l'avance. Toujours était-il, qu'il attendait de voir si Hermione le croirait. C'était la deuxième fois qu'il s'étonnait du talent d'actrice de Luna, qui semblait mentir très aisément, mais il n'était pas aussi sûr du sien. Il pensait qu'il ne s'était pas montré très convaincant. Il ne put, une fois de plus, s'empêcher d'être attiré par Luna, qui lui envoya un regard bleu rassurant, comme si elle sentait son inquiétude.

_ Luna et toi vous vous êtes bien rapproché, finit-elle par dire au bout d'un moment.

_ Tu sais Hermione, le chagrin peut parfois changer les personnes…

C'est peut-être un peu méchant, pensa Harry. C'était clairement une phrase à double-sens pour bien lui rappelé qu'elle avait été absente. Harry lui en voulait toujours, elle ne lui avait pas parlé pendant des semaines et maintenant, il fallait que tout redevienne normal. C'était du Hermione tout craché, ce désir de vouloir tout contrôler. La situation lui avait échappé quand elle avait fait sa déprime, et maintenant elle essayait de reprendre le contrôle, mais Harry n'aimait pas vraiment cette manière de faire et elle n'avait pas besoin qu'elle lui dicte ce qu'il devait faire.

_ Harry, ce que je veux dire c'est que depuis ce qu'il s'est passé avec Ginny tu es distant, fit-elle remarquer.

_ Et qu'est-ce que je devrais faire Hermione? demanda-t-il d'un ton trop calme. Il faudrait que je fasse comme s'il ne s'était rien passé?

Harry s'indignait des paroles d'Hermione, mais il arrivait à conserver son sang-froid et à ne pas perdre patience. Ça ne servait à rien de s'emporter et de réveiller le tableau de madame Black. Il s'étonnait de gérer si bien la situation. Il venait de lui mentir et maintenant il arrivait à maîtriser ses émotions. Quel revirement! Peut-être que c'était ce sort de magie noire, ou la méthode d'Alpharus en le forçant à regarder froidement quelqu'un qui se faisait torturer, mais il avait les idées parfaitement claires.

_ Ce n'est pas ce que je voulais dire, protesta la brune, simplement j'ai l'impression que tu perds de vue ton objectif qui est de récupérer les Horcruxes.

_ Ah oui? Parce que l'autre fois quand j'ai été avec Luna sur l'Allée des Embrumes ce n'était pas pour essayer de récupérer un Horcruxe par hasard, répliqua-t-il sur la défensive.

_ Oui, et tu n'as informé personne de ce qu'il s'est passé, protesta-t-elle.

_ Parce qu'Harry n'a pas voulu avouer ses échecs, intervient Luna avant qu'il n'est eu le temps de répondre. C'était une impasse Hermione, voilà ce que c'était. Il n'allait pas vous donnez de faux espoirs en vous disant qu'il était vraiment passé juste après Amycus. C'était une façon de vous protégez, tu sais combien il souffre pour Ginny.

_ Et alors quoi, il ne va rien faire? Le Seigneur des Ténèbres a gagné et c'est tout, claqua de colère la voix d'Hermione.

Harry ne voulait pas intervenir dans ce petit duel entre Hermione te Luna. Il allait voir comment Luna s'en sortait et allait lui laisser gérer la situation. La blonde pensait vraiment que c'était pour protéger les autres qui ne leur avaient pas dit les résultats de son escapade, intéressant, il pourrait peut-être utiliser ça à son avantage. Luna était absolument magnifique lorsqu'elle se disputait avec quelqu'un.

_ Tu sous-estime Harry, Hermione. Il ne veut juste pas vous entraîner dans ce genre de chose.

_ On en a déjà parlé, on devrait faire les choses ensemble, Harry a besoin de nous, déclara Hermione d'un air buté.

_ Vraiment Hermione, pourtant quand Harry avait besoin de toi, tu étais enfermé dans ta chambre. Ce n'est pas toi qui l'a ramassé en petit morceau après. Je suis sûr que les Ronflak Cornus sont d'accord avec moi, ajouta véhémentement Luna comme s'il elle voulait l'énerver.

_ Ces créatures n'existent pas, rétorqua-t-elle ne voyant pas la manipulation.

_ Ce que tu peux être bornée Hermione, tu es vraiment étroite d'esprit. Ne changes pas de sujet. Harry a peut-être changé depuis l'accident de Ginny, mais je peux t'assurer que c'est le même, il a subi un traumatisme, c'est tout. Alors que ces derniers temps tu n'as été présente, je crois qu'Harry n'a pas besoin de te rapporter tout ce qu'il fait. As-tu confiance en lui?

_ Bien sûr, quelle question.

_ Fais-lui confiance dans ce cas, tu n'as pas besoin de tout contrôler Hermione.

_ Tu as raison Luna, approuva-t-elle en se tournant vers lui, je suis désolé Harry si je te suis tombée dessus, je m'inquiétais.

_ Ça arrive à tout le monde de s'emporter, n'est-ce pas?

Harry avait encore une fois lancé une phrase à double sens et ne sentait pas le besoin de s'excuser, après tout c'était Hermione qui avait fauté.

_ En effet, fronça-t-elle les sourcils. Au fait, on déjeune chez Ron ce midi. Mais je crois que je vais déjeuner ici, rajouta-t-elle avant de partir.

_ Merci Luna, j'apprécie que tu m'aie défendu.

