Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


Point de vue de Bella !

Il est près de minuit. J'ai troqué ma longue robe grise contre une des seules nuisettes qui me vont encore. Va encore falloir que je renouvelle mes fringues. Je déteste ça. Plus je vais grossir moins mes fringues m'iront.

« A quoi tu penses ? »

Je sais qu'il m'observe depuis environs cinq minutes et qu'il attend patiemment que je veuille bien sortir de la salle de bain.

« Au fait que je vais encore devoir changer de vêtements parce que je grossis tous les jours. » dis-je en le regardant.

« Ne t'en fais pas pour ça, Rosalie m'a dit que tu ne devais pas te faire de soucis de ce côté-là. » me dit-il.

« Je sais, et ça m'embête de savoir qu'elle m'entretient depuis tout ce temps. C'est un truc que je déteste. » j'avoue en éteignant la lumière.

« Tu sais aussi bien que moi qu'il est impossible de négocier avec un Cullen. » me dit-il en m'attirant dans ses bras. Il m'embrasse sur le nez. « On en a fait les frais tous les deux ces trois derniers mois. »

Je grimace. Une fois dans la chambre, je vais m'allonger sur ce lit si doux que j'aime tant. Paul me rejoint après avoir éteint toutes les lumières. Je reste sur le dos – de toute façon je ne peux dormir que dans cette position depuis que je porte des jumeaux. Il me caresse la joue, frotte son nez au mien et m'embrasse, ses doigts traçant une ligne invisible sur mon cou.

« Tu m'as tellement manqué. Je te le prouverai bien, mais je sais que tu es fatiguée. »

« Rosalie m'a dit qu'il ne fallait pas qu'on se force, que le besoin de faire l'amour viendra tout seul. » dis-je en touchant son menton.

« Je sais, ma mère m'en a parlé, et m'a dit que les bébés ne risquaient rien si on fait l'amour. » dit-il en m'embrassant encore. « Il faut qu'on réapprenne à se connaitre de ce côté-là. Ton corps a changé. »

« Et si on arrêtait de parler de ça et qu'on laissait faire le temps ? » je propose en caressant son épaule. « Dormir près de l'autre nous fera du bien, dans un premier temps. »

« Tu as raison, comme toujours. »

Il m'embrasse encore, jusqu'à ce qu'on ait tous les deux besoins de respirer, puis, il s'allonge près de moi, attendant que je trouve la bonne position. Au bout de dix minutes, je n'arrive toujours pas à trouver la bonne position pour dormir, ce qui le fait rire.

15 février 2015 !

Et voilà, à mon réveil une boîte énorme contenant des fringues neuves m'attend dans le salon. Des pantalons, des ballerines, des baskets, des sous-vêtements, des pulls, des débardeurs et des vestes. Signée Rose et Alice !

« Tu devrais bien te couvrir, il fait assez froid ce matin. » me dit Nora.

« Paul, amène ça dans la chambre s'il te plaît. » dis-je en essayant de me contrôler.

Les hormones risquent de me faire perdre le contrôle de mes émotions. Déjà que je pleurs pour un rien, alors si je dois me mettre en colère parce que deux amies refont ma garde-robe de femme enceinte au fur et à mesure que passe ma grossesse…

« Tisane ? » me propose Nora.

« Volontiers ! » dis-je en m'asseyant. « Pourquoi est-ce que je m'énerve pour rien ? »

« Ce sont tes hormones, ma chérie. » me dit-elle en posant une tasse fumante d'une tisane à la menthe. Elle a parlé avec ma mère on dirait… ou peut-être avec Rose. « J'étais pareil lorsque j'étais enceinte de Paul. J'ai fais vivre un enfer à mon mari, surtout les derniers mois mais il m'a pardonné quand il a tenu notre fils dans ses bras. »

« Je ne suis enceinte que de quatre mois, et j'ai déjà hâte d'accoucher. » dis-je en soufflant.

Elle me sourit, compatissante. Je bois ma tisane avant d'aller m'habiller. Je suis obligé de choisir des vêtements dans le gros carton qui trône sur notre lit. J'opte pour des leggings noir, un pull en laine à manche longues et qui fait office de robe on dirait. J'ai un peu froid aux pieds, alors je sors une paire de chaussettes et m'asseye sur le lit mais bien évidemment, je n'arrive pas à atteindre mes pieds.

« Paul ! »

Il vient aussitôt. Je lui montre mes chaussettes et je tends mes pieds. Il sourit et m'aide. Il est d'une extrême douceur, et d'une grande patience aussi. Il va même jusqu'à me mettre mes chaussures et faire mes lacets.

« Si t'es aussi serviable alors que je suis enceinte t'as intérêt à l'être pendant le restant de notre vie. » je le préviens en me levant.

« Tu sais bien que je suis ton esclave. » me dit-il en m'embrassant.

« Je te le ferai rappeler. » lui dis-je en prenant une veste.

