Une semaine comme les autres

Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

Merci pour les reviews.

Deux envois : car ici dans l'Est il y a un mégo-orage, et que j'éteints mon PC en cas de tonnerre.

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Chapitre 10d-2ème partie :

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Lundi 21 janvier 2008 -8h30

Kate et McGee franchirent en même temps les portes d'ascenseur.

« C'est à l'heure-là que vous arrivez ? »

Kate s'assit à son bureau sans un mot, alors que le Bleu bafouillait comme d'habitude :

« On… mais vous… on croyait…c'était pour… »

« McGee ! »

« Je… dé…, et puis zut, nous sommes passés à Bethesda. »

« Parfait vous y retournez. »

« Pardon ? »

« Si votre PDA ne vous suffit plus, achetez un traducteur de poche, anglais-américain. »

« Mais c'est… »

« Je sais McGee. Trouvez Carl Stevens et interrogez-le. »

« Mais c'est… »

« Kate je sais qui c'est, si tu avais fait convenable ton travail depuis le début nous n'en serions pas là. »

Le système vidéo de l'ordinateur se mit en route, Abby semblait toute émoustillée.

« Gibbs tu peux venir tout de suite j'ai une info. de première. »

« Ce n'est pas la peine, il y avait Kaddour, Carrington, Nasir, et un quatrième homme, complice à Bethesda pour voler le fusil hypodermique, la seringue, et le plus important le sang, qui nous a induit en erreur. »

« Grrr… » la communication fut coupée brutalement.

« Comment as-tu fait ? »

Jenny Sheppard descendait des escaliers.

« Moi aussi je serai curieuse de savoir comment, alors que tu étais sensé te reposer ! »

Gibbs se retourna l'air mauvais, elle ne pouvait plus faire obstacle à ses investigations, plus lui retirer l'affaire.

« Moi aussi n'ai mes informateurs. »

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Abby en experte en police scientifique avait suivit un autre chemin, elle avait trouvé une correspondance ADN entre un cheveu trouvé dans le coffre de la voiture « du lac », et un second trouvé sur un papier de barres de céréales dans la grotte où Tony avait « vécu ». En comparant toutes les bases de données possibles et imaginables, elle avait trouvé mais trop tard.

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Bien entendu Carl Stevens (équipe de week-end) ne travaillait pas, et aurait du dormir à son appartement.

Kate et McGee interrogèrent la logeuse qui leur apprirent que ce dernier était parti chez sa famille et ne reviendrait pas avant plusieurs jours.

« Il va nous tuer si nous revenons bredouille. »

« Nous le retrouverons McGee, mais vivant ou mort seul l'avenir pourra nous le dire… »

« Mais pourquoi disparaître ? »

« Il avait peut-être accomplit sa mission. Oh mon dieu Tony. » Kate au volant fit un demi-tour à faire pâlir son patron.

Le jeune agent le cœur au bord des lèvres s'agrippait à tout ce qui passait à sa portée.

Arrivée à Bethesda Kate se précipita voir le docteur Hanson.

« Nous avons des raisons de penser que Carl Stevens en voulait à Tony, lui a-t-il injecté un quelconque produit ? »

« Non il n'a pas eut le temps, de toute façon nous faisons des analyses de sans régulières à votre ami, nous aurions détecté n'importe quelle substance étrangère immédiatement»

« Je vais téléphoner à Gibbs afin qu'un garde soit placé devant sa porte jour et nuit. »

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mardi 22 janvier 2008 : une nouvelle journée d'interrogatoire à l'hôpital, concernant Carl Stevens, des rapports, et des réunions avec le FBI et la CIA.

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mercredi 23 janvier 2008

Gibbs avait prévenu de son retard au bureau, ce qui arrangeait Jenny Sheppart car à 09h30 elle devait rencontrer Alan Randall, à l'heure précise Cynthia l'introduit l'agent dans le bureau, le directeur fut tout de suite séduite par l'homme, de taille moyenne, les cheveux châtains très clairs, coupés en brosse, aux yeux verts vifs et perçants. Il portait un trench-coat de couleur marron foncé, entre ouvert sur un élégant costume d'un grand tailleur new-yorkais, chemise et cravate assorties. Il émanait de sa personne une force et une détermination incroyable. Quasiment un croisement de Ducky pour les bonnes manières, et de DiNozzo pour ce qui est de l'élégance.

Il avait étudié le poste, et il était intéressé même à long terme, même pour une mutation. Travailler au siège du NCIS offrait une certaine opportunité de carrière.

Le directeur Sheppard, le conduisit en bas, directement au bureau de Tony.

« Ce sera votre bureau. Installez-vous. Je ferai les présentations plus tard. Les agents avec lesquels vous travaillerez sont sortis. »

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Le même jour un peu plus tôt.

