Bonsoir

Je m'excuse de n'avoir répondu à aucune review, je rentre ce soir de plusieurs jours sans internet (oui oui c'est possible d'y survivre) Du coup je n'ai pas pu vous répondre.

Je vous dit malgré tout un ÉNORME merci ici.

Merci aussi à lydie pour la correction

Bonne lecture


Chapitre 14

J'étais toujours allongée sur le côté dans le lit d'Edward. Edward était toujours contre moi. Réveillé et en forme, très en forme. Sa main malaxait mon sein, sa bouche embrassait tout ce qui était accessible. Il ne s'arrête jamais ? Va pas te plaindre en plus ! J'espérai surtout qu'il n'y aurait pas que le sexe entre nous et qu'il n'allait pas trop vite se lasser de moi. Il fallait que j'arrête de penser, je m'énervais toute seule ! Un homme incroyablement beau était en train de stimuler mon corps. Il va me donner un plaisir monstre et moi je me fais des idées !

Je tournai la tête au maximum vers lui pour l'embrasser, il se releva légèrement pour atteindre mes lèvres. Son baiser était féroce, urgent mais terriblement bon. Sa main avait quitté mon sein pour glisser le long de mon ventre et atteindre mon sexe. Ses doigts se frayèrent un chemin jusqu'à aller caresser mon clitoris, ce qui m'arracha un gémissement. Il continua à me caresser quelques secondes encore avant d'introduire son majeur en moi.

Je n'en pouvais déjà plus, je sentais déjà mon orgasme arriver et il s'annonçait dévastateur. Edward dut le sentir et arrêta tout ce qu'il faisait. Il ne me touchait plus du tout, ce qui était très frustrant, me mettant presque en colère qu'il m'abandonne dans cet état. Je le sentis s'éloigner de moi dans le lit, ce qui m'énerva encore plus.

Heureusement pour moi, je le sentis revenir vers moi, j'avais compris qu'il avait mis un préservatif. Il releva une de mes jambes, aligna sa verge à l'entrée de mon vagin et poussa en moi, me pénétrant jusqu'à la garde. Doucement il fit des allées et venues, il embrassait mon épaule, mordillait mon oreille, caressait ma poitrine, mon ventre, mes cuisses et mes fesses.

Il accéléra son rythme, son bassin cognait contre mes fesses, je l'entendais gémir contre mon oreille et petit à petit ses gémissements se transformèrent en un râle guttural. Sa main était venue se reposer sur mon intimité, ses doigts s'acharnaient sur mon clitoris, faisant des cercles sur lui, le pinçant ou en appuyant dessus. Il savait ce qu'il faisait et il le faisait bien, très bien. Je ne pouvais plus tenir, il suffit qu'il me chuchote quelques mots pour que je bascule dans l'extase très vite suivie par lui.

Je mis quelques secondes avant de reprendre pleinement conscience et m'allongeai sur le dos, Edward jeta le préservatif par terre sans plus de cérémonie avant de se mettre à côté de moi. Je me penchai vers lui pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. Il ouvrit les yeux pour me sourire.

- Bonjour Edward.

- Bonjour ma princesse. Bien dormi ?

- Super et toi ?

- Très bien aussi... où tu vas ?

- Chez moi, j'ai besoin d'une douche et de manger.

- Je t'accompagne.

Il se leva pour attraper ses affaires pour la journée, je remis mon pyjama de la veille et nous allâmes chez moi. Il prit une douche en premier, le temps que je prépare le petit-déjeuner. Quand il eut fini, il s'installa face à moi et commença à manger. Je mourrais de faim !

- Tu sais quoi ? Ça me fait chier.

- De quoi ?

- De partir demain avec Emmett. Je voudrais rester avec toi.

- Moi je trouve ça bien. Ça va nous laisser le temps d'analyser ce qu'il s'est passé.

- Vraiment ?

- Non ! Je vais m'ennuyer comme un rat mort ! Tout le monde part, je suis la pauvre débile à rester ici. J'aurais aussi préféré que tu restes.

- Je peux annuler.

- Non, Emmett serait déçu non ? Et je sais que tu as envie de partir en amoureux avec Dolly ! Ne me ments pas Cullen.

- Viens alors.

- Non plus. C'est ton moment avec ton frère, profite de lui. Les retrouvailles ne seront que meilleures. Donne la confiture s'il te plaît.

