CHAPITRE QUATORZE
(Point de vue de Cassandra.)
J'étais en compagnie de Cullen, cela faisait maintenant plus de trois heures que nous étions en salle de conseil, triturant nos cerveaux au sujet de Corypheus. Je me languissais de rejoindre Tara, notre nuit avait été douce, et je devais me l'avouer, aimer une femme était bien plus délectable que mes idées reçues par le passé. J'avais changée du tout au tout de se point de vue, il faut dire que Tara avait été des plus insistante. heureusement d'ailleurs... je regrettais amèrement le jour ou je l'avais prise à part, lui exprimant mon rejet affectif. Cela avait été... pour le moins gênant.
*-Cassandra?* Cullen se penchait devant moi, son air de chien battue me donnait toujours envie de distribuer quelques séries de baffes.
*-Excusez moi Commandant... je commence à fatiguer, simplement.* Dis-je, m'appuyant sur la table d'Etat-Major, fronçant les arcades en observant nos pions, figurines miniatures de notre avancement géographique.
*-Dormir aux côtés de l'Inquisitrice doit forcement imposer de courts sommeils.* Lélianna venait d'entrer, en compagnie de Joséphine, pour ne pas changer. Je me redressais aussitôt, caressant mon front d'agacement.
*-Maître Espionne... Ambassadrice Montillyet...* Hochant pour les saluer.
*-L'Inquisitrice n'est pas là?* Demanda Joséphine, rajustant son calepin.
*-Non, Tara dors.* Dis-je sans réfléchir, avant de reformuler.* Notre Grâce à besoin de repos, entre ma famille, les nouvelles de l'Inquisition mitigées, et notre récent voyage en Férelden, Madame Lavellan est plus qu'éreintée, vous pouvez le comprendre je suppose.* Croisant mes bras, sous les regards taquins de Lélianna et Joséphine, Cullen, lui semblait gêné, un rien le faisait rosir après tout, surtout ma femme d'ailleurs... à cette pensée je souris bêtement, ma femme, cela allait être bientôt le cas.
*-Nous disions juste...* Cullen se stoppa, relevant la tête vers l'un de nos vitraux, une explosion venait de se faire dans les murs de Fort-Céleste. Nous échangions tous un regard surpris, avant de quitter les lieux en courant, laissant Joséphine sur place, n'étant pas combative.
...
Je courrais rapidement vers la cours extérieure, une agitation se faisait de toute part, croisant Sera, je l'arrêtais en lui attrapant brusquement le bras.
*-Sera? Que ce passe t-il?!* Criais-je sévèrement, comme à mon habitude.
*-La tour des Mages, y a eu un gros Boum! et puis... bref, c'est magique, j'y fou pas les pieds!* Elle s'extirpa de ma poigne, avant qu'une autre explosion ne nous fasse courber l'échine, par reflex je venais de relever le bouclier au dessus de nous, protégeant l'elfe plus que moi. Nos regards se croisèrent, avant que je ne détourne la tête, pour observer la tour des mages.
Une épaisse fumée se dégageait de là, d'ici je voyait la silhouette de Morrigan tenter d'entrer dans la tour, avec l'aide de quelques mages aguerris. Sans réfléchir outre-mesure, je fonçais vers la tour, certaine que mon aide serrait cruciale.
Montant les marches quatre à quatre, j'arrivais enfin proche de Morrigan, la questionnant sans attendre.
*-Que c'est-il passé?*
*-De jeunes apostats on perdus le contrôle pendant la nuit, ils ont invoquaient un démon, de ce que j'ai put comprendre, un démon du désir.* Me dit-elle, tout en repoussant l'épaisse lueurs violacée qui submergeait la porte d'entrée, avant que le bois ne craque, laissant voir la silhouette mauve d'une somptueuse créature féminine aux teint rosâtre.
Je reculais instinctivement, avant de me poster par instinct devant Morrigan, le choc d'une sphère électrique nous propulsa à quelques mètres sur les remparts, Morrigan subissant le poids de ma carcasse pendant la chute.
Je la sentis me pousser en se plaignant vigoureusement, avant qu'une autre sphère ne s'écrase sur elle, la faisant tomber violemment contre la roche. Je voyais d'ici les brûlures éphémères du sort, mais Morrigan faiblissait à vue d'oeil. Me redressant avec peine, je put voir les mages repousser la créature dans ses retranchements, ils essayaient de l'enfermer dans la tour, qui à condamner les rescapés qui étaient probablement dedans.
Je réussis à me relever tant bien que mal, offrant ma poigne de fer à Morrigan pour l'aider à se lever, avant qu'une lueur étrange n'attire mon attention, horrifiée, je me figeais sur place...
En levant les yeux, je pouvais observer une épaisse lueurs verdâtres depuis la chambre de Tara, tout l'étage de ses appartements baignait dans une épaisse masse verte digne de l'Immatériel, Morrigan suivit mon regard, avant de se figer à son tour. Nous nous regardions un instant, livides...
*-Tara!* Crions nous à l'unissons, sans s'en rendre compte, nous dévalions les marches de l'escalier menant à la cour extérieure, mais Morrigan attrapa ma main, essayant de me freiner pour m'interpeller.
*-Chercheuse, attendez! Et la tour des mages? Nous ne pouvons êtres partout!* Cria t-elle, essayant de me raisonner dans ma course, je m'arrêtais, regardant à droite à gauche, tel un animal perdu.
*-Je... allez chercher Vivienne, prévenez Dorian, je fonce à la tour de l'Inquisitrice!* Dis-je, tout en reprenant ma course, sans m'occuper de reprendre mon souffle, remontant les marches de pierres sans écouter la moindre réponse.
Traversant le Grand-Hall à grandes enjambées, je bousculais les quelques invités qui avaient le malheur d'être sur mon chemin, remontant à toute vitesse l'escalier tortueux et en rénovation de la tour, j'enfonçais la porte menant à notre chambre, explosant la serrure contre la partie tranchante de mon bouclier.
Je remontais les marches rapidement, m'enfonçant dans cette épaisse lueurs verte, cherchant du regard Tara.
Elle n'était pas là, mais je sentais sa présence. Je me sentais alourdie, j'avançais dans la chambre hurlant son nom avec peine, le temps me parut long, puis large, comme palpable, mon ouïe était affectée par les battements de mon coeur bien trop bruyant. Puis je me sentis basculer dans le néant, comme la fois où Tara avait ouvert une brèche dans l'Immatériel pour nous sauver d'une chute mortelle.
