Hey ! Ça va ?

Chapitre SUPER long. On se retrouve en bas.


Chapitre 12 : La perte.

- Edward ! Ce n'est pas que je ne veux pas mais j'ai un gros dossier à rendre dans deux jours alors il faut vraiment que je bosse dessus.
- Bella ... Je peux peut-être t'aider ? On irait plus vite à deux.
- Oh non ! Je connais tes plans diaboliques Cullen ! Tu vas m'aider un moment puis tu vas en avoir marre et tu vas commencer à me bécoter le corps pour qu'on finisse nus comme des vers et en sueur. Je suis vraiment désolée mais je ne peux vraiment pas te voir pour le moment. Dis-je dans le combiner de mon portable.
- Ok, ça va. J'ai compris.

Il avait raccroché. Il n'était pas croyable. Même si je ne devais pas faire un dossier pour jeudi. En fait, ce dossier là, je l'avais déjà fini ce matin. Edward Cullen était né avec une cuillère en argent, même en or, dans la bouche. Ça ne lui plaisait pas lorsque je disais non ou que je reculais un rendez-vous ensemble mais il fallait bien qu'il sache que je ne lui appartenait pas et que je n'étais pas son objet sexuel ! On passe du bon temps ensemble mais parfois, j'ai besoin de repos, de calme, de tendresse, ce qu'il a rarement. Malgré tous ses petits défauts, je l'appréciais un peu trop à mon goût.
Je pris mes clefs de ma Beetle et montais dedans pour rejoindre Lauren au Starbuck. Elle voulait d'abord s'assurer que j'étais une amie fiable pour me dire la vérité. Alors, pendant les "séances" de papotages, je m'ennuyais à mourir. Elle parlait toujours d'elle et ne me demandait jamais rien. Je crois bien que j'en sais plus sur elle que sur moi-même.

Depuis samedi, je ne voyais presque plus le groupe. Lauren et le groupe organisaient des trucs les mêmes jours et à la même heure. Je préférais aller avec Lauren qui, bientôt je l'espère, me dira la vérité. Edward, lui, n'était toujours pas décidé à me la dire. Par conséquent, je me débrouillais par mes propres moyens.

Je me garais sur le parking du centre commercial et entrais presque en courant jusqu'au Starbuck. Je la voyais, assise à une table pour deux, un gobelet à la main. Je m'approchais d'elle et lui fis la bise. Je m'asseyais sur la chaise d'en face.

- Comment ça va aujourd'hui ? Demandais-je alors qu'elle amenait le gobelet à ses lèvres.
- La routine, Bella. Tu ne m'as pas dis que tu connaissais Jake. Tu l'as rencontré sur le campus ?

Est-ce qu'elle parlait avec moi ? Vraiment ? Il fallait que j'en profite alors ! Dans quelques minutes, elle reparlera sûrement de son sujet favori : elle.

- Oui. En début d'année, avec ma meilleure amie. Il devait nous faire visiter les établissements mais quelqu'un s'en ait chargé à sa place.
- Il était encore en retard ? Qui s'en ait chargé ?


Merde, merde et re-merde ! Il ne fallait surtout pas que je lui dise que c'était Edward, elle allait me massacrer.

- En retard pour la première fois mais Jasper Hale nous a fais visité. Il a vraiment été gentil sur ce coup. Dis-je en appelant le serveur. Un latte machiatto s'il vous plait.


Le serveur me répondit qu'il me l'apportait dans un instant.

- Jasper est d'un naturel ! Il est vraiment gentil. C'est dommage qu'il soit comme Edward, un coureur de jupon. J'ai remarquée que tu restais souvent avec eux. Avec Jasper, Rosalie et Emmett.
- On a sympathisé et je n'ai personne d'autre avec qui rester vraiment et puis Alice aime beaucoup Jasper si tu veux mon avis.


Je sentis mon portable vibrer longuement dans ma poche. Je le pris en toute discrétion, puis regarda l'identité de la personne qui souhaitait me joindre. Comme par hasard !

- Je vais aux toilettes, je reviens.

Je partis vers les toilettes et répondis à mon portable.

- Qu'est-ce que tu veux Edward ? Demandais-je agacée d'être interrompus.
- Hé ! Ne m'agresse pas comme ça. Je voulais savoir, si tu es libre évidemment, si tu voulais répéter vers dix-huit heures ? Je sais que tu as ton fichu dossier à faire mais il faut quand même s'entraîner. Alors ?
- Tu ne pouvais pas m'envoyer un texto ?
- Tu n'aurais pas répondu.
- D'accord, on se voit à dix-huit heures. Tu passes me prendre ou j'y vais moi ?
- Si tu pouvais y aller seule, ça m'arrangerai vraiment.
- Ok. Salut ! Dis-je en raccrochant.


Il était dix-sept heures moins le quart. J'avais une heure et quart avant de partir. Edward avait trouvé une salle moins loin pour les répétitions. J'avais râlé que deux heures de routes plus les répète, j'étais claquée et c'est pour ça que je n'arrivais pas à me concentrer.
Je retournais auprès de Lauren. Elle avait mis sa veste et c'était levé. Elle en a déjà marre ?

- Tu t'en vas ? Demandais-je alors qu'elle s'approchait de moi.
- Oui, je dois rejoindre ma mère chez elle. Elle a un souci. On se voit demain, même heure et même lieu ?
- D'accord.


Elle me fit la bise et partit. J'avais l'impression que la méchante sorcière c'était transformée en un gentil cygne. Elle me parlait gentiment et non comme hier, où elle m'avait pratiquement bouffée la gueule. Je payais mon café, le pris et partis à ma voiture. J'allais certainement arriver en avance mais je pourrais m'entraîner un peu avant que mon partenaire arrive.

Je prenais l'autoroute pour aller en direction de la salle. En route, je m'arrêtais pour mettre de l'essence. Lorsque j'arrivais sur le parking, une voiture attira mon attention. Je me garai à côté de sa voiture. Pourquoi était-il déjà là ? J'étais en retard ? Je retroussais ma manche pour regarder l'heure sur ma montre qu'Emmett et Rose m'avaient offert pour mon anniversaire. Non, j'étais en avance de vingt minutes. Qu'est-ce qu'il faisait là ? J'ouvris mon coffre et en sortis mon sac qui était rempli de mes affaires. Je fermais le coffre. Je me dirigeais vers la grande porte et l'ouvris d'un seul coup. Je saluais l'homme au guichet et courais jusque dans notre salle.

