Epilogue :
Et voilà, c'est la fin ! C'est triste quand même de finir une histoire sur laquelle on a passé autant de temps et de travail.
Je tenais donc à remercier tous ceux qui ont lu, suivi, reviewé et aimé cette fic ! Vous êtes supers mégas top ! Mention spéciale à Glasgow qui a commenté TOUS les chapitres (sauf un) ^^
Merci également à Sevy Dyan ma beta qui fait un boulot génial !
Je vous dis à très vite pour la suite de cette histoire (promis, on les marie ^^)
A très vite et bonne lecture !
Premiers mots :
- Si on arrive en retard, je te jure, je te tues.
Sherlock râlait dans le taxi qui les menait, lui et sa fille, vers la boutique de costumes où John et sa mère les attendaient.
- Eh ! C'est pas ma faute si Molly m'a tenue la jambe pendant un quart d'heure.
- Tu n'avais qu'à la repousser, grommela le détective.
- Ca n'aurait pas été très poli, railla Meg. Et puis, elle me disait combien elle était ravie que tu m'aies trouvé.
Le détective s'enferma dans un silence boudeur tandis que la jeune femme riait. Le taxi s'arrêta devant la boutique. Sherlock sortit rapidement, laissant le soin à Margareth de payer. Bien fait ! Ils entrèrent, cependant, ensemble et retrouvèrent Judith dans un salon particulier, devant deux cabines. John devait être dans l'une d'entre elles. Tout le monde s'embrassa et Judith s'empressa de faire entrer Meg dans la seconde avec un tas de robes à essayer. Pendant ce temps, Sherlock s'était dirigé vers John, parlant à travers le rideau.
- Je ne peux pas te voir, je suppose ?
- Non. Comment ça s'est passé à la morgue ? demanda le médecin.
- On a trouvé le coupable. Mais il ne s'échappera pas. J'ai donné rendez-vous à Lestrade juste après ces foutus essayages, lâcha son fiancé d'un ton exaspéré.
John éclata de rire. Le regard de Sherlock fut, soudain, attiré par autre chose : en effet Meg venait de sortir de la cabine dans une robe en soie prune qui lui allait très bien. Sans réfléchir, la jeune femme demanda :
- Papa, qu'est-ce que tu en penses ?
John passa la tête par le rideau, l'air ahuri. Judith retint un sanglot. Sherlock afficha un sourire tendre.
- Quoi ? questionna Meg, étonnée par le comportement des autres adultes dans la pièce.
Ils explosèrent de rire.
Première dispute :
John commençait à trouver le sommeil, plongeant dans un monde sans couleur de serviettes et 43e plan de table à refaire. Doucement, il s'enfonça dans les limbes, bercé par le son du violon de Sherlock qui jouait dans le salon. Soudain, des hurlements retentirent dans la nuit paisible. Cris inaudibles pour le médecin mais qui semblaient venir de Margareth. Puis de Sherlock. Après plusieurs minutes, une porte claqua. John entendit des pas dans l'escalier puis la porte de sa chambre s'ouvrir en grand. Le détective entra furieux, jetant sa robe de chambre sur le sol pour, ensuite, venir se réfugier dans le lit, tournant le dos au docteur qui ne comprenait rien.
- Sherlock, qu'est-ce que… ?
- Margareth vient de hurler comme une folle furieuse parce que j'ose jouer du violon à 2 heures du matin, coupa Sherlock en proie à une colère énorme. Chose que j'ai toujours fait, notamment quand tu as du mal à t'endormir. Mais, là, sous prétexte que Mademoiselle a un oral super important demain, il faudrait que je m'arrête ? Mais où tu l'as vu ça ? Elle a même dit que si je continuais, elle allait vite fait retrouver une nouvelle colocation.
Tout à son indignation, Sherlock s'était assis et agitait ses longs bras dans tous les sens. John retint son rire, s'assit et pris son compagnon dans ses bras. L'étreinte sembla calmer le détective qui soupira et s'accrocha au dos de John.
- Vous êtes deux idiots, trancha le médecin. Elle, parce qu'elle est stressée et a dit des choses qui dépassaient sa pensée. Et toi, car tu savais très bien qu'elle avait un examen demain mais tu ne l'as pas pris en compte.
Sherlock s'effondra sur le lit, emportant son amant avec lui qu'il installa sur son torse.
- Elle ne va pas partir, Sherlock, rassura le médecin. Demain, elle va venir s'excuser et tu l'accompagneras à la fac pour te faire pardonner. Maintenant, dors.
