Tempus Fugit

Rating : R

Fic dark Harry

Yaoi : LV/SS puis LV/HP

Avertissement : les personnages appartiennent tous à JKR (et je suis sûre qu'elle me tuera si elle me croise...) Je ne gagne pas d'argent avec cette fic (mais si vous voulez me faire une donation je vous donne mon numéro de compte bancaire…). L'histoire est à moi et surtout quelques personnages hauts en couleurs…

Blabla de l'auteur : Youplà ! J'avais super hâte d'arriver à ce chapitre. Enfin écrire l'histoire d'Audric et de Drago… J'avoue que je les adore ces deux là ! Audric est parfois un peu bête malgré ses deux siècles, il est imparfait et c'est ce qui le rend attachant… Enfin à mes yeux ! Je déteste les personnages héroïques, forts, beaux et intelligents ! Crevez tous ! (Liv grille tout le monde au lance-flammes et épargne ses chéris) J'aime bien aussi l'amitié entre Severus et Harry… même si Severus me souffle à l'oreille qu'il déteste ce morveux… Ne le croyez pas, c'est son côté ténébreux qui ressort. J'aime aussi Alithe ! Dans toutes mes histoires, il y a un électron libre et ici c'est Alithe. Il est totalement imprévisible, je ne sais jamais ce qu'il va faire ! Au secours, mon personnage m'échappe (il devait avoir un rôle très secondaire mais je l'adore… mais ne lui dite pas où il va prendre la grosse tête !) Bonne lecture, tous !

Réponses aux reviews :

Leilan : Coucou, j'espère que ta curiosité sera satisfaite avec ce chapitre un peu « hors histoire » mais qui permet de mieux comprendre les personnages.

Onarluca : comme d'habitude : merci beaucoup

SamaraXX : pousse Tom aller, on avait dit une review contre un bisous Tom s'enfuit en hurlant Bah sorry, t'as qu'à essayer de le rattraper ! Mais rassures toi, il revient au prochain chapitre !

Ariane : Roooh, c'est gentil, merci !

Zaika : Voilà la suite ! Bonne lecture !

Lilou : la nièce de Rogue ? Oui elle aura un rôle mais dans longtemps huhu ! et pour Ron, je ne sais pas, faut voir… avec les chapitres ! (moi cruelle ?) Merci et bonne lecture !

Adenoïde : Que de questions ! Mais tu as bien compris pour Hermione… Quant à ses attentions… C'est un secret, hihi ! Tu es bien sévère avec Ginny ! Mais ne la juge pas trop vite… chut, j'en ai trop dit ! Bonne lecture !

Harry-gold-child : Bah, Tom revient au prochain chapitre, faut pas s'en faire comme ça ! et oui, severus à une sœur jumelle, c'est moi qui l'ai inventée elle aussi mais ça m'a inspiré (rire) Merci de ta review !

Ishtar205 : Mais de rien, ce fut un plaisir ! Tellement qu'en voilà un autre huhuuuu !!)

Ninniane : j'espère aussi pour Ron, lol mais je ne dévoile rien, tout est plus ou moins planifié mais ça risque d'être compliqué. Pourquoi ça etonne tout le monde que j'ai mit une sœur à Severus ?? o.0

Lily : Merci de ta review et voilà la suite !

666naku : moi aussi j'aime bien Nady, elle m'éclate ! Quand au reste, je ne sais pas, il faut que je consulte ma boule de cristal « hahooooom » … Marrant c'est tout flou XD ! bah il faudra lire les chapitres alors ! Bisous !

caromadden : severus est aussi disponible en stock pousse sev Aller, hop, amuse toi bien avec. passe une muselière à alithe comme ça tu seras tranquille ! Merci de ta review, bonne lecture !

Kelly Snape Potter : Pour voir l'évolution de la relation entre sev et harry, tu vas être servie avec ce chapitre ! Merci de me lire !

