Disclaimer : Les personnages appartiennent à Marvel. L'histoire, elle, est à moi, et j'ajoute que je ne touche rien pour l'écrire. Modeste bénévole.
Pairing : Tony/Loki.
Résumé : Anthony Stark, aka Iron Man, n'aime personne d'autre que lui-même. Sa vie, il en contrôle le moindre détail. Les méchants, il sait comment les stopper. Sauf Loki Laufeyson. Ça ne devait être qu'un simple sauvetage de l'Univers. Ce qui va en découler ne faisait pas du tout partie de ses plans.
Aosarah : Merci pour ta review ! Ne t'en fais pas, les réactions de tous viendront vite !
Amy.W Key : Merci pour ta review ! Alors, eh bien, je dois avant tout dire que, chacun sa dope, et la mienne tient dans le mpreg. J'ai toujours écris des choses bien trash, et j'avais envie, avec cette fic, de faire quelque chose de plus gai et joyeux. Alors, je pense bien que ça virera mpreg et superfamily. Pour moi, c'est le thème principal des Avengers : la famille et la relation à l'autre. Papa Odin et ses deux rejetons, Howard Stark qui laisse son petit Tony derrière lui, Steve a perdu toute sa famille, Bruce a dû couper les ponts avec les siens, comme Natasha et Clint, je suppose. Les Avengers, c'est une famille, et bon je pense qu'il faut développer ce point là.
Ensuite, le cinq mois vient du fait que je ne voulais pas m'étaler sur cette grossesse pendant dix chapitres. C'est sûrement bancal, j'essaye de prendre des chemins détournés, car c'est avant tout l'enfant qui m'intéresse, ou plutôt le symbole. Et puis, Loki vient d'un autre monde, le fait que cela fasse cinq mois et que cela ne se voit pas vraiment n'est pas important, je pense. La magie aurait pu le cacher, ou alors il a peut-être la gestation d'un éléphant, enfin bref, ce n'est vraiment pas important. J'espère que tu vois où je veux en venir. Et, j'espère que cela ne te déplaira pas tant. Cette fic ne sera pas vraiment mpreg, car on ne verra pas grand chose de la grossesse et tout cela, ni superfamily, parce que j'essaye de me focaliser sur le couple avant la famille, l'enfant sera plus un symbole. Voilà ^^'.
Désolée, nous sommes lundi et comme vous avez pu le voir, j'ai loupée le jeudi. Une seule explication : cambriolage = démotivation. Heureusement, ils ne m'ont pas pris mon ordi fixe, mais mon ordi portable y est passé, ainsi que toutes les affaires auxquelles je tenais, sentimentalement parlant, alors franchement cette fic m'est un peu passé par la tête. Mais, ouf, on respire, comme dans Fight Club, ma philosophie est désormais de ne plus tant m'attacher à l'aspect matériel.
Bon, allez, ce chapitre parle de Loki et de son passé. J'espère qu'il vous plaira ; ).
STUPID , SARAH MCLACHLAN.
XIV – NO LIGHT (IN YOUR BRIGHT BLUE EYES).
Loki.
C'est comme se réveiller d'un long rêve. On ne sait pas encore où se situe la réalité. A-t-il passé tant de temps marié à la plus extraordinaire des femmes ? A-t-il réellement eut cette merveilleuse petite fille qui le rempli chaque jour d'un peu plus de joie et de fierté ?
À Asgard, on voit le sang, celui de l'ennemi, celui des guerriers tombés au champ d'honneur. Il ne macule jamais les terres providentielles. Encore moins les marches du palais d'Odin. Un petit corps brisé gît sur le perron. Bonsoir, je suis le désespoir.
Hela rit et saute sur le lit, comme chaque matin, ses longs cheveux bruns virevoltant autour de son visage de porcelaine, angulaire. Elle est d'une beauté rare, mystique, plus profonde que celle de sa mère. Mais ses yeux bleus, rieurs et malicieux, sont bien ceux de Sigyn.
-Où est maman ?
