Note de la traductrice : Pardon d'avoir été si longue, mais ce chapitre était long et très compliqué à traduire. J'ai même dû relire des passages du livre pour respecter des citations de l'œuvre de Tolkien. J'espère que vous en serez satisfaits.
Merci à Christine, Marievidelgohan et Little-road pour leurs reviews. Et merci à Mini-finfan pour avoir mis ma fic en Alert et Favoris.
Bonne lecture !
L'OUBLIÉE
Course à travers le Rohan
Note de l'auteur:je SUIS SIIII DÉSOLÉE QUE CE CHAPITRE SOIT AUTANT EN RETARD !J'étais VRAIMENT occupée cette semaine et n'avais pas le temps d'écrire ! Bien, ce chapitre était un peu difficile à aborder, mais j'ai essayé ! Je ne pense pas qu'il soit extra, mais j'espère que vous le lirez malgré tout ! LOL ! Comme toujours, lisez et reviewez ! Une fois de plus, je citerai le livre !
Ils coururent jusqu'au crépuscule puis la fin de la nuit. Legolas trouva des orques morts et Lothril eut un geste de recul. On les avait cruellement taillés en pièces et leur puanteur était horrible ! Ils étaient morts et avaient déjà commencé à pourrir. Gimli émit un commentaire quant au fait que les Hobbits pouvaient avoir trouvé la mort en ce lieu.
« Non, Gimli, si ç'avait été le cas, leurs cadavres seraient ici. Saroumane les veut pour les interroger, c'est certain. Sinon, ils auraient été tués avec Boromir », dit Lothril.
« Cela m'apporte autant de crainte que d'espoir », dit Aragorn. Il fouilla entièrement les lieux autour des cadavres jusqu'au lever du soleil. Ce fut là qu'il trouva des traces. Tous les quatre se remirent à courir en suivant cette nouvelle piste.
Ils arrivèrent sur une crête et regardèrent en bas. Comme Lothril contemplait le paysage, Legolas leva les yeux et vit un aigle. Lothril leva les yeux et le vit, mais Aragorn et Gimli ne le pouvaient pas. Lothril sourit, elle se souvenait qu'il n'y avait pas si longtemps, elle ne pouvait pas voir la terre devant elle ce n'aurait été qu'une tache verte. Elle reporta son regard sur la plaine en même temps que Legolas et vit un groupe qui se déplaçait rapidement. Que c'était énervant ! Elle pouvait voir le groupe, elle savait que Merry et Pippin étaient juste là, et pourtant, il n'y avait rien qu'ils puissent faire pour les rattraper. Oui, elle savait qu'ils iraient bien à la fin, mais elle regrettait de ne pas pouvoir leur épargner le temps qu'ils passaient avec leurs geôliers.
Ils continuèrent de courir, trouvant parfois des choses laissées par les Orques. "Porcs !" pensa Lothril tandis qu'elle fronçait le nez en regardant les restes. Ils descendirent un ravin étroit et soudain ils se retrouvèrent au milieu de l'herbe verte du Rohan. Lothril eut l'impression qu'ils avaient franchi la frontière qui marquait la fin de l'hiver et le début du printemps. L'odeur de l'herbe et des fleurs était dans l'air, Legolas la respira profondément et Lothril soupira de contentement. Comme il était agréable de sentir à nouveau ces odeurs ! Si elle avait pu, elle se serait jetée dans l'herbe et y serait restée pendant une semaine. Pourtant, elle ne pouvait pas. Oh, très bien !
Ils coururent en file indienne jusqu'à ce qu'Aragorn leur dise de faire halte. Il trouva des empreintes de Hobbit. Lothril attendit patiemment qu'Aragorn trouve la broche. Quand il le fit, Legolas et Gimli s'exclamèrent : « La broche d'un manteau d'Elfe ! » Elle réprima un rire. Ils avaient été parfaitement synchrones. Les trois autres étaient si préoccupés par leur trouvaille qu'ils ne remarquèrent pas son ricanement assourdi.
