Bonjour tout le monde ! Voici la suite qui j'espère est attendue avec impatience ;p

Merci aux Reviews !

Bonne lecture !

Chapitre 13

Je sens la panique me gagner. J'ai beau le toucher, rien ne le fait réagir...

- Harry, crevette...

Toujours rien. Je lance un regard perdu à mon frère qui s'approche de nous doucement. Il se met de l'autre côté de Harry et d' une caresse douce mais appuyée, il rejette doucement sa tête en arrière. L'enfant cligne des yeux à plusieurs reprises. Cependant, il ne nous regarde toujours pas et ressers ses bras autour de lui.

- On doit l' emmener à Poudlard...
- Non Bill. Si on le transporte là bas, Dumbledore serra au courant, ce qu'il ne faut pas... On doit aller chez les Malfoy...
- Charlie ! Ils ne nous laisserons jamais entrer chez eux.. C'est impossible !
- Ils le feront ! Pour Harry.

D'un regard, je le convaincs et je prend dans mes bras le petit corps tremblant de Harry. Il essai de s'échapper.

- Crevette.. Chuuut... C'est moi, Charlie. Tu ne risque plus rien. Tout va bien... Ok ? On est avec Bill, calme toi. Tout va bien. Chuuut...

Au bout d'un moment, il se laisse aller contre mon torse. Je ressers mes bras tout autour de lui, le pressant contre moi et je lui embrasse le front. Ses petites mains tremblantes et bandées s' agrippent à mon tee-shirt alors qu'il enfoui son visage contre.

Bill nous regarde avec tendresse. Il s' approche doucement et ébouriffe mes cheveux avant de déposer un léger baiser sur la joue pâle de Harry. Le petit a les yeux ouverts et fixe mon visage. Je lui fais un sourire rassurant et nous nous mettons silencieusement en marche afin de passer la barrière de protection anti-transplanage du Terrier. Un fois fait, j'échange un regard entendu avec mon frère et je serre encore plus Harry en lui murmurant à l' oreille:

- On va transplaner Harry, ce n'est pas très agréable les premières fois mais ne t'inquiète pas, d' accord ? Accroche toi, crevette...

Je ferme les yeux, visualise le manoir Malfoy et j'ai la sensation de passer dans un tube compressé. J'halète en atterrissant, pas encore très familier à ce moyen de transport. Harry s' écarte vivement de moi, je le laisse faire mais le retiens doucement afin qu'il ne tombe pas en avant tandis qu'il vide son estomac. Il gémit doucement en se redressant. Il se laisse aller contre mes jambes, mes bras enroulés autour de son torse.

- Ça va mieux crevette ?
- Fait mal...
- Je sais mon ange... Mais ne t'inquiète pas... Ca va passer. C'est que tu n'es pas habitué..
- Veux... Papa...

Il se courbe de nouveau en avant et vide son ventre une nouvelle fois, le faisant haleter.

- Je suis désolé crevette... Je ne pensai pas que tu irais aussi mal... Ça aurait été peut être mieux avec Billy...

Je m'en veux de le voir dans cet état.

- Cela n' aurait rien changé Charlie. Ça va mieux Harry ? Bien, alors avançons...

Nous nous mettons cote à cote, devant les grilles de ce gigantesque manoir. Il est magnifique. Beaucoup pensent que les Weasley envient les Malfoy, du moins leur fortune.. Mais ce n'est pas mon cas, ni celui de Bill. Nous nous satisfaisons tous deux de ce que nous avons. Et nous sommes heureux ainsi.

Je tiens le main fine de Harry dans la mienne et je le tire doucement en avant lorsque j' avance en même temps que Bill. Mon frère ouvre les grilles et nous nous glissons dans le magnifique parc. À la moitié du jardin, je prends Harry dans mes bras. Il est exténué par la journée horrible qu'il vient de vivre et peine à avancer. Nous arrivons à l' immense porte du Manoir.

Je déglutis, espérant avoir raison en disant qu'ils ne vont pas nous mettre à la porte. Bill frappe au battant, dans un bruit sourd, mat. Harry tremble légèrement dans mes bras. J'ignore cependant comment interpréter cette réaction. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre sur une grande femme blonde magnifique. Narcissa Malfoy. Elle nous toise, le regard hautain, le visage haut et fier. Elle arque un sourcil aristocrate blond et ouvre sa bouche vermeille:

- Bonjour. Que voulez vous ?!

Elle baisse ensuite son regard vers l'enfant dans mes bras. Ses sourcils se froncent pendant qu' Harry tourne doucement la tête vers elle. Puis les yeux bleus de l'aristocrate s' agrandissent de surprise.

- Harry ? C'est toi mon ange ?

Harry descend de mes bras mais chancelle sous des vertiges. Je le retiens et plaque son dos contre moi. Je vois avec inquiétude la femme sortir sa baguette et la pointer sur moi.