Elle se blottit contre lui et c'est vrai que Loki se sent soudainement un peu seul dans ce grand lit froid sans sa femme à ses côtés. Elle a dû se lever tôt, aller cueillir quelques fleurs, réfléchir et gambader dans la campagne. C'est ce qu'elle faisait parfois, et de plus en plus souvent depuis Fenrir. Hela en parle comme d'un petit frère parti trop tôt. Loki et Sigyn, eux, n'en parlent pas.
-Tu n'as pas un cours de magie, ce matin ?
-Papa, c'est l'aube. Rien n'arrivera avant les trois prochaines heures.
-Alors, pourquoi me réveilles-tu si tôt ?
La petite se glisse entre les couettes, pose sa tête sur l'épaule de son père, regarde le plafond à ses côtés, ses sourcils sont froncés.
-Je ne me sens pas très bien. Non, je ne suis pas malade, n'aies pas l'air si préoccupé, cette matinée semble juste étrange.
Loki le sent aussi, désormais. C'est dans l'air, électrifiant, comme si quelque chose devait arriver, une fatalité, quelque chose de prédit. Une sueur froide coule dans son dos. Il caresse les cheveux de sa fille, pose un baiser sur son front pour la rassurer, les rassurer tous les deux. Rien de terrible ne pourrait arriver aujourd'hui.
-Tout va bien, Hela. Je suis là, je ne laisserai rien t'arriver.
Crier à s'en arracher les cordes vocales. Elle ne crie certainement pas en volant, en tombant, en s'éclatant contre le marbre majestueux du palais. Les témoins, si. Les gardes, oui. Elle a un sourire accroché aux lèvres, le premier depuis des semaines. Elle pleure de soulagement. Une servante de la femme du Roi revenait des jardins, elle laisse s'éparpiller les fleurs cueillies autour de la belle Sigyn quand elle tombe à genoux en hurlant, pataugeant dans le sang du jeune cadavre.
La vie est remplie de surprises.
Hela et Loki se redressent d'un même mouvement. Un regard terrorisé, Loki la somme de rester cachée sous les couvertures jusqu'à son retour, ce qu'elle s'empresse de faire sans broncher, elle n'est qu'une enfant. Peut-être étaient-ils attaqués ? Peut-être que la paix avait été de courte durée.
Il se change d'un sort, traverse les couloirs, arrive dans le hall où déjà se presse une foule compacte, attirée par les cris. Thor est là, aussi, pâle comme la mort, et c'est lui qui le retient de s'avancer plus. Qu'est-ce que c'est que cela ? Qu'est-ce que c'est que tout ce sang ? Pourquoi Sigyn est au sol ?
Il le sent, désormais, ce petit papier dans sa poche. Elle a toujours adorée les jeux, lui glisser des mots doux un peu partout, le prendre au dépourvu. Dessus, écriture parfaite, un peu penchée, c'est parfaitement elle.
« Ne m'en veux pas. Ne m'oublie pas. Je t'aimerai toujours. »
Il y a un ange dans sa mémoire. Un petit ange lumineux, une pétillante blonde aux yeux bleus qui travaille dur dans les terres de ses parents, une sérieuse petite luciole qui sait tant de choses, qui invente tant de mondes merveilleux et d'objets fantastiques. Elle peut lui parler des heures de ce qu'elle pense de ce monde et de ce qu'elle ferait pour qu'il change, et tout ce qu'il fait c'est l'écouter, s'abreuver de la moindre de ses paroles. Dans sa mémoire, c'est une magnifique jeune femme qui daigne lui accorder un regard, une parole, une attention, positive pour son négatif, lumineuse pour sa noirceur.
Dans ses souvenirs, c'est un mariage joyeux, sans codes, des baisers et des rires. Un enfant, une petite fille, un petit bout d'eux deux, enfin une naissance heureuse. C'est deux filles qui se battent ses faveurs en riant, c'est deux femmes qui lui appartiennent entièrement.
C'est une famille, c'est un tout, c'est lui heureux et entier, enfin.
Devant ses yeux, c'est le sang, la fin du rêve, le dur retour à la réalité. Merveilleuse Sigyn, rire effacé, regard hanté. Il ne s'était pas rendu compte que son visage était si émincé, que ses cheveux étaient plus ternes qu'avant. On s'accroche parfois à des détails dans les moments difficiles. Il ignorait qu'elle avait si mal à l'intérieur d'elle.