Je regardais par la petite fenêtre de la porte et vis Edward, torse nu avec des écouteurs dans ses oreilles. Il avait enfilé des gants de boxe et un sac de frappe était devant lui. Il le martelait de coups de poings. Ses poings allaient tellement vite contre le sac et avec tellement de puissance que celui-ci se balançait dans tous les sens. Je voyais ses muscles se secouer et se tendre à chaque coup. Je vis son visage lorsqu'il se tourna légèrement vers moi. Il ne me vit pas et continua à cogner dans le sac. Son visage exprimait une certaine colère, de la rancœur. Sa veine, au milieu de son front, était gonflée sous l'effort. Il arrêta de frapper un moment et posa son front contre le sac. Je décidai d'entrer dans la salle et je parcouru toute l'entièreté de la pièce afin de me retrouver derrière lui et son sac. Je tirai sur le fil des écouteurs afin de les lui enlever. Il se retourna brusquement et me regarda de ses deux globes verts. Ses sourcils s'arquèrent, me posant une question silencieuse. Je pris son gant droit dans mes mains et lui enleva délicatement. Les jointures de ses doigts étaient rouges de sang, quelques coupures jonchaient sur les phalanges. Elles n'étaient pas profondes mais elles l'étaient assez pour saigner.
Je secouais la tête de gauche à droite et lui enlevais l'autre gant. Sa main était dans le même état que l'autre. Je lâchais les gants au sol et par la même occasion mon sac et m'approchai d'Edward. Je pris ses mains chaudes entre les miennes et les examinai. J'avais appris les premiers secours, je savais comment le soigner.

- Tu frappes depuis longtemps ? Demandais-je alors qu'il sifflait quand je passais mes doigts sur ses jointures endolories.
- Non. Je savais qu'il mentait, je le voyais dans ses yeux.
- Edward. Grognais-je pour qu'il me dise la vérité.
- Quoi ?


Je soufflai d'indignation. Il m'agaçait à jouer au crétin.

- Depuis quand tu frappes dans ce foutu sac, Edward Cullen ? Demandais-je avec un peu plus de férocité que la première fois que je lui avais demandée.
- Depuis mon premier appel.
- Tu frappes depuis plus de quatre heures ?! Tu es complètement fou. Tes mains sont ensanglantées !
- Je n'ai pas besoin que tu me fasses la morale, ok ? Je passe mon temps.
- Je ne fais rien du tout. Je te mets en garde, c'est tout. Je n'ai pas envie de te trouver dans une clinique, les deux mains cassées.
- Je m'occupe comme je peux ! À chaque fois que je veux te voir, soit tu n'as pas envie soit tu as un truc à rendre. Depuis le concours, tu fais tes trucs seule, le groupe ne te voit plus. La dernière fois qu'on s'est vu, rien que tous les deux, c'était il y a deux semaines ! Qu'est-ce que tu nous caches, Bella ? Riposta-t-il en dégageant ses mains de ma prise.


Je ne pouvais pas lui dire ce que je faisais dans son dos, il allait m'en vouloir et peut-être même ne plus jamais me voir, ce que je ne voulais pas. Je décidai de faire l'indifférente et de mentir, encore.

- J'ai des choses importantes à faire, Edward. L'univers ne tourne pas qu'autour de toi. J'ai envie de voir du monde, pas que vous tous. Bébé ... Je n'ai pas envie de me disputer avec toi. Comme tu l'as dis, il y a deux semaines qu'on ne sait pas vu, rien que tous les deux en intime, si tu vois se que je veux dire. Dis-je alors que mes mains parcouraient son torse nu. C'était la première fois que je l'appelais ainsi et vu son sourire, ça devait lui plaire.
- On a d'autres chats à fouetter, si tu veux mon avis. Plus vite on fini la chorée, plus vite on peut se retrouver seul.

Il insista bien sur le dernier mot et retira délicatement mes mains de son torse. Il s'approcha doucement de moi, son nez frôlant le mien, nos lèvres se touchèrent à peine avant qu'il ne se recule et qu'il m'entraîne avec lui au milieu de la salle pour pouvoir s'entraîner.
Nous nous entraînions quelques heures, deux heures je crois. Edward avait été demandé de l'aide à la chorégraphe de l'université pour nous aider et comme pour la première danse, elle avait bien voulue. Les juges du concours nous avais envoyé une lettre pour nous annoncer l'heure et le jour de la finale mais aussi sur le sujet sur lequel nous devions faire la danse. Un duo romantique. Nous devions être qu'à deux et personnes d'autres. Un genre de slow mais en beaucoup mieux.
Nous retournions à nos véhicules respectifs. Il était un peu plus de vingt heures et le soleil commençais à se coucher, faisait des nuages rose dans le ciel. Les cheveux d'Edward avaient éclaircis et devenaient presque roux. Cette couleur bronze me fera toujours chavirer.
J'ouvris mon bolide et allait ouvrir la portière pour m'y fourrer dedans mais sa main m'attrapa et tout contact avec mon véhicule fut anéantis. Je me retrouvais contre le torse d'Edward, mes mains entre nous. Je ne pouvais pas bouger le petit doigt tellement que j'étais collée à lui. Ses yeux voyageaient entre mes yeux et mes lèvres.

- Dors avec moi ce soir.
- Ton frère va voir que je suis là, tu sais. Et sans compter sur Jasper.
- Ne t'en fais pas pour ça. Jazz dort avec Alice aujourd'hui, dans ton dortoir et Emmett, je lui ai raconté notre accord. Rose avait du mal à tenir le secret en présence d'Emmett et elle m'a demandé de lui dire pour qu'elle parle avec lui sans surveiller se qu'elle lui dit.
- On avait dis personne, Edward. Rosalie n'était déjà pas de la partie au début.
- Mon frère tiendra sa langue et Rosalie aussi. C'est plus facile comme ça. Nous ne sommes plus obligés de nous cacher en leur présence et nous pouvons nous voir plus souvent. Tu ne dois plus avoir peur de dormir avec moi ce soir, tout est réglé.
- D'accord. Je n'ai pas le choix de toute façon ?
- Non. Je te séquestre jusqu'à demain matin.


Il me libéra après m'avoir embrassé sur la joue. Nous avions décidé de partir manger un bout au McDonald's. Je mourrais de faim, cette journée m'avait affamée. Je retournais à ma portière et l'ouvris. Edward me stoppa, encore.

- Au fait, Rosalie a déjà pris tes affaires pour demain.

