Titre: Jigoku → Épilogue
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, guerre, amitié...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Bon, il est temps que je poste le petit épilogue de cette fic, venant mettre un point final à cet histoire! Pour les raisons que vous devinez, je n'avais pas le choix de faire un POV de Ruki plutôt que de Rei, cette fois-ci...
Début du chapitre
Je marchai tranquillement à travers les tombes, dans ce cimetière trop bien entretenu. Je me sentais un peu ridicule avec toutes ses fleurs dans mes bras, mais je pouvais vivre avec ce ridicule. Autours de moi, tout le monde me dévisageait avec un mélange de respect et de fierté. C'était comme ça depuis des années, déjà. Chaque fois que je portais mon uniforme, toute le monde semblait être fier de moi. Fier pourquoi? Parce qu'on avait gagné la guerre, au final? S'il savait tout le mal qu'on a fait, tous ceux qu'on a tuer il y a 25 ans, tout ça pour quoi... Je l'ignore encore.
J'arrivai prêt du monument en mémoire des disparus de cette guerre. Je saluai le monument de façon militaire, mes fleurs dans les mains, sentant les larmes coulé malgré moi le long de mes joues. J'ai déjà la quarantaine et pourtant, je suis toujours aussi sensible. Si les autres étaient encore-là, ils riraient de voir à quel point je suis encore un pleurnichard.
Je m'approchai un peu plus du monument. Quand je me penchai pour déposer les fleurs, je sentis mes médailles s'entre-choqué en un cliquetis qui me donne toujours aussi mal au cœur. Je n'ai jamais été fier de les porter. Ni cet uniforme. Après tout, on m'a forcé à m'enrôler, à me battre, à tuer, à voir mes amis mourir... Et il faudrait que je sois fier de tout ça? J'ai plutôt envie de vomir chaque fois que j'y pense.
J'allai m'asseoir sur le petit banc, en face du monument. Comme les 24 dernières années, j'allais raconter ma petite vie à mes chers disparus. Je n'avais pas grand chose de nouveau à leur raconté. Ce n'était pas comme le temps où j'étais encore jeune, et pendant lequel je voyageais autour du monde pour des entraînements et des formations. Depuis que j'avais fait mon cours d'officier, j'avais gravi les échelons assez rapidement. J'étais devenu Brigadier-Général dans le secteur de l'information. J'avais assez servi mon pays, je crois. 25 ans... j'avais fait ma part. Même si après cette guerre, je n'avais plus tirer que pour l'entraînement.
-Eh, les gars. Il ne s'est pas passé grand chose cette dernière année. Mon fils est entré au lycée, vous vous en rendez compte? Le temps passe vite, hein... C'est un garçon brillant. Il pense suivre mes traces et s'en aller du côté de l'information. Je lui ai fais promettre qu'il irait plutôt dans les services de renseignement plutôt que dans l'armée. Je quitte d'ailleurs l'armée demain. J'ai été engagé par les services de renseignements, justement, pour gérer le système de protection de leurs informations. Ça fait longtemps qu'ils me demandent mais l'armée ne voulait pas me lâcher avant d'avoir atteint le 25 ans de service, vous comprenez. J'étais un morceau important, pour eux. Ils m'ont encore fait un offre, hier. Ils veulent me monter de grade encore si je reste. Mais j'en ai marre. Au moins, demain, je serai libéré de cet uniforme. Alors l'an prochain, vous me verrez en civil. Ça ne vous dérangera pas?
Quelques passants, autour, me regardèrent d'un air étrange. Qu'ils aillent au diable. Je continuai à parler encore un peu à mes frères d'arme disparu, puis je me levai pour caresser le monument du bout des doigts. J'y retrouvai facilement les noms qui m'étaient si chers. Aoi, Kai, Uruha...
-Brigadier-Général.
Je me retournai, surpris. Personne ne venait me déranger quand je me recueillais ainsi devant le monument. Mais je ne pouvais définitivement pas me fâcher devant la voix un peu moqueuse et pourtant si douce.
-Qu'est-ce que tu fous là? Je croyais que t'étais encore À Moscou pour quelques temps?
-Tu oublies tes marques marques de politesses?
-Oh, arrête. C'est moi l'officier. T'es qu'un militaire de rang.
-Tu dis pas la vérité, Ruki.
-Bon, d'accord, le meilleur militaire de rang de l'armée de terre japonaise. T'es content là, Reita?
-Hmm...
Son sourire me fit fondre, littéralement. Il franchit les quelques pas de distances qui nous séparaient, me salua militairement comme il se devait de le faire, avant de me faire disparaître entre ses bras. Je me retrouvai écrasé contre sa poitrine, et ses propres médailles me firent un peu mal.
-Lâche-moi, on est en public, là.
-Pas envie...
-Reita, c'est un ordre.
-Oui, Monsieur.
Il me lâcha en grimaçant. Ça avait du bon, d'être officier.
-À partir de demain, tu pourrais plus me donner d'ordre comme ça.
-C'est triste, hein. Tu m'as pas dit pourquoi tu es revenu plutôt de Moscou.
-Vous me manquiez, toi et le gamin.
-Il avait hâte de te revoir aussi. Mais il est assez grand tu sais, il comprend nos départs, maintenant.
-Et toi?
-Ah, d'accord, je suis heureux que tu sois revenu. Tu me manquais.
-Je repars la semaine prochaine.
-Non...
-Je blague.
-Je te hais.
Il éclata de rire. Je ne pouvais définitivement pas me fâcher contre lui. Cette fois-là, il y a 25 ans, il m'avait fait tellement peur... C'est de justesse que les médecins américains ont réussis à lui sauver la vie. Il a dû être hospitalisé presque 6 mois, et arrêté encore un autre 6 mois, avant de pouvoir reprendre des fonctions. Et depuis, il avait gravi les échelons jusqu'à devenir un des plus hauts gradé parmi les non-officiers. Comme il était chez les fantassins et moi au niveau des renseignements, on a plus jamais été en mission ensemble. Mais j'écoutais toujours avec plaisir et fierté toutes les histoires qu'on racontaient à son sujet. Il était un chef merveilleux pour les soldats.
On avait fini par décider d'adopter un gamin, ensemble, pour nous donner un sentiment d'être encore lié par quelque chose, même quand on était chacun à un bout du globe. J'avais l'impression qu'on formait une famille, tous les trois.
Reita repartit devant moi, et commença à retraverser le cimetière pour rejoindre notre petite maison. Je restai un peu derrière, et jetai un dernier coup d'oeil au monument.
-Vous voyez les gars, Rei et moi on est encore ensemble, heureux. Je suis désolé, mais je crois que vous devrez encore attendre quelques années avant qu'on vous rejoigne.
-Ruki!
-Ouais, j'arrive.
C'est un grand sourire aux lèvres que je courus pour rattraper mon homme. Je glissai tout naturellement ma main dans la sienne, et nous quittèrent le cimetière ainsi, insouciant de tous les passants qui dévisageaient un officier et un soldat en uniforme marchant délibérément comme des amoureux.
Fin du chapitre
Oui, j'avais prévu que Rei meurt dans le dernier chapitre. Mais certain m'en voulait encore d'être si méchante avec eux, alors bon... Il est encore vivant, pour une fois^^ Profitez de ma gentillesse XD
