"Auteur": Mackensy

Beta: Yukipi


Bonjour et bonne vacance (à ceux qui y sont, pas moi en l'occurence ;-)). Sinon ce chapitre à mit du temps mais ça avance (qui a dit enfin?) Bref on y retrouvre Regulus le sans pur coincé, Harry qui se perd, Sirius et Tony qui se rapproche, Remus et Tim qui sont en mission pour ceux qui l'ont oublié, Sky qui essaye de ne pas devenir une Mary-Sue lol. Enfin bref bonne lecture et merci à Yukipi ma super béta.


Tony n'aimait pas ça. L'atmosphère était oppressante, la brume était épaisse et l'heure avancée n'arrangeait rien à l'angoisse de l'agent. Cela faisait bientôt six heures qu'il tournait en rond, Regulus leur avait donné une adresse d'une boutique d'antiquité à Los Angeles. A partir de là, cela aurait du être facile. Mais la boutique venait d'être cambriolée et brûlée, il ne restait plus rien. Mais les deux coéquipiers c'étaient mis d'accord, il ne reviendrait pas les mains vide. Alors Tony avait fait, ce qu'il faisait de mieux. Il avait enquêté, poser des questions et finalement avait trouvé une piste. Parmi tous les objets que contenait la boutique, un était au milieu de plusieurs affaires. Un diadème, chaque fois qu'il avait été vendu, l'acheteur avait commis un acte horrible avant de se suicidé. Par contre le dernier acheteur était toujours en vie et il avait même réussi à avoir l'adresse. C'était un manoir en dehors de la ville. Mais dés qu'il était arrivé devant les grilles en fer forgé noir, le mauvais pressentiment de Tony, avait repris de plus belle. Mais étant, il fallait bien l'avoué, un peu macho, il appuya sur l'interphone. Une voix féminine leur répondit et les grilles s'ouvrirent. Ils avancèrent en gardant une main sur leur baguette. Plus ils s'approchaient, plus ils pouvaient admirer l'immense bâtisse en pierre. Elle se composait de trois étages avec une tourelle à droite et de nombreuses fenêtres mais qui semblaient opaque. Les portes s'ouvrirent et ils entrèrent dans un hall décoré avec un goût certain. Des vases avec des fleurs superbes, des meubles anciens, le plafond soutenu par des poutres en bois qui donnaient à la maison un côté ancestrale. Mais ce qui attira l'œil de Tony, fut les nombreux tableaux aux murs. Ils représentaient des gens inconnus mais d'une beauté certaine. On aurait dit une famille royale. La femme qui les avait accueillis les mena dans un salon, où un feu brûlait dans l'âtre. Là, encore tout semblait placé avec soin, les meubles étaient tous en cuir et le parquet était magnifique. La femme les laissa seul, en refermant la porte derrière elle.

- Ça fait froid dans le dos. Commenta Sirius en mimant un frisson. Tu as vu, on aurait dit un robot.

- Perso, ce n'est pas ça qui m'ennui. Répondit Tony en s'avançant vers un tableau représentant un homme aux yeux noirs corbeaux.

- Quoi alors? S'étonna son ami en prenant un vase posé sur la cheminée.

- Tu ne connais pas le gars sur tous les tableaux?

- Non. Répondit-il négligemment en soupesant l'objet. Qui est-ce?

- Samuel Dalkove, il est le suspect de nombreuses affaires mais on n'a jamais eu aucune preuve

- Et je suis sensé le connaitre?

- Vous devriez Monsieur Black car je suis le prince des Vampires et vous êtes dans un sacré pétrin.

Loin de là, au manoir de Regulus.

- Je n'y arrive pas. Se plaignit une énième fois Harry en se pliant en deux, essoufflés sa baguette dans sa main.

- Ça je le vois bien. Répondit sévèrement Regulus derrière lui les bras croisés. Si c'est pour énoncer l'évidence, tu peux tout aussi bien te taire

- J'ai besoin d'une pause. Dit-il en s'asseyant par terre.

- Tu auras une pause quand tu auras réussi à lancer ce simple sort

- Simple ça dépend pour qui.

- Si tu veux je peux arrêter de t'entraîner.

- Non mais j'ai comme un blocage.

- Le sortilège Doloris est comme un autre.

- Je ne comprends pas pourquoi je devrais l'apprendre

- Car mieux tu connais tes ennemis mieux tu seras préparé. Maintenant tu te lèves et tu te remets au boulot.

Harry se remit debout et leva sa baguette sur le mannequin immobile. Il cligna des yeux et quand il les rouvrit ce n'était plus le mannequin mais bien Voldemort qui se trouvait en face de lui. Ce dernier leva sa baguette et commença à parler.