Ce matin, je dois voir Carlisle chez lui. D'après Rosalie, il a une pièce totalement équipé de matériel médical. Une question subsiste : est-ce que je veux accoucher à l'hôpital ? Certainement pas. Il n'est pas question que des sages-femmes que je ne connais pas me tripote pour m'aider à accoucher. Si je vais à l'hôpital, Carlisle ne pourra pas m'aider à accoucher, puisqu'il est chirurgien, et non gynécologue. Alors que Paul s'engage sur le sentier qui mène chez les Cullen, je lui dis :

« Je ne veux pas accoucher à l'hôpital alors le jour où je perds les eaux tu m'emmènes à Carlisle. »

« Oui Madame ! » acquiesce-t-il en se garant devant l'immense villa. « Même si je ne suis pas chaud à l'idée que quelqu'un d'autre que moi voit ta… »

« La ferme ! » lui dis-je pour l'empêcher d'aller plus loin. « Si jamais tu finis ta phrase je t'étrangle. »

Je défais ma ceinture et ouvre la portière. Rosalie est à mon côté la second suivante et m'aide à descendre de la voiture.

« Bonjour toi ! » me sourit-elle.

« Je vais bien, et je te dis merci pour le cadeau de ce matin. » dis-je en prenant sur moi.

Elle le voit bien parce qu'elle me sourit. Elle nous fait entrer dans la villa.

« Où est Alice ? » je demande avant de regretter ma question.

« Elle est en train de regarder quels sont les jours sans pluie pour ton mariage. » dit Jasper.

« Du moment qu'elle nous laisse choisir la date. » raille Paul.

« Mais vous me prenez pour qui ? »

Elle rentre du jardin.

« Je ne fais que savoir quand il n'y aura pas de pluie pour que vous puissiez avoir le plus beau des mariages. » nous dit-elle avant de me regarder. « Merci d'avoir demander à ce que je participe à l'organisation. »

« Je ne voulais pas voir ton air de chien battu me supplier. » dis-je.

« Je retourne méditer ! » nous dit-elle en sortant dans le jardin, Jasper sur les talons.

« Carlisle t'attend dans son cabinet. » me dit Esmé.

Rosalie nous montre le chemin avant de nous laisser, Paul et moi en compagnie de Carlisle.

« Et si on commençait directement par une échographie ? » nous propose-t-il en me désignant une table d'auscultation.

« On se croirait dans un hôpital. » dit Paul en m'aidant à monter sur la table.

« Je voulais être prêt au cas où Bella serait rentrée à une grossesse plus avancée. » explique Carlisle.

« Vous pensez que je pourrai accoucher ici plutôt qu'à l'hôpital ? » je demande en m'allongeant.

« Tu es sûre de ne pas vouloir d'un accouchement à l'hôpital, avec toute une équipe médicale ? » me demande-t-il.

« Pour être franche, j'ai plus confiance en vous qu'au personnel de l'hôpital. » dis-je en soulevant ma robe-pull.

Quand je lève la tête, je vois Carlisle regarder Paul.

« C'est elle qui décide. » dit-il.

« Très bien ! » dit Carlisle.

Je baisse mes leggins sur mes cuisses pour que Carlisle puisse faire passer la sonde plus facilement sur mon ventre. Le gel est froid mais pas aussi froid que la main d'un vampire et je ne grimace toujours pas.

« Paul, regardes ! » dit Carlisle en montrant l'écran du monitoring à mon loup.

Il regarde l'écran, et Carlisle dit :

« En voici un et… voici le deuxième. »

Je sens l'émotion envahir Paul. Une émotion qui s'amplifie quand les cœurs se font entendre.

« Ils… ils vont bien ? » demande Paul.

« Parfaitement bien, et Alice les a vu naître en bonne santé. » répond Carlisle. « Vous voulez connaitre le sexe ? »

Je regarde Paul et il fait non de la tête. Comme moi, il veut la surprise.

« Non ! » répondons-nous ensemble.

« Comme vous voudrez ! » dit Carlisle en imprimant un cliché.

Je nettoie mon ventre et remonte mes leggins. Paul abaisse ma robe-pull et m'aide à me rassoir. Carlisle reste assis sur le tabouret et me dit :

« Tout va bien, mais pour ne prendre aucune risque je veux que tu prennes ceci jusqu'à l'accouchement. »

Il me montre une boîte de vitamines prénatales.

« Avec un comprimé par jour jusqu'à l'accouchement, on prévient les risques de carences. » nous dit-il. « Il y en a assez pour un mois. Dès que tu vois que la boîte se vide, appelles-moi et je t'en ferai parvenir une autre. »

« D'accord ! » dis-je en prenant la boîte, et le cliché.

« Prochaine écho pour ton cinquième mois. » me dit-il.

« Avec tous les examens qui s'en suivent ? » je demande.

« Seulement si Alice voit quelque chose changer dans ta santé. » répond-il.

« Comme quoi c'est pratique d'avoir une médium pour amie. » dis-je en descendant de la table.

« Je suis sûr qu'elle sera ravie de l'apprendre. » plaisante Carlisle en nous conduisant hors de la pièce.

Une délicieuse odeur de poissons et de légumes se frayent jusqu'à mes narines.

« Esmé est aux fourneaux ! » dis-je en allant à la cuisine, tirant Paul par la main.