Loriane : c'est trop gentil je suis contente que tu aime et c'est super sympa que tu mettes ma fic direct sur ton site ! (d'ailleurs j'ai réussit à y retourner, je ne sait pas pourquoi le lien dans mes favoris était périmé TT) J'espère que tu aimeras encore ce chapitre !

Sahada : Contente que ça te plaise ! Voilà le suivant, bonne lecture !

Riddle-sanguinaire : meuh, pas un endoloris sinon t'auras jamais la fin ! Na ! Mais t'inquiète, c'est pas Tom qui risque de souffrir le plus dans cette histoire… quoi que !! M'enfin, merci de ta review !

Nepheria : merci beaucoup, bonne lecture.

Black Siri : oh, une nouvelle ! Merci beaucoup de me lire ! je suis très heureuse que ça te plaise et surtout que tu aimes mes personnages, j'avoue que je m'amuse bien avec eux ! Noie pas ton ordi, tu ne pourra plus lire les chapitres, lol ! Bonne lecture !

Zelda-sama : encore une nouvelle ? Chouette alors ! Pour ron, faut voir, lol, je ne sais pas (en fait si mais chut, je ne sais rien !!) Je ne veux pas gâcher mon suspens ! merci beaucoup de ta review et bonne lecture !

Chapitre 14 : Petite mort :

Drago sentit une main froide caresser son ventre en petits cercles hasardeux, glissant, descendant, montant… Il ouvrit un œil paresseux et découvrit Audric, allongé sur le flanc, un bras soutenant sa tête et sa main libre pianotant sur son corps.

Le Vampire souriait légèrement, se délectant de la peau douce, chaude et surtout merveilleusement vivante de son amant Mortel. A cet instant, il se dit qu'être banni de sa caste avait du bon s'il était avec Drago…

Audric commençait à comprendre qu'il ne pourrait être séparé de son jeune compagnon. Ces deux années avaient été insupportables et il avait souffert bien plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Il aurait préféré endurer mille morts plutôt que de recommencer cette folie.

Et puis… Il se souviendrait toujours de l'expression paisible du jeune homme dont il avait volé la virginité.

Au début, tout cela n'avait été qu'un jeu mutuel entre le jeune homme blond et le Vampire séculaire, un jeu ambiguë fait de sous-entendus voilés et de regards qui en disaient long.

Un jeu qui avait commencé à prendre de l'ampleur. Drago était jeune alors, très jeune, juste quatorze ans.

L'age où commencent les questions sur le corps, la sexualité…

Le Vampire avait été obligé de se cacher pendant les vacances de Noël et il avait demandé assistance à Tom qui lui avait trouvé une cachette sûre dans le manoir de Lucius. C'est là qu'il avait fait la connaissance du fils de la famille et commencé à discuter avec lui, à se connaître et à devenir ami en un drôle de jeu qui ressemblait à celui de la séduction…

Audric savait qu'il ne devait pas se laisser prendre au jeu, surtout pas.

Tous deux en riaient quand le Vampire tentait de mettre en garde sur le danger des sentiments car Drago trouvait risible qu'ils puissent s'aimer. Ces choses là ne se faisaient pas entre hommes, voyons ! Et ce qui faisait rire Drago faisait rire Audric, c'était aussi simple que cela.

Drago… Si beau, très mature – sans doute trop vite grandi – et dont le corps qui commençait à se former était si tentant…

Un jour, « pour voir si tu es froid là aussi » avait-il dit, le jeune Malefoy avait embrassé Audric sur les lèvres.

D'abord rien ne se passa mais peu à peu le souvenir de ce baiser commença à hanter le Vampire.

Il savait que l'humain était jeune, beaucoup trop jeune. Lui avait deux cents ans bientôt malgré son corps d'éternel adolescent androgyne alors il fît comme si de rien n'était.