- Tu es faible Potter, aussi faible que ta mère quand elle gémissait à mes pieds.

- Arrête ça. Dit Harry en serrant les dents.

- Sers-toi de ta haine.

Le regard émeraude croisa celui rubis de son ennemi fictif. Et dans un sursaut de rage, leva sa baguette. Le sortilège fusa droit sur le faux mage noir qui s'effondra avant de redevenir sans vie. Regulus sourit avant de serrer l'épaule du plus jeune. Ce dernier semblait ailleurs, il sentait encore la magie bougé en lui, la puissance qu'elle avait généré. C'était une sensation différente du simple sort. Il se sentait vivant, fort et même invincible.

- Bon maintenant tu as droit à une pause.

- Non, continuons. Je veux recommencer.

- C'est toi qui vois. Sourit Regulus en s'écartant.

Ils s'entraînèrent encore sur différents sorts de magies noires exclusivement. Ils s'arrêtèrent pour aller manger, Harry rejoignit ses amis pendant que Regulus devait régler une affaire urgente. Il s'assit à côté de Ron et en face des deux filles. Le roux semblait différent depuis qu'il travaillait avec Regulus également. L'ambiance n'était pas joyeuse, la tension était presque palpable. Ron était concentré sur son assiette sans vraiment y touché, Hermione était plongé dans son livre qu'elle referma quand Harry s'assit. Et Sky sembla encore plus pâle que d'habitude.

- Et toi Harry comment se passe tes cours? Demanda Hermione lui servant un verre de jus de citrouille.

- Bien.

- Tu travailles sur quoi? Continua-t-elle, Harry baissa les yeux sur son assiette et répondit.

- Un peu tout, Regulus est un bon professeur.

- Ron aussi le dit. Répondit la brune mais elle ne semblait pas convaincue mais le roux releva la tête apparemment enthousiaste.

- Oui, j'arrive déjà à bloquer la plupart de ses attaques mental grâce à l'occlumencie. Mais je suis encore loin de son niveau.

- C'est super. Le félicita Harry et son ami sourit jusqu'aux oreilles.

- Moi aussi j'aimerais bloquer mes pensées quand il est là. Dit Caroline l'air sombre. Je trouve ça très malpoli qu'il puisse lire dans tout les esprits.

- Je suis sûr qu'il ne s'amuse pas à ça. Le défendit Harry.

- Pourquoi? Interrogea la jeune fille. Moi je ne le sens pas ce type.

- Ils nous hébergent, nous entraînent. C'est juste que tu ne peux pas comprendre, tu es jalouse.

- Harry! S'exclama Hermione alors que Sky semblait s'être prit une baffe.

- Elle n'a rien à faire ici, ce n'est qu'une moldue.

- Tu es méchant. Dit Caroline les larmes aux yeux.

- Je suis réaliste.

Il se leva et quitta la pièce, laissant les deux filles sur le cul alors que Ron sortit également. Harry se dirigea vers la salle d'entraînement, il alluma les lumières et s'étira. Après dix minutes, il sortit sa baguette mais une voix derrière lui l'arrêta.

- Que fais-tu Harry? demanda Gibbs et le garçon tourna la tête.

- Je m'entraîne. Dit-il simplement en se concentrant sur le mannequin.

- Je vois, je croyais que c'était au matin la magie et l'après-midi avec moi. Ou es-tu devenu complément comme Tony? Plaisanta l'agent mais il voyait qu'Harry était bizarre en plus d'avoir croisé Hermione.

- Je pense que la magie peut m'aider plus.

- Que fait-on ici alors? Si tu te penses plus puissant que nous? Demanda Gibbs pensant faire réagir Harry mais sa réponse le désarçonna encore plus et le vexa aussi.

- Je le suis.

- Où est donc passé le garçon qui se souciait plus de déranger que de sa propre vie?

- Il n'est plus là et j'en suis bien content.

- Et bien pas moi, petit garçon arrogant.

J- e ne suis plus un enfant.

- Je l'ai cru mais je me suis trompé Harry.

Gibbs sortit laissant le sorcier seul, l'euphorie du matin venait de retomber. Il se sentait nul, il ne savait pas ce qui lui avait prit. Il aurait bien voulu que Tony soit là. Pendant des années, il avait été seul sans personne. Là, il avait un oncle qui l'aimait, son parrain, des amis et Gibbs. Alors pourquoi avait-il tout gâché? On aurait pu dire que c'était une manie chez lui. Pourtant cette fois-ci, il voulait et devait réparer ses erreurs. Et il devait d'abords commencer par retrouver Leroy. Il reprit son gilet et ouvrit la porte pour se retrouver face à Regulus. Ce dernier ne fut pas surprit de le voir.

- Tu t'entraînes encore?

