Titre original: Boot camp
Auteur:
snowdragonct
Catégorie: Drame / Aventure
Rating: M.
Paire: 1+2, 3+4 pour commencer
Warnings: AU, Yaoi, Langage grossier oulàà, et pas qu'un peu, Assez OOC, Violence, ref. NCS

Disclaimers: Les personnages de Gundam ne sont pas à moi et l'histoire non plus d'ailleurs, je ne suis que la traductrice qui essaie de rendre au mieux le texte d'origine.

P'tite tchatche; Ahhh, j'espère que ce chapitre vous arrachera au moins un p'tit sourire. Ajoutez à cela une super interprétation du fameux « i run, i hide but i never lie » que tout le monde connaît et ça peut faire une agréable distraction ^_^. N'hésitez pas à reviewer, j'essaie de répondre à toutes (par contre, je réponds à la publication d'un nouveau chapitre sinon je m'y perds). ++

Opération payback...

Il était minuit quand Duo tomba sans bruit sur le sol, alla sur la pointe des pieds jusqu'à la couchette de Quatre et posa une main sur son épaule. Les yeux de Quatre s'ouvrirent et Duo mit un doigt sur ses lèvres dans un geste lui intimant le silence. Le blond hocha la tête, sortant souplement de son lit. Les vêtements et les bottes à la main, les garçons se glissèrent vers la fenêtre que Duo avait soigneusement laissée ouverte de quelques centimètres. Il avait également huilé les gonds ce soir-là, avec une noix de beurre qu'il avait emportée de la salle à manger. Ainsi, il ouvrit la fenêtre sans bruit, et le garçon tressé sortit. Quatre le suivi, et repoussa doucement la fenêtre.

Restant contre le bâtiment, ils enfilèrent rapidement leurs vêtements et leurs bottes. Alors Duo saisit le poignet de Quatre et l'emmena dans les ombres des baraquements que créait la lumière pâle de la demi-lune.

Jusqu'ici, tout va bien ...

Ils atteignirent la fin des baraquements et se précipitèrent dans l'espace ouvert menant à l'immeuble de l'administration. La clôture d'enceinte bien éclairée était plus loin, mais leur destination se situait entre les deux. Il suffisait tout simplement de l'atteindre sans alerter les gardes des miradors ou la patrouille à pied juste à l'intérieur du périmètre.

Duo se jeta à terre sur le ventre, et Quatre l'imita, rampant péniblement entre les bâtiments, s'immobilisant à chaque fois qu'un gardien passait où qu'il aurait pu les apercevoir. Le blond se demanda brièvement quand Duo avait bien pu étudier la disposition du camp et les horaires des patrouilles, car il semblait savoir exactement où aller.

Ils arrivèrent à la clôture de grillage qui entourait la cour d'exercice des chiens de garde, et Duo bascula sur le flanc, tirant deux sacs en plastique de sa poche.

« Quat ... tu restes ici et tu fais le guet ... Si quelqu'un vient, tu me préviens et tu retournes au bâtiment là-bas. Il te cachera. »

Quatre hocha la tête et regarda Duo tandis qu'un nuage passait devant la lune. Il escalada la clôture de près de deux mètres et tomba dans la cour de chenil. Trouver des tas de crottes en pleine nuit était un peu difficile, et il lui fallut attendre le retour de la clarté. Puis il en trouva un filon dans un coin, et passa plusieurs minutes à remplir un sac jusqu'à la moitié.

Il avait fini et se dirigeait vers la barrière quand il entendit Quatre siffler un avertissement. Se pressant contre le béton du chenil, il s'immobilisa et attendit.

Un garde marchait, s'arrêta à la porte, l'ouvrit, et conduisit l'un des grands chiens de garde dans la cour.

Merde! Oh merde merde merde merde merde merde merde merde ...