Je secouais la tête de gauche à droite montrant mon mécontentement. Il avait prévu son coup le goujat ! J'avais juste à lui dire oui. Je montais dans ma voiture et allumais le contact. J'éteignis la radio pour avoir un peu de calme et suivais la voiture noire devant moi.
Je suivais Edward depuis plus de trente minutes. Enfin, j'essayais de le suivre.
Il allait tellement vite et esquivait les voitures avec une telle habilité. On arriva enfin devant le fast-food et je me garai sur le parking aux côtés d'Edward et sortis de mon bolide.
Mon ventre gargouilla provoquant un bruit épouvantable. J'espérais juste que personne n'ai entendu ça. Edward était juste à mes côté, entrain de rire de moi. Je crevais de faim ! Je ne pouvais pas empêcher mon ventre de s'exprimer.

Edward entrelaça nos doigts et nous avancions vers le restaurant.

- Allons te nourrir avant que tu ne tombes dans les pommes.

Je lui fis un regard noir en sachant bien qu'il faisait allusion à mon estomac qui grondait. Nous entrions dans le fast-food et nous commandions avant de partir s'asseoir avec notre plateau. Nous étions entre deux couples, l'un avait deux enfants sages jouant calmement avec leur jouet, la mère avait un ventre rond et un énorme sourire épanouit sur ses lèvres alors que l'autre couple avait l'air d'être en froid, sans enfants. Ils ne se parlaient pas, s'occupant de manger leur commande en silence. L'homme reçu un appel et sortit dehors pour le prendre. J'avais l'impression de me trouver entre les deux vies que je pourrais avoir. Une joyeuse et une sans joie, avec un mari qui ne me parle pas et qui part en plein repas. J'espérais juste que ma vie soit la même que celle de la femme à ma droite, celle avec des enfants sage et un mari aimant.
Edward me poussa à l'aide de son coude pour que je mange. Il avait encore refusé pour que je paye.

- Mange ! Tu vas avoir besoin de force pour se que je compte te faire après. Dit-il à mi-voix.

Mon visage s'empourpra et la femme d'à côté l'avait entendu. Celle sans son mari, celle triste. Elle nous envoya un grand sourire et se pencha vers notre table.

- Ne soit pas gênée, ma jolie. Tu as une chance inouïe d'avoir un homme qui prend soin de toi et qui t'aime. Dit-elle avant de se lever et de partir.

Elle avait jugé un peu trop vite mais qui ne l'aurait pas fais ? Personne ne peut penser que nous nous voyons juste pour le sexe et rien d'autres. Toutes les personnes, normalement constituées, auraient pensé que nous étions en couple alors que nous n'étions absolument rien.
Edward avait déjà presque fini sa part alors que je commençais seulement à manger mes frites. Il m'en prit une et l'amena à sa bouche. Je le regardais bouche bée.

- Quoi ? Quémanda-t-il en prenant encore une frite.
- Ne te gêne pas ! Tu en as.
- Je les trouve bien meilleures dans ton paquet, non ?


Je lui frappai la main lorsqu'il tenta encore d'en prendre. J'allais me venger et je savais déjà comment. Je mangeais à mon aise et une fois fini, nous partîmes à nos voitures respectives pour reprendre la route vers l'université. Mes deux vitres ouvertes, je roulais sur l'autoroute, derrière Edward que j'avais sermonné de rouler trop vite. Il avait roulé des yeux lorsque je lui avais dis d'y aller mollo avec la pédale.

Il partit vers la droite pour prendre la sortie où je voyais le campus. Nous étions enfin arrivés. J'avais juste envie d'enfiler mon pyjama et de dormir. Maintenant que j'étais rassasiée, je voulais passer une bonne nuit.

Je voyais sa voiture se diriger sur une place de parking et s'arrêter. Je me garai juste à côté et descendis de mon véhicule en le fermant à clef. Il faisait nuit maintenant. Je regardais l'heure sur la grande horloge suspendu dans le vide entre les deux dortoirs, il était vingt-et-une heures trente. Edward me guida dans son dortoir, ses doigts autour de mon poignet. Nous montâmes les marches jusqu'à arriver au troisième étage. Nous avancions dans le couloir à la recherche du numéro deux-cent quarante-cinq. Il l'ouvrit doucement et nous fit entrer en silence. Il n'y avait aucun bruit dans le mini appartement à part de faibles gémissements provenant des chambres.

- C'est dégouttant ! Tu ne veux pas qu'on aille ailleurs ? Demandais-je alors que les cris de Rosalie s'intensifièrent.
- Non. Ils vont bien s'arrêter. Je vais prendre ma douche, je reviens.


Il partit dans la salle de bain et s'enferma. Je m'approchais des chambres et ouvris celle d'Edward. J'écarquillais les yeux. Elle était plus rangée que la mienne. La dernière fois que j'étais venue, c'était le foutoir. La dernière fois que j'étais venue, même une chatte n'aurait pas pu retrouver ses chatons. Mais cette fois-ci, la chambre était propre, rangée et la cerise sur le gâteau, elle sentait bon. Je m'installais sur son lit, plongeais ma tête dans son oreiller et en humais l'odeur. Cette odeur particulière, ce mélange de musc et de parfum pour homme. Un vrai délice. Cette inhalation de son parfum me fit raviver des souvenirs.

La douceur de sa peau à mon toucher, ses poils s'hérissant sous mon contact, ses cheveux doux et leur odeur, son grain de beauté à la frontière de ses cheveux et sa nuque, ses yeux d'un vert inhumain, sa mâchoire parfaitement dessinée ainsi que ses abdos, son dos musclé et ses lèvres chaudes et douces.

Je crois bien que j'ai fais le tour. Physiquement, Edward Cullen est l'homme parfait mais niveau social, il bat le record de l'homme le plus grognon de notre planète.
La porte se ferma, sachant très bien que c'était lui, je ne bougeais pas d'un poil. Le lit s'affaissa sous le poids. Je me retournais pour me mettre sur le dos, je tournais ma tête pour le regarder.

- Tu peux y aller. Si tu as besoin de quelque chose, tu m'appelle. Je suis entièrement à ta disposition.


Je me levais et partis dans la salle de bain. C'était exactement la même que la notre. Je verrouillais la porte pour ne pas avoir d'intrus, comme Edward, dans ma douche et trouvais mon sac sur le sol. Je fouillai dans mon sac à la recherche d'un pyjama potable et ne trouvais qu'une nuisette "sexy".