« Eh bien, Lothril, il semble que vous ayez raison », dit Gimli.
« Oui, mais j'espère que Pippin n'aura pas payé trop cher sa hardiesse », dit Legolas. « Continuons ! La pensée de Merry et Pippin menés comme du bétail me fend le cœur. »
Ils continuèrent de courir, tandis que le soleil montait de plus en plus haut puis descendit dans le ciel occidental. Un jour était passé maintenant depuis la mort de Boromir. Comme la nuit venait, Aragorn fit une halte.
« Nous sommes enfin devant un choix difficile. Nous reposerons-nous la nuit ou continuerons-nous tant que notre volonté et nos forces tiendront ? » demanda Aragorn.
« À moins que nos ennemis ne se reposent également, ils nous laisseront loin derrière eux si nous nous arrêtons pour dormir », dit Legolas.
« Mais en marchant de nuit, nous ne pourrons suivre leur trace », dit Gimli.
Le débat continua jusqu'à ce qu'Aragorn dise : « Qu'en dites-vous, Lothril ? »
Elle regarda les visages de ses trois compagnons. « Je devrais vous dire que je ne peux pas voter. Cependant, pour gagner du temps, je vous dirais de dormir. »
Aragorn et Gimli apprécièrent sa décision et s'allongèrent à même le sol.
« Lothril, es-tu sûre que nous devrions dormir, ce soir ? » murmura Legolas.
« Oui, Legolas, tout à fait sûre », répondit-elle.
Il fronça des sourcils. « Je sais que les Orques ne s'arrêtent pas cette nuit. Je crains qu'ils gagnent une si grande avance que nous ne pourrons jamais les rattraper. » Il s'interrompit. « Les rattraperons-nous ? »
« Legolas, tu sais que… »
Il l'interrompit. « Je sais cela, mais je te supplie de me répondre pour cette fois. »
« Je suis désolée, mais je ne peux pas. Je te dirai seulement qu'ils seront saufs à la fin. »
« Tes mots ne m'apportent pas beaucoup de confort, Lothril », dit-il avec un froncement de sourcils au visage.
Elle posa la tête sur son épaule. « Je suis désolée qu'ils ne t'apportent aucun réconfort. J'ai peur de ne pouvoir me réconforter moi-même cette nuit. Je dois dormir, ce soir. Bonne nuit, Legolas. » Elle déposa un baiser sur sa joue puis s'allongea dans l'herbe. Il la regarda faire et s'aperçut qu'elle avait fermé les yeux.
Il émit un soupir. Il n'aimait pas l'idée qu'elle défie Sauron. Il craignait qu'elle en dise trop, ou que sa volonté soit brisée et son esprit corrompu, ou encore bien d'autres choses.
Cependant, elle ne cherchait pas Sauron. Elle était à la recherche de Frodon, Sam, Merry et Pippin. Elle s'aperçut qu'il était plus difficile de trouver Frodon et Sam que de trouver Sauron. Leurs esprits n'étaient pas capables de discuter mentalement, ce qui rendait les choses plus difficiles. Enfin, elle trouva Frodon. Son esprit était occupé à luter contre le regard de Sauron. Elle savait que cela deviendrait plus dur à chaque pas qui le rapprocherait du Mordor, aussi fit-elle ce qu'elle put pour aider le Porteur de l'Anneau. Elle accorda à Frodon du repos en s'interposant entre lui et ce regard brûlant. Elle plaça autour d'elle un charme de dissimulation, afin que le Seigneur Ténébreux ne puisse la voir. En faisant cela, elle protégeait Frodon. Elle n'était pas sûre du temps qu'elle tiendrait ainsi entre eux. Le regard fixe de Sauron commençait à peser sur elle.
Dans le monde physique, Legolas regardait Lothril qui respirait un peu plus fort que d'habitude. Que faisait-elle ?