_ Je ne suis pas débile Harry, répondit-elle avec un soupir. Tout ce qu'elle a dit est vrai. Tu as changé.

_ Comment ça?

_ Tu es plus solitaire qu'avant, plus froid, plus calculateur et donc plus réfléchit. Mais tu prépares quelque chose Harry, je peux le sentir.

_ Je prépare quelque chose, fit-il préciser étonné par sa perspicacité.

_ Allez, ne joue pas à ça avec moi. Harry, quoique tu fasses, je te suivrais.

Harry fut touché par les paroles de Luna. C'était certainement la chose la plus folle qu'on lui ai dite, mais qui montrait sa fidélité. Mais, il avait du mal à saisir. Que voulait-elle dire? Avait-elle comprit quelque chose? Elle laissait planer le doute et lui ne comprenait plus rien à la situation. Si elle se doutait de quelque chose pourquoi le défendre? Il se posait trop de questions, il fallait qu'il fasse attention où aller devenir paranoïaque. Il l'a prit dans ses bras, succombant à son désir et cherchant en même temps du réconfort. La blonde hésita quelques instants, puis resserra son étreinte en l'entourant avec ses bras. Elle lui caressa tout d'un coup les cheveux. Puis, leurs deux visages se trouvèrent né à né. Leurs têtes se rapprochèrent lentement et Luna l'embrassa doucement, plus pour le tester. Harry répondit avec désir. Il l'a plaqua contre le mur, dans un élan sauvage. Leurs baisers s'enchaînèrent de façon intense et grossière. Le désir à l'état brut. Harry passa sa main sous ses cheveux blonds emmêlés qui dégageaient une douceur et un parfum de fleur. La sensation de sa peau laiteuse était comme une drogue. Sa langue tiède contre la sienne était envoûtante. C'était comme si le temps était suspendu. Rien ne comptait. Il ne pouvait pas lutter contre cette attraction. C'était quelque chose de nouveau, qui était plus forte que lui. La situation dérapa, comme elle avait déjà dérapé auparavant, quand il s'aperçut qu'il pelotait Luna et qu'elle nageait de littéralement de plaisir. C'était du déjà vu, et pourtant c'était encore mieux. Il sentait son souffle chaud saccadé dans son coup et elle laisser échapper même des gémissements. Elle aimait ça. Sans comprendre pourquoi, il apprécia le pouvoir qu'il avait sur elle. Il n'y avait pas d'amour entre eux, mais il pourrait peut-être utiliser la faiblesse de Luna. Ça pourrait toujours être utile d'avoir un lieutenant dévoué. Non, pourquoi j'ai de telle pensées? se demanda-t-il. Cette entrevue avec le Seigneur des Ténèbres et son premier cours avec Alpharus l'avait changé…Son esprit lui criait d'arrêter, mais il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas. Il n'avait pas vu Ginny aussi excité que Luna lors de ses baisers. Il comprenait mieux pourquoi Luna le défendait. Comme il aurait aimé que ce moment continu...Mais, il entendit soudain du bruit dans l'escalier. Pourquoi fallait-il qu'on lui gâche ce moment? Il lui donna un dernier baiser avant de la repousser.

_ On ne peut pas faire cela ici, murmura-t-il pour ne pas être entendu.

_ Tu as raison, on ne peut pas se permettre d'être ici, approuva-t-elle. Écoutes, je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe entre nous, mais je ne me séparerais pas Neville. Notre couple ne va très en bien en ce moment, mais je veux faire en sorte que ça marche.

_ C'est toi qui a commencé Luna, fit-il remarquer.

_ On en avait envis tous les deux Harry.

_ Tu as raison, de toute façon je ne vais pas rompre avec Ginny, elle est juste dans le coma.

Du bruit venait d'Abelforth qui se présenta devant eux avec un sourire entendu.

_ Vous n'allez pas déjeuner chez les Weasley? posa-t-il la question avec un air mièvre.

_ Bien sûr que si, s'offusqua faussement Harry en lui lançant un regard noir.

Il attrapa la main de Luna, se concentra sur le Terrier et transplana. La petite maison ne semblait pas avoir beaucoup changé. Une odeur absolument fantastique s'élevait d'une casserole d'où une cuillère en bois tournait toute seule. Harry avait presque oublié cette ambiance de la maison sorcière. Au square Grimmaurd c'était tout de suite beaucoup moins accueillant et plus froid.

_ Ça sent très bon, lança Luna.

_ C'est normale, lui répondit Fleur, c'est une ratatouille. J'ai voulu faire la cuisine. Ça va Luna et toi Arry?

_ Harry, se jeta sur lui madame Weasley en le serrant fortement dans ses bras, ça faisait tellement longtemps. Il faut tous vous mettre à table.

Harry et Luna s'assirent à ta table et y trouvèrent Ron. Harry se dit que, s'il ne voulait pas qu'on le soupçonne de faire de la magie noire, il devait agir normalement sans attirer l'attention. Il parla de Quidditch à Ron, pendant que madame Weasley parlait avec Tonks du ministère. Puis, Ron demanda à Harry ce qu'il comptait faire pour trouver les Horcruxes. Harry fronça les sourcils, donc Ron semblait en avoir marre de cette histoire d'Horcruxes sinon il lui aurait fait confiance. Ce qu'il voulait faire après, Harry ne savait pas très bien, il devait apprendre la magie noire, mais concernant les Horcruxes, il était clairement dans une impasse. Peut-être en apprendrait-il plus sur eux, avec l'explication de la prophétie que le père de Luna allait lui donner. Heureusement, il fut sauvé de son absence de réponse par une dispute entre madame Weasley et Abelforth. Harry avait l'impression que la femme était la seule à voir clair dans son jeu. Lui-même ignorait à quel point Abelforth l'avait manipulé. Il ne pouvait pas expliquer comment, mais il lui faisait confiance ce qui était arrivé tout d'un coup, peut-être qu'il ne devrait pas. Il chassa vite ce sentiment, il avait peur de cet homme et se sentait pourtant en sécurité. Quel paradoxe.