« Allez, venez vous assoir tous les deux. » nous sourit Esmé en désignant le comptoir.

« Euh, vous avez cuisiné pour nous ? » s'étonne Paul.

« Oui, maintenant assez de questions et asseyez-vous. » nous ordonne Rosalie, qui dépose deux assiettes pleines sur le comptoir.

Il y a du riz dans celle de Paul et peu de légumes, alors que dans la mienne il y a de tout à part égale.

« Avec un petit bonus. » me dit Rosalie en désignant un petit bol de cornichons.

« C'est ça ton envie de femme enceinte ? » me dit Paul.

« T'as un problème avec ça ? » je demande en plissant les yeux.

« Aucun ! » répond-il en s'asseyant après moi.

J'attaque mon assiette et hum, que la cuisine d'Esmé m'a manqué. Phil cuisine bien mais Esmé c'est un cordon bleu.

« C'est super bon. » dis-je en croquant un morceau de poissons bien juteux.

« Tu sais bien que j'aime cuisiner pour toi. » me dit-elle en me servant un grand verre d'eau.

« Surtout ne vous arrêtez pas. » dit Paul, la bouche pleine.

« Parle pas la bouche pleine. » je réplique.

« Désolé ! » dit-il en avalant une gorgée d'eau.

Alice arrive dans la cuisine avec un calendrier entre les mains. Elle s'asseye face à nous et nous montre le calendrier.

« Alors voilà, comme je sais que Bella veut se marier avant la naissance des petits, j'ai entouré tous les jours sans pluie en noir jusqu'au 1er juin ! » explique-t-elle.

« Je suis censé accoucher en juillet. » lui dis-je.

« D'accord, alors écoutes-moi bien. Je sais que tu ne veux pas connaitre le sexe des bébés avant l'accouchement, mais laisses-moi au moins faire en sorte que le jour où tu perdras les eaux on soit prêt à te transporter ici. » me dit-elle. « Ta belle-mère est de mon avis. »

« Parce que t'en as parlé avec ma mère ? » s'ahurit Paul.

« Oui ! » dit Alice d'un geste de la main. « Bella, est-ce que tu veux connaitre la date exacte de ton accouchement ? »

« Non ! » je réplique. « Enfin, je ne sais pas. On n'est pas censé vivre pleinement une grossesse sans compter les jours ? »

« D'après Nora le dernier mois est un supplice, alors toi qui attends des jumeaux… » dit Alice sans finir sa phrase.

Je regarde Paul et il hausse les épaules. Je souffle.

« Non, je ne veux pas savoir la date exacte, mais je ne t'empêcherai pas de préparer quoi que ce soit ce serait une perte de temps. » dis-je. « C'est quoi les jours entourés en rouge ? »

« Les jours où il y aura du soleil. » dit Alice. « Faut que tu te décides aujourd'hui pour qu'on commence les préparatifs. »

« Combien de temps il faut à ma mère pour organiser un mariage ? » demande Paul.

« Avec moi et les filles comme assistante ? Je dirai pas beaucoup ! » répond Alice tout sourire.

« Si tu écoutes ma sœur, elle serait capable d'organiser un mariage en deux jours seulement. » dit Emmett.

Je prends le calendrier dans les mains, je regarde les dates avant de le donner à Paul.

« Si je dois tout décider pour l'accouchement, tu t'occupes de choisir la date où on se mariera. » dis-je en reprenant mon assiette.

« Ouais pas bête ! » dit-il.

Il finit par se décider pour le 21 mars !

« Est-ce que c'est un défi ? » demande Alice.

« Oh je connais suffisamment ma mère pour savoir que tout sera prêt à temps. » répond Paul en rendant le calendrier à Alice.

« Est-ce que je peux m'allonger le temps digérer avant de rentrer ? » je demande en levant le doigt.

Paul descend de son tabouret et me porte dans ses bras. Il m'allonge sur le canapé du salon, cale un coussin derrière ma tête et s'agenouille à ma hauteur.

« Un mois ! » souffle-t-il.

« Un mois ! » je répète sur le même ton.

Les bébés bougent, alors je pose ma main sur mon ventre. Paul place sa main par-dessus la mienne. Je reste deux heures chez les Cullen, pour la simple et bonne raison que je me suis endormi, et que je me suis réveillée avec une furieuse envie de faire pipi.

18 février !

Paul est au travail, et je commence à avoir besoin de faire une pause en ce qui concerne les cours. Mes profs par correspondance ont acceptés que je leur fasse parvenir tous mes devoirs par mails, ce que j'ai fais aujourd'hui avec un devoir de sciences et un devoir de maths. J'accompagne ma belle-mère faire les courses à Forks. Je pousse le charriot – ça me fait travailler les bras – dans les rayons surgelés quand je tombe sur Lauren et Jessica. Elles sont surprises de me voir, et Lauren ne cache pas sa surprise quand elle voit mon ventre rond.

« Bella, t'es de retour ! » dit Jessica.

« Et, énorme ! » dit Lauren.

« Ça s'appelle être enceinte ! » je précise en sentant la moutarde me monter au nez quand elle avise ma bague de fiançailles.