- Tiens... une semaine c'est long.

- Tu reviens vendredi.

- Hum. Je t'appellerai.

- Tu ne penseras peut-être même pas à moi.

- Bien sûr que si. Je pensais à toi même sans qu'on soit ensemble, je pensais à toi alors que tu étais en Arizona. Maintenant que tu es bel et bien ma copine, ce n'est pas maintenant que tu vas me sortir de la tête.

- 6 jours ça passe vite.

Il sourit et finit de manger. Pendant qu'il débarrassait, j'allai, enfin, prendre ma douche. Je me préparai pour la journée, plutôt ensoleillée mais froide. Alors que je me maquillais dans ma chambre Edward arriva et me prit par la taille, son menton sur mon épaule.

- Miroir magique au mur, qui a une beauté parfaite et pure ?

Il devient dingue ? Pour la réponse, il changea sa voix.

- Isabella Swan !

Je protestai.

- N'importe quoi.

Il rit de sa bêtise et repartit aussi simplement qu'il était venu. Je terminai ma '' mise en beauté '' et le rejoignis dans mon salon.

-Prête ?

- Oui.

- Tu es très belle princesse.

- Merci. On y va ?

- Oui.

Je pris mon sac et nous sortîmes de l'immeuble. Il m'équipa et je montai sur la moto après lui. J'agrippai sa taille, il démarra et nous voilà partis. J'aimais toujours autant être sur la Triumph, Edward avait une conduite très fluide, il zigzaguait entre les voitures sans prendre de risques, je n'avais absolument pas peur. Il s'éloigna de la ville pour en gagner les hauteurs, les voitures étaient de plus en plus rares et les maisons de plus en plus grosses et belles.

La conduite d'Edward était calme, plus de slalom entre les voitures. Je me serrais pourtant un peu plus contre lui. J'étais juste bien, je me sentais paisible et heureuse. À un moment Edward tourna dans l'allée d'une maison, une immense maison. Faite en pierres et en bois, toute en longueur et avec un étage. Edward se gara à côté d'une Mercedes noire ultra brillante et d'une Audi bleu nuit. Je me levai la première et Edward enleva son casque puis le mien.

- Le voyage t'a plu princesse ?

- C'était génial, promets-moi qu'on fera des balades plus longues.

- C'est promis.

- Merci. Alors tu as grandi ici ? Je viens de réaliser que je n'étais jamais venue.

- C'est vrai. Et bien, bienvenue chez moi... enfin chez mes parents.

- Eh bien c'est une impressionnante demeure. Tu es quoi ? Prince ? Duc ? Comte ?

- N'importe quoi... Allez viens ma princesse.

Il prit ma main et nous allâmes sonner. Il n'attendit pas qu'on vienne nous ouvrir pour entrer dans la maison. Il posa nos casques sur un meuble à l'entrée et m'aida à enlever mon manteau et fit pareil avec le sien. Nous allions nous avancer dans la pièce suivante quand sa mère, que je connaissais, s'avança vers nous. Grande, fine, des cheveux très longs et très beaux, souriante et très maternelle. Voilà le portrait d'Esmée Cullen.

- Edward, chéri ! Tu es le premier. Comment vas-tu ?

- Bien maman. Emmett ne devrait pas tarder à se ramener. Tu te souviens d'Isabella Swan ? La sœur de Jasper.

- Bien sûr. Ravie de te revoir Isabella. Alice m'a parlé de toi bien évidemment et je me souviens bien de l'époque du lycée. Edward n'a pas failli te tuer avec son engin de mort ?

- Maman ! C'est une moto très fiable, je suis bon conducteur tout va bien.

- Le danger vient aussi des autres mon chéri. Demande à ton père...

- Je sais, je sais. Mais tu ne me feras pas renoncer à ma moto.

- Quand je pense que toi et ton frère partez pour une semaine sur ces machines.

- La prochaine fois, je prendrai un cheval !

- Je m'inquiète Edward.

- Maman, c'est toujours pareil. La même discussion. Je suis grand et je n'ai jamais rien eu. Arrête de t'en faire et profite de moi vivant au lieu de déjà me voir mort à cause d'un accident. Et la pauvre Bella qui assiste à tout ça...

- Oui c'est vrai, pardon Isabella.

- Bella et pas de souci. Mais Edward conduit vraiment bien et il est trop amoureux de sa moto pour lui faire prendre des risques.