Loki écoute à peine cette foule qui parle d'elle, de lui, d'eux. Il porte malheur, il est fautif. Il le pense aussi. C'est à cause de lui qu'elle était au plus mal. Il lui avait fait un enfant qui était mort-né. Ensuite, il avait préféré ignorer son mal-être. Elle s'en remettrait. Sigyn était une femme forte. Il avait survécu aux morts et aux évènements, pourquoi pas elle ? Mais, nous ne sommes pas tous des êtres si insensibles, lui chuchota la mère de sa femme à l'oreille.
Tout ce qu'il sait, après une heure passée dans le brouillard, c'est que Sigyn s'est jetée du toit, à l'aube. Et, que ses parents veulent récupérer son corps et leur petite-fille. Odin, pour apaiser leur rage, leur laissa le corps, et ordonna qu'on leur rende Hela. Loki était hagard, choqué, comment pouvait-il être un bon père dans ces circonstances ?
Comment peut-on dire de telles choses ? Comment peut-on affirmer qu'on aimera toujours quelqu'un si c'est pour disparaître une seconde plus tard ? On part, on ne meurt pas lorsque l'on prononce ces mots. Mieux, on reste et on continue à vivre. Hela était trop jeune, il était trop horrifié, abandonné, désespéré. On ne part pas quand une enfant n'est pas encore en âge de comprendre ce qu'est la mort. Quand on aime, on reste. Ce n'était pas de l'amour, mais de l'égoïsme.
Ces réflexions étaient injustes, il le savait bien. Il y en avait une pire encore : ils voulaient lui prendre Hela, mais ils ne l'auraient pas. Lui non plus. Personne ne l'aurait jamais.
Il quitta la salle du trône rapidement, montant les escaliers sans se retourner. Odin le sommait de revenir. Il se devait de protéger sa fille. Hela était encore sous la couette, mais semblait moins inquiète. Néanmoins, quand elle vit le regard de son père, son teint blême, elle se redressa rapidement, s'accrochant à son cou, terrifiée par ce qui avait pu arriver.
-Papa ? C'est maman ?
Son intelligence était si grande, il était si fier. Dans ses yeux bleus, la compréhension, comme une innocence qui se perd. Loki en veut un peu plus à sa femme pour cela. Hela savait-elle, se doutait-elle de quelque chose ? On ne peut pas comprendre, on ne peut pas être totalement conscient de ce que la mort représente à son âge. Loki l'éloigne un peu, lui expliquer que sa mère vient de suicider est la chose la plus difficile qu'il ait dû faire dans sa vie. Ses yeux bleus sont embués de larmes, elle sanglote. Ta maman n'est plus de ce monde. Elle a rejoint nos ancêtres. Elle t'aimera toujours très fort, ne l'oublie jamais.
Quelque chose dans ce genre, qui sonne faux, qui le fait pleurer aussi, parce qu'il se rend lentement compte de ce qui vient de se passer. La petite serre une mèche de ses cheveux bruns dans un poing, l'autre est autour d'un bout de sa tunique. De grandes larmes roulent sur ses joues. Loki les essuie rapidement et la serre contre lui, rassemblant d'un sort quelques affaires.
-Je dois te mettre en sûreté, certaines personnes malveillantes voudraient te faire du mal. Tu comprends ? Tu n'es plus en sécurité ici.
Hela ne dit rien. Ses grands yeux sont remplis d'une foi inébranlable pour son père. Cela le terrorise presque, surtout en sachant ce qu'il s'apprête à faire.
Il existe peu de royaumes ou de terres qui soient réellement inaccessibles aux armées d'Odin. Jotunheim. Les Enfers. Le Roi Laufey tuerait la petite, si ce n'est pas le froid glacial qui s'en occupe en aval. Et puis, Odin n'y réfléchirait pas à deux fois pour déclarer la guerre et envahir le monde afin de retrouver Hela. Il n'y avait qu'un monde, le pire qui soit, inimaginable, personne ne penserait à venir la chercher ici.