Le chien s'arrêta, laissant échapper un grognement sourd, et son maître tira la laisse. « Bouge-toi, King. C'est ton quart de travail. » Il sortit le chien dans la cour et Duo respira, se précipitant à la clôture et l'escaladant en vitesse. Il tomba avec un bruit sourd de l'autre côté, et se sauva sur les mains et les genoux dans l'ombre entre deux bâtiments.

Quand une main s'abattit sur son épaule, il sursauta, se retournant pour voir le visage inquiet de Quatre. « Oh, putain ! » lui murmura-t-il dans l'oreille discrètement. « Ne me refais plus jamais ça ! » Il était sûr qu'on pouvait entendre les battements de son cœur dans tout le camp.

Quatre sourit, quoiqu'un peu nerveusement, et fit un geste vers le chenil, rappelant à Duo que le garde repasserait bientôt, probablement avec un autre chien.

Un chien plus affamé, plus éveillé, sans doute!

Duo hocha la tête pour faire signe qu'il avait compris, prononça le mot 'Chase' sans le dire, et pointa le groupe de baraquements. Les deux garçons se glissèrent dans l'ombre, pour atteindre la partie ouverte entre les bâtiments administratifs et les baraquements.

Quatre fixa les yeux de son ami quand ils s'arrêtèrent pour surveiller des gardes. « Prêt ? » fit-il avec la bouche, en silence.

Duo hocha la tête en levant trois doigts. Trois ... deux ... un ...

Il avait avancé un seul pied lorsque Quatre saisit sa tresse, le ramenant de nouveau dans l'ombre qu'il venait de quitter.

Qu'est-ce qui te prend ?

Duo le dévisagea, puis suivit le regard de Quatre vers le bâtiment administratif d'où le directeur Kushrenada venait de sortir. Il commençait à marcher tout droit vers leur cachette. Le mantra de « oh merde » recommença sa litanie dans la tête Duo alors qu'ils se pressaient contre le bâtiment en espérant un miracle.

Puis une voix salua le directeur, et il se tourna pour répondre à un gardien qui portait une liasse de papiers et qui parlait de quelqu'un qui voulait des jours de vacances.

Duo tira la manche de Quatre, faisant des gestes avec sa tête pour montrer d'où ils étaient venus. Ils revinrent en arrière et tournèrent de l'autre côté du bâtiment, se mettant hors d'atteinte du garde et du directeur. Quand la conversation fut terminée et que le directeur se remit à marcher, il tourna dans l'angle entre les bâtiments, assez loin des deux garçons.

En poussant un soupir, ils coururent à toute vitesse à travers la cour et replongèrent dans l'ombre des baraquements. Là, ils se reposèrent assez longtemps pour calmer le martèlement de leurs cœurs. Puis ils se dirigent vers l'objectif numéro deux... le baraquement de l'équipe Chase.

Duo grimpa avec facilité sur le rebord de la fenêtre, en appuyant une oreille sur le verre pour écouter. Puis il leva le pouce à l'attention de Quatre, sortit une petite bande de métal de sa tresse, et travailla habilement entre le haut et le bas des battants, ouvrant la fenêtre en quelques secondes. Il se glissa à l'intérieur avec une infinie lenteur, jusqu'à ce qu'ils puissent entendre le ronflement régulier des quatre garçons endormis.

Oh oui, la douceur de la vengeance!

Duo eut un sourire intrépide, essayant de ne pas penser à ce qui se passerait s'il se faisait prendre. Il se pencha sur son ami. « Je vais entrer... tu restes ici et tu surveilles ... si t'entends quoi que ce soit à l'intérieur... tu te barres d'ici aussi vite que tu peux. »

« Et je t'abandonne avec les quatre ? » Quatre le foudroya du regard. « Ne me demande pas de faire ça ! »

« Inutile d'être deux à se faire attraper », rétorqua Duo. « Surtout par l'équipe d'Austin. » Il fronça les sourcils au blond. « Je pensais qu'on était d'accord avec ça. »

« Je vais surveiller ... mais si les choses tournent mal ... je viendrai t'aider », insista Quatre.