- S'il pouvait tomber amoureux d'une vraie fille ça m'arrangerait, il lui ferait des enfants et il serait obligé d'acheter une voiture !

- Bella, je te laisse avec ma chère maman, je vais voir mon père.

- Il est aux grillades Edward.

- Ok m'man. À tout à l'heure Bella et désolé.

Je lui fis un sourire alors qu'il partait dans une autre pièce, avant de disparaître, il se tourna vers moi et m'envoya un baiser. Ce qui dû certainement me faire rougir. Esmée me sourit et me fit signe d'avancer dans le salon. Je m'avançai dans cette pièce immense et je pense que je compris pourquoi il avait un côté maniaque. C'était tellement propre, tellement bien rangé. Je me sentais terriblement intruse dans cet environnement. Esmée me fit signe de m'installer dans le canapé, je pris donc place alors qu'elle se mit face à moi.

- Veux-tu boire quelque chose ?

- Non merci.

- Alors tu es revenue d'Arizona ? Ça t'a plu là-bas ?

- Oui, ça m'a fait du bien, j'ai découvert ce qu'était le soleil et la chaleur. Mais je suis contente d'être revenue ici.

- Alice nous a dit que tu étais en cours avec elle et que tu étais la voisine de mon fils. Le destin est curieux non ?

- Oui, ça m'a fait un choc.

- Et comment va ton frère ?

- Bien, il passe son doctorat cette année, après, je ne sais pas dans quoi il va s'orienter. Jasper nous étonne toujours.

- Il fait un doctorat de quoi ?

- Histoire.

- Il ne voulait pas être pilote ?

- Si, et au moment où nous avons pensé qu'il allait entrer dans une école et bien il nous a annoncés qu'il entrait en Fac d'histoire. Peut-être qu'après son doctorat, il nous dira qu'il ouvre sa pâtisserie ! Enfin bon, nous verrons.

- Oui et toi ? Après le master ?

- Je vais passer mon concours pour devenir professeur en université.

- Comme Edward.

- Oui. J'ai été très surprise de le voir prof !

- J'en suis encore étonnée crois-moi. Lui qui n'avait jamais ouvert un bouquin... même petit, il n'a jamais voulu d'histoire avant de dormir. Imagine le choc que j'ai eu quand je l'ai vu lire du Shakespeare ou du Jane Austen.

- Vous... savez ce qui a provoqué ça ?

- Non. Un jour mon fils me parle de proton et de neutron, le lendemain il me demande si dans ma bibliothèque j'ai un exemplaire d'Anna Karenine de Tolstoï.

- En tout cas c'est un bon professeur.

- Je crois qu'il aime vraiment ce qu'il fait. Aussi bizarre que cela puisse être, les livres sont sa passion. Je tenais à te remercier aussi pour Alice, depuis qu'elle a rencontré Rosalie, Alice a changé, en bien ! Elle prend confiance en elle je trouve, elle s'ouvre aux autres.

- Oui, ça me fait plaisir. Je crois qu'elle aime autant la mode qu'Edward aime les livres.

- Je pense aussi. Mais elle n'a jamais voulu se lancer. Quand ses parents sont morts, elle a tellement été traumatisée qu'elle n'était qu'une coquille vide. Depuis quelque temps, elle redevient ce qu'elle était avant. Je suis ravie qu'en plus la mode fasse partie de sa vie maintenant.

- Elle est entre de bonnes mains avec Rose. Et Rose l'aime, sinon elle ne donnerait pas sa chance à Alice.

- Maman ?

La voix d'Emmett venait de résonner dans l'entrée, Esmée se leva après s'être excusée auprès de moi, pour rejoindre son fils. Quelques secondes après, ils arrivèrent dans le salon. Je me levai pour accueillir Emmett qui me prit carrément dans ses bras.

- Salut p'tite Bella !

- Comment ça va ?

- Très bien depuis hier. On se quitte plus !

- Oui, je crois que je tombe amoureuse.

- T'as raison oui. Maman, tu savais que Bella avait laminé Edward au tennis ? Une vraie tigresse ! Edward n'a rien pu faire face à elle.

- Vraiment ? Pourtant ton frère est bon dans ce sport.

- Il a trouvé plus fort !

- J'ai surtout eu beaucoup de chance. J'avais une bonne motivation. Ça ne se reproduira pas.