_ Je ne crois pas me souvenir de vous avoir invité Abelforth, apostropha madame Weasley.

_ Quelle importance? s'exprima-t-il d'un ton suffisant. Ce n'est pas comme si vous pouviez me jeter dehors Molly, n'est-ce pas?

_ Je n'aime pas cette façon que vous avez de vous invitez chez les gens.

_ En tant que directeur de l'Ordre, je ne pouvais pas laisser autant de monde sans protection, vous le savez bien.

_ Vous avez vraiment réponse à tous Abelforth, vous voulez peut-être nous espionner? Ça ne serait pas la première fois…

_ Ça suffit, cria Arthur qui venait de transplaner dans la pièce. Molly, Abelforth est un ami et il est le bienvenue ici.

_ Merci Arthur, c'est un discours très sage, j'apprécie.

_ J'en suis ravie Abelforth, veuillez excuser ma femme.

_ Je ne sais pas pourquoi elle me déteste, je commence à en avoir marre de ses sautes d'humeur.

Dans un silence pesant, tout le monde finit par s'asseoir et manger ce que servait Fleur. Abelforth parla du fait que Ginny allait bien et qu'elle allait bientôt se réveiller et tout le monde l'écoutait. La ratatouille était excellente et Harry se resservit plusieurs fois. Il était bien content que la dispute entre Molly et Abelforth se soit passé à ce moment-là, car de cette façon il n'avait pas eu à répondre à Ron. En dessert Fleur leur donna ce qu'elle appelait la tarte tatin. Harry la félicita en lui avouant que c'était délicieux. Pendant qu'il mangeait, quelque chose le choqua. Personne, même Ron, ne semblait inquiet sur l'état de Ginny. Bien sûr, Abelforth leur avait donné des nouvelles, mais tout le monde agissait comme si tout était normal. Même madame Weasley semblait plus soucieuse de provoquer une querelle entre le frère d'Albus, que s'occuper de l'état de sa fille. Cela démoralisa Harry. Ils agissaient comme si elle n'existait pas, ou comme si elle était morte. Il soupira intérieurement, il se demandait si Abelforth ne s'était pas trompé sur son diagnostic. Cela faisait plusieurs semaines qu'il disait qu'elle allait mieux et pourtant elle ne se réveillait pas. Enfin, songea-t-il, il fallait juste qu'il continu d'avancer et il ne savait pas vraiment ce qui se passait avec Luna. Il savait qu'il n'était pas amoureux d'elle, mais pourtant elle l'attirait comme un aimant, et c'était plus fort que lui sans qu'il ne puisse l'expliquer. Pendant qu'il était perdu dans ses pensées, les convives quittaient progressivement la table et certains, comme Tonks, disparurent dans de grandes flammes vertes dans la cheminée ou transplanèrent. Madame Weasley était en train d'enchanter la vaisselle pour qu'elle se face, tandis que Fleur devait faire des achats à Pré-au-Lard. Harry se dit finalement qu'il devrait essayer d'avoir un comportement plus normal avec ses amis. Il était en train de laisser le Seigneur des Ténèbres se mettre entre eux, et ce n'était pas forcément une bonne chose. Bien sûr, il ne voulait pas parler de ça à Ron, ni de ses projets avec la magie noire, mais ce n'était pas pour cela qu'il devait ignorait ses amis. De plus, s'il ne voulait pas trop attirer l'attention sur ses activités, il avait intérêt à passer inaperçu. Voyant qu'Abelforth, pour une raison qu'il ignorait, semblait prendre tout son temps pour savourer son thé, Harry envisagea d'aller dans le salon.

_ Ron, Luna, je peux vous parlez une minute? interrogea-t-il avec discrétion.

Les trois comparses se déplacèrent l'air de rien dans le salon et Ron ainsi que Luna se tournèrent vers Harry en lui demandant plus ample explication.

_ Ron, je voulais te dire que nous n'avons rien trouvé sur l'Horcruxe, avoua Harry. Une fois de plus, le Seigneur des Ténèbres est passé avant nous.

_ Il avait envoyé une semaine avant Amycus pour récupérer le médaillon, compléta Luna.

_ Génial, qu'est-ce qu'on fait maintenant? demanda Ron d'un air déçu.

_ On ne va rien lâcher, s'avança-t-il plus se convaincre lui-même. Mais, j'ai eu une vision et je sais qu'il est au courent pour le médaillon.

_ Comment? C'est ce traître de Barjow et Beurk, ajouta Luna, je savais que j'aurais dut lui lancer un sort d'amnésie.

_ De mieux en mieux, ironisa Ron, peut-être que le grand méchant sait également pour les Horcruxes.

_ Je ne pense pas, dit simplement Harry, mais ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne le sache. Écoutez, ce médaillon reste notre meilleure piste.