Elle tint ainsi pendant plusieurs heures. Elle avait l'impression de tenir au milieu d'une rivière dont le courant était puissant. C'était facile au début, mais à la longue cela finissait par vous épuiser. À la fin, elle transféra le sort à Frodon puis partit à la recherche de Merry et Pippin. Elle trouva le pauvre Pippin plongé dans un rêve obscur. Elle lui donna un rêve plein de lumière et fit de même avec Merry. Elle les laissa et reporta son attention sur le sommeil. Ses yeux s'ouvrirent et sa lourde respiration cessa. Legolas en fut soulagé et reporta son attention sur l'environnement autour de lui.
Le matin suivant, avant que le soleil ne soit levé, Aragorn et Gimli se réveillèrent. Aragorn s'allongea contre le sol pour écouter le bruit des Orques. Il resta ainsi longtemps. Finalement il se leva.
« La rumeur de la terre est faible et confuse. Mais on peut entendre des bruits de chevaux et ils se rapprochent. Je me demande ce qui se passe ici », dit Aragorn. Il prononça la dernière phrase en regardant Lothril. En réponse, elle lui adressa un regard étrange qui disait : 'Je ne peux pas répondre'.
Ils reprirent leur course le troisième jour de poursuite avait commencé. Ils ne parlèrent pas beaucoup. Pendant la journée, Lothril passa beaucoup de temps mentalement à chercher, discuter et écouter différentes personnes. Elle écouta d'abord Denethor. "Vieil imbécile", pensa-t-elle pour elle-même. Elle ne se présenta à Sauron qu'une fois et elle lui parla juste assez longtemps pour lui prédire sa perte. Elle ne présenta néanmoins pas cela comme une prédiction, c'était juste qu'elle jugeait cela ainsi puisqu'elle était née dans le futur. Elle eut la prudence de ne mentionner ni Aragorn, ni Frodon ni Sam. Elle lui parla pendant un court moment, proclamant sa perte aussi fort qu'elle en eut l'audace.
« Vous ne réussirez pas. Vous le savez, même si vous ne l'admettez pas ! Je peux sentir votre peur, même à cette distance !" dit-elle sur un ton hautain.
« Non, je pense que la distance a embrouillé ton esprit, ce n'est pas de la peur c'est l'assurance de victoire ! » cria-t-il. Il employait toute son énergie à lui faire perdre espoir. Mais cela avait l'effet opposé.
« Non, c'est de la peur ! J'en suis certaine. Vous n'êtes pas sûr de vous », répondit-elle sournoisement.
« Vraiment, alors pourquoi tant de sages me craignent ? » demanda Sauron.
« Parce qu'ils ne peuvent pas voir l'avenir à travers votre répugnante fumée ! Je peux voir ce que vous appelez l'avenir parce que c'est le passé et le passé est clair pour moi. Je dois y aller maintenant, seigneur Sauron, j'ai d'autres questions à régler ! Puisse l'obscurité qui vous entoure être dissipée par Manwë ! » finit-elle brusquement.
Elle attendit quelques minutes avant de parler à Legolas dans son esprit. Elle lui parla du rêve qu'elle avait donné à Frodon et de sa conversation récente avec Sauron.
« Lothril, je ne pense pas que tu devrais défier Sauron ainsi. C'est un adversaire rusé ! » dit Legolas mentalement à Lothril.
« Je sais. Je suis très prudente quand je lui parle. Il ne sait rien de plus que ce que je veux qu'il sache », lui assura-t-elle.