- Rosalie ! Grognais-je tout en fouillant pour m'assurer qu'elle n'avait pas les deux.


Je vais la tuer, je vais la tuer ! Ce n'était pas une bonne idée de laisser faire mon sac à Rose. Elle allait le regretter amèrement ! Promesse de Swan. Je pris cette nuisette et la balançait au travers de la pièce, je n'avais pas le choix de toute façon. J'entrais dans la cabine en verre et allumais l'eau chaude. Je me dépêchais le plus vite possible pour le rejoindre et avoir une nuit mémorable. Je sortis de la douche, enroulais une serviette autour de mon buste et pris ma brosse à dents. Je la mis en bouche après lui avoir appliqué une touche de dentifrice. Je frottais énergiquement tout en attrapant ma nuisette qui jonchait le sol et la mis sur l'évier.
Une fois mes dents nettoyé, je me séchais le corps et les cheveux à l'aide de ma serviette. Je pris la nuisette reçu à mon anniversaire par Edward, et l'enfilai.

Je sortis de la salle d'eau après mettre assurée de l'avoir bien déverrouillé. Je marchais sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Rose et Emmett, qui ont l'air de dormir à présent. Je me dirigeais vers sa chambre et y entrais en fermant la porte derrière moi. Par simple précautions, je la verrouillai et allais rejoindre Edward sur son lit. Il était sur le dos, plus précisément sur ses coudes et me regardais monter sur le lit.
Son regard se fit intense sur mon corps. Il ne bougea pas d'un pouce, appréciant du regard. Même si j'étais gênée d'être vêtue comme ça, l'idée de lui plaire me donnait confiance en moi. Je pris donc les choses en mains et le poussais légèrement de sorte à ce qu'il soit coucher sur le dos. Je montais à califourchon sur ses hanches alors qu'il se relevait pour pouvoir l'embrasser langoureusement.

- C'est toi qui mène cette fois ci ? Demanda-t-il alors que je picorais son cou et la naissance de son torse.

J'approuvais et continuai mes baisers mouillés sur sa peau douce.

.:.

J'ouvris les yeux avec difficulté à cause des rayons du soleil. Je mis mon bras devant mes yeux, les protégeant de la lumière. Je soufflai fortement car cette fichue lumière passait quand même. De plus, je n'avais dormi que quelques heures cette nuit. De la faute d'Edward qui me réveillait presque toute les heures pour me faire l'amour mais aussi à cause de ce connard de moustique ! Il n'a pas arrêté de tourner autour de moi cette nuit et je me suis réveillée plus d'une fois pour me gratter ou pour essayer de le tuer. Impossible, ces bêtes là sont créées pour nous faire chier et de plus, nous piquer notre sang.

J'aplatissais ma main sur le matelas, où, logiquement, devrait être Edward. Je me mis en position assise pour vérifier que j'étais bien dans son lit mais aussi, qu'il était avec moi. En effet, Edward et moi avions inversés de place pendant la nuit, il se retrouvait à ma place et moi à la sienne. Ses doigts étaient accrochés sur la poche de sa chemise, que j'avais empruntée hier soir. Sa tête était seulement à quelques centimètres de ma poitrine, ses cheveux me chatouillant celle-ci. Je décrochais ses doigts de la chemise et les reposaient doucement sur le matelas. Il se colla encore plus à moi, enroulant ses bras autour de moi.

Je n'y arriverai pas s'il n'y mettait pas du sien non plus. Son corps glissa encore jusqu'au mien et sa petite tête poilue vint se nicher dans ma nuque. Est-ce qu'il cherchait la chaleur comme les chatons ? J'eu un énorme sourire en le comparant à un petit chat inoffensif.

Je décidais enfin de faire quelque chose. Même si lui caresser les cheveux tout en l'entendant souffler de contentement me plaisait bien, j'avais beaucoup de choses à faire aujourd'hui.
J'éteignis le réveil qui annonça l'heure de se lever. J'avais envie de tout faire, sauf aller en cours de Maths. Étais-je vraiment obliger de faire des Maths ? Je n'allais pas en avoir besoin pour rédiger des textes. Journaliste ... Qui aurait cru ? Mon père m'a toujours dis de faire se qu'il me plaisait sauf que j'ai beaucoup de choses qui me plaise. À la base, je voulais faire médecine mais la peur de voir quelqu'un mourir devant nos yeux m'a dégoûté .Puis je voulais être architecte mais les Maths et moi, on n'est pas de grand amis. Ensuite, je voulais me lancer dans la littérature et rédiger des articles donc j'ai optée pour le journalisme. Quelle vie !

Je dégageais les draps à l'aide de mes pieds tout en faisant attention de ne pas réveiller Bad Boy à mes côtés. J'avais trouvé ce surnom hier, vers deux heures du matin voir trois heures. Il m'avait réveillé pour qu'on couche encore ensemble et maintenant, je parie vingt dollars que j'ai des cernes qui tombent jusqu'au sol et une mine plus qu'affreuse. J'enlevai délicatement sa tête de mon cou et la reposais lentement sur son coussin. J'allais crier victoire jusqu'à que son corps vienne écraser le mien. J'étais entrain de m'étouffer.

- Oh Edward ... Tu fais ton poids, mon gros. Marmonnais-je en le bousculant pour qu'il roule.
- Le gros, il t'emmerde ! Grogna-t-il en se dégageant.

Je riais à gorge déployée. Bon, ok. Je n'en savais en rien qu'il était réveillé mais ça lui apprendra. Le bougre ! Il n'était pas léger comme une feuille non plus. Comparé à ma fine carrure, je pouvais me plaindre d'être écraser contre un "gros" même si Edward était loin d'être gros ou bedonnant. Tout le contraire, je l'assure. Il était lourd de muscle, c'est tout mais c'est quand même lourd.
Il avait une mine renfrognée, sourcils froncés et lèvres pincées. Oh la la, les hommes. Ça se vexe si vite, de vrais bébés.

Je me rallongeais sur le lit, me collant à lui. Une de mes mains alla se posa sur son torse musclé, faisant des cercles. Je faisais en sorte que mes doigts "marchent" sur ses abdominaux tout en fredonnant.

- Poumpoum Bidou. Dis-je avec un énorme sourire dans ma voix.

Edward redressa sa tête et me regarda comme si j'étais une folle alliée.

- Poumpoum Bidou ? Demanda-t-il avant d'éclater de rire. Tu sais que tu es plutôt drôle ?
- Je sais, on me le dit souvent.