« Je vois ! » sourit Jessica.

« Désolée les filles mais on est un peu pressé. » dit ma belle-mère en me sortant d'une situation qui risque de dégénérer si elles n'arrêtent pas de sourire.

« Oui, bien sûr ! » dit Jessica.

« Tu vas revenir au lycée ? » me demande Lauren.

« Non, je suis des cours à domicile. » je réponds. « Contente de vous avoir revu les filles. »

« Nous aussi ! »

Je m'éloigne avec Nora.

« Demain tout le lycée saura que je suis en cloque. » dis-je en attrapant un paquet de chips. « Et elles vont faire croire que c'est pour ça que je vais me marier. J'espère qu'Angela les remettra à leur place. »

« Tu vaux mieux qu'elles, et tu le sais. » dit ma belle-mère.

Moi je le sais, mais mes hormones ont envie que je me défoule sur quelqu'un. Le soir, quand Paul vient me rejoindre dans le lit je lui attrape le visage et je l'embrasse en glissant ma langue dans sa bouche avec force.

« Et bien, on dirait que je t'ai manqué. » dit-il, essoufflé.

« Tu veux savoir jusqu'à quel point tu m'as manqué ? » dis-je en tirant sur son boxer.

J'ai envie de lui. J'ai envie de lui tout de suite. Et lui aussi apparemment. Il se débarrasse de son boxer pour mon plus grand plaisir, mais reste allongé à côté de moi. Il fait glisser ses doigts sur ma peau jusqu'à mes jambes et remonte me chemise de nuit. A mon tour, je m'en débarrasse. Il me caresse avec douceur, il m'embrasse avec tendresse

« Tu me fais confiance ? » me murmure-t-il.

« Tu sais bien que oui. » dis-je dans un souffle, échaudée par ses mains sur moi.

« Tournes-moi le dos ! » me dit-il en me mordillant l'oreille.

J'obéis. Mon départ de Forks n'a pas facilité notre expérience sexuelle en tant que couple. Je sais qu'il est plus expérimenté que moi, et j'ai toute confiance en lui. Je le sens se coller à mon dos, embrasse mon épaule, mon cou, me caresse les jambes, le ventre etc… Je ne sais pas comment il réussit à me pénétrer, mais la sensation est tellement plaisante que je m'en moque. Il pose sa main sur ma jambe, et j'entrelace nos doigts. Dans cette position, je ne peux pas le toucher à ma guise mais qu'importe, j'aurai tout le loisir de le toucher plus tard. Il va et vient en moi avec une douceur incroyable. Je n'ai même pas ressenti la douleur de l'inexpérience. Cela fait seulement la troisième fois qu'il est en moi, à des mois d'intervalles de notre dernier câlin. Il fait durer le plaisir et m'embrasse tout en me faisant l'amour.

Le lendemain, je suis avec les filles de la meute. Nous marchons le long de la plage et je ne peux m'empêcher de sourire tout en resserrant mon chandail autour de moi.

« Bella, tu rêvasses ! » me dit Leah.

« Oui, je sais ! » dis-je en m'asseyant avec précaution sur un rocher. « Ouh la, faudra que l'une de vous m'aide à me relever après. »

« Dis-nous pourquoi tu es autant dans les nuages. » me dit Claire en s'asseyant à ma droite.

Angela prend place à ma gauche et Leah, Kim et Emily devant moi sur le sable. J'étends mes jambes pour être à l'aise et je pose une main sur mon ventre.

« Et bien, disons qu'hier j'ai passé une très bonne nuit. » dis-je en me mordant la lèvre.

« Bella petite coquine ! » dit Claire en riant.

« Comment il a… enfin, comment il a réussi à… » demande Leah sans trouver ses mots.

« Sur le côté ! » je réponds sans tabou.

J'en ai marre de rougir chaque fois que je parle de sexe. Je ne suis plus vierge, j'ai un petit copain qui va devenir mon mari et je porte ses enfants. Plus de quoi rougir.

« Et c'était comment ? » veut savoir Kim.

« Etonnamment sensationnel ! » dis-je. « Un conseil les filles, quand vous serez enceinte n'hésitez pas à faire l'amour, ça vaut le détour. »

« Je le saurai dans quelques mois. » dit Emily.

On se tourne toutes vers elle. Je reconnais ce visage. Elle rayonne. Elle a les joues rouges et les yeux qui pétillent.

« Oh mon Dieu Emily, tu le sais depuis quand ? » demande Leah, qui prend sa cousine dans ses bras.

« Depuis hier. Carlisle l'a confirmé. » répond Emily. « Je ne suis que de deux mois mais tout va bien. Et je n'ai pas pu m'empêcher de consulter Alice. »

« Emily ! » dis-je en riant. « Si ça continue vous allez toutes vouloir d'Alice comme voyante pour être sûre que vos futurs enfants naissent en bonne santé. »

« Mais c'est pratique. » dit Claire. « Félicitations Emily ! »

« Merci ! » sourit-elle. « Mais moi y en a qu'un, Dieu merci ! Je nourris déjà sept gamins quasi tous les jours. »

On explose toutes de rires. Oui, les garçons de la meute sont de vrais gamins. Même notre Alpha !