Duo sourit ironiquement. « T'sais, y'a un petit rat de rue en toi, Winner. » Il cligna de l'œil. « Je regretterais presque que tu sois pas mon genre. »

« Il est temps d'y aller ! » le réprimanda Quatre. « Je surveille tes arrières. »

« T'es le meilleur, Quat. » Duo s'éloigna du rebord et pénétra dans le baraquement sombre, se déplaçant silencieusement jusqu'à la première paire de bottes. Utilisant le sac en plastique de rechange comme un gant, il glissa une poignée de merde de chien bien fraîche au niveau des orteils et au talon. Puis il passa aux paires de bottes suivantes-quatre en tout.

Se félicitant d'avoir parfaitement exécuté le plan, il se dirigea vers la fenêtre et se figea quand il entendit un grognement, des gémissements et le grincement des sommiers.

Le mantra de « oh merde » devenait décidément fatigant, décida Duo.

Il entendit un grognement et un juron, et une voix s'éleva: « Jésus-Christ, Mickey, dors ! »

« Vas te faire foutre, Chris ! Ce matelas a les ressorts qui grincent... » Puis il y eut un silence, un moment passa, et enfin les sons des respirations se stabilisèrent, ralentirent, et les ronflements reprirent.

Duo sentait la sueur couler entre ses omoplates en se traînant vers la fenêtre. Trop proche ... ça a été beaucoup trop proche.

Quatre attendait, pâle d'inquiétude. Son regard plein de questions fut rassuré quand il aperçut la tête Duo et que l'autre garçon passa souplement par la fenêtre. Puis il repoussa et referma l'ouverture, et laissa échapper un long soupir.

« Maison ? » murmura Quatre doucement.

« Maison. » fit écho Duo.

Ils glissèrent avec soin dans les ombres pour rejoindre leur propre baraquement et agirent de la même façon qu'ils l'avaient quitté. Ils se déshabillèrent à l'extérieur, portant leurs vêtements et chaussures à la main de sorte qu'ils puissent ne faire qu'un minimum de bruit une fois à l'intérieur.

Quatre entra en premier, et Duo passa après, refermant la fenêtre doucement puis alla déposer ses bottes à côté de son casier, et placer son uniforme au-dessus.

Il grimpa sans effort sur le bord de sa couchette, en utilisant l'un des montants pour s'appuyer. Et c'est presque fini.

« Où êtes-vous allés ? ». La question agressive s'éleva de la couchette inférieure.

Duo sursauta tellement violemment qu'il tomba à la renverse sur le sol avec fracas. « Ah! Merde ! » Il étouffa presque de surprise, levant les yeux pour voir un Heero torse nu au-dessus de lui, un air menaçant sur son beau visage.

« Eh bien, Maxwell ? » Heero mit un pied sur la poitrine de Duo. « Où êtes-vous allés avec Winner ? »

Duo reprenait peu à peu sa respiration. « Dehors ? » Tenta-t-il, en essayant de déloger le pied de Heero.

« C'est inacceptable », déclara le chef d'équipe, en appuyant plus fort. Duo se sentait un peu écrasé.

Trowa traîna Quatre aux côtés de Heero, et le blond baissa la tête, l'air terriblement coupable. « Heero, on a juste-. »

« Quatre ! » l'interrompit Duo en donnant un regard d'avertissement à son ami. Il tourna son regard vers celui de Heero. « Ecoute, Yuy. Quat et moi, on a marché un peu. » Eh bien, ce n'était pas vraiment un mensonge. Ils avaient marché ... et couru ... et rampé ... mais ils avaient bel et bien marché. « Seuls » ajouta-t-il. C'était vrai aussi parce qu'Heero et Trowa ne leur auraient jamais permis de faire ce qu'ils avaient fait.

« Une promenade », répondit Heero avec une voix aussi neutre que possible.