Plus les jours passaient, plus Drago obsédait Audric…

Après tout, pourquoi ne pas réessayer une fois ? Une toute petite fois… Cela ne faisait de mal à personne et nul ne le saurait…

Drago finit par retourner à Poudlard, se séparant à grand regret de son premier véritable ami.

Au lieu d'être difficile, cette séparation fût insoutenable et le Vampire et le Mortel pleuraient chacun l'absence de l'autre.

Ce fut par une nuit froide et pluvieuse que Audric commit la plus grande erreur de sa non-vie.

Voulant échapper à cette sensation de vide et de manque, l'immortel insista auprès de Lucius qui réussit à l'introduire dans l'enceinte de Poudlard par la forêt interdite.

Puis Audric rejoignit Drago dans son dortoir.

L'ange blond dormait et son aîné dût se faire violence pour ne pas le toucher, s'asseyant silencieusement au bord du lit en essayant de se persuader que c'était juste leurs discussions qui lui manquaient.

Drago s'était réveillé et, surpris par la présence d'Audric à ses côtés, s'était spontanément jeté dans ses bras, trop heureux pour se soucier des convenances.

Tout s'était alors inexorablement engrangé.

Pour pouvoir parler en paix, ils s'étaient isolés entre les baldaquins, le Vampire les insonorisant.

Il avait longuement parlé, leur complicité se tissant de plus en plus et leurs gestes devenaient inconsciemment de très légères caresses.

Chaque nuit durant une semaine furent semblables avant la nuit fatidique.

Ils étaient allongés sur le flanc, face à face, devisant à voix basse puis la discussion s'orienta vers un sujet plus instable : Drago demanda à Audric de lui expliquer comment on embrassait parce que son amie Pansy tenait absolument à le faire avec lui et il ne voulait pas se ridiculiser.

Le Vampire commit l'erreur de se laisser tenter, intérieurement un peu jaloux.

Expliquant cela, il joignit le geste à la parole et rapprocha son visage de celui de Drago, scellant leurs lèvres.

A cet instant, c'était déjà trop tard pour reculer et l'immortel le comprit.

Il ne pouvait plus résister alors qu'il surplombait le jeune corps et les bras du blond qui vinrent se nouer autours de son cou fut l'une des dernières choses dont il se souvenait avec exactitude.

Il avait succombé.

Le jeune Mortel n'aurait jamais dût être touché mais le Vampire et lui ne firent rien pour résister.

Ce qui suivit fut étrange.

Ils parlaient, se disaient en riant un peu nerveusement qu'ils étaient fous, se demandaient l'un l'autre ce qu'ils faisaient mais leurs mains partaient à la découverte malgré leur esprit. Ils se caressèrent longtemps, les habits tombant progressivement, chaque centimètre de peau vierge étant embrassé, touché…

Tout semblait normal, comme une suite logique et, malgré qu'ils parlaient toujours, leur amitié glissait vers quelque chose de plus troublant.

Ils furent finalement nus face à l'autre, étroitement enlacés, leurs corps sachant parfaitement ce qu'ils devaient faire. Drago enlaçait étroitement son ami qui lui faisait découvrir des plaisirs insoupçonnés et recherchait le contact, frottant leurs érections, leurs jambes emmêlées. Leurs doigts fébriles et tremblants se caressaient, leurs bouches se dévoraient…

Et leurs chuchotements continuaient, se demandant s'ils aimaient.

Regretteras-tu ?

Non, non…

Aucun regret des deux côtés mais une impétueuse folie qui brouillait leur esprit…

Drago était jeune, bien trop jeune ne cessait de répéter le Vampire mais celui-ci rétorquait alors que s'il était si jeune, Audric n'avait qu'à arrêter.

Le jeu devint provocation.

Chiche, on le fait ?

Non, non… pas d'amour, c'est juste pour essayer…

Aller, vas-y !

Bon d'accord… mais tu l'auras cherché !