« Attends, si tu vas consulter Carlisle ça veut dire que ta gynécologue attitrée… » dit Claire mais Emily la coupe en soufflant.

« Oh, j'ai arrêté d'aller la voir dès le jour où elle m'a dit que j'avais un problème de stérilité. Ce qu'Alice c'est empressé de réformer. Bah, ça s'est passé juste après ton départ, Bella. »

« Et si on mandatait toutes Carlisle comme médecin attitré de la meute ? » suggère Claire.

On rit mais les filles acquiescent. Carlisle est déjà mon médecin, et ce depuis le jour où ils sont rentrés dans ma vie. D'ailleurs la première fois que je l'ai rencontré c'est à l'hôpital après que Tyler ait faillit me tuer. Leah me ramène à la maison et le soir venu, Paul rentre du travaille. Je suis assise à son bureau en train de peaufiner un devoir de littérature quand il se penche et m'embrasse dans le cou.

1er mars !

Je ressemble à une baleine, et je n'en suis pas encore à mon cinquième mois de grossesse. Bon j'exagère, je suis pas si grosse que ça mais chaque matin j'ai l'impression d'avoir grossis, alors Nora prend mon tour de taille et me rassure. Elle m'annonce que les préparatifs du mariage avancent bien, et que tout sera prêt à temps. Elle me dit aussi que la robe sera bientôt prête selon Alice. Elle avait donné toutes les directives à une couturière spécialisée à Port Angeles. Je fais confiance à Alice. Elle doit déjà connaitre mon tour de taille, de poitrine et j'en passe pour le mariage.

« Vous avez déjà réfléchis à des prénoms ? » demande Nora alors qu'on est en train de dîner.

« C'est Bella qui choisit, et je n'en sais pas plus que toi. » répond Paul. « Elle veut qu'on ait tous la surprise le jour J ! »

« Rosalie, Alice et Edward sont les seuls au courant. » dis-je avant de préciser : « Rosalie parce que je sais qu'elle tiendra sa langue, Alice parce qu'elle a dû le voir, et Edward parce qu'il a dû le lire dans la tête de ses sœurs. »

« Pourquoi tu ne veux pas nous le dire ? » demande Nora.

« Parce que ce sera une surprise, et je sais que vous allez adorer. » dis-je en avalant une bouchée de viande.

Ils ne cherchent pas à en savoir plus.

La veille du mariage, ça a été dur de me séparer de Paul. Les garçons ont décidés de l'emmener courir dans les montagnes avec les Cullen, et moi je suis chez Emily. J'ai invité Alice et Rosalie pour l'occasion. J'ai reçu en cadeaux de la lingerie en abondance.

« Les filles, vous vous rendez compte que je ne mettrais pas la moitié de tout ça ? En plus certaines ne m'iront pas. » dis-je en désignant le haut d'un ensemble en soie.

« Mais ça te servira pour l'après-grossesse. » me dit Claire.

Pendant que j'ouvre mon dernier paquet, plusieurs hurlements de loups nous parviennent.

« Ils ont l'air de bien s'amuser ! » dit Kim.

Je m'endors pratiquement sur Leah, et je me réveille dans un lit bien au chaud. Toute la matinée, je me fais dorloter par mes demoiselles d'honneurs pendant qu'Alice et Rosalie sont avec ma belle-mère pour finir les derniers détails. La robe est magnifique. Alice l'a faite faire avec un tissu appelé suédine. Dans les tons marron. Elle me va à la perfection. Mon ventre n'est pas du tout serré. Et je peux bouger facilement, même avec les bottes qui vont avec. La robe est faite d'un dos-nu et le bas est élégamment évasé. Pour ne pas que j'ai froid, il y a une très belle cape qui s'attache avec une pince. Leah semble n'avoir aucun mal à me l'attacher. Elle me fait asseoir et Kim vient prendre le relai pour ma coiffure. Elle me coiffe d'une tresse indienne qui prend bien dix minutes. La porte s'ouvre sur Emily qui fait place à ma mère. Je me lève, et elle m'admire de la tête aux pieds.

« Tu es splendide, ma chérie. » dit-elle en me prenant dans ses bras. « Je sais que dans cette tradition on offre rien de vieux, ni de bleu et tout le tralala, alors je vais simplement te faire ce cadeau. »

Elle me donne un écrin. Je l'ouvre et il y a un magnifique bracelet en argent sertis de diamants.

« Mais ça va pas bien maman ! » dis-je en écarquillant les yeux. « C'est trop ! »

« Tu vas arrêter de te plaindre chaque fois qu'on te fait un cadeau ? » me réprimande-t-elle.

« Merci Madame Dwyer ! » fait la voix de Claire depuis le couloir.

Je fronce le nez et rectifie :

« Il est magnifique. Merci maman ! »

« Je préfère ! » dit-elle.

Leah me prend le bracelet et me l'attache au poignet.

