Auteure : Yaya-chi
Bâta lectrice / correctrice : Fye-chan
Rating : K+
Genre : Univers Alternatif ; Yaoi (le yaoi implique des relations amoureuses entre deux hommes, ainsi que des relations sexuelles plus ou moins explicitées. J'enjoins tous ceux et celles que ce genre d'écrit peut déranger à ne pas poursuivre leur lecture et à quitter cette page.) ; Romance ; Sci-Fi.
Disclamer : De façon évidente, ni les personnages ni l'univers de Naruto ne nous appartiennent, ni ceux de Matrix.
Note De l'Auteure : Bon alors... Mes dernières publications ont été un peu chaotiques, je m'en excuse.
Alors, qu'avons nous dans ce chapitre ? Hum... Pas grand chose. Enfin je veux dire... Pas vraiment d'action, pas grand chose sur le Sasu/Naru... Des discutions ennuyeuses... Nan, bon, j'exagère ! (Enfin j'espère...) Et c'est nécessaire à l'histoire, il me semble. Ah, si ! Certaines et certains se sont peut-être demandé quel est le put*in de rêve que fait Sasuke. Eh ben vous allez le savoir ! Ahaha~ ! Et vous allez rencontrez deux nouveaux personnages, très... particuliers ! Bonne lecture !
Ah, mince ! Merci à Ichigo pour sa fidélité ! (Tu es là depuis le début, c'est magnifique !) Et merci tout particulier à Lovless ! Déjà parce que tu as été le seul à commenter mon lemon, et que comme c'est le premier que je publie, voilà... Et en plus... Tes reviews son juste adorables, et vraiment, trop mignonnes (Tu es sensible, hein ?) ! Voilà, c'est dit ! Je réitère, bonne lecture !
PS : Je me suis aperçue que pour raison inconnue, escamote ma présentation de façon systématique. J'ai tendance à sauter beaucoup de lignes, pour séparer les passages (moments / endroits différents) Et ça n'apparaît finalement pas. Désolée si certaines et certaines ont pu trouver mes chapitres un peu indigestes ou incompréhensibles. Bien sûr, le problème est réglé.
Rappel du chapitre précédent : Un chapitre tout choupi avec les retrouvailles (enfin, ça nous a pris 13 chapitres !) entre Naruto, Sasuke, Itachi et Minato.
Chapitre 14 :
Le Kamikaze avait repris son vol depuis quelques heures déjà. Sasuke et Naruto laissaient derrière eux père et frère, mais ils savaient qu'ils reviendraient. Sasuke se souvint en souriant du moment où ils avaient rejoint l'avion de guerre pour repartir.
Il y avait déjà plusieurs personnes qui se trouvaient là. Temari et Shikamaru, lovés dans les bras l'un de l'autre, était assis un peu à l'écart. Naruto s'était campé devant eux et avait lancé :
-Bon, maintenant ça suffit ! Vous êtes ensemble ou pas ?!
Le capitaine et sa seconde avaient rougi, le fixant avec de grands yeux. Sasuke l'avait tiré par la taille en soupirant :
-Bien sûr ! Ce n'est pas assez évident ?
-Non, désolé ! C'est comme les deux là !
Il avait désigné Sasori et Deidara, quelques pas plus loin, d'un mouvement de main.
-Ils sont toujours calés ensembles, mais rien n'est clair !
-Ça c'est parce que vous n'êtes pas dans la cabine à côté de la leur ! avait soufflé Hinata.
Deidara avait rit à la remarque, et tiré Sasori par le col pour l'embrasser langoureusement.
-Voilà ! Là c'est bien !
-On t'a déjà dit que tu es grave, Naruto ? avait demandé Kiba.
-Non, je ne vois pas pourquoi...
Plusieurs avaient ri. Puis le brun avait passé son bras autour de la taille d'une jeune fille, probablement de leur âge, aux courts cheveux roses.
-Voici Sakura, les mecs ! Tout le monde ici la connaît, mais pas vous, alors... Pas touche, c'est ma copine !
Il avait pris un coup de point sur la tête.
-Vu ce que j'ai croisé hier soir en te rejoignant à la fête, je pense que tu n'a aucun souci à te faire... avait rit Sakura. Mais... enchantée, les garçons ! Ici, je m'occupe surtout des enfants.
Naruto avait sourit, Sasuke simplement acquiescé.
-Bon, on va y aller, avait déclaré Shikamaru en se levant.