« Cependant, qu'arrivera-t-il s'il découvre quelque chose qui échappe à ta connaissance ? »
« Legolas, ne te laisse pas avoir par les et si. Je dois le faire. Ce n'était pas mon idée. Je suis sûre que les Valars me l'ont transmise. Si ce n'était pas le cas, je ne l'aurais pas fait. »
« Et si c'était une idée soufflée par Sauron à ton insu ? »
« Legolas Feuilleverte, ignores-tu ou as-tu choisi d'oublier que Sauron ne peut plus prendre une apparence séduisante ? »
« Je te présente mes excuses, j'ai juste peur… »
« De quoi ? »
« De te perdre à nouveau. Je ne pourrai pas le supporter. »
« Legolas, ne t'inquiète pas. Te souviens-tu de ce que je t'ai dit en Lothrlorien ? Je reviendrai quand tout sera fini pour le bien et le mal. Si je meurs à mi-chemin, cela signifierait qu'Elbereth et Manwë n'ont pas le pouvoir de prédire l'avenir ou que ce sont des menteurs. »
« C'est vrai. Pardonne-moi de m'être inquiété. »
Elle sourit. « Tu es tout pardonné. »
Au crépuscule, ils firent de nouveau halte. Il y eut beaucoup de conversations, mais Lothril n'en écouta aucune elle s'allongea et s'endormit. Le matin suivant, elle fut éveillée par Legolas criant : « Debout ! Debout ! » Elle bondit sur ses pieds comme les autres et ils coururent, s'arrêtant juste de temps en temps.
Ce soir-là, Legolas leur recommanda vivement de se réfugier au sommet d'une colline pour se reposer. Lothril était toujours bien éveillée elle avait passé la journée à courir tout en dormant dans un sommeil éveillé. Cette nuit-là, tandis qu'Aragorn et Gimli dormaient par à-coups, Legolas et Lothril se tinrent debout au sommet de la colline. L'elfe avait passé son bras autour de la taille de la jeune fille qui avait, elle, posé sur son épaule. Il commença à chanter doucement pour lui-même elle reconnut la chanson et se mit à chanter avec lui. Tandis qu'ils chantaient, les étoiles apparurent, presque comme si leur chanson les faisait apparaître. Une fois pendant la nuit, Aragorn se réveilla et vit leurs deux silhouettes debout et qui chantaient. Aragorn sourit, il était du même avis que Samsagace, Legolas était un elfe bien qui ne méritait pas de traverser les Âges seul. Il retourna dormir.
« Lothril, comment vont Frodon et Sam ? » demanda Legolas.
Ses yeux se fermèrent un instant, elle arrivait de plus en plus rapidement à trouver les deux Hobbits. Elle ouvrit les yeux et dit : « Ils traversent Emyn Muil, ils rencontreront bientôt Gollum », dit-elle.
« Gollum ! » répéta Legolas sur un ton légèrement affligé.
« Oui, Gollum. Ne t'inquiète pas, aussi mauvais qu'il puisse être, il y a toujours quelque chose de bon en lui », essaya-t-elle de le rassurer.
Il soupira. Il aurait voulu aider Frodon et Sam il aurait voulu sauver Merry et Pippin ! Pourtant, il était coincé au sommet d'une colline, à regarder au loin et à se demander ce qui se passait. Elle ressentit sa frustration.
« Je sais », dit-elle. Elle l'embrassa sur la joue. Il l'enlaça de son autre bras, l'attirant ainsi près de lui. Il déposa un baiser sur ses lèvres. Une fois qu'ils se furent éloignés, elle le regarda dans les yeux.
« Legolas, je… »
« Ne parle pas », dit-il. Il l'embrassa doucement et déposa un baiser sur sa tête. « Je suis frustré. Tout que je veux, c'est… Je ne sais pas. Je suppose que je veux juste… »
Elle l'interrompit. « Rendre à nouveau le monde meilleur. Je sais. Je ressens exactement la même chose ! Je suis tourmentée, Legolas ! J'aurais pu sauver Merry et Pippin et leur épargner cet enlèvement en leur disant de rester près de la rivière, j'aurais pu imposer ma compagnie à Frodon et Sam, j'aurais pu sauver la vie de Boromir, j'aurais pu sauver Gandalf de… Non, je n'aurais pas pu. Il y a une raison qui fait que j'ai dû laisser toutes ces choses se produire. Tu peux sûrement comprendre combien une petite chose peut changer le cours de l'avenir. Je sais, ou peux devenir les raisons qui font que toutes ces choses se sont produites, aussi douloureuses soient-elles. J'aurais aimé te dire ce qui nous attend, Legolas, mais je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas. »
« Pourquoi pas ? Je te jure que je ne le dirai à personne ! » la supplia-t-il.