Et les mains s'attardèrent sur leurs membres dressés, les lèvres froides du Vampire glissèrent le long du ventre pour venir rencontrer l'objet du désir, amenant le plaisir dans le corps souple du blond dont les paroles devinrent gémissements et halètements jusqu'à la délicieuse délivrance.

C'était bon…

C'est malin, j'ai envie de toi maintenant !

Ca marche aussi chez un Vampire ?

On n'a pas le droit !

Oh, aller, Audric…

Puis vint la possession du corps pâle et tremblant du jeune garçon, le sexe érigé s'enfonçant délicatement dans le fourreau de chair, les soupirs, les gémissements plus aiguës…

Douleur et plaisir qui se fondent. Les mouvements qui se saccadent, le besoin ardent l'un de l'autre, du corps de l'autre, de l'âme de l'autre…

Le plaisir par-dessus tout, brûlant, impétueux… Les corps qui s'arquent, les cris de jouissance pure, les prénoms balbutiés, les lèvres qui se cherchent… La sueur rougeâtre sur le corps du Vampire et les battements du cœur affolé du Mortel. Le cœur qui ne serait jamais plus à aucun autre malgré l'ordre et le Tabou.

La folie des dernières secondes avant l'orgasme… Le monde qui s'estompe pour ne laisser plus que l'autre. Les perles grises et les améthystes noyées, indissociables, les corps unis, tendus vers la même quête du plaisir ultime.

Audric !

Drago !

Les corps en sueur qui s'écroulent pêle-mêle, les membres qui se nouent… Puis le sommeil, lourd, implacable. L'oubli.

Le réveil fût dur. Audric avait retrouvé ses esprits et il se souvint soudain de sa folie, du Tabou transgressé. Logiquement, il aurait dû mordre Drago et le faire aussitôt Vampire. Mais il était trop jeune, si jeune… Aucune chance de pouvoir demeurer près de lui, il allait attirer sur le frêle jeune homme tous les chefs Vampires alors il se rhabilla en silence et contempla une dernière fois le visage aux lèvres rosées légèrement entrouvertes, les yeux clos aux paupières délicates, les cheveux blonds en désordre, le grain fin de la peau blanche…

Un portrait qu'on grave au plus profond de soi, dans le secret de son cœur.

Puis qu'on fuit en silence dans la prime aube sans savoir si on ne va jamais pouvoir à nouveau contempler telle vision…

Et le blond s'était réveillé seul et seul il demeura, attendant chaque nuit son amant, sursautant au moindre souffle. Le manque, le besoin, la tristesse, la colère, les suppliques dans le secret de la nuit… Nul ne les connaissaient mieux que lui.

Puis les jours qui se transforment en semaines, en mois, en années…

Une petite mort pour une vie volée… un cœur.

Harry se fraya un chemin jusqu'au panneau d'affichage de la tour des Gryffondors au milieu des élèves surexcités. Une feuille indiquant la date des sorties à Pré-au-lard avait été affichée et indiquait que la première aurait lieu dans une semaine.

Le jeune homme haussa les épaules en s'éloignant, indifférent à cette nouvelle.

Certes cela lui permettrait de sortir un peu du château mais à quoi bon y aller tout seul ?

Il ne pourrait pas y aller avec Rogue de toute façon…

L'élève et le professeur passaient beaucoup de leur temps libre ensemble, surtout depuis que Alithe avait encore disparu il ne savait où... Harry se souvint d'une discussion qu'ils avaient eut à propos de l'homme oiseau.

Ce soir-là, ils étaient seuls tous les deux dans la petite cuisine tandis que Severus faisait cuire des œufs au bacon pour leur dîner mutuel et l'adolescent avait fini par s'étonner de l'absence de l'amant du professeur.

-Alithe n'est pas là ?

-Non… Il a filé. Je ne sais pas si je vais le revoir demain ou dans dix ans.

-Mais… Pourquoi ?

-Il est comme ça. La dernière fois, nous ne nous sommes pas vus pendant plus de dix ans.