- Oui mais j'ai fini, il faut que j'aille voir Jethro.

- Ça devra attendre.

- Pourquoi?

- Il va falloir accélérer ton entraînement. Voldemort a presque fini d'installer son pouvoir et nous n'avons pas avancé d'un iota.

- Tony et Sirius sont sur la piste d'un Horcruxe non?

- Si mais c'est de toi que je parle. Le moment venu, ce sera à toi de jouer et tu es loin d'être prêt.

- Que dois-je faire?

- Dans cette maison, il y a une salle spéciale. Quand tu y rentres le temps passe moins vite dehors. Un mois correspond à deux années dans la salle. C'est le temps que nous allons passer dedans.

- Tu es sérieux? Toi et moi seulement et pour manger?

- Tu verras cette salle est spéciale, les elfes peuvent y entrer mais se sont les seuls. C'est très sérieux Harry. Si je ne t'en pensais pas capable, je ne t'en aurais pas parlé.

- Et Tony et mes amis?

- C'est pour eux que tu fais tout ça. De leur côté ils continueront les recherches, j'ai déjà tout dit à Severus.

- Je peux aller leur dire au revoir?

- Non, les secondes comptent.

- Je n'en sais rien, j'aimerais d'abord en parler.

- Je me suis sans doute trompé, tu es trop jeune.

- Non, je veux le faire.

- Bien suis-moi.

Harry suivis Regulus dans une partie du château encore inconnue. Il faisait plus sombre et l'air était plus poussiéreux. Ils s'arrêtèrent au bout du couloir devant une immense porte en bois gravé de symboles. Regulus sortit sa baguette et la posa sur la porte qui s'ouvrit, la lumière blanche ébloui les deux hommes. L'ex-mangemort s'avança, Harry regarda une dernière fois, Gibbs le pensait trop jeune. Il allait lui prouver, il allait leurs prouver à tous. Bientôt il les sauverait tous, et personne ne devrait plus jamais mourir pour lui.

- Ça c'est bizarre. Commenta Sirius.

- Non tu crois? Répondit sarcastiquement Tony.

Les deux hommes se trouvaient dans une superbe chambre aménagé, comme le reste de la maison, avec goût. On les avait amenés là après une brève discussion.

- Si je résume, il a dit qu'il n'avait pas le temps mais pourquoi nous enfermer ici et pas nous foutre dehors? Résuma Sirius en buvant un des deux verres de vin rouge qui se trouvait sur la table.

- Je n'en sais rien.

- Qu'est-ce que tu as?

- Rien.

- Mais si.

- J'ai juste un mauvais pressentiment.

- A propos d'Harry, je suis sûr qu'il va bien. Pour l'instant, c'est nous qui sommes dans la merde. Dit-il puis il fixa le lit double rouge, le regard bizarre. Enfin à part que nous avons une chambre pour nous tout seul, un grand lit, toi, moi.

- C'est pas le moment.

- Pourquoi? Demanda le plus vieux en se plaquant contre Tony, lui déboutonna sa chemise. Il a dit qu'ils ne reviendraient qu'au petit matin. On n'a la nuit pour nous.

- Sirius n'y pense pas. Répondit Anthony en le repoussant.

- Pourquoi? Laisse-toi faire, je sais que tu en as envie.

Sirius l'embrassa et Tony succomba se laissant complètement aller.

A Londres, au ministère de la magie. Lord Voldemort faisait son premier discours entouré de nombreux curieux et de journalistes.

- C'est ici, que se lève aujourd'hui le règne de Lord Voldemort. Soyez tous les témoins de ma puissance. Plus personne, ne pourra m'arrêter. Les sorciers vont régner en maître et bientôt nous n'auront plus à nous cacher des insectes qui pourrissent cette terre. Notre terre! Ils se soumettront ou mourrons sous nos baguettes. Je vous préviens, ceux qui se mettront de leur côté subiront le même sort. Et j'en serais navré car chaque goutte de sang sorcier versé est une goutte en trop. Nous bâtiront un monde, de pureté et de puissance. Je vous guiderais, suivez-moi et vous n'aurez plus jamais à vous cacher.

Dans le fond de la foule, deux silhouettes encapuchonnées écoutaient avec attention.

- Un beau parleur.

- Il ne parle pas des manières pour y arriver. Il cache la façon en montrant le résultat.

- L'extermination, l'esclavagisme, c'est beaucoup moins beau comme programme. Qu'allons-nous faire?

- Je pense que nous devrions rapporter tout ça.

- J'ai tout enregistré. Dit un deux en sortant un enregistreur.

- Pratique ce petit appareil. Commenta l'autre en le cachant dans ses poches.

- Avec votre amélioration en plus, c'est certain.