Il rigolait encore de ma petite chanson improvisée mais j'avais réussis, je l'avais fais rire.
Ses deux prunelles vertes me regardèrent intensément avec cette petite lueur de désir. Ce désir là ... S'il vous plaît, pas ça. J'ai eu ma dose hier soir. Je n'ai déjà pas dormis assez pour ma journée de cours alors s'il m'achève ainsi, je suppose que je terminerai ma nuit sur on banc.

Edward m'attrapa par la taille pour me soulever et m'installer sur ses hanches. La bosse matinale était là, présente et en forme. Il se redressa afin d'être assis, son torse clouer contre le mien. Ses lèvres avancèrent jusqu'aux miennes alors que son nez se frotta au mien.

- Poumpoum Bidou ... Souffla-t-il sur mes lèvres avant de les prendre en charge.

Ses lèvres bougèrent lentement sur les miennes, savourant en intégralité ce baiser. Il rompit notre baiser pour mordiller ma lèvre inférieure, la tirant vers lui et la mordillant. Mes mains tirèrent sur ses cheveux, à l'arrière de sa tête, pour que j'aie accès à son cou. Mes lèvres se posèrent sur celui-ci, le picorant du bout des lèvres. Je descendis vers ses épaules où, là, je mordis. Mes dents glissèrent sur celle-ci. Il me fit reculer de son épaule pour que je sois droite.
Il défit le premier bouton, avec impatience, de sa chemise. Après deux boutons supplémentaires, il attrapa les pans du tissu entre ses doigts pour essayer de faire sauter les boutons restant.

- Ca ira plus vite comme ça, pas vrai ? Marmonna-t-il alors qu'il allait tirer.
- Non ! Ne la casse pas. J'aime bien cette chemise ... Dis-je avec une mine boudeuse sur mes lèvres en mettant les manches à mon nez.

Il haussa un sourcil avant de secouer la tête de gauche à droite. Il me regarda intensivement alors que ses doigts crochetaient les boutons de cette magnifique chemise imprégné de son odeur. J'aimais cette chemise car elle le rendait vraiment très beau, elle lui moulait ses muscles. Bref, c'était La chemise. Il prit son temps pour les défaire pour ensuite la faire glisser le long de mes épaules.

- Je vais être en retard ... Soufflais-je alors que ses lèvres partirent sur ma peau et ses doigts vers mon shorty.
- Tu ne commence pas plus tard ?
- Si.

Il releva ses yeux de ma poitrine pour me regarder comme tout à l'heure.

- Où est le problème alors ?
- Nulle part ... Continue.

Il ne se fit pas prier deux fois et continua où il s'était arrêté. Il fit courir ses doigts le long de mon corps passant par mes côtes pour finir entre mes seins. Ses doigts étaient d'une douceur incomparable. J'eu la chair de poule quand il fit courir ses doigts sur ma nuque tout en descendant sur ma colonne vertébrale tandis que ses lèvres attrapèrent les miennes.

- Edward ... Je vais finir par être en retard si tu ne te dépêche pas ! Grognais-je. Viens en au fait qu'on en finisse, s'il te plaît.

Il nous fit basculer afin qu'il soit au dessus de moi, me surplombant de toute sa draps autour des hanches avaient disparus et laissais place à son boxer noir qui moulait très bien son anatomie. Il abaissa mon shorty jusqu'à ce qu'il soit complètement retiré. Il fit de même avec son sous-vêtement. Il m'embrassa fougueusement. Il fit glisser ses lèvres vers mon oreille où il me murmura quelque chose que je ne compris pas très bien. Ses lèvres descendirent vers mon cou déposant des baisers humides sur celui-ci. J'accrochais ma jambe gauche autour de sa hanche pour que je puisse nous faire basculer et le chevaucher. Il fronça ses sourcils et sa mine renfrogné me fit rire. Je posais mes lèvres sur son torse et tout à coup, je fus sur le dos, Edward me dominant encore une fois.
Il me mima de me taire avec son index sur ses lèvres et il entra en moi d'un coup sec et puissant. Je gémis extrêmement fort mais personne ne l'entendit, les lèvres d'Edward étaient sur les miennes mais Monsieur me fit tout de même les gros yeux.

- Chuuut ! Ils sont juste à côté.
- Arrête de parler, tu veux ? Ripostais-je.

Ses lèvres retrouvèrent les miennes en un temps record et il se mouva enfin en moi. Nos lèvres se séparèrent malgré elles à cause des coups de reins fabuleusement fort. Il continua sa cadence tandis qu'il gémissait faiblement, en silence presque. Je n'y arriverais pas, c'était tellement bon. Mes mains allèrent d'elles même dans dos, puis elles descendirent sur ses reins pour appuyer dessus afin de lui faire comprendre d'aller plus vite. Lorsqu'il fit se que je demandais, je bougeais mes mains afin qu'elles voyagent sur son corps déjà en ma main frôla l'endroit où je l'avais mordu tout à l'heure, il grogna.

- Bébé ! Dit-il alors qu'il prenait mes mains et les emprisonna au dessus de ma tête.
- Edward ! M'offusquais-je.

Je voulais le toucher, le griffer. Tout ce que je voulais c'était le toucher mais il en décida autrement en m'embrassant afin de me faire taire. Bougre ! Ses lèvres embrassèrent mes lèvres puis ma mâchoire et elles descendirent encore plus bas, embrassant ainsi ma poitrine. Sa tête remonta plusieurs fois pour après laisser sa langue faire le travail. J'enroulais mes jambes autour de ses hanches, le rapprochant encore plus près de moi. Une de ses mains passa entre nous pour aller titiller mon point faible. J'en profitai pour aller balader mes mains sur son magnifique corps sculpté pour moi.

- Edward ... Bon sang ! Criais-je alors que l'orgasme me prit dans ses ailes.

Il écrasa ses lèvres sur les miennes et jouit en moi. Il se laissa tomber sur moi, contrôlant son poids à l'aide de ses reprenions nos respirations doucement, inspirant et expirant lentement. Sa tête se posa sur ma poitrine et ma main alla rejoindre cette touffe cuivré. Il ronronna comme un chat pendant que mes doigts massaient son cuir chevelu. Il se mit sur le côté afin que je ne sois pas écrasée. Il roula jusqu'à mon corps et posa sa tête sur mon épaule. Il embrassa le côté de mon sein avant de fermer les main ne quittait pas sa chevelure douce.