Harry était demeuré bouche-bée. La relation entre les deux hommes était extrêmement complexe ! Surtout cette histoire de « propriété » qu'il n'arrivait pas à comprendre.

-Dites… Lorsque vous dites que vous êtes sa propriété… qu'est ce que cela signifie ? Je… Ne comprends pas vraiment. Je ne suis pas la propriété de Tom par exemple…

Harry rougit à cette pensée et s'étonna que l'idée d'appartenir à Tom ne lui semble pas si dérangeante.

-C'est simple. Il part, je l'attends, il revient, je l'accueille dans mes bras. Je n'ai pas le droit de le chasser, de l'empêcher d'être près de moi ou de me lier à quelqu'un d'autre… Il a été furieux pour le Maître d'ailleurs…

-Alors c'est juste ça ? Vous ne l'aimez pas ? s'étonna Harry.

Severus l'avait regardé avec un regard un peu mélancolique puis avait soupiré légèrement.

-Si… J'aime cet imbécile. Malgré tout, je l'aime et je n'arrive jamais à lui en vouloir vraiment… S'il mourait, j'en mourrais, s'il me quittait pour un autre, je me jetterais de la tour la plus proche et s'il décide de me tuer, j'accepterais cela sans broncher.

Le jeune homme avait répliqué, catastrophé :

-Non ! D'autres auraient besoin de vous, vous ne pourriez pas vous suicider pour lui !

Severus avait déposé les œufs dans les assiettes puis était demeuré silencieux un long moment avant de répondre :

-Malheureusement, si, je ferais n'importe quoi. Nous appartenons au même peuple lui et moi et je ne peux me soustraire à mon Promis car cela me rendrait complètement fou. Nous ne sommes pas soumis aux même lois que le commun des Mortels.

-Mais… Vous n'êtes pas humain alors ?

-Non et ce fut la plus dure des choses que de l'accepter.

-Pourtant vous… Vous ressemblez à n'importe qui !

-Parce que j'en ai décidé ainsi. Mes ailes et attributs d'oiseaux sont cachés en moi depuis mes dix ans. Allons, mangez, je n'ai pas empoisonné les œufs…

La discussion s'était arrêtée là. Depuis Harry évitait le sujet, alarmé par l'air triste de son professeur qui semblait dépérir sans l'homme oiseau et le jeune homme en voulu à ce dernier pour cela. La veille, pourtant, Alithe avait réapparu sans un mot d'explication et Harry les avaient laissés seuls, pressentant que ce genre de retrouvailles devait s'épancher sans témoins.

Plongé dans ses pensées, installé à la table des Gryffondor encore une fois à l'écart, Harry ne remarqua pas immédiatement la lettre que vint déposer Hedwige près de son assiette – bien peu remplie depuis que le jeune homme avait perdu tout appétit à force de ruminer l'absence de son mage noir. Il dormait mal ses temps-ci. La rentrée remontait à une semaine et il se languissait de plus en plus, compensant cela par un travail acharné dans les différentes matières. Les cauchemars recommençaient…

Remus ne lui avait plus adressé la parole et être avec lui en cours n'avait finalement pas été si difficile même si le lycanthrope l'ignorait complètement, ce qui était quelque peu déprimant mais moins dangereux qu'une nouvelle explosion de colère.

Il leva un œil vers Dumbledore, attablé au centre de la table des professeurs et eut envie de frapper le vieil homme. Il souffrait tellement à cause de lui. Un démon à visage de grand-père débonnaire…

Il fallût que sa chouette lui mordille le doigt pour qu'il s'aperçoive enfin de sa présence et de l'enveloppe parcheminée déposée à côté de lui. Il tendît un morceau de viande à l'oiseau, caressant les plumes douces et Hedwige émit un petit hululement ravi.