- T'es trop modeste Bella. Bon elle est où cette p'tite bite justement ? Dehors aux grillades avec papa ?

- Oh Emmett ! Ton langage !

Esmée était réellement choquée, moi ça me fit sourire et Emmett semblait fier de lui. Il me lança un clin d'œil et sans avoir eu sa réponse, il sortit du salon pour probablement rejoindre son frère et son père.

- Pardonne Emmett, Bella...

- Ne vous en faites pas.

- Il me fait honte. Viens, allons voir où ils en sont. Carlisle à a tenu à faire des grillades malgré le froid.

Je la suivis dans la maison jusqu'à arriver sur une terrasse où les trois hommes étaient occupés à cuire la viande avec l'énorme barbecue. Tout semblait démesuré dans cette maison. Esmée coulissa la porte vitrée et les garçons tournèrent la tête en nous entendant. Carlisle sourit et s'approcha de moi me tendant sa main. Je m'en saisis pour le saluer.

- Bonjour Bella. Bienvenue chez nous.

- Merci beaucoup.

Il portait un tablier avec écrit '' grand chef '' dessus, je vis qu'Emmett en portait un avec marqué '' Hungry Boy ''. celui qui me fit le plus sourire fut celui d'Edward où il y avait inscrit '' Le seigneur des agneaux '' Esmée reprit la parole pour s'adresser à son mari..

- Vous avez bientôt fini ?

- Oui, les dernières brochettes sont en train de cuire. Alice arrive bientôt ?

- Oui, elle a promis d'être ici pour midi pile.

- D'accord, je garde la viande au chaud. Tout le reste est prêt ?

- Oui. Mais si Emmett continue de tout manger on va vite ne plus rien avoir !

Emmett regarda sa mère avec des yeux tout innocents avant de piocher une nouvelle fois dans le saladier de chips. Alors qu'Esmée allait répliquer, nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir et la voix d'Alice demandant où nous étions. Emmett répondit et je crus avoir une attaque en la voyant arriver, comme tout le monde d'ailleurs.

Le relooking de Rosalie avait eu un effet radical sur Alice. Pas en vêtements, ni dans le maquillage ou les accessoires, le vrai changement était ses cheveux. Elle avait tout coupé, plus de frange, plus de cheveux longs jusqu'aux épaules mais une coupe plutôt garçonne qui me rappelait les années folles. Ça lui allait très bien, ça mettait en valeur son visage et ça ne lui enlevait pas son côté féminin mais c'était tout de même une grosse différence par rapport à avant. Elle nous sourit et parla.

- Alors ? Comment vous me trouvez ? Ça vous plaît ?

- Ma chérie c'est... inattendu mais ça te va à merveille ! Enfin nous voyons tes yeux !

- Merci Esmée. Bella ?

- Euh je... ne m'attendais pas à ça mais oui, c'est très réussi !

- Merci ! Et vous les garçons ?

- C'est qu'elle devient canon la cousine !

-Emmett !

Esmée râla encore une fois avant d'aller prendre Alice dans ses bras puis de saluer Rosalie qui était restée un peu en retrait. Ma sœur vint ensuite me voir et me serra contre elle.

- Comment vas-tu Bella ?

- Super bien. C'est ton idée les cheveux courts ?

- Oui. Il fallait qu'elle arrête de se cacher. Tu es toute belle dis donc.

- Il fallait bien un minimum non ?

- Tu aurais dû mettre une robe.

- Je suis venue à moto.

- Ah oui... je vais finir de dire bonjour.

- Vas-y.

Elle s'approcha alors d'Emmett qui lui fit un baise-main. Je levai les yeux au ciel. J'allai souhaiter à Alice un bon anniversaire et Esmée nous proposa de nous mettre à table. Rosalie se mit à côté de moi et d'Emmett, Esmée pris place à côté de son mari et de son premier fils, Alice se glissa entre son oncle et Edward qui par bonheur se trouva être mon voisin de table. Esmée nous invita à nous servir et parla à Alice.

- Alors ta matinée ? Qu'avez-vous fait ?

- Rosalie m'a emmenée dans les plus grands magasins de la ville, elle m'a fait essayer des tonnes de vêtements, je voulais tout prendre. J'ai dû cependant faire un choix. Après les vêtements, ça a été les chaussures et les accessoires et pour enfin finir avec la coupe de cheveux. J'ai eu aussi tout une mallette de maquillage et du parfum de chez Dior.