- Tu sais ... Je m'en lasserai jamais. Dit-il de sa voix rauque
- Le sexe ? Je m'en doutais un peu.

Il rouvrit les yeux et me regardait dans les yeux. J'avais dis quelque chose de mal ?

- Non, pas le sexe. Je parlais de cette relation qu'on a tous les deux. Je sais pas, j'aime bien être avec toi et passer du bon temps. Dit-il en refermant ses yeux et en soufflant bruyamment.
- Ah. Moi aussi.


Moi aussi j'aimais bien cette relation. Nous restions quelques minutes encore dans cette position. Sa tête sur mon épaule, ma main dans ses cheveux et nos deux mains entrelacées sur mon ventre.
J'enlevais ma main de ses cheveux et me retirai lentement pour me tirer du lit.

- Où crois-tu aller comme ça ? Dit-il en m'attrapant par le poignet alors que j'avais déjà enfiler sa chemise et mon sous-vêtements.

Je m'écroulais sur son corps nu. Nous rions ensemble pendant que j'essayais de me relever afin de partir manger. Qu'est-ce que j'avais faim ! Mais Bad Boy en décida autrement en me collant contre lui doucement. J'étais allongée sur lui, mes bras sur son torse et mon tête sur coeur. J'entendais les battements de son coeur dans sa cage thoracique. Un peu de tendresse me faisait énormément de bien.

- On va finir par être en retard. Dit-il en déposant un baiser sur mon crâne. Je me levai.

Il se leva, enfila son boxer et un tee-shirt. Je boutonnais tous les boutons de sa chemise et me dirigeai vers la porte. Je la déverrouillai et sortais avec Edward sur mes talons. Rosalie et Emmett étaient autour de la table de cuisine à manger des céréales. Ils étaient déjà prêt à aller bosser en cours alors qu'Edward et moi étions encore en "pyjama". Un silence pesant s'installa. Edward passa derrière eux pour aller chercher des bols dans lesquels il mit des céréales. Quand Edward repassa, il reçut une tape dans le dos par son frère ce qui le fit avancer plus vite.

Emmett me regarda avec un énorme sourire. Je le sentais mal, très mal. Ce sourire dans la famille Cullen, surtout chez Emmett, signifiai une taquinerie ou une blague salace.

- Eh bien ! Je ne serais pas étonné de la voir enceinte.

Rosalie et moi fîmes les gros yeux et nous faillirent nous étrangler à cette ... attention nouvelle.

- Pourquoi tu dis ça ? Demanda Edward en versant le lait dans son bol.
- Avec les sept fois d'hier et celle de ce matin, j'espère que tu es calmé.
- Emmett. Prévint Rosalie en rangeant son bol dans l'évier.
- Quoi ? C'est pour rire.
- C'est pas drôle, loin de là Emmett.
Je voyais bien qu'Edward commençait à s'énerver alors je posais ma main sur sa cuisse dénuder.

- Je rigole frangin ! Relax. Tu devrais l'être pourtant ... Ajouta Emmett avec son grand sourire.
- Ouais, bien sur. Riposta méchamment Edward.
- Soit pas comme ça Edward. Emmett rigole, c'est tout et puis avec vous toute la nuit, on a dormi très peu.
- Surtout avec le lit qui claque contre le mur et tes grondements d'animal. Ajouta Emmett.
- Ouais et bien moi non plus surtout quand on me réveil pour faire ce genre de chose. Dit-il avec un sourire envers moi.


Je tirai sur un de ses poils de cuisses et il retira très vite sa cuisse de sous ma main.

- Sorcière !


Emmett enfila son sac sur son épaule, embrassa Rose. Et il partit en nous disant qu'il devait y aller.

- Bon, je vais aller prendre ma douche. Dit Edward en descendant de son tabouret et se dirigeant vers la salle de bain.

Il ne restait que nous deux. Rosalie débarrassa mon bol et le mit dans l'é s'adossa contre le meuble, les bras croisés.

- Bella ? Il faut que je te parle de quelque chose.
- Je t'écoute.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-elle alors que je ne comprenais pas de quoi elle pouvait bien parler.
- De quoi tu parles ?


Elle souffla et se rassit sur le tabouret.

- Je t'ai vu hier avec Lauren au Starbuck. Qu'est-ce que tu faisais avec elle ? Tu pars avec elle en nous laissant seule ? En reculant nos rendez-vous.
- C'est ... Je ... C'est une longue histoire.
- Ne me dis pas que tu fais ça pour savoir la vérité sur leur relation ? Ne me dis pas que c'est ça.

Je la regardais et elle comprit que c'est ce que je faisais. Je n'avais pas le choix de toute façon.

- Bella ... Dans quoi tu t'es encore fourrée ? Si Edward l'apprenait ...
- Mais il ne l'apprendra pas, Rosalie. Promet-moi que tu ne lui dira rien.
- Il le saura un jour ou l'autre, Bella. Et s'il découvre que tu la trahis, tu pourras faire une croix dessus Bee. Il ne te refera plus confiance. Tu dois arrêter de la voir avant qu'il l'apprenne.
- Il me suffit juste de connaître la vérité Rose. Je dois la voir ce soir au parc. Elle m'a dit que c'était important. Et je n'ai pas eu le choix, il ne me dira rien. Je le sais. Personne ne veut rien me dire. Laisse-moi faire, d'accord ?
- Tu devrais attendre qu'Edward t'en parle Bella.
- J'ai déjà choisie Rosalie et ce n'est pas la première fois qu'on se voit avec elle. Je suis près du but.
- Tu pourrais le perdre. Et puis, ce n'est pas comme si je ne t'avais pas prévenue. Fais attention !

Je lui claquai un baiser sur sa joue et partit dans la salle de bain lorsqu'Edward sortit.
Je me préparai en vitesse et quand je sortis de la salle de bain, il y avait un mot et une clef.

"Ferme la porte."

PDV Edward.

Je sortis de la salle de bain, mes cheveux humides et le sourire aux lèvres en repensant à ma nuit ... agitée. Rosalie avait son sac sur son épaule et s'apprêtait à partir.

- Rose ? Attend, je fais un mot et je viens avec toi.

J'arrachais un bout de papier du bloc note et écrivis sur celui-ci.

"Ferme la porte."

Je pris ma clef et la mis sur le papier. Je n'avais dis à personne que je n'avais pas cours aujourd'hui. J'avais rendez-vous avec Lauren et si je l'aurais dis à Bella, elle m'aurait encore fait une scène de jalousie, ce que je ne voulais pas.