A cet instant, les deux hommes entendirent un grattement à la porte. John éclata de rire.
- Entre Meg ! Il y a de la place dans le lit.
Premières blessures :
- Meg ! Putain ! Meg ! Viens vite ! hurla John.
Bruits de porte qu'on claque. Souffles irréguliers. Pas précipités. La jeune fille se leva de son bureau et courut dans le salon.
- John, qu'est-ce que… Papa !
Margareth se jeta sur un Sherlock dans un piteux état que supportait le médecin. Du sang coulait sur son torse depuis son épaule qui paraissait blessée. Elle prit l'autre bras et le mena à son fauteuil. Il gémit de douleur alors que John se précipitait dans la cuisine afin de récupérer de quoi le soigner. La jeune femme s'agenouilla, essayant de garder son père conscient.
- Papa ! Regarde-moi ! S'il te plait ! Regarde-moi ! Ca va aller… Comment c'est arrivé ? Non, ne réponds pas. Plus tard. Ca va aller, Papa. Je te jure, ça va aller.
- Mélodramatique, souffla Sherlock, le visage défiguré par la douleur.
Le médecin revient avec sa mallette et commença à sortir son matériel.
- Meg, déshabille-le. La plaie ne doit pas être très profonde mais il faut vite la refermer avant qu'il ne perde trop de sang.
- D'accord.
La jeune femme s'exécuta, essayant de ne pas aggraver le cas du détective qui tenta d'aider comme il pouvait. Une fois fait, elle put voir une longue entaille barrer l'épaule droite jusqu'au flanc.
- Tu vas m'aider. Tu le tiens bien droit, afin qu'il ne bouge pas. Chéri, ça va faire mal !
Sherlock émit un son étouffé tandis que Meg le prenait dans ses bras, appuyant sa tête sur son épaule.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On s'est fait agressé par deux jeunes alors qu'on se tenait la main. J'ai voulu passer mais ton très cher père a préféré frimer. Le détective essaya de répliquer mais John piqua plus fort. Conclusion : une nouvelle belle cicatrice et beaucoup de sang en moins.
- Et ils sont où les deux connards ?
- Assommés entre deux poubelles sur Crawford Street. J'ai prévenu Greg.
- Bien. Ca va Papa ?
Sherlock releva sa tête, le visage pâle.
- J'ai connu pire.
- Pourquoi vous n'êtes pas allés à l'hôpital au fait ? demanda Meg.
- Ton père déteste ça. Un cri de douleur se fit entendre. T'as mal ? Tant mieux ! La prochaine fois, tu réfléchiras avant de jouer au preux chevalier.
Un moment passa, silencieux si on exceptait les râles de douleur de Sherlock, avant que John ne s'exclame :
- Fini. C'est désinfecté et bandé. Il lui tendit deux cachets qu'il avait récupérés dans sa mallette. Prends-ça, ça calmera la douleur. Par contre, tu dors sur le canapé.
Il ramassa ses affaires et s'en alla la mine fermée vers l'étage. La jeune femme se retourna vers son père qui avait l'air désespéré.
-Allez, je te laisse une place dans mon lit.
Première rencontre :
La porte valsa contre les murs et les deux corps se pressèrent contre elle, soufflant, s'embrassant, ne rompant jamais le contact. Une main passa dans les cheveux bruns, défaisant la longue tresse. La jeune femme émit un gémissement, remontant sa jambe, puis l'autre, sur les hanches de l'homme. Il mit les mains sur les fesses de Meg et la coinça contre le mur. Il relâcha ses lèvres.
- Ta chambre ?
- Au fond du couloir, après la cuisine.
Il grogna et suivit ses instructions en la portant dans ses bras.
Le lendemain, en chantonnant, Margareth entra dans la cuisine, une chemise d'homme sur le dos. Soudain, elle poussa un cri.
- Mais ? Qu'est-ce que vous faites là ?
John était dos à elle, en train de faire du thé alors que Sherlock était affalé sur une chaise, se frottant les yeux.
- J'allais tuer Mycroft, répondit le détective les yeux toujours fermés. Je ne sais pas qui a eu cette idée stupide ! Comme si on allait finir les préparatifs du mariage en un week-end tous concentrés sur le sujet.
- C'est toi, Sherlock, nota calmement John
- Juste. Il pointa son regard sur sa fille. Et toi, ton… ?
- Avant que tu ne commences à dire quoique ce soit… coupa Meg, pétrifiée.