Ils firent demi-tour et se trouvèrent devant un homme blond flanqué de deux molosses. Leurs robes noires avec leurs capes et leurs bandoulières rouges ainsi que le blason en forme de marque des Ténèbres sur le cœur montrait bien qui ils étaient. Les premiers mangemorts officielles ne se cachaient plus. Derrière eux un homme et une femme mangemort également leur empêchèrent toute fuite. Le blond leur enleva leur capuche et sourit devant le spectacle.

- Remus Lupin avec un insecte. Le Maitre sera content de vous voir pour fêter pleinement sont avènement.

Sous le regard des spectateurs, Lucius prit la baguette de Remus ainsi que celle de Tim. C'est Regulus qui lui avait donné pour qu'il fasse illusion. Et ils furent emmenés par les mangemorts. Mais loin des flashs, ils furent séparés. Rémus fut amené dans un bureau, on le fit assoir sur une chaise en velour. Le mangemort posa les deux baguettes sur le bureau et resta immobile à côté du siège, le fixant en souriant. Apparemment ils se trouvaient dans le bureau de l'ancien ministre et le Lord n'avait pas encore changé grand-chose. Ce dernier entra d'une manière princière et s'assit en face d'eux. Lucius s'était incliné et sous l'ordre de son Maître était sortit. Le Lord les regarda à tour de rôle en tenant la baguette de Remus dans ses mains.

- Remus Lupin, je tiens à vous faire une proposition. Je vous offre une place à mes côtés. Vous êtes un sorcier dont je reconnais la valeur même si vos choix n'ont pas toujours été les bons. Et contrairement à l'ancien ministre, cet imbécile, je pense qu'être un loup-garou est une force et non une tare.

- Et pour mon ami?

- Un moldu, et lui donner une fausse baguette, ne lui donne pas plus de cachet. Comme ceux de son espèce, il aura le choix.

- Se soumettre ou mourir.

- Un choix reste un choix. Mais parlons d'abord de vous. Si vous acceptez je vous offre ce que vous voulez. J'ai cru comprendre que vous aimiez enseigner.

- Et que voulez-vous en échange?

- Rien à part votre dévotion. Vous acceptez ou vous mourrez. Mais je suis magnanime et je vais vous laisser cinq minutes pour prendre une décision.

Il sortit par une autre porte, laissant le loup seul. Ce dernier se leva et fit le tour de la pièce. Il n'arrivait pas à mettre ses idées en place. Jamais il ne pourrait sortir d'ici vivant, retrouver Tim et s'enfuir. Mais il ne comprenait pas pourquoi Voldemort ne lui avait rien demandé sur Harry. Il devait en savoir plus et Sirius comprendrait enfin, il l'espérait. Après les cinq minutes Le lord rentra et se rassit en faisant signe au loup d'en faire de même. Ce dernier resta debout devant lui.

- Quel est votre réponse? Demanda calmement l'homme-serpent.

- J'accepte mais j'aimerai que mon ami soit relâché. Répondit Rémus en essayant d'avoir une voix assuré.

- Et pourquoi ferais-je cela? Questionna Tom en posant sa tête sur ses mains jointes devant lui.

- Car comme cela vous savez que j'aurais une dette envers vous. Mais ça vous l'aviez déjà prévu.

- Très bien. Conclu le mage en se levant. Lucius va vous montrez vos appartement jusqu'à la rentrée. Où vous enseignerez à nos chères têtes blondes.

- Je veux voir mon ami avant. Dit Rémus pas sûr de survivre à cet affront de plus. Voir qu'il va bien et qu'il est libre.

- Bien mais je vous préviens, c'est un jour de fête. Mais à l'avenir, n'abusez plus de ma patience. Menaça-t-il et le nouveau professeur en prit bonne note.

Voldemort sortit et quelques secondes plus tard, Malefoy revint avec Tim. Ce dernier avait le visage couvert de coupures et de bleus. Ces habits étaient déchirés et du sang coulait de son flanc droit. Tout ça en si peu de temps, il fallait vraiment qu'il parte. Remus s'approcha de lui et le serra dans ses bras. Lucius lança une réplique qu'il voulu cinglante, mais le loup n'en avait que faire. Il glissa discrètement l'enregistreur dans la poche de l'agent qui paru surprit. Puis il l'accompagna jusqu'aux portes du ministère du côté moldu. Il lui sourit puis se retourna laissant le jeune agent seul, dans un état miteux sans aucun moyen de repartir dans leur QG.


On avance, on avance, on avance... Lentement mais surement. Prochain chapitre pffff disons quand il ferra bon en Belgique. Non, je rigole sinon vous ne l'auriez pas avant longtemps. Allez en tout cas profitez de vos vacances et pensez à ceux qui bosse.