« Tu es prête à te marier ? » me demande Emily. « C'est le moment ! »

« Je suis prête ! » dis-je, quand je reçois deux coups simultanés. « Et mes enfants aussi à en croire les coups que je reçois. »

Mes demoiselles d'honneurs, toutes portant une robe faite du même tissu que la mienne, descendent les premières. Ce n'est pas sans raison que je me trouve chez Emily. Paul faisant partie de la meute, la cérémonie devait avoir lieu chez l'Alpha. Devant la maison, tout a été aménagé pour la cérémonie. Je sais qu'Alice a fait en sorte qu'aucune voiture ne s'approche. Il n'y a pas grand monde. Juste la meute, mes sœurs, ma mère, ma belle-mère, les Cullen et les Anciens. Tant mieux, je déteste être entouré par trop de monde. Juste la famille. C'est tout ce qui compte. Je mets au moins trois minutes – ce qui me semble une éternité – pour descendre les escaliers.

« Comment te sens-tu dans cette robe ? » me demande ma mère, en m'arrangeant comme à son habitude.

« Elle est très confortable. » je réponds. « Tu ne m'en veux pas, pour ne pas avoir voulu de la robe blanche ? »

« C'est ton mariage, Bella, et je suis contente que tu aies voulu partager la culture de ton futur mari. » me dit-elle. « Allez, on ne pleure pas et on y va. »

Elle, porte une simple robe couleur prune. Je glisse mon bras sous le sien, et j'ai une pensée pour mon père. Charlie me manque énormément, mais si je m'en réfère aux croyances Quileute, d'où il est, il me regarde. Un bouquet de Lys à la main, je marche avec ma mère jusqu'au perron. Les rambardes du perron ont été décorées par des guirlandes de Lys. Et je ne vois pas une seule trace du parterre, recouvert d'un gigantesque tapis pour remplacer l'herbe. Mariage Quileute = pas de smoking pour les garçons. Mes demoiselles d'honneurs sont à ma gauche avec les Cullen. Les témoins de Paul sont à ma droite avec les Anciens, excepté Quil Sr qui m'attend au bout de l'allée avec Paul. Ce dernier porte lui aussi une tenue spéciale. A première vu, faite du même tissu que ma robe. Un pantalon, une veste sans manche qui apparaître ses muscles, et je vois en m'avançant qu'il n'a rien sous la veste. Et il est pieds nus. Arrivée devant lui, ma belle-mère m'embrasse sur la joue, et ma mère va embrasser Paul. C'est la tradition ! Elle reprenne leur place et la cérémonie commence. Je donne mon bouquet à Angela, première de mes demoiselles d'honneurs, et je glisse mes mains dans celles de Paul.

« C'est un honneur pour moi de marier le tout premier couple de la meute. » commença Quil Sr. Ma mère croit que la meute est un surnom qu'on a donné à cette bande de bras-cassés que sont les garçons. « Paul, Bella, vous avez traversé tant de choses tous les deux, et vous les avez surmontés pour vivre ce moment. Je suis heureux, en tant que membre du Conseil de la réserve Quileute de La Push de vous unir selon nos traditions. D'habitude c'est l'homme qui commence à partager ses vœux, mais chez nous, la femme est prioritaire. Bella, je te laisse la parole ! »

J'essaye de ne pas pleurer. Et le coup que je reçois d'un de mes bébés me donne la force de me retenir.

« La première fois que je t'ai vu, je n'ai pas été tendre avec toi. Je t'ai même giflé. » je commence à raconter, ce qui le fit rire au souvenir. « Et au passage, je me suis fait un peu mal. Je n'étais pas libre à ce moment-là, mais tu es quand même venu me voir après ça, en passant ma la fenêtre de ma chambre à l'insu de mon père. Pendant une semaine on a fait connaissance, je t'ai souvent promis de ne plus te gifler, et je suis tombée folle amoureuse de toi. »

Je ne peux pas m'empêcher de regarder Edward, qui m'intime de continuer avec un petit sourire. Je reporte mon attention sur mon mari à venir.

« T'avoir choisis est la meilleure décision de ma vie. Quand est arrivé le drame qui m'a enlevé mon père, je savais que tu aurais du mal à me laisser partir, mais on s'est fait la promesse de tenir le coup jusqu'à mon retour. Rosalie m'a dit que les Dieux ont voulus nous aider à tenir le coup, et quelque part je me dis que c'est peut-être vrai quand chaque jour depuis plus de deux mois je sens nos bébés gigoter à l'intérieur de moi. Ma vie est ici, à la réserve avec toi. Et ça l'a toujours été ! Je t'aime ! »

Je sens à travers notre lien toute la puissance de son amour. Je vois ma belle-mère s'essuyer les yeux, et je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que mes demoiselles d'honneurs se transformaient doucement en fontaine. Je prends l'alliance en argent que me tend Quil Sr, et je la glisse à l'annulaire de mon loup.