_ Tu veux piéger Amycus? lança Ron incrédule.

_ En partant du principe que c'est lui qui a le médaillon, le Seigneur des Ténèbres a sûrement dut le récupérer, intervient justement Luna.

_ C'est de la folie Harry, on n'y arrivera pas, prononça la voix brisée de Ron.

_ On trouvera un moyen, il suffit d'élaborer un plan, s'entêta Harry.

_ Pourquoi on fait une réunion qu'entre nous trois?

_ Je ne sais pas Ron, Ginny est dans le coma, Hermione était complètement hystérique ce matin et Neville n'a pas refait son apparition.

_ J'ai l'impression que tout le monde nous cache des choses, et il est clair que Vous-Savez-Qui essaye de prendre le pouvoir doucement, mais qu'au final il va y arriver sans que personne ne s'en rende compte, révéla Ron d'une voix à peine audible.

_ Peut-être que quelqu'un cherche à nous diviser, fit-elle ressortir le regard dans le vague.

_ Comment ça Luna? interpella Harry inquiet de sa réflexion.

_ Réfléchit Harry, Hermione perd les pédales, Ginny tombe dans le coma, Neville est brusquement absent et Ron se retrouve ici avec sa mère, conclut-elle.

_ Tu penses à…

_ Au Seigneur des Ténèbres, coupa-t-elle en lui lançant un regard appuyé comme si elle le perçait à jour, il a plus d'intérêt si nous sommes divisés.

Harry réfléchit à toute vitesse. Ou bien à Abelforth, c'est lui qui avait envoyé Ron au Terrier. Dans ce cas, quel était son intérêt? Elle avait raison bien sûr, mais c'était devenu assez personnel pour qu'il s'occupe de certaines choses seules. Comment dire aux autres qu'il faisait de la magie noire ou encore que le grand Voldemort le voulait comme partisan? C'était impossible, et pour ça Harry n'allait pas impliquer ses amis. Le pire c'était que le Seigneur des Ténèbres comptait sûrement sur ça, mais il devait faire avec. Il devait le dire à Ron pour la prophétie, peut-être qu'il lui mentirait après si ça n'allait pas dans le bon sens, mais il fallait qu'il l'informe.

_ Nous pensons que le père de Luna pourrait nous éclairer sur le sens de la prophétie, se décida soudain Harry.

_ Tu sais déjà ce qu'elle veut dire, non?

_ En réalité les prophéties sont plus difficiles que ça Ron, interrompit-elle Harry qui s'apprêter à parler d'un ton d'expert. Les prophéties sont un langage magique ancien qui peuvent avoir plusieurs interprétations, comme mon père est un spécialiste en art divinatoire, il doit avoir des informations.

_ Bien, si ça donne quelque chose Harry, tu me tiens au courant? baissa-t-il encore le ton.

_ Bien sûr Ron, tu peux compter sur moi, mentit-il avec assurance.

_ Ok, je vais dans ma chambre et allez-y.

Ron s'exécuta aussitôt en se dirigeant vers l'escalier qui menait vers sa chambre. Luna regardait Harry avec un air triste.

_ J'espère que tu sais ce que tu fais Harry, prévient-elle comme si elle voyait clair dans son jeu.

_ Je suis sûr que Xenophilius pourra apporter des révélations très constructives à monsieur Potter, intervient Abelforth avec un grand sourire.

_ Vous savez déjà ce qu'il va me dire, n'est-ce pas? douta Harry.

_ Je n'ai pas ses connaissances en art divinatoire, mais je suis étonné que mon frère ne t'ai jamais rien dit. In en connaissait bien plus sur le sujet que moi.

Sur ces paroles nébuleuses il transplana ce qui eut le dont d'énerver prodigieusement Harry. Ce n'était pas le moment de paniquer, il fallait qu'il ait tout son cerveau pour réfléchir. Il sa calma et se tourna vers Luna en lui tendant la main pour transplaner à son tour. Ils disparurent tous deux dans de puissants crac sonore.

Ils réapparurent devant le seuil d'une grande maison. Ce n'était pas tout à fait un manoir, mais Harry fut étonné par le luxe de la propriété. Luna ne lui avait jamais réellement dit qu'elle descendait d'une ancienne famille de sang-pur, comme l'avait insinué Alecto, et encore moins qu'elle était riche. Luna apposa sa main sur une lourde porte en bois ouvragé, et quelques minutes plus tard, une elfe de maison vint leur ouvrir. Harry fut, une fois de plus étonné, il ne s'attendait pas vraiment à ce que Luna ait une elfe de maison. Elle, qui était tellement pour les créatures fantastiques.

_ Papa est là? murmura-t-elle.

_ Oui, je vais vous menez à lui.

_ Harry, je te présente notre elfe de maison Cora.

_ Bonjour Cora, salua-t-il.

La petite créature poussa un cri. Elle n'était visiblement pas habituée à ce genre de choses.

_ Il n'y a que Luna qui a le droit d'être aussi gentille avec Cora, susurra la petite elfe.

_ Oui, papa dit toujours que c'est une perte de temps. Cora, tu nous fais entrer et tu appelles papa, ordonna la Lovegood.

_ Bien Luna, affirma l'elfe en invitant le duo à l'intérieur.