Gibbs signa une décharge, et exigea de rencontrer son agent dans son univers, sa bulle, sans intervention extérieure, il ne savait pas à quoi s'attendre, mais il était prêt à tout, il acceptait tout incident, tout confit, toute blessure, tout et/ou rien. La famille de Tony avait fait le nécessaire pour le faire transférer rapidement dans une clinique (dont elle était actionnaire majoritaire) réputée et bien sur spécialisée. Volontairement ou non il rejoindrait le rang familial, « ILS SAVAIENT PRENDRE SOIN DES LEURS ».

Lui son patron, son boss, devait agir avant, les prendre de vitesse… réveiller dans ce corps à présent sans réaction, le petit truc, la chose, qui…

Gibbs plus que n'importe lequel de ses agents était humain, il cachait sa vulnérabilité derrière un masque austère, antipathique, mais au fond de lui il souffrait en même temps qu'eux, depuis qu'il s'était engagé dans les marines on lui avait inculqué, montré comment occulté cette faiblesse, qui faisait des hommes, des êtres humains et non des soldats ; des machines à tuer.

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« C'est moi qui l'ai mis là c'est à moi de l'y en sortir. »

« Comment comptes tu faire ? Il sait son nom et l'endroit où il se trouve parce que c'est brodé sur son vêtement.»

« Je l'attendrai, je trouverai un moyen de lui en venir en aide. » Depuis que le docteur avait parlé de syndrome post-commotionnel, il s'était beaucoup renseigné, il savait à quoi s'attendre. Il savait que ce serait long et pénible. Mais il voulait être là pour son agent, comme il le ferait pour n'importe lequel d'entre eux, et il savait que c'était réciproque. Jamais il ne baisserait les bras, et aujourd'hui la fameuse devise « semper fidélis » prenait enfin sa véritable valeur.

Gibbs franchit la porte sécurisée non sans une certaine appréhension, qu'allait-il trouver au-delà ? Comment réagirait son agent ?

Ce dernier ne réagit pas plus que cela à l'intrusion d'un « envahisseur » dans son monde stérilisé.

Assit face à un tableau mural installé récemment, il persistait à tracer des traits verticaux plus ou moins longs, plus ou moins courts, plus ou moins larges, plus au moins épais… comme un message… un code définissant l'état extrême de solitude et d'oubli dans lequel il s'était enfermé, non plutôt dans lequel on l'avait laissé, oublié.

Quelqu'un lui avait dit :

« Ton patron ne viendra pas, il te croit mort, il a même assisté à ton enterrement. »

Cette phrase, ces simples mots, ressassaient sans cesse dans sa tête, sans qu'il en comprenne le sens.

Il observa la silhouette qui s'approchait doucement de lui, un instant il stoppa ses bâtons pour la regarder s'asseoir à ses côtés, sans un mot.

Personne ne pouvait le comprendre, communiquer avec lui, aucun humain n'avait vécu ce qu'il avait vécu, son corps avait cédé et cédait encore aux drogues, il était vaincu, on l'avait brisé encore une fois, son bras gauche retomba, il appuya son front contre le mur brillant et frais, renonçant, capitulant, ignorant la petite voix à l'intérieur qui lui disait de se battre, de réagir, il vivait des flash-back noirs et blancs, voyait un homme recevoir des claques derrière la tête, un homme qu'il connaissait, mais dont il ignorait le nom. Il tourna la tête sur la gauche, l'intrus le fixait, lui parlait, il ferma lentement les yeux, puis les rouvrit brusquement, quelqu'un avait pénétré dans son espace, dans son périmètre de sécurité, le menaçait, physiquement et mentalement, un homme avait prit ses « jouets », ses marqueurs, et traçait maladroitement des lignes, des lignes qui ne voulaient rien dire…

Gibbs s'arrêta « le marqueur en l'air », il ressentait une étrange impression dans la nuque, quelque chose qu'il n'avait pas éprouvé depuis longtemps, celui où il était dans la ligne de mire d'un snipper, il était « en danger », Tony lui avait déjà tiré dessus, jusqu'à quelle extrémité serait-il capable d'aller à présent…. Il avait peut être fait une grave erreur de tenter cette aventure, imperceptiblement il tourna la tête, tout en continuant à parler, à enchaîner des phrases sans fin, sans queue ni tête, espérant que son agent réagisse à sa voix. Malheureusement l'homme à côté de lui réagissait mais pas dans le sens désiré, il avait beau s'y être préparé l'attaque le surpris, Tony se jeta sur lui tête en avant, les deux hommes roulèrent à terre, Gibbs se laissa maîtriser facilement ne désirant pas engager de combat, inutile, car gagné d'avance, Tony s'assit sur son torse, aussi léger qu'une plume il sentait à peine sa présence, son « agresseur » fit le geste de chercher quelque chose dans une ceinture imaginaire, puis brandit sa main gauche armé d'un couteau « virtuel », puis l'attaque cessa aussi brutalement qu'elle avait commencé, le jeune agent reprit sa place face au mur interrompu dans sa suite de tracés dont lui seul semblait connaître la signification, il effaça avec un chiffon tout ce qu'il avait tracé auparavant et recommença à nouveau des traits.