Elle leva les yeux. « Legolas, la seule raison dont je suis sûre est que je suis née après que tout ça se soit produit. Si je venais à… »
« Attends un instant ! Pourrais-tu me répéter cette dernière phrase ? » demanda Legolas. Son coeur manqua un battement.
« Legolas, la seule raison dont je suis sûre est que je suis née après que tout ça se soit produit. C'est celle-là ? »
« Oui ! Lothril, c'est que tu as dit à tout le monde et personne d'autre n'y a décela d'indice ! Sauron ne peut pas gagner ! S'il le faisait, il n'y aurait plus de monde après cela. J'ai vu l'avenir il n'y avait aucun orque, il n'y avait pas de colère ni de malveillance. Sans mentionner le fait que les elfes et les maias ne resteraient pas, sinon ils seraient tués. S'ils avaient été tués, tu ne serais pas née ! Donc, il doit être vaincu ! Sans mentionner le fait que tu ne t'es pas découragée et que tu es stricte avec ces livres. Quelqu'un de bien ne voudrait jamais changer le cours des choses si cela risquait de les rendre pires », murmura-t-il joyeusement. « Ai-je raison ? »
Elle baissa immédiatement les yeux. Elle en était bouche bée. Que dire ? Devait-elle essayer de le décourager ? Non, ce serait inutile. Elle le regarda encore une fois. « Puisque tu as résolu l'affaire, Sherlock Holmes, oui », admit-elle à contrecœur.
« Sherlock Holmes ? » répéta-t-il lentement. « Qui c'est, celui-là ? »
« Un célèbre détective imaginaire, euh, qui résout les mystères et les énigmes dans mon monde. Ce n'est pas important à l'heure actuelle, ce qui est important c'est que tu ne devras en souffler mot ni même penser le dire à quelqu'un ! Tu me le jures ? »
« Je le jure », dit-il avec sérieux.
« Merci. Maintenant que tu le sais, je suis tentée de te dire tout le reste, mais je n'ose pas ! Oh, Legolas! Je suis déchirée ! Je veux me confier à toi ! Je veux te dire tout, mais je ne peux pas ! »
« Cela aurait aidé si je t'avais dit que je ne voulais pas que tu m'en parles ? » demanda-t-il.
« Un peu, mais pas beaucoup. Ce qui est si irritant en soi c'est que je ne peux faire rien pour soulager la douleur de quiconque ! » dit-elle en enfouissant son visage dans son épaule.
« En es-tu si sûre ? Il y a quelques minutes, tu as vu Frodon et Sam, tu les as même aidés l'autre nuit. Tu peux faire quelque chose, Lothril ! Tu n'es pas aussi impuissante que tu le pensais », la consola-t-il. Il caressa ses cheveux.
« Je ne crois pas », dit-elle en le regardant à nouveau. « Mais… Oh, oublions tout cela. Je suis fatiguée de cette conversation sinistre. Quoique, j'aie peur que ce soit comme ça jusqu'à… tu sais. »
« Oui, oublions cette nuit. Profitons de la paix et de la solitude tant que nous le pouvons », sourit-il.
« Oui », répondit-elle calmement. Elle se tourna dans ses bras afin que son dos soit contre sa poitrine. Elle se laissa aller contre lui et pensa à tout ce qui s'était produit elle le faisait souvent.