« Paul, à toi ! »

« Bella… » commence-t-il. « Quand je t'ai rencontré, j'étais quelqu'un de très colérique, et quand tu m'as giflé je n'ai réagit que d'une seule façon que je regrette aujourd'hui. Te connaître m'a changé. T'avoir dans ma vie m'a fait entrevoir une possibilité d'avenir que je n'aurai jamais envisagé avant. Pour toi je voulais être quelqu'un de bien, je voulais devenir quelqu'un de respectable, et j'espère réussir à être cette personne un jour. Je vais commencer par être un mari exemplaire, et un père que nos enfants mériteront d'avoir. Je serai à tes côtés à chaque instant de notre vie. Chaque fois que nous aurons un problème nous le résoudrons. Quand fois qu'un obstacle se mettra en travers de notre chemin, nous le franchirons j'en suis sûr. Je n'aurai aucun secret pour toi ! Je t'aime ! »

Cet idiot a réussi à me faire pleurer et il essuie mes larmes du pouce. A son tour, il glisse l'alliance en argent à mon doigt.

« En tant que membre du Conseil de la réserve Quileute, je vous déclare mari et femme ! » déclare Quil Sr. « Paul, tu peux embrasser ton épouse. »

Il pose une main sur mon ventre rond, l'autre sur ma joue et m'embrasse, scellant ainsi notre union. Malheureusement pour moi, ma mère doit repartir à Jacksonville. Après la cérémonie, je la serre longuement dans mes bras.

« Merci d'être venu maman ! » dis-je en refoulant mes larmes.

« Je suis fière de toi ma chérie, et ton père aussi j'en suis sûre. » me dit-elle en s'écartant. « Je reviendrai te voir quand mes petits-enfants seront nés ! »

« D'accord ! » dis-je en souriant.

Elle embrasse Paul et lui intime de prendre bien soin de moi, ce qu'il lui promet. Esmé et Carlisle se sont portés volontaires pour raccompagnés ma mère jusqu'à Seattle.

« Bon ! » fait Billy, une coupe de champagne à la main. « Qui seront les prochains ? »

« Ma mère m'étripera si je me marie avant la fin de mes études. » dit Angela, avant de grimacer.

Embry la console d'un baiser sur la tempe.

« Et bien, en fait ce sera nous. » dit Sam.

« Enfin, comme ça on va pouvoir se foutre de toi comme vous vous êtes foutus de ma gueule. » sourit Paul.

« Ouais profitez-en bien ! » dit Sam.

Leah se racle la gorge et lève son verre. Elle forme un super couple avec Jacob. Il a la main posée sur sa taille et ça doit bien faire cinq minutes qu'il est comme ça.

« Etant la seule fille capable de me transformer, je tiens à dire que Bella à l'étoffe d'une vraie louve. »

« Oh je confirme ! » dit Paul.

« Et elle a réussit l'exploit de calmer le trublion de la meute. » continue-t-elle.

« Est-ce que c'est un compliment ? » demande Paul.

« Tout à fait, maintenant tais-toi et laisse-moi finir. » dit-elle avec fermeté mais sourit juste après. Il lui tire la langue comme un vrai gamin. « Je terminerai donc avec ceci. Bella bienvenue dans la famille que nous formons chez les Quileute, et soyez heureux, tous les deux ! »

Elle fut approuvée par tous et – moi mis à part due à ma condition et aux Cullen qui ne buvaient pas – ils levèrent leur coupe de champagne et burent une gorgée en notre honneur !

Les jours après mon mariage passent mais ne ressemblent pas. Emily a appris qu'elle attendait un petit garçon. Contrairement à moi, elle ne voulait pas attendre la naissance. Ma grossesse avance et je suis toujours décidé à attendre le dernier moment. Je passe mon diplôme lycée haut la main, et d'après mes profs correspondant j'aurai explosé les notes. J'aurai pu finir major de ma promotion si j'étais retourné au lycée, mais je ne regrette rien. J'ai décidé de prendre une année sabbatique pour me consacrer à mes enfants qui vont bientôt naître. Je ne veux pas passer mes premiers mois en tant que maman à m'angoisser pour un devoir que je n'ai pas rendu à temps. Je veux profiter pleinement de mes enfants. J'aide Paul à réviser, ce qui est assez comique et très amusant. Ils passent les partiels de sa première année sans problème. Et je le félicite avec une très belle nuit d'amour. En parlant de cette nuit d'amour, je rejette les draps et roule hors du lit pour aller aux toilettes. J'enfile mon peignoir en traînant des pieds et, quand je regagne notre chambre, je me fige sur le seuil. Ce que je sens couler entre mes jambes me réveille d'un seul coup.

« Paul ! »

Aucune réponse !

« Paul réveilles-toi je viens de perdre les eaux ! »

J'allume la lumière et je crie son prénom. Il se réveille en sursaut, et ma belle-mère surgit de la chambre en chemise de nuit.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demande-t-elle, alarmée par mes cris.

« Les bébés vont arriver. » je réponds en criant suite à une contraction.

Paul sort du lit, nu comme un ver avant de se rendre compte que sa mère est là. Elle tourne la tête, ce qui me fait rire. On sonne à la porte et Nora en profite pour aller ouvrir. Une main froide se pose sur mon épaule.

« Bella ! »

« Rosalie ? » je m'exclame, surprise de la voir.