Le silence régnait entre Rosalie et moi. Pas un seul mot de tout le trajet. Je la déposait devant son cours et partis voir Lauren sur le parking. Elle m'attendait devant ma voiture, adossée contre ma Volvo. Je lui souris et m'approchais d'elle alors qu'elle me déposait un baiser sur ma joue.

- Tu as bien dormi ? Me demanda-t-elle alors que nous entrions dans le véhicule.
- Très bien ! Et toi ?
- Aussi. Où veux-tu aller aujourd'hui ?

Où je voulais aller ? Quelle question ! J'aurais voulu rester dans mon lit avec Bella, nue de préférence mais ça m'était impossible. Oh oui ! Que j'aurais aimé.

- Alors ?
- Aucune idée.
- On va prendre un café ?

Je ne répondis pas mais j'avais vraiment envie d'un bon café de Starbuck.
Je roulais très vite sur l'autoroute en direction du centre commercial. Bella aurait hurlée de rouler moins vite. J'eu un énorme sourire.

- Qu'est-ce qui te fais rire ? Demanda mon ex petite amie.
- Je repensais à un quelque chose, c'est rien.

Je me garai à la hâte sur le parking et sortit de ma voiture. Lauren me suivait de près et sa main alla attrapa mon bras autour de mes hanches. J'avais horreur quand elle faisait ça. J'aime bien Lauren. Je suis toujours attachée à elle mais je ne veux plus recommencer quelque chose avec elle, j'en avais trop souffert la première fois. Je voulais tenter quelque chose de nouveau, avec quelqu'un d'autre. C'est vrai qu'avec Bella, j'adorais passer du temps avec elle et pas que sous la couette. Non, j'aimais vraiment la voir pour nos entraînement ou juste se voir comme ça. Nos moments de tendresse, de coups de gueule, nos petites guerres et même parfois nos moments à rire. Mais je n'arrivais pas à mettre un nom ou même savoir ce que je ressentais pour elle. C'était peut-être que de l'amitié ou juste de la sympathie, je n'en savais rien. Valait mieux pour moi de mettre ça de côté. Pour l'instant ...
Nous entrâmes dans le Starbuck et nous assîmes à une table. Nous commandions notre café et elle prit un muffin en plus.

- Edward, je voudrais te parler de quelque chose.
- Ah ouais ? Demandais-je vraiment emballée de ce qu'elle va me dire.
- Oui ... Tu sais cette petite brunette, Bella c'est ça ? Et bien ...
- Quoi Bella ? Demandais-je curieux qu'elle parle d'une fille à qui elle a jamais parlé.
- Tu sais, on a beaucoup parlées toute les deux et ... Elle est très sympas mais ...

Quoi ?! QUOI ?! C'est une blague ? Je devais rêver.

- Elle me pose beaucoup de questions sur nous deux et je sais très bien qu'il se passe quelque entre elle et toi. Edward ! Dis-moi franchement ce qu'il se passe entre vous, d'accord ?
- Rien du tout. On a dû travailler ensemble pour Halloween, c'est tout.
- Te fout pas de moi, Eddy !
- Qu'est-ce que tu as ? Je viens de te dire qu'il ne se passait rien avec cette fille !

Appeler Bella ainsi m'était totalement inconnu. Je n'aimais pas appeler Bella autrement que "Bébé".

- Je sais que tu as déjà couché avec elle, Edward.
- Lauren ... Sérieusement, tu sais très bien que je me suis tapé presque tout le campus. Pourquoi t'es jalouse ?
- Je sais.

Ok. Je savais très bien que ses crises de jalousie m'était habituelle mais elle venait de me montrer qu'elle était encore amoureuse de qui n'était plus réciproque depuis longtemps.
Nous continuâmes à discuter pendant de longues heures interminable. J'avais horriblement chaud en plus de ça. Je tournais la tête en direction de la pendule du café. Oulah ! Quinze heures, je devais vraiment y aller.

J'embrassai Lauren sur son front et m'excusais. Je sortais et regagnais ma m'installais sur mon siège et partis en trombe du parking. Je devais parler à Rosalie et maintenant !

- Qu'est-ce que je vais faire de toi Bella ? Dis-je alors que mes poings se fermèrent sur me volant.


Je devais me calmer. J'allais péter un plomb. Bella allait m'entendre, ça oui ! Peut-être que c'était une blague de la part de Lauren ? C'était fort probable. Mais pourquoi aurait-elle fait ça ? Rosalie, Rosalie, Rosalie ! Elle devait très certainement savoir ça. Rosalie connaissait tout !
Je fus très surpris de voir que j'étais déjà sur le parking du campus. Rosalie devait surement être dans sa chambre et je me dépêchais d'y courir. J'étais déterminé.

Je trouvais Rosalie dans le couloir menant à son appartement. Elle avait déjà atteint la porte et commençait à l'ouvrir. Je courrais jusqu'à elle et bloquais la porte à l'aide de mon pied. Elle l'ouvrit à la volée et me regarda d'un air surpris.

- Edward ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Me questionna-t-elle en me laissant entrer.
- J'ai besoin de te parler, c'est important Rose.

Nous nous installâmes sur le divan, face à face. Elle m'encouragea à parler en faisant un geste avec sa main.

- J'ai été voir Lauren tout à l'heure et elle m'a dis qu'elle et Bella ont beaucoup parlées. Qu'elle posait beaucoup de questions sur notre passé. Rose, qu'est-ce que Bella fabrique ? Demandais-je en m'énervant tout doucement. Elle allait le regretter.
- Ah. Je les ai vu hier au Starbuck, elles parlaient et ce matin j'ai demander qu'est-ce qu'elle faisait avec Lauren. Edward, ne lui en veux pas d'accord ? Mais elle cherche à savoir la vérité et elle l'aura ! Par contre, comme tu n'es pas décidé à la lui dire, elle veut la savoir même par n'importe quel moyen. Tu ne peux pas être en colère contre elle, Edward. C'est normal qu'elle veuille savoir ça, elle tient à toi et vous couchez ensemble très souvent. C'est tout à fait logique.
- Je ne dois pas être en colère ?! Je lui ai dis que j'avais besoin de temps, que je lui dirai mais pas pour l'instant ! Qu'est-ce qu'elle n'a pas comrpis là dedans ? Elle va avoir de gros ennui crois moi ! Ripostai-je en me levant du sofa pour me diriger vers la porte.
- Tu aurais dû être franc avec elle, Edward. Lui faire confiance. Reste ici, ne va pas gâcher quelque chose qui te tien à coeur, d'accord ? Ne ruine pas ta relation pour une petite broutille.
- C'est trop tard, Rose. Dis-moi où elles sont !
- Tête de mule ! Tu vas tout gâcher, Edward !
- Rosalie ! La mençais-je.
- Je ne te ferrai surement pas changer d' m'a dis qu'elles avaient rendez-vous ce soir après les cours au parc. Edward, ne fais pas ça.