Tout cela était toujours irréel pour elle. Il y avait eu plus d'une nuit où elle avait pensé que tout cela était un rêve, mais elle se réveillait toujours et découvrait que c'était vrai. Ces rêves s'étaient finalement effacés, la laissant croire enfin à la réalité. Elle avait l'habitude la plus épouvantable, en tant qu'humaine, de penser à ce qu'elle ferait ou ce qui arriverait après que les choses soient finies. Par exemple, elle écrirait la fin d'une histoire avant qu'elle commence ou sache de quoi il s'agissait. Elle faisait toujours ça elle se demandait de ce qui arriverait lorsqu'elle quitterait son monde pour rester définitivement en Terre du Milieu. Elle se demanda si la Jennifer qu'elle avait été disparaîtrait des mémoires de chacun, ou si elle leur manquerait toujours. La première idée semblait un peu dur, un effacement de mémoire général, ça faisait trop SF. Le deuxième semblait cruelle une fille disparaissant pour toujours, aucun indice, aucun suspect, aucun espoir. Elle en fut légèrement troublée et Legolas sentit ce changement.
« Qu'est-ce qui ne va pas, Lothril ? » demanda-t-il avec l'air fort soucieux.
« Je me demandais juste qu'est-ce qui se passe chez moi depuis ma disparation. Si j'aller manquer pour toujours à mes parents, qu'ils ne sauraient jamais ce qui m'est arrivé, ou si… »
Il l'arrêta. « Ce n'est pas à nous de nous inquiéter de cela. C'est à Illuvatar et aux Valars que revient cette tâche », la reprit-il doucement.
« Tu as raison », admit-elle. Elle émit un petit soupir exaspéré. Beaucoup de choses s'étaient améliorées chez elle, mais d'autres nécessitaient encore du temps.
Legolas crut le deviner. Il savait exactement à quoi cela ressemblait. Tous les elfes avaient leurs défauts, d'habitude mineurs, parfois énormes (comme avec Fëanor).
« Ne t'inquiète pas, Lothril, je veille sur eux », lui assura-t-il.
Elle eut un petit rire calme et tordit son cou vers l'arrière pour le regarder. C'était inconfortable, du coup elle se retourna. « Tu es trop bon avec moi ! » dit-elle en plaisantant à moitié.
« Et pourquoi dis-tu cela ? » demanda-t-il avec un sourire.
« Parce que c'est le cas. Tu me pardonnes mes défauts, tu ris de mes plaisanteries. Cela suffit déjà largement à prouver que j'ai raison ! »
« Quoi, te pardonner tes défauts ou rire de tes plaisanteries ? »
« À la réflexion, les deux ! » Elle rit fort, ce qui agita Aragorn dans son sommeil et le fit ouvrir les yeux.
« Qu'y a-t-il de si drôle ? » demanda-t-il avec l'air groggy.
« Rien, Estel. Retournez dormir », ordonna doucement Lothril. Ce fut presque comme si elle lui avait jeté un sort, car il ferma immédiatement les yeux et se remit à respirer profondément.
« Qu'as-tu fait, Lothril ? » demanda Legolas, les yeux presque écarquillés.
« R… Rien, enfin, je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit », dit-elle.
La nuit avança paisiblement dans la tranquillité, du moins sur cette colline. Seulement quelques minutes avant le lever du soleil, Lothril se souvint quel jour on était c'était le jour où elle devait rencontrer Eomer. Un petit frisson la traversa, car l'épreuve, pour elle, allait commencer. Elle le sentait…
Legolas sentit le frisson qui la traversa. « Qu'y a-t-il, Lothril ? » demanda-t-il.
« Ce que le jour apporte », répondit-elle rêveusement. Elle n'était plus concentrée sur ce qui l'entourait.
« Tu es à nouveau mystérieuse, Lothril », dit-il.
« Je suis désolée, je ne peux pas m'en empêcher ! » sourit-elle. Elle était toujours dans ses bras face à lui. Le soleil montait et Aragorn se réveillait.