« Ouep. » Duo essaya de respirer, la pression du pied de Heero rendant la chose difficile. « Tu peux virer ton pied et me lâcher ? »

« Quand je serai satisfait de ta réponse. »

« Bordel de merde, Yuy ! » râla Duo. « On est toujours tous les quatre. Quat et moi on avait besoin d'un peu de temps seuls. »

« Tu veux me faire croire que toi et Winner vous êtes sortis et que vous avez risqué la prison juste pour un peu d'intimité ? », demanda Heero, son visage sombre de colère.

Quatre rougit de gêne en entendant cela, et Duo rétorqua « Je n'ai jamais dit ... hey ... Comment t'as vu qu'on était partis, de toute façon ? »

« Arrête de changer de sujet », gronda Heero. « Et réponds-moi ... Pourquoi êtes-vous partis discrètement ? Où êtes-vous allés, et qu'avez-vous fait ? »

Duo le fixa. « C'est personnel, Yuy. »

« On est une équipe. Si toi et Winner êtes surpris à briser le couvre-feu, on en subira tous les conséquences. » Heero retira son pied de la poitrine de Duo, lui saisissant le poignet avec une main de fer, et le remit sur ses pieds. Les yeux bleu de Prusse étaient enflammés d'émotion. « La prochaine fois que vous voulez aller baiser, faites-le sur votre temps libre et ne mettez pas toute l'équipe en difficulté ! »

La mâchoire de Quatre en tomba. « Ce n'est pas-! » Il s'arrêta quand il vit le regard d'alerte que Duo lui lança.

Le garçon tressé dévisagea Heero. « Tu sais quoi, Yuy? C'est pas tes oignons, où, quand, et qui je baise. Fous-moi juste la paix, bordel ! » Il écarta violemment son chef d'équipe de son chemin et monta sur son lit, tournant le dos aux autres.

Quatre regarda Heero, puis Trowa, les joues encore rouge de honte pour ce qu'ils pensaient. Puis il alla vers son propre lit et se recroquevilla pour avoir au moins une paire d'heures de sommeil avant le réveil de cinq heures.

Le murmure discret d'une conversation à voix basse continua pendant quelques secondes, puis Heero et Trowa allèrent à leurs propres couchettes.


Les quatre garçons se précipitèrent hors du lit au réveil de cinq heures, en saisissant leurs vêtements et leurs bottes.

Heero ne fit pas d'autres commentaires sur l'excursion de la nuit, mais l'éclat froid de ses yeux et le regard de défi de Duo se croisèrent sur le chemin de la salle de bains.

Ils se rendirent finalement à la porte pour aller à la cour d'exercice.

Il semblait y avoir une forte activité localisée autour du baraquement de l'équipe Chase qui se trouvait sur leur chemin, et Duo et Quatre échangèrent des sourires béats et un pouce levé quand ils arrivèrent et s'alignèrent en rang à la gymnastique.

« Maxwell-. » Heero s'aligna à côté du garçon tressé, son regard interrogateur.

« Vas te faire foutre », murmura Duo, regardant droit devant lui quand le capitaine Chang arriva.

Les garçons de l'équipe Chase arrivèrent en désordre, et des regards perplexes dans les rangs assemblés se transformèrent en ricanements puis en fou-rires quand ils réalisèrent ce qu'ils voyaient.

Austin avait ses deux bottes dans les mains, ses pieds dans des chaussettes encroûtées d'une substance brune. Ses coéquipiers Richey, Chris et Mickey avaient l'air d'avoir eu le même soucis , l'un avec une botte mise et l'autre non, boitant comme s'il souffrait, l'autre avec les deux bottes, comme s'il marchait sur des œufs, et le troisième tenait ses deux bottes et deux chaussettes sales. L'odeur les précédait de plusieurs mètres.

Duo et Quatre se soutenaient l'un l'autre pour ne pas s'écrouler de rire alors que Trowa eut un sourire franchement amusé et que Heero avait l'air simplement stupéfait.