- Lâchez cet enfant tout de suite, Weasley !
- Madame Malfoy, nous ne lui voulons aucun mal. Il a... Il ne va pas bien... Il nous a parler plusieurs fois de votre famille... On... On a pensé que ce serait une bonne idée de l' emmener.
- Entrez. Viens Harry.

L'enfant s' approche d'elle précipitamment, elle se baisse et le serre quelques secondes dans ses bras. Dans le dos du gosse, elle fronce les sourcils en passant sa main dans ses cheveux anormalement courts. Elle finit par se redresser, détachant doucement les bras de l'enfant de son cou mais celui-ci refuse de la lâcher, il lui prend la main et s'y agrippe de toutes ses forces. Je regarde avec stupeur Narcissa lui sourire gentiment. Elle relève ensuite la tête vers nous et nous intime d'entrer. J'hésite mais en voyant Bill entrer dans le manoir, je lui emboîte le pas.

- Dobby !
- Oui madame Malfoy madame.
- Va chercher Draco.
- Oui madame Malfoy madame.

Dans un pop, l' elfe disparaît. J' observe avec émerveillement le couloir dans lequel nous suivons la maîtresse de maison. Nous entrons ensuite dans un immense salon. Splendide.

Elle nous invite a nous asseoir dans un confortable canapé.

HPDM HPSS HPDM

Je me dirige à contre cœur vers le salon, où Maman m'appelle. J'étais en train de dessiner ! Un joli dessin de Harry. J'étais en train de tracer ses doux cheveux noirs. Et je venais juste de terminer ses prunelles vertes.

Il me manque tellement! C'est mon meilleur ami ! Je sois le protéger, m' assurer qu'il va bien... Et je suis incapable de le faire depuis des semaines ! Je sens des larmes traîtresses remplir mes yeux... Mais je ne les laisserait pas couler ! Foi de Malfoy !

Ce qui est très dur aussi, c'est de savoir que mon parrain était en prison... Alors qu'il à sauvé Harry... Puis oncle Sev' est dans un état... Il s' inquiète énormément pour Harry, il lui manque. Pas autant qu'à moi, c'est pas possible mais quand même un peu ...

J'entre dans le salon et me tiens droit en m'apercevant qu'il y a du monde. Puis je les reconnais : les Weasley... Les aînés. Que font ils ici ?! Nos familles ne s' entendent absolument pas ! Je fronce les sourcils en m'approchant.

- Bonjour.
- Bonjour.
- Salut, me répond celui qui a l' air le plus jeune.

Je me tourne vers ma mère et me fige, les yeux écarquillés.

- Ma crevette naine a moi... Dis-je dans un souffle, les yeux rivés sur le visage endormi de mon meilleur ami.

Je me laisse tomber à genoux près de lui, ne prêtant plus attention à mes manières. Sa tête est posée sur les genoux de ma mère, qui lui caresse doucement les cheveux, tandis que le reste de son frêle corps est allongé sur le canapé.

Je pose ma main sur sa joue toute douce et pâle et la caresse. Je souris béatement : il est là, mon meilleur ami est là ! Une larme coule sur ma joue, je la laisse, je n'y prête pas attention. Oh Merlin ! Harry est enfin ici !

Je le secoue légèrement. Il ne réagit pas. Je recommence, jusqu'à ce que je vois ses yeux papillonner doucement. Ses émeraudes ensommeillées se posent sur moi et je souris un peu plus en voyant ses yeux s'éclairer de joie. Il me saute dans les bras et me serre fort contre lui, étreinte que je lui rends sans hésiter et le plus fort possible.

Puis, à ma plus grande horreur, il éclate en sanglot dans mon cou. Qu'a-t-il ?! J'ai fait quelque chose de mal ?! Je lance un regard paniqué à ma mère qui me sourit doucement pour me rassurer… je crois. Les deux Weasley sourient également.

J'enfoui mon visage dans le cou de mon ami et fronce les sourcils en ne sentent pas ses longs cheveux retomber sur moi, comme ils le font d'habitude. J'ouvre les yeux : ils ont été coupés. Mal. Contre sa volonté, il n'aurait jamais laissé personne faire.

- Chut, Harry… tout va bien ma crevette naine, je suis là. On est tous les deux maintenant, ça va aller ! Tu m'as manqué mon chaton. Mon meilleur ami.

Ses bras se serrent un peu plus contre moi, je fais de même sur son corps frêle et tremblant.

HPDM HPSS HPDM

- Il est hors de question que tu risques ta vie ou celle de ton enfant !
- Tom. On ne peut pas faire autrement et tu le sais aussi bien que moi !
- Severus ! Je ne te le répèterai pas : cesse ton rôle d'espion.
- Non. Ça ne changerait rien. Si je cesse mon rôle, cela voudrait dire le montrer ouvertement ! Or, je suis ton espion Tom et si j'arrête, Dumbledore comprendra tout. Je ne peux pas quitter son camp ainsi, ce serait trop risqué. De plus, Harry rentre bientôt…
- Dans un an Severus.
- … à Poudlard. Ce foutu manipulateur s'en prendrait à lui, sans oublier qu'en laissant tomber ma couverture, je perds mon poste dans l'école et je ne pourrai plus protéger mon petit garçon !