Trop tard. Je sortais de l'appartement. Je me sentais trahi par celle que je considérai comme une amie ! Elle aurait dû me faire confiance et attendre mes confidences. Elle allait le regretter amplement, c'est moi qui vous le dis. Je montai à bord de ma voiture et partis les rejoindre et faire un "Happy End" à leur relation secrète.

PDV Bella.

- Je vais te dévoiler cette vérité, Bella. Mais promet-moi de le dire à personne !
- Tu as ma parole. Dis-je. J'étais près du but.

Elle tripota son sac à main avant de se lancer.

- Alors, Edward était vraiment amoureux de moi. Nous avions passés beaucoup de temps ensemble mais je ne voulais pas m'engager dans une relation sérieuse. En fait, j'ai d'abord acceptée d'être avec lui pour la popularité et j'aimais bien me montrer au bras du plus bel homme du campus. Et puis, il y a eu Jacob qui me faisait toujours des avances. Il me harcelait presque. Comme je ne voulais pas m'engager et profiter de ma jeunesse, j'ai fini par accepter ses avances et on a couché ensemble. On l'a fais une seule fois ensuite c'est devenu de plus en plus. Dès qu'Edward n'était pas là, j'allais voir Jacob pour qu'on s'envoi en l'air. Et un beau jour, je suis tombée enceinte mais je n'avais aucune idée de qui était le père. Edward ou Jacob ? Je couchais avec les deux à ce moment là. J'avais peur de leurs réactions puis je ne voulais pas révéler à Edward que je le trompais. En plus, j'ai horreur des gosses ! Je n'en voulait pas et encore maintenant. Un beau jour, j'ai demandé à Edward de se voir et je lui ai annoncé ma grossesse. Bien évidemment, il était aux anges. Il m'a dis qu'on allait se marier, avoir une belle maison et fonder une famille. Le soir même qu'il m'ai révêlé ses projet avec moi, je lui ai avoué que j'avais avorté. J'ai eu tellement peur en le voyant si attaché à moi et je lui ai dis pour Jacob et moi. Je lui ai même dis que Jacob me faisait des avances bien avant qu'on soit ensemble mais il n'a rien voulu entendre.

Elle respira un grand coup avant de reprendre.

- Edward a mis un terme à notre relation et c'est quand il est partit que j'ai vraiment réalisée que j'avais merdé et que je tenais énormément à lui. J'ai en quelque sorte rompu avec Jacob. J'ai aussi essayer de parler à Edward de cette histoire mais il ne voulait plus jamais entendre parler de moi. J'ai appris quelques jours plus tard qu'Edward avait violemment frappé Jacob et que celui-ci s'était retrouvé à l'hôpital de toute urgence.
Les mois sont passés, j'ai laissée le temps qu'il fallait à Edward et un jour, il est venu chez moi pour me dire que c'était pas plus mal. Qu'on était jeunes et qu'il pourrait avoir des enfants plus tard, qu'il ne fallait pas précipiter les choses. Il m'a même avoué qu'il ne savait pas si avoir un bébé lui plairait vraiment. Je lui ai dis que j'avais agis ainsi par peur, que j'avais fais l'erreur la plus catastrophique de ma vie. On a fini par reprendre contact pour de bon même si au début, c'était vraiment tendu. On a plus jamais reparlé de cette mauvaise histoire, c'était de l'histoire ancienne et on ne voulait pas se faire plus de mal qu'on ne l'était déjà en remettant ça sur le tapis. On est devenu ami au fur et à mesure. Mais au fond de moi, je sais très bien que je suis encore amoureuse de lui mais ce n'est plus réciproque. Je n'aurais jamais dû faire ça.

J'en restais bouche-bée.

- Tout le monde fais des erreurs et on apprend de nos erreurs. Je suis sure qu'il a compris ce que tu as endurée.

Nous restions un instant à rien dire quand tout à coup, des crissements de pneus se firent entendre juste derrière nous. Je n'eu pas le temps de me retourner que Lauren s'écriait déjà.

- Quand on parle du loup, voilà Edward.

Tout à coup, je pris peur. Il avait su. Je me retournais pour voir Edward approcher d'une démarche colérique. Ses poings étaient fermés. Sa marche était rapide et il semblait déterminé comme jamais. Il arrivait très vite jusqu'à nous et je me levais du banc.

- Edward ...
- Non ! Tu vas m'écouter ! Comment as-tu pu me faire une chose pareil ?! Tu ne pouvais pas attendre que je t'en parle ? Que je sois prêt à t'en parler ? Non, bien sur que non, tu es obligé d'en faire qu'à ta tête ! Je pensais pouvoir te faire confiance mais je vois très bien que non ! Je t'admirais, je t'appréciai et te faisais confiance mais j'ai été tellement con de croire tout ça ! Parce que maintenant, un seul mot peux te définir : Déception. Tu me déçois !
Je ne veux plus jamais te revoir, jamais ! Cracha-t-il d'une traite en partant dans le sens inverse.

J'ai jouée avec le feu, par conséquent je me suis brûlée. Rosalie avait raison, je n'aurais pas du faire ça. Maintenant, je l'ai perdu ... À tout jamais. Comme Lauren, je me rendais compte que j'avais fais une monstrueuse erreur en voulant prendre les choses en main, mais c'était trop tard. A ce moment, j'aurais donné n'importe quoi pour remonter le temps.


Hey ! Comment vous allez ?

C'est en ce Vingt-six Août que l'on vous poste le chapitre Douze !

Nous devons bien l'avoué, il est long mais c'est pour que vous passiez un bon mois d'Août et aussi pour le dernier mois des vacances. Hé oui...

Comment l'avez-vous trouvé ?

Pour certaines, la vérité était vraiment attendue ! :)

Avec une Bella qui s'est fait prendre la main dans le sac. Rosalie qui jouait un rôle important dans ce chapitre.

Edward qui s'énerve. Emmett qui les nargue.

Undomiel, Joy.