Quand Harry entra et entendit la lourde porte en bois se refermer derrière lui, il eut l'impression d'être dans un palais. Bien sûr, cela devait être plus grand et plus luxueux chez les Malefoy, mais ce petit manoir ne manquait pas de charme. Il n'y avait pas de marbre ou de dorure, mais des boiseries sculptés sur les murs. L'elfe de maison les emmena dans un salon avec une grande cheminée, des fauteuils et un canapé en velours bleu-gris et verts foncé mordoré ainsi qu'une immense tapisserie représentant des centaures qui s'élançaient contre des gobelins armes brandit. Il avait en effet apprit l'existence d'une grande guère entre gobelins et centaures, cette tapisserie daterait-elle de cette époque?

_ D'où vient cette tapisserie, questionna Harry lorsqu'ils s'assirent sur le canapé.

_ Je ne sais pas, répondit-il d'un air absent, elle a toujours été là, elle est dans ce manoir depuis des centaines d'années, mais combien…

_ Je ne savais pas que tu vivais dans ce genre de maison, c'est un héritage de famille?

_ Oui, et nous avons d'autres maisons.

_ Pourquoi le Seigneur des Ténèbres est intéressé par ta famille?

_ Ne parles pas de ça ici, invectiva-t-elle, mon père ne doit pas savoir.

_ Mais…

_ Harry, s'il te plaît, ma famille est compliquée.

_ Il parait que vous vouliez me voir, monsieur Potter? demanda une voix cassante.

Harry sursauta. Il avait en face de lui un grand homme avec la même expression rêveuse sur le visage que sa fille, de longs cheveux blonds emmêlaient où on pouvait voir des mèches de laines bleus pâles qui étaient de la même couleur que ses yeux. Il était vêtu d'une longue cape violette à capuche, fermée par des boutons noirs. Il avait devant lui le père de Luna, imposant, qui lui faisait face.

_ Bonjour monsieur Potter, je suis Xenophilius Lovegood, se présenta-t-il en serrant la main d'Harry qui s'était relevé.

_ Bonjour monsieur, Luna m'a dit que vous étiez un spécialiste des arts divinatoires, raconta Harry.

_ Luna, nous allons dans mon bureau pour discuter, informa-t-il. Suivez-moi monsieur Potter.

Harry marcha sur ses pas et put découvrir la suite du petit manoir. Ils traversèrent des couloirs toujours avec des parquets et des boiseries où il y avait des armures, des tableaux mais aussi des statues en pierre. Ils passèrent ensuite dans une pièce avec des machines en cuivres, composé de télescope, de sablier, et de pièces qui bougeaient toute seul. Harry s'arrêta particulièrement devant une sorte de tube en cuivre dans lequel il y avait un sablier immergé dans un liquide vert et un siège qui permettait de s'asseoir pour commander le tube. Harry n'avait jamais vu de tels objets, ça avait clairement un rapport avec la magie, mais il crut, un moment, qu'il était au Département des Mystères. Il fronça les sourcils, ce sablier lui rappelait un Retourneur de Temps.

_ Curieux n'est-ce pas? La mère de Luna était inventrice, elle a créé de nombreux sorts et de nombreuses potions, mais son grand projet final était de voyager dans le temps de plusieurs années. Elle était persuadée qu'en se basant sur les mécanismes d'un Retourneur de temps normal, elle pourrait créer un Retourneur de Temps capable de remonter plusieurs année en arrière. C'est devenue une obsession sur la fin, et avec cette machine son âme a été aspiré et détruite et son corps restait sans vie et sans âme. Ces travaux l'ont tués.

_ Je suis désolé monsieur Lovegood, s'excusa Harry avec peine. Luna ne m'en a jamais parlé.

_ Luna n'a pas besoin de connaître la vérité, elle sait simplement que sa mère a perdu la vie en faisant une expérience. En réalité, sa mère était devenue tellement folle quelques années avant sa mort, que je n'ai presque pas été bouleversé. Ce qui m'a fait culpabiliser évidemment. Luna ne doit rien savoir de ce que je viens de vous confiez. Si c'est le cas, je n'hésiterais à vous lancez à tous les deux des sorts d'amnésie.

_ Je ne lui dirais rien, affirma Harry inquiet.

Pourquoi est-ce que Xenophilius ne voulait pas le dire à sa fille? Se sentait-il encore coupable par sa mort? Avait-il peur que Luna le croit coupable? Ou alors c'était pour cacher quelque chose de beaucoup plus gros, pensa-t-il. Quelque chose de louche autour de la mort de sa femme. Qu'est-ce que Xenophilius Lovegood pouvait cacher? Cette froideur lorsqu'il parlait d'elle, ça lui faisait peur. D'ailleurs, il ne l'avait jamais appelé par son prénom. Il tenait tellement à dissimuler la vérité, qu'il l'avait menacé sans aucun état d'âme. Serait-il vraiment capable de lancer un sort d'amnésie à sa propre fille? Monsieur Lovegood n'était pas du tout comme Harry se l'imaginait, et son air rêveur était trompeur. Luna était-elle pareille que son père? Elle avait l'air différente, elle avait peut-être hérité de sa mère. Au fait, il ne savait toujours pas de quelle famille sa mère était à l'origine. Pourquoi le Seigneur des Ténèbres voulait tellement rallier Luna de son côté?

Ils continuèrent à parcourir de nombreux couloirs et montèrent ensuite un escalier étroit. Ils arrivèrent devant une série de portes simples en bois et Xenophilius se dirigea vers la quatrième. Monsieur Lovegood l'ouvrit d'un coup de baguette et entra ainsi qu'Harry dans son bureau. Une sonnerie stridente retenti et une lumière rouge clignotait sur la cheminée.