Un peu étonné, Harry se saisit de la missive où son nom s'étalait à l'encre noire en une calligraphie soignée et inconnue. Il admira l'écriture un peu anguleuse, aux jambages élégants et réguliers puis tourna l'enveloppe crème, admirant le cachet de cire brune. Il déchira finalement le papier fin et déplia le parchemin soigneusement plié.

« A quatorze heures, dimanche, Pré-au-lard, prends la montée sud et rejoins-moi au niveau de la grotte. Fais attention à toi petit lion… »

Harry sût immédiatement qui avait écrit ces quelques lignes. Le « T » ornementé ne faisait que confirmer une certitude. Il n'y avait qu'une seule personne pour l'appeler ainsi. C'était d'ailleurs bien vu de la part de son amant. Nul n'aurait put falsifier la lettre car personne ne savait que le mage le surnommait ainsi

Il attrapa un parchemin neuf dans son sac et poussa son assiette pour écrire rapidement de son écriture un peu brouillonne :

« J'y serais. Fais plutôt attention à toi. Tu m'expliqueras comment tu fais pour tout savoir comme ça ? »

Puis il confia le parchemin rapidement plié à sa chouette qui prit son envol, l'emportant vers le manoir de son amant et le cœur de Harry semblait s'être envolé en même temps que l'oiseau de neige.

Il avait hâte d'être enfin là-bas et il lui semblait qu'il n'y arriverait jamais.

-C'est affreusement long… Vous n'auriez pas une potion pour accélérer le temps ?

Severus leva les yeux au ciel avec un sourire en coin, faisant doucement teinter les glaçons dans son verre de cognac, reportant son attention vers la liqueur ambrée avant de répondre d'une voix douce :

-Votre principal défaut a toujours été votre manque de patience… Le temps n'a pas à pâtir de nos états d'âme et de nos caprices. Le temps doit demeurer immuable, il se venge toujours lorsqu'on l'utilise de manière abusive.

Harry eut un petit rire en regardant le Maître des Potions.

-Vous semblez si sage aujourd'hui…

-Pas comme certains ; ironisa gentiment le professeur.

-Au fait… Pour le devoir de demain matin…

-Ne comptez même pas sur un seul mot de ma part à ce sujet !

Harry bouda et Severus tourna vers lui un regard noir où brûlait une légère étincelle de malice malgré son air délibérément réprobateur.

-Vous ne l'avez même pas commencé et allez copier sur quelqu'un, je suppose ?

-Je ne l'ai pas commencé mais je ne peux copier sur personne, je vous rappelle…

L'homme en noir soupira et eut un regard rempli de compassion pour l'adolescent solitaire que devenait Harry.

-Pourquoi ne tentez-vous pas de vous lier avec quelques élèves de ma maison ? Drago Malefoy serait…

-Tout mais pas lui ! coupa le jeune homme avec colère. Je veux bien changer de point de vue sur beaucoup, mais pas sur lui ! Nous nous détestons comme vous avez pu détester les Maraudeurs en votre temps…

Severus ne répondit rien, happé soudain par ses pensées et il hocha la tête, comprenant l'inimitié des deux rivaux. Lui avait haï plus que quiconque le groupe de garçons pour leurs brimades perpétuelles sur son physique… Alors qu'il souffrait déjà bien assez de se l'infliger ! Ces quatre là ne l'avaient jamais compris, n'avaient jamais même essayé. Ou, au moins, laissé en paix…

-Je comprends ; souffla-t-il avec douleur.

Harry regarda son interlocuteur, assit d'un côté du canapé et il se rapprocha de l'adulte, osant poser une main hésitante sur la sienne, fine et élégante. Severus sursauta et fixa un regard ahuri sur son étudiant dont les yeux verts étaient baissés, ses cils sombres ombrant ses joues. Celui-ci rougit légèrement et avoua d'une voix assourdie et gênée :

-J'aurais aimé que vous soyez mon père… Avant, j'idolâtrais le mien et plus je grandis, plus j'ai l'impression qu'il était un crétin. Je… Je ne veux pas tenir de lui…

Un ange passa, le professeur ouvrant des yeux ronds, ne s'attendant pas du tout à une telle révélation, rendu muet par son état d'hébétude. Il secoua doucement la tête pour se reprendre et, presque malgré lui, caressa du pouce la main près de la sienne. Baissant les yeux, il eut un léger sourire et chercha les mots pour répondre à cela.