-Non attends ! Est-ce que quelqu'un ici à une relation à déclarer ?! s'était exclamé Naruto.
Personne n'avait bronché.
Il avait froncé le nez, puis était entré en premier dans l'avion. Il avait donc manqué l'échange de regard entre Konan et Hinata, et les doigts de cette dernière lâchant ceux de la première. Elles avaient rencontré un regard semi accusateur de Sasuke, auquel Konan avait répondu par un haussement d'épaules, et un sourire provocateur.
-Naruto ? Attends-moi !
Sasuke ferma les yeux et entra dans la Matrix. Ses doigts trouvèrent ceux de Naruto avant même qu'il ne perçoive quoi que ce soit du monde qui l'entourait. Il ouvrit les yeux sur une foule bruyante, pressée et colorée. Ils étaient en plein quartier chinois. Sans hésitation, ils se frayèrent un chemin dans la foule jusqu'à une porte de bois, et entrèrent. La porte se referma derrière eux.
Il se trouvaient face à un homme, de toute évidence, aux longs cheveux bruns ramenés en catogan, et aux yeux gris. Il se leva et s'avança vers eux de quelques pas.
-Vous cherchez l'Oracle...
Pas une question, mais on sentait qu'il attendait que quelque chose lui soit dit en retour.
-Qui êtes vous ? demandèrent Sasuke et Naruto d'une même voix.
Ils échangèrent un regard complice.
-On m'appelle Neji. Je peux vous conduire à l'Oracle, mais avant cela, je vous demande de m'excuser.
-Pour quoi ? demanda Naruto.
-Ceci.
Et déjà il était sur lui et tenta de le frapper. Sasuke para le coup et tenta de répliquer, mais il n'atteint jamais sa cible. Irrité, lui et Naruto tentèrent mainte fois de l'atteindre, tout en évitant sans faille tous ses coups, mais au bout d'une minutes, ils n'arrivaient à rien.
Enfin, Sasuke atteignit Neji d'un coup de pied dans la poitrine qui ne sembla pas lui porter préjudice, mais le fit reculer.
-Bien !
-Quoi ?
-L'Oracle a de nombreux ennemis, je devais être sûr.
-De quoi ?
-Que vous étiez l'Elu.
-Suffisait de demander... marmonna Naruto.
-Non, on ne connaît quelqu'un qu'après l'avoir combattu. Venez, elle vous attend.
Il sortit un trousseau de clefs, et en tourna une dans la porte qu'ils avaient passée un peu plus tôt. Il l'ouvrit sur un couloir interminable.
Naruto et Sasuke sortirent à sa suite, et découvrirent des centaines de portes, gentiment alignées.
-Ce sont des portes secrètes ? demanda Naruto.
-Pour les programmeurs, compléta Neji.
-Comment fonctionnent-elles ?
-C'est trop compliqué.
Naruto se renfrogna et se serra contre Sasuke.
-Vous êtes donc programmeur...
Neji secoua la tête.
-Alors vous êtes quoi ? demanda Naruto, revêche.
Neji inséra sa clef dans une porte, et la tourna.
-Je protège ce qui a le plus d'importance...
Puis il ouvrit la porte, et ils émergèrent tous les trois sur une place. Là, sur un banc, se trouvait une femme, de dos.
-Venez, venez, je ne vais pas vous manger !
Ils avancèrent, et contemplèrent la vielle femme à la peau chocolat.
-Comment allez-vous, tous les deux ?
-Je... commença Sasuke, avant d'être coupé.
-Tu as du mal à dormir, hein ? On arrangera ça ! Venez vous asseoir.
Naruto n'hésita pas, mais Sasuke se montra plus réticent. Finalement il fit lever Naruto, et s'assit à sa place avant de le prendre sur ses genoux.
-J'avais envie de m'asseoir, se défendit-il face au regard de l'Oracle.
-Alors voyons... Commençons par enfoncer les portes ouvertes...
-Vous n'êtes pas humaine, lâcha Sasuke.
-Difficile de faire plus évident.
-Si on devait deviner, je dirais que vous êtes un programme, fit Naruto, du monde des machines. Et lui aussi !
Il pointa un doigt accusateur vers Neji, se tenant en retrait.
-Bien vu !
-Dans ce cas, poursuivit Sasuke, vous faites partie du système, et alors, comment vous faire confiance ?