_ Qu'est-ce que c'est, se contenta de demander Harry curieux.

_ C'est un sortilège que j'ai inventé qui permet de prévenir, si je suis dans les pièces autours, quand quelqu'un veut me parler.

_ Vous êtes inventeur?

_ Je le suis devenu à la mort de ma femme, si vous permettez, je dois répondre.

Sans attendre sa réponse, il mit sa tête dans le feu et l'interlocuteur apparut.

_ Patron, je ne pourrais pas finir cet article sur runcorus, ce soir.

_ John, je t'ai dit de le terminer ce soir, tu le termines ce soir, enguirlanda-t-il.

_ Je ne peux pas. On n'a rien. On a étés trois mois en reportage en Suède pour en voir, et on a vu plein de chose, mais pas de runcorus.

_ Je m'en fous John, écris n'importe quoi, ait un peu d'imagination et invente, je veux que tu le termines pour ce soir donc débrouilles-toi.

_ Tu veux vraiment que j'invente.

_ Bien sûr, les lecteurs ont besoins de lire du rêve, donc fournit leurs du rêve, et tant pis si c'est faux. Je ferais un saut au magazine ce soir, pour voir ta maquette.

Il sortit la tête de la cheminée, épousseta ses habits et se tourna vers Harry qui le dévisageait.

Harry ne s'attendait vraiment pas à ce que le père de Luna soit si malhonnête. Son apparence était trompeuse. En réalité, il semblait assez dangereux. Pas étonnant qu'Albus ne l'aimait pas, mais qu'Abelforth s'entendait très bien avec lui. Harry ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance. C'était quelque chose de risqué.

_ Quoi? répliqua Xenophilius d'un ton neutre comme si tout était normal. Ce sont les affaires.

_ Vous ne croyez pas du tout à ces créatures en réalité? remarqua Harry déçut.

_ Je pense que certaines existent et que d'autres non, mais les lecteurs ont besoin de s'évader, donc je leurs vend du rêve.

_ Mais c'est du vol, contredit Harry.

_ Non absolument pas, répondit-il froidement, c'est mieux que de faire de la propagande pour le ministère. D'ailleurs j'ai beaucoup de contacts et je mets souvent un article qui ne leurs plaît pas. Le nouveau Département de la presse magique, rêve de trouver un prétexte pour se débarrasser de moi.

_ Je suis désolé, s'excusa Harry en réfléchissant à toute vitesse, je ne voulais pas vous offenser.

_ Ce n'est rien, c'est l'erreur que beaucoup de gens font, dit-il pendant qu'il s'asseyait en face d'Harry qui était déjà installé. De quoi vouliez-vous me parler monsieur Potter?

_ De la prophétie, lâcha-t-il du but en blanc.

_ La prophétie qui parle de vous et du Seigneur des Ténèbres?

_ Celle-là même, approuva Harry. Est-il possible qu'il y ai plusieurs interprétations?

_ En effet, c'est une possibilité. Les prophéties sont complexes, car chaque mot peut avoir plusieurs significations. C'est-à-dire que la prophétie est un langage magique qui doit être interprété parce que les mots ont changés de sens en fonction des époques.

_ Mais vu que cette prophétie a été faite récemment, elle a un sens actuel, non?

_ L'époque où a été faite la prophétie n'a rien à voir avec le sens. C'est la formulation de la prophétie qui détermine à quel sens elle se rapporte, et donc par extension à quelle époque elle se rapporte.

_ Pourquoi?

_ C'est Trelawney qui a faite cette prophétie, n'est-ce pas?

_ Oui, et alors?

_ Et alors, elle a intercepté le message d'une personne décédé à une époque inconnue. La voyance est-une chose, les prophéties en sont d'autres. Sibylle Trelawney était une prophétesse et non une voyante. Les gens ont du mal à faire la distinction.

_ Quelle est la différence?

_ La différence, c'est que les prophétesses ont le pouvoir d'intercepter ce que disent les morts et cela peut influer sur le futur, tandis que les voyants peuvent voir des détails ou certains événements qui vont se passer, mais qui n'influent pas sur l'avenir, car cela se serait passé de toute façon. Les voyants n'ont pas le don communiquer avec les morts et donc de faire des prophéties.

_ Donc la prophétie se réalisera forcément?

_ Ça m'a l'air bien partit, mais il suffit de faire un acte non-prévu pour que les circonstances changent et que la prophétie devienne nul. On appelle ça casser une prophétie.

_ On peut vraiment le faire, espéra-t-il.

_ Bien sûr, mais c'est très difficile, parce que faire un acte qu'on croit non-prévu, peut en réalité avoir été prévue dans la prophétie ou précipité son action. Il faut donc bien réfléchir aux conséquences, mais un acte peut avoir un effet imprévu. Il est presque impossible de jouer avec le destin. Je crois que la fée Morgane avait réussi à casser une prophétie, mais personne depuis ne l'a fait.

_ Géniale, c'était trop beau pour être vrai, commenta-t-il sombrement.

_ Ecoutez monsieur Potter, je peux essayer de vous l'interprétez. Il suffit que vous me dites le contenu.

_ Vous n'êtes pas au courant? s'étonna Harry avec suspicion.