- Et tout ça en une matinée ? Vous êtes rapides !

- Il suffit de savoir où aller et ce qu'on veut.

- Et toi Bella, tu ne voulais pas les accompagner dans ce shopping ?

J'allais répondre quand Rosalie me devança avec un petit rire moqueur, comme à chaque fois que mon prénom était dans la même phrase que shopping.

- Bella n'est pas du tout une reine du shopping, elle a horreur de ça. Je n'ai jamais réussi à lui faire aimer la mode. Hein Bella ?

- Oui.

- La passion de Bella c'est les livres. Plus ennuyant ça n'existe pas.

Rosalie, s'il te plaît ne gâche pas tout. Edward s'était tourné vers elle, je savais qu'il n'était pas d'accord.

- Je ne trouve pas que les livres soient une passion ennuyante. Au moins ça fait travailler l'esprit.

- Esprit qui aurait mieux fait d'être travaillé au lycée !

Je posai ma main sur la cuisse d'Edward dans l'espoir qu'il comprenne qu'il devait laisser tomber. Je lançai également un regard noir à ma sœur qui était en train de plomber l'ambiance. Edward laissa tomber et serra ma main toujours sur sa cuisse. Alice enchaîna sur les vacances, elle raconta ses attentes et l'atmosphère se détendit. Emmett se mit à raconter des bêtises et sembla s'amuser à taquiner sa mère. Carlisle s'adressa alors à Edward.

- Je te trouve bien silencieux Edward.

- J'écoute les âneries d'Emmett en me disant que je vais devoir le supporter 6 jours.

- Vous avez votre plan de route ?

- Pas vraiment, on va vers Vancouver après on verra.

- Pas de camping cette année ?

- On verra quand il fera plus chaud.

Rosalie se montra intéressée et s'adressa à Emmett.

- Tu campes ? Où ça ? Je connais un camping de luxe incroyable du côté de Los Angeles.

- Edward et moi on campe oui... plus nature que luxe.

- Tu crois que je pourrais venir un jour ?

- Euh... je ne sais pas. Oui...

Je me mordis les joues pour ne pas rire, Edward se retenait aussi, Alice semblait très amusée et Emmett très gêné au contraire. C'est Esmée qui lâcha la bombe.

- J'ai deux garçons extrêmement fiers de leurs corps. Ils vont en camping nudiste Rosalie.

- Oh ! Je n'aurais jamais cru... vous le faites souvent ?

- Une semaine chaque été. Si tu veux tenter l'expérience ça sera avec plaisir.

- Je peux y réfléchir. Tu le fais Alice toi ?

- Non, je n'ai pas l'ego susmentionné de mes cousins ! Dès qu'ils le peuvent, ils se foutent à poil sans aucune pudeur ! Combien de fois j'ai vu la cavalerie prendre l'air dans le jardin.

Je me sentis rougir ce qui n'échappa pas à Emmett.

- Bah alors Bella ? T'es toute rouge !

- J'essaye de ne pas imaginer mon prof de litté nu. Et toi aussi, j'essaye de ne pas y penser !

- Oh Bella... un pénis reste un pénis, t'en a vu un, tu en as vu dix !

- Emmett, avec tout le respect que je te dois, je ne veux pas m'embarquer dans ce genre de discussion avec toi.

- Trouillarde !

Il sourit et je m'occupai en buvant un coup. Alice relança une nouvelle fois la conversation sur Edward en tant que prof, je m'exprimai sur le sujet, je critiquai avec elle d'autres élèves, notamment Jessica. Mais cela dut ennuyer Rosalie car elle changea de sujet et nous parlâmes de ses voyages. Le repas se termina sur l'impressionnante pièce montée qui représentait Big Ben et le parlement. Je n'en revenais pas, c'était incroyable comme gâteau, c'était en choux à la crème, macarons, il devait y avoir de la ganache aussi.

Alice souffla sa bougie, logée au sommet du clocher. Nous prîmes des photos et Carlisle se chargea de nous servir. Ce gâteau était vraiment étonnant, en plus des macarons et des choux, le gâteau était un fraisier absolument délicieux, mais je ne goûtais qu'un peu car Esmée m'avait fait un gâteau sans gluten et mon estomac la remerciait. Et puis arriva l'heure des cadeaux qui n'avaient pas déjà été offerts. Alice reçut de la part de son oncle et sa tante, un appartement ! Ils offraient ça comme mon père m'offrait une glace ! Pour eux ce n'était rien.