« Eh oui ! » dit-elle. « Alice nous a prévenu que ce serait pour cette nuit, alors on est tous allé chasser et nous voilà revenu juste à temps. »

« Je crois que j'aurai dû demander la date exacte à Alice. » dis-en la laissant m'entraîner dans la chambre.

Paul m'aide à m'asseoir sur le lit, et avec l'aide de Rosalie, ils m'habillent d'une longue robe confortable.

« Pas de culotte ? » dis-je en grinçant des dents.

« Tu as encore six heures devant toi avant de pousser. » me dit Rosalie.

« Six heures ? » je répète. « T'en es sûre ? »

« Oui ! » dit-elle en me mettant debout. « Paul, surtout ne la porte pas, il faut qu'elle marche. »

« D'accord ! » acquiesce mon amour.

Doucement, je marche en me tenant à un loup-garou et un vampire.

« Je vous rejoins ! » nous dit Nora en montant dans sa voiture.

Rosalie me fait monter à l'arrière de la Volvo d'Edward, qui est au volant.

« Salut le télépathe ! » dis-je pour me changer les idées.

« Salut maman ! » me dit-il en souriant.

« Trop bizarre ! » dis-je, ce qui le fait rire.

Paul me rejoint et je me blottis contre lui tandis que Rosalie m'aide à tendre les jambes avant d'aller s'asseoir devant. Edward démarre et ne conduit pas trop vite une fois arrivée à Forks. Le sentier qui mène à la villa est déjà suffisamment étroit alors autant éviter de se la jouer à la Fast & Furious.

Trois heures passent pendant lesquelles je hurle lorsqu'une contraction me frappe. Je suis allongée – ou plutôt à moitié assise à moitié allongé – sur un lit d'hôpital dans le cabinet de Carlisle. Evidemment, j'ai les jambes écartées et je souffre le martyre. Carlisle a proposé de me faire une péridurale mais Alice est intervenue et a dit que ça ne me ferait aucun effet. Autant souffrir. Paul est à côté de moi, il me parle, me rassure mais si je l'entends encore une fois me dire que tout ira bien je le tue. J'ignore combien de temps passent quand une contraction me fait hurler plus fort qu'un loup quand il hurle à la lune.

« Elle est forte celle-là ! » dis-je en soufflant.

« Ça va aller ! » me dit Paul.

Il m'énerve !

« Dis-moi encore une fois que ça va aller et je te fais dégager de là. » je le préviens avant de hurler sous une autre contraction.

Carlisle arrive à ce moment-là, des gants en latex recouvrant ses mains, en compagnie de ma belle-mère.

« C'est le moment ! » dit-il en s'asseyant face à moi.

« C'est vrai ? Je peux pousser ? » je demande.

« Oui, tu es prête ? » demande-t-il.

« Je n'ai pas le choix ! » je réponds en attrapant la main de Paul.

« Pousse ! »

Je pousse. Je pousse encore et encore à m'en épuiser les cordes vocales jusqu'à ce que j'entende les pleurs de mon bébé.

« C'est un garçon ! » annonce Carlisle.

Je vois ma belle-mère faire quelque chose puis prendre mon fils dans ses bras et s'éloigner vers le lavabo.

« Bella, tu es prête à accueillir le deuxième ? » demande Carlisle.

« Oui ! » je réponds.

« Très bien, dès que tu sens une contraction, tu pousses. » me dit-il.

Et la contraction ne met pas longtemps à me frapper. Je pousse presque aussitôt et ça passe plus vite que pour mon fils.

« Qu'est-ce que c'est ? » demande Paul, alors que les pleurs sont aussi bruyants que ceux de mon fils.

« C'est une petite fille. » dit Carlisle.

Je me laisse retomber sur le dos, et je regarde Paul, qui m'embrasse.

« Pardon de t'avoir crié dessus. » dis-je, à bout de souffle.

« On s'en fou ! » me dit-il, en larmes.

Pendant ce qui me semble être une éternité, il m'embrasse jusqu'à ce que quelqu'un se racle la gorge. Carlisle tient ma petite fille, lavée et habillée, dans ses bras, tandis que Nora tient mon garçon. Carlisle me dépose ma fille dans mes bras, et Nora fait le tour du lit pour donner notre fils à Paul. Ils sont enfin là !

« Ils sont magnifiques ! » dis-je en contemplant ma princesse. « Rose Angela et Aiden Charlie Swan-Lahote ! »

A l'entente du prénom de mon beau-père que je n'ai jamais eu la chance de connaitre, mon mari explose et se met à pleurer tout en me regardant. Ma belle-mère est plus discrète et se contente de me sourire, mais je vois l'émotion dans ses yeux qui brillent.

« Je vous avais dit que vous aimeriez les prénoms. » dis-je, comblée.

Je regarde Carlisle.

« Merci ! »

Il me touche la joue et m'embrasse sur le front. Paul vient s'asseoir à côté de moi, notre fils dans ses bras.

« C'est parfait ! »

FIN !


Et voilà, j'espère que cette histoire vous a plu. Je répondrais à toutes les questions si vous commentez bien évidement avec votre compte !

Je vous fais de gros bisous 3

Aurélie !