-Là aussi, c'est bien vu ! Votre problème est justement que vous ne savez pas si je suis là pour vous aider ou non. Un bonbon ?
Naruto fit mine de lever la main, puis se ravisa.
-Vous savez déjà que je vais le prendre, n'est-ce pas ?
-Je ne serais pas un Oracle, sinon.
-Alors quel choix me reste-t-il ?
-Mais vous n'êtes pas là pour que tu fasses ce choix. Tu l'as déjà fait ! Ce qui vous amène ici c'est de savoir pourquoi tu as fait ce choix !
Il y eut un flottement, puis Naruto prit le bonbon et l'enfourna dans sa bouche. Il rumina ce que venait de lui dire la vieille femme en le suçotant.
-Pour quoi êtes vous ici ?
-La même raison, j'adore les bonbons !
-Mais pourquoi nous aider ?
-Chacun de nous a un rôle. Et chacun doit jouer ce rôle. Une seule chose m'intéresse, et c'est l'avenir. Les choses qui doivent se faire, tu peux me croire, nous les ferons ensembles !
-Y a-t-il d'autres programmes comme vous ? marmotta Naruto.
-Oh ! Non, pas comme moi ! Mais il y a des programmes pour tout ! Les arbres, les oiseaux... Le soleil ! De toute façon, il y en a partout ! Et tous ceux qui font ce pour quoi ils ont été programmés sont invisibles... Mais les autres... On en entend parler tout le temps.
Ils parurent réellement surpris.
-Pas nous ! s'indigna Naruto.
-Mais si ! Les fantôme, les anges, les vampires, toutes ces choses fantastiques. Cela arrive quand le système accepte un programme qui n'a pas agit comme il aurait dû.
-Des programmes piratant d'autres programmes... Pourquoi ?
-Ils ont leur propres raisons. Mais habituellement, un programme préfère s'exiler plutôt qu'être désinstallé.
-Pourquoi voudrait-on le désinstaller ?
-Il cause des erreurs, ou un meilleur programme a été créé pour le remplacer... C'est plus fréquent qu'on ne le pense... Chaque fois que c'est le cas, un programme peut choisir de se cacher ici. Ou de retourner à la source. Là où vous devez vous rendre. Là où aboutit le chemin de l'élu. Tu l'as vu Sasuke, dans ton rêve, avoue !
Naruto tourna un regard surpris vers son petit-ami.
-Cette porte faite de lumière, que se passe-t-il lorsque tu l'ouvre ?
-Je vois... Naruto. Il se passe quelque chose, et ça fini mal... Il commence à tomber, puis je me réveille.
-C'était ça ! accusa Naruto.
-Tu le vois mourir ?
-Non.
-Te voilà aussi visionnaire !
-Hé ! pourquoi lui ?
-Pourquoi alors, ne vois-je pas ce qui lui arrive ?
Ses doigts se resserrèrent sur la main de Naruto.
-Parce qu'on ne voit pas au-delà des choix qu'on ne comprend pas...
-Ça veux dire que je vais devoir choisir entre sa vie et sa mort ?!
Il avait le cœur au bord des lèvres.
-Non ! Tu as déjà fait ce choix... Mais tu ne le comprends pas encore...
-Non, je refuse, je ne peux pas !
Il se leva et serra Naruto contre lui.
-Tu n'as pas le choix, car tu es une part de l'Elu...
-Mais qu'arrivera-t-il si nous échouons ? s'enquit Naruto.
-Alors Zion s'effondrera...
Neji apparut derrière l'Oracle, et posa une main sur son épaule.
-Il est l'heure de partir, chantonna la vieille femme. Vous pouvez sauver Zion. Mais pour cela, il vous faudra le Maître des Clefs.
-Le Maître de Clefs ?
-Oui. Il a disparu depuis quelques temps, mais il c'est avéré qu'il était détenu par un ennemi, un très dangereux programme. Il s'appelle " Le Français ", et il ne le relâchera pas de son plein gré.
-Que veut-il ? demanda Sasuke.
-Que veulent les hommes de pouvoir ? Plus de pouvoir.
Elle tendit un papier plié en quatre à Naruto, qui s'en saisit.
-Soyez-là-bas sans une seconde de retard, et vous aurez une chance.
-Il faut y aller, fit Neji.
-Je suis contente de vous avoir vus... Bonne chance !
Ils se dirigèrent tous les deux vers la porte qu'ils avaient passée en arrivant, et la refermèrent derrière eux. Naruto et Sasuke échangèrent un regard.