Il les vit et supposa qu'ils étaient sur le point de s'embrasser. « Je suis désolé, j'interromps quelque chose ? » dit-il en rougissant légèrement.
Lothril allait répondre que non, mais avant qu'elle puisse parler, Legolas répondit à brûle-pourpoint : « Oui, en fait, c'est le cas ! Retournez dormir pendant quinze minutes, ce devrait être assez ! » Il sourit, une lueur étrange dans les yeux.
Plaisantait-il ou était-il sérieux ? Elle ne pouvait le dire. Elle recula brusquement la tête et lui adressa un regard exprimant sa confusion. Fort surpris, Aragorn fit semblant de se rendormir et Legolas se pencha pour l'embrasser. Il l'embrassa doucement sur la joue puis lui chuchota quelque chose dans l'oreille.
« Legolas Vertefeuille ! » s'écria-t-elle.
Gimli s'éveilla en sursaut et Aragorn, silencieux, les regarda. Lothril était debout dans les bras de Legolas avec un air choqué sur son visage.
« Je ne ferai jamais une telle chose ! Tu n'es qu'un sale gosse pourri ! » poursuivit-elle avec un sourire dans les yeux et la voix.
Que lui avait-il chuchoté ? Aragorn et Gimli y réfléchirent pendant des heures. En attendant, Lothril leur dit qu'Eomer et ses cavaliers viendraient et qu'ils devraient simplement les attendre.
Bientôt, les cavaliers arrivèrent et Aragorn les salua. Le dialogue entre Aragorn et Eomer s'ensuivit et Lothril se tint debout en silence. Tandis qu'Eomer continuait de parler, son regard passa sur Legolas, Gimli et particulièrement elle. Une dame ? Pourquoi diable une dame courrait-elle n'importe où avec un homme, un elfe et un nain ? Ces pensées continuèrent de défiler dans son esprit.
« Comment avez-vous échappé à notre vue ? Seriez-vous des Elfes ? » dit Eomer avec un regard soupçonneux.
« Non. Seuls deux d'entre nous sont des elfes. Legolas et Lothril du Royaume sylvestre dans la lointaine Forêt Noire. Mais nous avons passé par la Lothlorien, et les présents et la faveur de la Dame nous accompagnent », dit Aragorn.
Eomer fit un commentaire idiot sur la Dame Galadriel qui mit Gimli hors de lui. Un combat s'en serait suivi, si Aragorn n'était pas intervenu. Il demanda à ce qu'on entende leur histoire avant de frapper qui que ce soit.
« Très bien, mais j'espère que cette histoire explique pourquoi une demoiselle elfe voyage avec vous », dit Eomer.
Pour la première fois, Lothril prit la parole. « Seigneur Eomer, c'est une très longue histoire que l'on vous racontera plus tard, vous avez ma parole », promit-elle.
Ce devait être la grandeur qu'il ressentait en elle, car dans les circonstances actuelles, il n'aurait eu aucune raison de la croire.
« Très bien », dit Eomer.
Aragorn continua de tout raconter à Eomer. Quand leur histoire et leur conversation prirent fin, Eomer leur prêta trois chevaux pour continuer leur voyage à travers le Rohan. Aragorn eut Hasufel, Legolas et Gimli partagèrent Arod et Lothril monta Leofa. Leofa était un cheval noble, pas aussi nerveux qu'Arod, mais plein d'entrain. Eomer et son groupe s'en allèrent. Aragorn examina la terre, se mit en selle et ils partirent vers la forêt de Fangorn.
Note de l'auteur : Je pense officiellement que ce chapitre est ennuyeux. Oui, eh bien, voilà ! Ouais, je n'ai même pas fini le chapitre du livre, mais bon ! Je le finirai dans le chapitre suivant. De nouveau, je SUIS TERRIBLEMENT DÉSOLÉE QUEE CE CHAPITRE SOIT SI TARDIF ! Comme toujours, lisez et reviewez ! S'il vous plaît ! Peu importe combien il était terrible !