_ Je sais juste vaguement que vous êtes l'Elu, mais Abelforth a jugé que c'était à vous de me la révéler.

Harry fut reconnaissant à Abelforth. Ne lui avait-il pas révélé pour ses raisons, ou parce qu'il n'avait pas confiance en lui? Devait-il le faire? Une fois qu'il l'aurait fait, il n'y aurait plus de retour en arrière possible.

_ Je ne sais pas…

_ La confiance monsieur Potter, coupa-t-il comme s'il avait lu dans ses pensées, tout est une question de confiance. Vous me faites confiance et je peux l'interpréter correctement, vous ne me faites pas confiance et je ne peux pas l'interpréter.

_ Je...je, hésita-t-il, je crois que je vais vous l'écrire.

_ Parfait, lui donna-t-il un parchemin avec une plume.

En cinq minutes, Harry lui écrivit le contenu de la prophétie, qu'il avait vu dans la Pensine du bureau d'Albus Dumbledore, et le donna ensuite à Xenophilius qui mit des lunettes bleues rectangulaire pour lire. Ses yeux allaient d'un bout à l'autre du parchemin et s'agrandirent au fur et à mesure de la lecture.

_ C'est tout ce qu'il y a? Il n'en manque pas un morceau? demanda-t-il au bout d'un moment.

_ Non, pourquoi? Qu'avez-vous découvert?

_ Rien, c'est juste que normalement il devrait y avoir une suite. Si ce n'est pas le cas, il doit y avoir une deuxième prophétie.

_ Quoi, Albus Dumbledore ne m'a jamais parlé d'une deuxième prophétie.

_ Nous savons tous les deux qu'il avait ses petits secrets. Vous n'avez appris l'existence de cette prophétie qu'en cinquième année, il n'a peut-être pas eu le temps de vous dire la suite.

_ Ou alors, il m'a mentit, conclu Harry.

_ Albus n'était pas un homme bien, il a passé sa vie à manipuler les gens. C'est lui qui a encouragé ma femme dans sa folie, je me demande s'il ne voulait se servir de son invention… S'il vous a mentit Potter, c'est que cette deuxième prophétie n'allait pas dans le sens qu'il souhaitait.

_ Qu'est-ce que ça veut dire?

_ Elle doit venir de quelqu'un décédé au seizième siècle. La marque que devait vous transmettre le Seigneur des Ténèbres n'est pas forcément votre cicatrice comme vous avez dut le penser jusque-là.

_ C'est quoi alors?

_ Je ne sais pas monsieur Potter, peut-être une marque moral, peut-être la marque des ténèbres, peut-être…

_ La marque des ténèbres, s'exclama-t-il furieux, vous croyez vraiment que je vais rejoindre le Seigneur des Ténèbres?

_ C'est une supposition monsieur Potter, ce n'est pas un fait. Un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore, ne parle que de vos pouvoirs magiques. Peut-être vos pouvoirs en magie noire, qui pourrait le soupçonner.

_ Je ne vois pas de quoi vous parlez, ignora Harry.

_ Voyons monsieur Potter, je suis doué en art divinatoire et j'ai tout de suite remarqué la noirceur qui tournait autour de vous, au moment même où j'ai pénétré dans la pièce. Vous avez fait de la magie noire, ce matin même et vous êtes encore imprégné par cette magie.

_ Ne le dites pas à Luna.

_ Je ne vous juge pas monsieur Potter, simplement Luna doit déjà être au courant c'est un don génétique.

_ Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit?

_ Elle est la digne fille de son père, elle aime ne pas dévoiler entièrement son jeu. Donc, l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit, ne veut pas du tout dire ce que à l'air de dire. Je suis presque sûr, que ça ne parle que d'un duel entre vous et le Seigneur des Ténèbres, sans qu'aucun des deux ne meurt, mais qu'il y en aura un qui sera battu.

_ Vous en êtes sûr? fit-il préciser alors que toutes ses convictions s'effondraient.

_ Autant que possible oui, mais comme je vous l'ai dit, il manque une deuxième partie à cette prophétie. Je me demande si…Je crois que je connais quelqu'un qui pourra vous aidez.

_ Qui?

_ Liliana une vampire qui a plus cinq mille ans. Je ne l'ai rencontré que trois fois, mais elle sait vraiment tout sur les prophéties. Elle saura sûrement s'il existe une deuxième prophétie et où elle est. Mais attention, ses informations ne sont jamais gratuites monsieur Potter, et vous ne devriez pas y aller seul.

_ Et comment je fais pour trouver Liliana?

_ Elle est en Angleterre, mais personne n'est capable de dire où elle est. L'endroit est tout simplement incartable. Sûrement une ancienne bâtisse magique. Puisque vous faites de la magie noire, il existe un rituel pour trouver les gens.

Crac, la petite elfe venait de transplaner au milieu du bureau en tremblant.

_ Qu'est-ce qu'il y a Cora?

_ Il y a des représentants du ministère en bas, ils veulent vous parler.

_ Quoi, s'exclama-t-il. Tu ne les a pas fait entrer?

_ Non, ils veulent que vous veniez.

_ Très bien, je descends immédiatement. Venez avec moi monsieur Potter, vous serez plus en sécurité avec moi, que tout seul dans l'appartement.

Ils sortirent à toute allure du bureau et descendirent l'escalier. Ils refirent le chemin inverse et finirent par arriver devant la porte. Avant d'ouvrir, Xenophilius se tourna vers Harry.