-Les machines veulent contrôler nos systèmes défensifs, disait Tsunade, d'une voix forte et claire. Mais je suis sûre qu'elles vont traverser certains pipeline afin de les contrôler. Ces points d'intersection sont cruciaux. Parce qu'ils me semblent vulnérables à une contre attaque. Bien que l'on ai déjà suggéré que nous recevons le même type d'attaque chaque année, j'exhorte le conseil à comprendre la situation. C'est à un danger de mort que nous allons devoir faire face. Et faute d'agir en conséquence, nous ne pourrons pas survivre.
-Commandante Tsunade.
La voix était tout aussi claire et forte, et provenait de la longue table où siégeaient les membres du conseil, en face de Tsunade.
-Le conseil est très conscient de la gravité de cette attaque. Vous êtes autorisée à préparer notre défense par tout les us et moyens nécessaires.
-Je remercie le conseil.
-Veuillez toute fois nous dire, s'empressa d'ajouter la conseillère, s'il y a eu des nouvelles en provenance du Kamikaze.
-Non, je n'ai eu aucune nouvelle...
-Veuillez donc dépêcher un vaisseau, afin de nous assurer du sort de l'Elu, réclama un autre conseiller.
-J'aimerai que ce soit possible, conseiller, mais je ne crois pas que notre défense puisse se passer d'un autre vaisseau...
-Elle le fera, si elle le doit...
-Mais un vaisseau mettrait plusieurs jour à retrouver le Kamikaze !
-Envoyez-en deux... renchérit la conseillère.
-C'est de la folie, marmonna Tsunade.
-Doucement, commandante !
-Pardonnez ma frustration, conseiller, j'aimerais être capable de comprendre les choix du conseil sur ce point.
-La compréhension n'est pas indispensable à la coopération, raisonna un troisième conseiller.
-Si vous me demandez d'ordonner à mes capitaines de...
-Inutile ! Inutile de donner un tel ordre alors que les capitaines sont présents et peuvent répondre eux même. Le conseil souhaite faire appel à deux volontaires pour retrouver et soutenir le Kamikaze. Qui souhaite répondre à cet appel, et apporter son secours ?
Presque immédiatement, Killer Bee, le capitaine de l'équipage africain se leva.
-Le capitaine Killer Bee souhaite répondre à l'appel.
-Vous êtes au courant de toute la situation, n'est-ce pas ?
-Oui, madame.
-Bien, merci.
Il se rassit.
-Quelqu'un d'autre ?
Il y eut un grand silence, troublé peut-être par quelques murmures.
-Il n'y a personne d'autre ?...
-Il n'est jamais facile de risquer sa vie, en particulier si on ne sait pas pour quelle raison... railla presque Tsunade.
-Le capitaine Gaara répondra à l'appel.
Le roux s'était levé au dernier moment, légèrement énervé par la suffisance de Tsunade.
-Merci, capitaine. La séance est levée, messieurs dames.
Et elle frappa de son marteau alors que les gens se levaient dans un certain brouhaha.
Dans la Matrix, à l'intérieur d'un grand building noir vitré, Naruto, Sasuke, Temari et Shikamaru entrèrent dans l'ascenseur. D'un simple signe de tête, Temari fit comprendre aux gens qui s'apprêtaient à monter aussi que cela n'allait pas être possible. Shikamaru s'avachit contre une paroi, Naruto se lova contre Sasuke. L'ascenseur commença à monter les étages.
-Vous voyez quelque chose, les garçons ? demanda finalement Shikamaru.
-Les codes sont étranges, se plaignit Naruto.
-Ils sont cryptés ? demanda Temari.
-Peut-être...
-C'est bon ou mauvais pour nous ?
-On dirait qu'ils ont piégé tous les étages avec des bombes... répondit Sasuke.
-Mauvais... souffla la blonde.
-On y est, intervint Shikamaru.
Ils sortirent de l'ascenseur et se dirigèrent droit vers un accueil.
-Puis-je vous aider, demanda l'homme distingué, sans lever les yeux de son livre de réservations.
-Nous voulons parler au Français.
-Oh, bien entendu.
Il leva sur eux un regard presque moqueur.
-Le Français vous attend. Veuillez me suivre.