Le capitaine Chang jeta un regard réprobateur sur les rangs effondrés de rires, et se dirigea vers l'équipe d'Austin pour discuter rapidement avec eux de leur… situation.

« Oh, putain, j'arrive pu à respirer ! » haleta Duo, des larmes coulant sur son visage.

« Mec, je t'adore ! » explosa Quatre, appuyé sur lui pour se soutenir. « Toi et ton esprit tordu ! » ajouta-t-il

« Maxwell, Winner-. »

« On se détends, Ro ! » sourit Duo.

« Je devrais vous tuer tous les deux, putain ! » siffla Heero. Mais il commit l'erreur de regarder l'expression perplexe de Wufei et cela le perdit pour ainsi dire son rire jaillit en dépit de ses efforts.

Bordel ! C'était sacrément bien joué !

Il fut tenté de les féliciter ou peut-être juste d'embrasser chaleureusement le ô-combien-habile garçon tressé à côté de lui.

Il fallut plusieurs minutes pour que les soldats parviennent à calmer les rangs. Et quand, enfin, l'équipe Chase avait été dispensée de gym pour aller changer leurs chaussures, (ricanements ... moqueries ...), le Capitaine Chang attira l'attention du reste des équipes.

« Maintenant, vous allez le regretter », siffla Heero entre ses dents à ses coéquipiers qui n'avaient pas l'air de le regretter du tout.

« Jamais ! » dit Duo en souriant malicieusement.

« Y a-t-il quelque chose que vous trouvez drôle, Maxwell ? » demanda le capitaine Chang en s'arrêtant devant le garçon tressé. Seul Heero pouvait voir l'effort herculéen que prodiguait Wufei pour ne pas sourire ... il se demanda si l'homme chinois se mordait l'intérieur de la joue comme il avait dû le faire jusque là.

« Euh ... bien ... oui, monsieur. » Duo eut geste d'impuissance dans la direction qu'avait prise l'équipe d'Austin. « Je suis désolé, mais c'était vachement marrant ! »

Le capitaine regarda Duo avec des yeux soupçonneux. « Ce n'est pas très fair-play d'admirer vos propres exploits, Maxwell. »

« Si seulement-! » Duo se mit à rire. « -je pouvais embrasser celui qui a fait ça à Pritchard ! »

Wufei n'était pas un idiot. Ses yeux onyx fixèrent sévèrement les yeux indigo. « Donc vous niez avoir mis les crottes de chien dans les bottes de l'équipe Chase ? »

« J'aimerais sincèrement l'avoir fait », dit Duo en toute honnêteté. Il s'agissait d'une esquive, bien sûr, mais ce n'était pas un mensonge non plus. Il détestait mentir.

« Est-ce que vous pensez que je suis idiot ? » demanda doucement Wufei, de sorte que seuls Duo et ses coéquipiers puissent entendre.

« Pas du tout, monsieur, » dit franchement Duo. « Mais moi non plus. La première chose que vous apprenez en détention c'est de ne jamais rien admettre... jamais. »

« Même si vous avez commis un crime ? »

Duo rencontra le regard noir qui le dévisageait. « Prouvez-le. »

L'officier chinois regarda alternativement Duo et Heero, puis ses yeux prirent une lueur sournoise. Il huma l'air avec précaution. « Levez le pied, Maxwell. »

Duo cligna des yeux de surprise, et leva le pied prudemment. Wufei inspecta la semelle de la chaussure avec soin.

« Maintenant l'autre. »

Duo savait où il voulait en venir, et maudit sa chance à nouveau en levant l'autre pied.

Wufei sourit diaboliquement. « Je vous laisse le soin d'expliquer ce que cette merde de chien fait sur les rainures de votre semelle, Maxwell ? »

« J'ai marché dans une merde au retour de l'excursion au lac, monsieur, » Duo disait la vérité. Il ne pensa pas qu'il était nécessaire de dire au capitaine qu'il avait complètement nettoyé cette mésaventure la veille. Celle-ci devait être de l'excursion de la nuit.