Le Lord pousse un soupir vaincu, il sait que le maître des potions a raison. Comment pourrait-il l'ignorer ?

- Bien. Mais fait attention. À toi et au petit… dire qu'il pense que j'ai tué ses parents…
- Voyons Tom. Il a vécu avec des moldus, des moldus horribles.
- Ils le sont tous lorsqu'ils apprennent ce que nous sommes : des sorciers.

La voix de l'homme est amère. Oh oui, tout n'est que souffrance lorsque nous sommes des sorciers nés moldus ou élevés parmis eux…

- Tu n'imagines pas dans quel état je l'ai récupéré, Tom.

Ce dernier regarde avec étonnement le visage livide de son ami, ses yeux perdus dans le vague et douloureux. Ses mains tremblent. Le professeur ferme les yeux, respire calmement et les réouvre, les onyx se plantent dans les rubis de son vis-à-vis.

- J'imagine bien, Sev.
- Oh non Tomy ! Il est brisé. Mon petit ange est meurtri et brisé à tout jamais. Il… il vivait dans un placard, sous l'escalier, dans une odeur continuelle de sang, de peur, de souffrance ! Je l'ai trouvé attaché dans ce foutu placard ! La chaîne a laissé une cicatrice indélébile autour de son cou. Malgré tous mes soins, toutes ses marques ne partent pas. Il va garder des cicatrices sur tout son corps toute sa vie. Il a neuf ans mais ne semble pas en avoir plus de sept voir six, Merlin ! Il a peur de tout, et ne croit pas par là que je le traite de lâche ou de peureux ! (à cette dernière phrase, sa posture et sa voix deviennent plus hargneuses). Ils l'ont affamé depuis sa naissance, ils le frappaient jour après jour. Et son oncle l'a… violé ! Putain Tomy ! Comment ont-ils pu lui faire tout cela ?! À un enfant ! À Harry ! Il est si gentil, si mignon. Ils l'ont rendu craintif. Au début, il ne me laissait même pas l'approcher pour le soigner, il pouvait à peine se nourrir car ses mains étaient brûlées à un point ou il ne pouvait presque plus les bouger, sans compter les bandages ! Mais il s'en moquait ! Il aurait pu mourir de faim devant moi tant que je ne l'approchais pas ! Oh Merlin, je veux les tuer, Tom.

L'homme regarde son ami avec des yeux grands ouverts, horrifié par le récit de son ami. En voyant la détresse de Severus, Tom s'avance vers lui et le sert doucement dans ses bras.

- Chut… tout va bien Sev, il est avec toi à présent, il n'est plus dans cet enfer. Il va aller mieux. Pourrai-je le rencontrer ?
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Tom. Il est encore terrifié par les mouvements brusques et voix un peu trop fortes. Je suis le seul qui arrive à l'approcher, ainsi que Draco. Pompom n'a pas le droit de le toucher, il n'aime pas être seul avec elle, pareil pour Narcissa, ne parlons pas de Lucius ! En plus, ne le prend pas mal mais avec tes yeux rouges, tu vas le terrifier encore plus, c'est assez impressionnant pour les enfants.

Ils rient, se souvenant de sa première rencontre avec Draco. Le petit avait couiné avant de se précipiter derrière son père en lui disant qu'un monstre voulait le manger. Mais aujourd'hui, le gamin n'en faisait plus cas et adorait même l'adulte, ils sont redoutables ensemble : leurs conneries sont redoutables !

- Et ou est Harry en ce moment?
- Je crois que Dumby l'a envoyé chez les Weasley. Ça va faire deux mois maintenant, je ne sais même pas s'ils l'ont bien soigné, bien nourri, s'il les apprécient… je suis libre mais je n'ai as le droit de récupérer mon bébé… je m'inquiète tant Tom.

Tom sert un peu plus fort son mi contre lui, il sent sa respiration tremblante dans son cou, Severus finit par l'enlacer à son tour. Le Lord dépose un baiser sur ses cheveux noirs.

- J'ai demandé à Charlie Weasley de ses nouvelles. Il m'en donnera à la rentrée, ce serait risqué avant.
- Maître ?

Le Lord s'écarte de son ami et prend une expression froide et indifférente en regardant McNair.

- C'est urgent, Snape doit aller chez les Malfoy.

Puis l'homme sort. Oh Merlin, que se passe-t-il ?!

NDA : Alooooors ?

'Z'avez vu ? Je suis gentille ! J'ai rendu 'Ryry !