Il se tourna vers une porte à sa droite, et ils le suivirent. La double porte s'ouvrit d'elle-même – en fait, cette tâche semblait avoir été assignée à deux hommes – et pénétrèrent dans un restaurant. L'ambiance n'était pas à la fête, mais on sentait que le standing du lieu était pour beaucoup dans la retenue de ses clients. Bruits de couverts légers, musique d'ambiance très douce et discrète, luminosité et design...
On les mena à la table semblant la plus privilégiée. On pouvait penser qu'un buffet y avait été disposé, et qu'une demi-douzaine de personne avait pris par au repas, mais en vérité il n'y en avait que deux. Un homme brun, à la peau pâle, au yeux bridés, et au petit sourire faux. Et une femme, blonde, au longs cheveux retenus en une haute queue de cheval, hormis une mèche sur l'œil droit.
-Ah ! Les voilà enfin ! Quelle chance, Naruto et Sasuke, l'Elu en personne ! Et le légendaire Shikamaru ! Et Temari, bien sûr, si belle qu'elle me fait souffrir. Que d'honneur pour moi, on ne parle que de vous ! Je vous en prie, asseyez-vous. Voici ma femme, Ino. On m'appelle le Français, mais en vérité, mon nom est Saï.
Ils prirent place en face du couple.
-Quelque chose à boire, à manger ? Bien que ceci ne soit que façade, comme tout ici !
-Non merci , sans façon, répondit Shikamaru.
-Je comprends. Qui a le temps ? Mais si on ne prenait pas son temps, comment ferait-on pour en avoir ?
Il huma sa coupe de vin.
-Hum... J'adore le vin français. Tout comme j'aime la langue française ! J'ai testé toutes les langues, et j'ai une faiblesse pour le français. C'est une langue merveilleuse, j'aime notamment les jurons français. Nom de dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d'enculé de ta mère. Vous voyez ? C'est aussi jouissif que se torcher le cul avec de la soie, j'adore ça !
Naruto frissonna sous l'image. Sasuke passa un bras protecteur autour de ses épaules.
-Vous savez pourquoi nous sommes là, soupira Shikamaru.
-Hum. Je suis un trafiquant de l'information, tout ce que je peux savoir, je le sais.
Il posa sa coupe, puis ses coudes sur la table, et se pencha vers Shikamaru au-dessus de celle-ci.
-La question est de savoir si vous savez pourquoi vous êtes ici.
-Nous sommes à la recherche du Maître des Clefs.
-Ah, oui, bien sûr... Le Maître des Clefs... Mais là n'est pas la raison, là n'est pas le pourquoi. Le maître des clefs lui-même par nature n'est qu'un moyen, ce n'est pas une fin. Par conséquent, rechercher cet homme revient à chercher le moyen de faire... quoi... ?
-Vous connaissez la réponse à cette question, asséna Sasuke, profondément ennuyé par la tournure de la conversation.
-Oui, mais vous ? Hum ? On vous a envoyés ici, on vous a ordonnés de venir, et vous avez obéit.
Il rit.
-Ce qui est bien sûr la loi universelle. Voyez-vous, il n'y a qu'une seule vérité, la causalité. Action, réaction.
-Toute chose commence par un choix, grinça Temari.
-Non, faux ! Le choix n'est rien qu'une illusion, créée pour séparer ceux qui ont le pouvoir de ceux qui ne l'ont pas. La vraie force, c'est de comprendre le pourquoi. Le pourquoi, c'est la seule source de pouvoir, c'est ce qui vous distingue de moi, de ces gens autour de nous. Sans le pourquoi vous êtes paralysés. Et vous venez à moi sans pourquoi et donc sans pouvoir. Mais comme je sais que vous êtes tous des champions pour obéir, je vais vous dire quoi faire.
Son sourire disparut et son visage parut plus hostile.
-Repartez d'où vous venez, et dites à la voyante que le compte à rebours touche à sa fin.
Il se leva pour sortir, mais Sasuke en fit autant.
-Nous en avons pas terminé.
-Oh, si ! J'ai emprisonné le Maître des Clefs, et je ne vois aucune raison de vous le livrer.
-Où vas-tu ? s'enquit Ino.
-Oh, je t'en prie, chérie. La causalité ? Cause et effet ? Chaque fois que je bois trop de vin, il faut que je pisse.
La blonde ferma les yeux face à cette constatation. Comment pouvait-il dire ça sur un ton qui laissait penser que sa phrase était des plus distinguées ?