« On dirait qu'elle est assez fraîche », observa Wufei.

Duo lui fit un sourire. « Vous allez la dater au carbone14... monsieur ? »

« Ce ne sera pas nécessaire. Maintenant que j'ai un suspect, je suis sûr que je pourrai trouver d'autres preuves. » Wufei lui lança un regard menaçant, le triomphe se lisant dans les yeux noirs. « Nous finirons cette discussion après avoir mené une petite enquête. » Un sourire sauvage traversa son visage. « Je suis sûr que nous avons vos empreintes digitales dans votre dossier, Maxwell. »

Il fit signe à l'un de ses lieutenants. « Dirigez la gymnastique, Pierce ... J'ai du travail à faire. »

Duo soupira quand l'officier partit, faisant un clin d'œil complice à Quatre. « Mission accomplie, Winner. »

« Mais… les empreintes digitales-? » murmura Quatre.

Duo secoua la tête. « J'ai surtout utilisé le dos de mes mains pour monter et descendre de la fenêtre. Rappelle-toi, l'introduction par effraction est-était-ma spécialité. Et vu comme c'était poussiéreux, je doute qu'ils obtiennent quoi que ce soit d'utilisable. »

« Et s'ils en trouvent ? »

Duo eut un sourire intrépide. « Quat-ça en valait vraiment la peine ! »

Ils arborèrent tous deux un large sourire durant le temps de gymnastique et une bonne partie de la course de trois kilomètres.

Ce ne fut qu'une fois sur le chemin de retour au baraquement pour aller prendre les affaires pour leur douche que Heero eut la chance de pouvoir discuter.

Il marchait aux côtés de Duo qui rayonnait pratiquement de joie d'avoir réussi son coup fourré. « Pourquoi tu n'as pas dit à Barton et moi ce que t'avais fait avec Winner ? » Son ton était froid ... accusateur.

« Je voulais pas que tu nous fasses tout annuler, » grogna Duo.

« C'est stupide », déclara Heero sans ambages. « Je ne t'aurais pas fait briser le couvre-feu une seconde fois. » Il secoua la tête. « Au lieu de ça, tu nous as fait croire que vous-. »

« -baisiez ? » finit Duo pour lui, grimaçant sombrement. « Qu'est-ce que ça peut te faire, Yuy ? T'auras ton tour ... »

« Maxwell, t'es un putain d'imbécile ! » râla Heero.

« On parle au figuré, ou littéralement ? » rétorqua Duo.

« Vous savez, tout le monde peut vous entendre à cinquante mètres » intervint Trowa. « C'est quoi le problème ? »

« Demande à Yuy, » murmura Duo, accélérant pour mettre de la distance entre lui et le chef d'équipe. Quatre courut pour le rejoindre.

Trowa interrogea Heero du regard, qui fronça les sourcils. « Laisse tomber, Barton. C'est entre Maxwell et moi. »

« Donc, tout ce que t'as dit sur le fait qu'on est une équipe c'est que du blabla ? » demanda Trowa.

« Ecoute, Maxwell a fait une hypothèse stupide, et il ne me donne pas la possibilité de le détromper, » répondit Heero sèchement.

« Peut-être que si tu le lâches il sera suffisamment à l'aise pour se montrer raisonnable», suggéra le garçon aux cheveux auburn. Il marchait près de Heero, souriant un peu. « Tu dois l'admettre, Yuy ... ça a été une excellente manière de rendre sa merde à Pritchard. »

« Hai », reconnut le chef d'équipe aux yeux bleus, souriant malgré lui. « Et ils ont fait un putain de travail pour y parvenir. »

« Alors, laisse-les profiter du moment. »

« Bien sûr ... jusqu'à ce que Chang ait sa preuve, » Heero haussa les épaules. « Après, je doute qu'ils soient encore si joyeux. »

à suivre