Mon amie était bien sûr folle de joie de devenir indépendante et planifiait déjà son déménagement. Et ô joie ! Son appartement était à 15 minutes de celui de Rosalie. Mais qu'est-ce que je fiche ici ? Je ne m'amusais pas vraiment, alors qu'Alice avait les yeux brillants de joie, elle avait tout son monde autour d'elle, tout le monde semblait s'amuser, même Edward qui était en train de se battre avec Emmett pour le dernier bout de gâteau. Alors qu'Alice redescendait de son nuage suite à la découverte de son appartement, Edward s'éclipsa pour aller chercher son cadeau. J'étais curieuse, il m'avait parlé d'un rat !

Mon voisin revint en portant un petit sac rose qu'il tendit à sa cousine. Tout le monde regarda avec curiosité, sauf Edward et Emmett qui étaient dans le coup. Alice défit la fermeture éclair, elle regarda à l'intérieur et poussa un cri de joie à nous faire sursauter. Elle mit enfin les mains dans le sac pour en sortir un chihuahua. Qu'il est moche ! Bien sûr, ma sœur le trouvait trop mignon. Edward s'avança vers moi tout sourire après qu'Alice l'ait remercié à coup de grandes déclarations.

- Tu vois qu'elle m'adore pour ce cadeau.

- C'est trop moche !

- Oui, c'est un gros rat. Ça va ?

- Ouais.

- Bella...

- Où sont les toilettes ?

- Viens... euh... maman, je montre à Bella où sont les toilettes.

- Ok, on prendra le café dans le salon.

Il hocha la tête et me fit signe d'avancer. Hors de vue des autres, il prit ma main et m'entraîna dans ce qui devait être sa chambre. Ses lèvres se posèrent sur les miennes et ses bras m'emprisonnèrent. Là, j'avais le sentiment d'être plus à ma place qu'en bas.

- Alors qu'est-ce qui ne va pas ?

- Je ne sais pas, j'ai l'impression d'être en trop.

- Rosalie...

- Probablement.

- Tu n'es pas la Bella que je connais depuis qu'elle est là. Tu n'as plus ton répondant, tu te laisses faire, elle t'écrase !

- Oui mais...

- Ne te laisse pas faire par Madame je-suis-le-centre-du-monde.

- Depuis que je suis revenue, je pense que je me rends compte à quel point mon frère et ma sœur m'étouffent mais je ne veux pas les vexer.

- Je sais... mais tu as le droit de t'amuser et surtout je refuse qu'elle te piétine comme elle le fait. Ça m'agace ! Et je vais parler à Alice, elle devient trop comme ta sœur.

- Il faut que je me reprenne, ça va aller. Redescends, j'arrive.

- Essaye de te détendre princesse.

- Oui. Allez vas-y ou ils vont se poser des questions.

- Oui. Si tu veux rentrer, fais-moi signe.

- Promis.

Il m'embrassa avant de sortir de la chambre. Je pris cinq minutes pour regarder son univers d'adolescent, le monde où j'avais rêvé me retrouver. Il y avait des tonnes de photos dans un cadre, sur toutes les photos, il y avait Jasper. J'étais également présente sur quelques-unes mais toujours en deuxième plan, Il y avait quelques trophées de sport, basket et tennis. Il y avait aussi ses étoiles obtenues au ski et ses diplômes scolaires. Le reste était comme chez lui, rangé sans aucun bazar.

Je soufflai un bon coup avant de redescendre, ils étaient tous dans le salon, Edward me fit une place mine de rien à côté de lui, je pris ma tasse de café et il me poussa à me mettre en avant en engageant la conversation sur ma petite personne. Dès que Rosalie essayait de changer de sujet, Edward se débrouillait pour la désorienter et revenir sur quelque chose où je pouvais intervenir.

Le reste de l'après-midi se passa assez bien, Emmett, Carlisle, Edward et moi nous moquions, entre nous, du petit chien d'Alice, les garçons étaient très sévères et me faisaient beaucoup rire avec leurs critiques et leurs comparaisons. Finalement, ce ne fût pas si dur que ça et j'avais surtout compris le pouvoir que les jumeaux Swan avait eu sur moi et ma vie, mais ça allait changer.


Et voilà... à la semaine prochaine.

Biz et merci encore