Finalement, Saï s'éloigna, suivi par les quelques personnes qui étaient assis près d'eux, pas à la table, mais dans des fauteuils. Naruto esquiva la main de l'un d'eux sur son épaule, et le regard de Sasuke qui suivit fut si menaçant que personne ne toucha le blondinet. Les hommes de main du Français les raccompagnèrent à l'ascenseur. Ils entrèrent tous les quatre, et l'engin amorça sa descente.
-C'est plutôt raté ! constata Naruto.
-Êtes vous certains que c'est tout ce qu'a dit l'Oracle ?
Sasuke acquiesça.
-Y a un truc qu'on a mal fait... Ou qu'on a oublié de faire... soupira le blond.
-Non, cela n'aurait pas dû se passer autrement, le corrigea Shikamaru.
Il perçut le regard incrédule des deux Élus, et ajouta :
-Nous sommes vivant.
A ces mots, la porte de l'ascenseur s'ouvrit sur Ino.
-Si vous voulez voir le Maître, suivez-moi.
Ils quittèrent l'habitacle et suivirent la blonde. Elle entra dans les toilettes – des hommes – et jeta dehors celui qui se trouvait là.
-J'en ai plein le dos d'entendre toutes ses foutaises, continuellement. Il y a bien longtemps, quand nous sommes arrivés, les choses étaient très différentes. Il était très différent. Tout à fait comme vous. Je vous donnerai ce que vous voulez, mais vous devrez me donner quelque chose.
-Quoi ? demanda Naruto.
-Un baiser.
Et du menton, elle désigna Sasuke.
-Je... pardon ?!
Naruto resserra sa prise sur la main de son petit-ami qui le lui rendit bien.
-Je veux que vous m'embrassiez comme vous embrasseriez ce petit blondinet.
-Pourquoi ? demanda Sasuke.
-Vous vous aimez, ça crève les yeux. C'est un sentiment que j'ai ressentit, il y a fort longtemps. J'aimerai m'en souvenir. J'aimerai y goûter, c'est tout. Y goûter seulement.
N'y tenant plus, Naruto dégaina son pistolet et le pointa sur Ino.
-Mange plutôt ça !
-Naruto... souffla Sasuke.
Il baissa son arme.
-Tant d'émotion pour si peu... Un simple baiser.
-Pourquoi vous ferrait-on confiance ?
-Si je ne vous conduis pas au Maître des Clefs, il n'aura qu'à me tuer.
Les deux amants échangèrent un regard.
-Très bien, conclu Sasuke.
-Mais vous devez me faire croire que je suis lui...
Sasuke regarda la poitrine que la blonde mettait en avant par un décolleté, puis un peu plus bas, avec sarcasme. Ino eut la décence de rougir légèrement.
-Vous avez compris ce que je voulais dire.
-Je suppose...
Il ne se départi pas de son sourire, et s'approcha d'elle. Il retira ses lunettes, la fixa dans les yeux, et se pencha pour l'embrasser. Le baiser dura quelques secondes, le temps pour Naruto de s'entailler la peau des main avec ses propres ongles, tant il serrait fort ses poings.
-Oui... souffla finalement Ino. C'est ça...
Sasuke s'écarta d'elle, et revint près de Naruto, remettant ses lunettes. Le blond le saisit par la nuque et l'embrassa profondément. Le brun passa ses mains sur sa taille, et le resserra contre son torse. Ils s'écartèrent haletants.
-Je vous envie beaucoup, déclara Ino à l'intention de Naruto. Mais une telle chose n'est pas faite pour durer. Venez avec moi.
Eh oui, c'est du pur sadisme, je sais... Mais bon... Je sais que vous survivrez ! La suite sera là dans trois jours, c'est faisable, non ? C'était le meilleur endroit pour couper, et si j'avais continué, le chapitre aurait été excessivement long, étant donné que ce que Fye-chan en a fait est plus long que ce chapitre 14. Et c'est plein d'action, alors autant que ce soit elle qui le fasse !
Bon, sinon, en dehors de votre - éventuelle - frustration, qu'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos reviews, et je vous dis à mercredi prochain !
Yaya-chi, le mercredi 14 novembre 2012. Mis à jour le 24 novembre 2012.
"Yaya-chi : Bon alors normalement... On met une petite conclusion drôle... Mais j'ai la flemme d'attendre, et Fye-chan ne répond pas... Alors on va dire que... Heu... *pars en courant*"