-Le sang ne fait pas tout. Vous ne lui ressemblez pas du tout. Il était toujours… sûr de lui, assuré d'être le meilleur. Jamais il ne se remettait en question et aimait s'amuser au détriment des autres. Il aimait cela parce que… cela lui donnait un semblant de pouvoir. Il ne respectait ni les règlements, ni les autres et tout était prétexte pour parfaire sa réputation de rebelle. Pourtant… J'ai toujours eut l'impression qu'il n'avait jamais été parfaitement heureux et qu'il se vengeait ainsi de quelque chose qu'il aurait pu subir. Il est normal que vous idolâtriez votre père plus jeune. J'ai aimé le mien aussi malgré qu'il n'ait vu en moi qu'un monstre…

Les paroles chuchotées réconfortaient le jeune homme qui garda sa main liée à celle de son ancien ennemi. Il avait été sincère.

Il aimait de plus en plus la présence de Severus, ses paroles parfois sarcastiques mais souvent pleines de bon sens, son air sévère qui cachait beaucoup de douleur. Oui, il aurait aimé que cet homme soit son père.

Son cœur se contracta alors qu'il osait se rapprocher un peu, son bras collé à celui de son professeur, ayant envie de se serrer contre lui, en sécurité.

Il ferma les yeux, savourant l'instant, sentant le parfum subtil du Mangemort, écoutant sa respiration lente et profonde, sentant la chaleur de sa peau contre sa paume.

Severus sourit légèrement, les yeux mi-clos, ne faisant rien pour repousser le fils de sa Némésis. Il sentit ses cheveux désordonnés lui chatouiller le cou et déposa un baiser dans la brune chevelure.

Un baiser qui sonnait comme une promesse.

Alithe rentra silencieusement dans la chambre de son amant, souriant, attendri. Ces deux là pensaient leurs plaies entre eux et il fût heureux que Harry soit si proche de Severus. Lui ne pourrait jamais apporter à son Promis cette douceur, cette tendresse que donnait spontanément l'adolescent.

Severus avait besoin de Harry pour réparer les fêlures de son âme.

Plus tard, quand l'adolescent fut parti, l'homme oiseau accueillit son amant dans ses bras, lui faisant l'amour avec une tendresse nouvelle, voulant lui prouver qu'il ne le laisserait pas cette fois.

Une petite mort qui soigne et guérit un cœur meurtrit…


Liv : kikouuuu, voilà j'ai fini ce chapitre, heureusement que je me suis bien avancée pendant ma panne d'internet comme ça j'ai pu vous livrer mes chapitres en temps et en heure...

sev : Tu vas me faire passer pour un gaga !

alithe : c'est pas grave sevynouchet, je veille sur toi, moi !

sev : bah c'est rassurant --'

tom : chouette, je serais là pour le prochain chapitre!

Liv : c'est d'ailleurs l'un de mes préféré... chaud chaud chaud !!

Tom : moui boaf... --

harry : je passe vraiment pour un môme dans ces chapitres. 0.0

Liv : te plaint pas, ça s'arrange au chapitre 17, faut bien que tu mûrisse à ton rythme.

Harry : moui...

Liv : Allez, si vous voulez des chapitres, il faut mettre du carburant dans l'imagination de l'auteur en revievant !! Pas de review, pas de chapitre !! Mouahahahahahahahahahah disparait dans un nuage de fumée et laisse une forte odeur de souffre

Tous les persos : Elle est possédée! Vite une review pour la clamer !!