_ Monsieur Potter, restez calme et ne sortez pas votre baguette. Ils sont venus en tant que représentant du ministère, ce qui veut dire que si on leur donne ce qu'ils veulent, ils ne vont pas faire de carnage.

_ Donc vous vous soumettez?

_ Non monsieur Potter, j'essaye simplement de trouver une solution pour que personne ne soit blessé. Ça ne veut pas dire que je n'agirais pas par la suite. Réfléchissez rationnellement et ne ruinez pas mon plan, sinon je vous jure que je n'hésiterais pas à vous jeter un sort pour sauver ma peau. Compris?

_ Oui, je ferais attention.

Xenophilius ouvrit la porte qui dévoila Alecto et six autre personnes.

_ Alecto que me vaut l'honneur de ta visite? envoya monsieur Lovegood avec un sourire.

_ Xenophilius ça faisait tellement longtemps, mon cher ami, vociféra-t-elle d'une intonation tinté de sarcasmes. Je suis là en tant que représentante du Bureau des Aurors du Département de la justice magique.

_ Je suis étonné. Comment se fait-il qu'une telle célébrité du ministère face le déplacement jusqu'à ma maison? Que veux-tu Alecto?

_ Ta fille, d'après mes informations elle aurait lancée des sortilèges illégaux sur l'Allée des Embrumes, la semaine dernière. Elle doit donc subir un interrogatoire.

_ La semaine dernière, tu n'as rien de mieux Alecto, parce que ça fait déjà loin.

_ Je suis très sérieuse Xenophilius Lovegood. Tu as un choix à faire. Soit tu me donnes ce que je veux et tout se passe bien, soit j'arrête immédiatement la publication du Chicaneur.

_ Très bien, entres dans la maison, trouve ma fille et va-t'en.

_ Tu es un homme sage Xenophilius, glosa-t-elle narquoisement, j'ai toujours sut que tu serais un homme obéissant, dommage que tu sois contre nous.

Elle entre à l'intérieur ainsi que ses collèges et se mirent à chercher Luna. Puis, elle s'arrêta devant Harry.

_ Potter est là aussi, quelle surprise! décocha-t-elle avec des yeux avide comme folle. Malheureusement, nous ne venons pas pour toi, une autre fois peut-être?

_ N'y compte pas, riposta-t-il froidement.

Elle perdit brusquement son sourire niais, et devint très sérieuse.

_ Tu as changé Potter, tu te serais jeter sur moi normalement.

_ Peut-être que tu me connais mal Alecto, après tout on ne peut pas dire que tu sois très doué pour bavarder, n'est-ce? conversa-t-il en revoyant les image de Ginny se faisant torturer sous ses yeux.

_ Tu me paieras cette insulte Potter, sois en certain. Mais évidemment, je ne le ferais pas en tant que directrice du Bureau des Aurors.

D'un air sombre, elle disparut dans l'obscurité de la maison en allant retrouver ses collègues.

_ Qu'est-ce que vous avez fait? sonda Harry en se tournant vers Xenophilius.

_ Luna s'en sortira vivante, sinon le Seigneur des Ténèbres n'aurait pas envoyé des gens du ministère, mais des mangemorts qui n'aurait pas hésité à détruire la maison pour prendre ma fille.

_ J'espère que vous avez raison.

_ C'est évident.

Quelques minutes plus tard, Alecto revint avec ses employés et Luna qu'elle tenait par un bras.

_ Papa…

_ Fais-moi confiance, murmura-t-il en lui faisant le signe de se taire.

Cette simple phrase sembla la revigorer et lui donner un air froid qu'Harry ne lui connaissait pas, mais quand elle croisa son regard, c'était des yeux qui criaient de douleur et de peur. Qu'est-ce que Xenophilius avait fait à sa propre fille? Qu'est-ce que lui avait fait? Il ne faisait rien. Il devait faire quelque chose. Mais si Xenophilius avait vraiment un plan, il le ruinerait. Il ne devait prendre aucun risque, il trouverait un moyen de la sortir de là. C'était de sa faute. Le Seigneur des Ténèbres avait bien dit que pour trouver ce qu'il cachait, il utiliserait tous les moyens. Ça en faisait partie. Il repensa à la phrase que Voldemort lui avait dite, il y a toujours un maillon faible dans une équation. Considérait-t-il Luna comme un maillon faible? L'était-elle? Pourquoi ne pas avoir fouillé son esprit? Il voulait le faire souffrir et Harry savait que ce n'était que le commencement. Il prit sur lui pour rester calme, ne pas stresser et ne pas intervenir. Même si l'idée ne lui plaisait pas trop, il devait faire confiance à Xenophilius, après tout c'était sa fille. Il n'allait pas la mettre en danger, s'il n'avait pas un bon plan.

_ Au revoir Xenophilius, je crois qu'on va se revoir bientôt, nargua Alecto en sortant sur le perron, fermant la porte et transplanant avec les restes des Aurors.

_ J'espère que vous avez un excellent plan Xenophilius, exprima Harry d'une voix polaire qui lui était inconnue, parce que Luna, votre fille, a disparue.


C'est une fin pleine de suspens. Peut-être que j'ai été un peu sadique de couper à ce moment-là.

Des suggestions, des critiques, des conseils, je prends volontiers. Des questions? J'y répondrais.

Je serais ravis d'avoir votre avis par Review.

Au prochain chapitre ou sur une autre de mes fanfictions.