John avait, lui aussi, remarqué l'étrange accoutrement de la jeune femme. Un sourire malicieux éclaira son visage. En revanche, celui de Sherlock était plus froid, glacial. C'est le moment que choisit Matthew pour entrer dans la salle. En caleçon. Avant que son père ne gâche tout avec des déductions franches et insensibles, Margareth fit les présentations.
- Matthew Wayne. Sherlock Holmes, mon père, et John Watson, son fiancé. Matt est géopaléontologue, on s'est rencontré sur un chantier de fouilles en Turquie, l'an dernier. Va t'habiller, ordonna-t-elle à son ami.
Il sortit de la cuisine, sans un mot, après un baiser léger sur la bouche de Margareth. Un sourire niais sur le visage, elle se tourna vers les deux hommes, lâchant un « Sans commentaire » et suivit le jeune homme.
Sherlock semblait figé, ce qui fit beaucoup rire son amant. John s'avança vers le détective et s'assit sur lui.
- Voilà une nouvelle étape : rencontrer le petit ami de sa fille.
- Est-ce normal que j'ai envie de le tuer ?
Premier départ :
- Papa, je ne pars que deux semaines, souffla une énième fois Margareth en faisant ses bagages.
- Oui mais toute seule. Et s'il t'arrive quelque chose ? Tu ne veux pas emmener Machin ? Qu'il serve à quelque chose pour une fois.
- Matthew, Sherlock. Et non, il a du travail.
Sherlock se tenait dans l'encadrement de la porte de la chambre de la jeune femme – anciennement son laboratoire qui avait repris sa place sur la table de la cuisine. Il avait croisé les bras sur sa poitrine et tentait de conserver un air neutre.
- Il ne m'arrivera rien, je te le promets. Je ne vais pas quitter le musée de toute façon. J'hésite même à y dormir, plaisanta-t-elle en se tournant vers son père.
Voyant qu'il ne riait pas et, qu'au contraire il se renfrognait encore plus, elle s'avança et planta son regard dans le sien.
- Papa, tout va bien se passer. Je ferai attention et je ne quitterai pas Athènes. Je peux même t'envoyer un sms toutes les heures si tu veux.
Sherlock leva un sourcil dubitatif mais réussit à sourire. Il prit la jeune femme dans ses bras et lui embrassa le haut du crâne. John arriva à ce moment-là.
- Meg, le taxi est là. On y va ?
Sherlock acquiesça.
- On y va.
Première surprise :
Sherlock regardait dans tous les sens, cherchant une longue natte brune coiffée d'un habituel bonnet en laine grise. Il se souvenait pourquoi il détestait les aéroports. Trop de monde. Trop de sentiments intenses. Trop de détails. Soudain, il l'aperçut. Il tapa sur l'épaule de John et courut en direction de sa fille. L'étreinte fut forte et Meg embrassa son père puis le fiancé de celui-ci.
- Ca fait du bien de rentrer. Sherlock récupéra sa valise et elle suivit les deux hommes afin de prendre un taxi. Je rêve d'un thé. Les Grecs sont incapables de faire quoique ce soit qui ressemble de près ou de loin à un thé ou un café.
Le trajet se déroula dans la bonne humeur, Margareth leur racontant le résultat de ses recherches et ses excursions – allant contre la promesse qu'elle avait faite à son père – dans la campagne athénienne. Ils arrivèrent enfin à Baker Street. Meg s'affala dans le divan en poussant un soupir d'aise. Avant que John n'aille dans la cuisine, elle ne rata pas le regard appuyé qu'il lança à Sherlock.
- Qu'est-ce qui se passe, Papa ?
- Euh… L'embarras de son père l'inquiétait légèrement. Tu ne voudrais pas venir voir quelque chose dans ta chambre avant que l'on prenne le thé ?
Meg se leva, les sourcils froncés et se dirigea vers la pièce du fond, passant dans la cuisine sous l'œil amusé de John, suivi de près par Sherlock. Elle poussa la porte puis un cri de joie. A la place de l'ancien bureau, qui ne servait pas à grand-chose finalement, un sublime piano droit avait été placé. Elle sauta dans les bras de son père, embrassa bruyamment sa joue puis se mit devant l'instrument. Elle commença à jouer une mélodie entraînante et enjouée, oubliant ce qui se passait autour d'elle.
- Tu vois que tu as eu une bonne idée, dit John en enlaçant par derrière son amant.
Et ils restèrent là, à écouter la jeune fille qui faisait désormais entièrement partie de leur vie.