Gibbs se releva en souriant l'espace d'un éclair il avait retrouvé son agent, il ramassa son marqueur et reprit sa place non loin de Tony, ce dernier le regardait d'un air mauvais, le mettant au défi de recommencer.

Il était temps de passer au plan B, il avait fait une avancée, minime certes mais, il devait persister s'il abandonnait maintenant tout serait à refaire. Il lui revenait à l'esprit une phrase du docteur Hanson :

Dans les premières semaines ou les mois suivant le traumatisme cranio-cérébral, la victime est souvent confuse et désorientée. Elle peut mal s'orienter dans le temps et dans l'espace, se demandant où elle est, qui elle est, dans les cas les plus graves, s'interroger sur sa propre identité. C'est un peu comme si elle se réveillait tous les matins dans un nouveau monde où tout serait à recommencer, à réintégrer.

Gibbs se leva et se rendit à la porte il frappa deux coups avant qu'elle ne s'ouvre.

« Ducky passes moi mon sac. »

« Tu es sur de vouloir continuer ? »

« Je dois tenter quelque chose. Je ne risque rien. »

« Oh ce n'est pas pour toi que je m'inquiète. Il n'est pas encore totalement remis de sa blessure à l'épaule, et… »

« Ducky je maîtrise la situation. »

« Tu te rappelles la dernière fois que tu as dit cela ? »

Gibbs prit le sac et attendit que Ducky verrouille la porte, pour se retourner vers son agent, ce dernier avait cessé « d'écrire », adossé au mur, il observait ses moindres faits et gestes, tel un fauve surveillant sa proie.

Seuls le docteur Hanson, et la jeune infirmière stagiaire avaient le droit de pénétrer dans « sa chambre », que faisait cette personne, que lui voulait-elle ? L'homme s'assit en face de lui à même le sol, à environ deux mètres, puis ouvrit un sac à dos, en sortit un jokari, qu'il glissa entre eux, la balle était en caoutchouc léger, pas besoin de raquette, leurs mains suffiraient, Gibbs assez habile, envoyait alternativement la balle à droite et à gauche de Tony, ce dernier la suivait des yeux, sans comprendre ce que l'on attendait de lui. Le manège continua sans résultat.

Ducky avait du mal à comprendre l'acharnement quasi thérapeutique de Gibbs envers Dinozzo, pourquoi ne pas laisser sa famille prendre soin de lui, Tony pourrait guérir plus rapidement entouré de gens qui l'aimaient. Ce que à quoi avait répondu son supérieur et ami. « C'est nous sa famille. »

« Tony fais un effort, je sais que tu peux le faire, renvoies moi cette fichue balle. Je t'en prie ne les laisse pas gagner, montres-leur… Tu sais Abby voulait me donner son hippo péteur, mais il est plein de microbes. » Il fit glisser à terre, le portefeuille ouvert de son agent avec sa plaque, et sa carte d'identification du NCIS.

« Tony tu connais ce sigle, lis ces quatre lettres, et je te donnerai un cadeau, tu aimes cela d'habitude, un défi. »

Au bout d'une heure Gibbs découragé renonça, et quitta la pièce, quelques articles (cadeaux, ou même objets personnels, jusqu'à un exemplaire de GSM), étaient disposés en arc de cercle à proximité d'un Tony apathique.

« Tu as essayé Jethro. »

« Je n'abandonne pas, je reviendrai demain. »

« Personne ne t'accuse de quoique ce soit, tu n'as pas à le faire, rien à prouver… Attends regardes ! »

Tony avait prit sa plaque d'agent du NCIS, de son pouce il la caressait doucement, presque amoureusement… des larmes coulant lentement le long de ses joues. Gibbs posa la main sur la poignée.

« Laisses-le Jethro, son esprit a entre-ouvert une porte, ne forces pas ta chance. »

Le patron du NCIS sortit la main droite de sa poche, timidement, comme un enfant prit sur le fait en train de voler des bonbons dans un bocal, il tenait une casquette, celle de Tony sauvée de l'explosion.

« Je… je voulais lui donner. »

Le processus qui conduirait à la guérison de l'agent spécial Anthony DiNozzo se mettait timidement en place, mais la route serait longue et semée d'embûches… beaucoup d'épreuves les attendaient encore.

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Voilà j'espère que cette histoire vous a plu, si j'avais trop développé la partie 10d je ne m'offrais plus la possibilité d'écrire ma suite, qui viendra dans un mois plus ou moins, (le temps que je termine au moins une de mes fic en phase finale).

Un personnage développé : Alan Randall, bien sur Kamel Kaddour, et… vous verrez bien…

Quelques chocs de personnalités, des moments dôles, parfois tristes, pleins d'émotions, la suite directe :

« LA RENAISSANCE DE TONY ».