C'est un rituel assez simple. Il est facile d'entrer dans le Royaume des Morts, en sortir est une autre histoire, invoquer la maîtresse des lieux est une tâche bien plus difficile encore. Mais, Loki n'est pas n'importe quel sorcier. Il demande à Hela de rester derrière l'arbre, d'utiliser ses pouvoirs et ses quelques notions de magie et d'instincts pour se dissimuler. Elle n'a rien à y redire. Elle comprend lentement ce qui semble se passer.
Quand la magie se disperse, elle se tient là. Encapuchonnée, sombre, elle ne semble pas heureuse de s'être vue ainsi dérangée. Loki l'imaginait parfaitement ainsi. Ses yeux sont noirs, sans pupilles, elle a de longs cheveux flamboyants, qui rendent son visage encore plus pâle sous le contraste. Ses traits sont déformés par la rage. L'aura qui émane d'elle est terrifiante, suffocante.
-Comment oses-tu me faire convoquer ainsi …
-Je suis Loki, fils d'Odin, Prince d'Asgard et Dieu de la Ruse et des Mensonges, j'ai une requête.
Elle penche la tête sur le côté, les abysses noires de ses orbites se plongeant dans ses yeux. Son visage est impassible, comme taillé dans le marbre. De plus près, il remarque que sa peau est parsemée de lignes grises et noires, comme si un pouvoir sombre courait sous sa peau fine. Il lui semble que le moindre de ses regards parviendrait à le tuer.
-Petit Dieu, tu m'échappes, tu passes entre mes doigts, grain de sable. L'immortalité est un vice, lorsque tu tomberas, je me ferai une joie de venir te cueillir.
-Vous êtes désespérément seule. Vous l'avez toujours été. Je sais ce que c'est, je vous comprend. Les âmes passent, trouvent leur chemin, mais elles n'ont aucune gratitude pour vous. Vous êtes l'entité la plus puissante, mais vous n'avez personne à vos côtés pour voir à quel point vous êtes exceptionnelle.
C'est dur à dire, dur à accepter. Ce n'est peut-être pas la solution rêvée, mais c'en est une. Il entend déjà les chevaux, les troupes qui les recherchent. Les parents de Sigyn étaient-ils capable de lui prendre Hela et de la jeter au feu comme ils l'avaient faits avec Fenrir ? Ils détestaient la magie, ils détestaient Loki, Hela avait son essence et son sang dans ses veines. Tout ce qu'ils détestaient. Il ne souhaitait pas courir le risque.
Il avait touché un point sensible. Elle semblait désormais prête à le réduire en cendres.
-Je suis la Mort, petit Dieu, ne présumes de rien à mon sujet.
-Je voudrai vous proposer un marché. Ma fille, Hela, contre en échange votre parole sur le fait que vous la traiterez bien, et qu'elle ne manquera jamais de rien.
Le regard de la Mort vacille. Derrière lui, il entend Hela sortir de sa cachette.
-Tu me proposes ta propre fille ? Tu dois être fou.
Cependant, un rictus étire ses lèvres fines. Hela revient à ses côtés, Loki a peur de la regarder.
-Elle sera en sécurité avec vous, et je sais que vous l'éduquerez comme votre propre enfant. Prenez bien soin d'elle.
-Papa …
La Mort les regarde, la regarde. Loki a peur qu'elle accepte. Il ne sait désormais plus si cela était une bonne idée. C'était du moins la seule qu'il avait. Enfin, l'entité hoche la tête, promet. Loki sait qu'elle tiendra sa parole. Il s'accroupit face à sa fille en larmes, retient difficilement les siennes, et lui donne les quelques affaires qu'il a préparé pour elle.
Dans son regard, c'est la trahison, l'abandon, l'acceptation. Elle hurle au fond d'elle-même, elle voudrait rester avec lui, qu'importe les conséquences. Mais, elle est intelligente et elle comprend. Maman est morte, Fenrir est mort, et si elle ne part pas, elle mourra aussi.
Loki enlève un collier de son cou et le passe autour du sien. Hela sait que c'est Sigyn qui le lui a offert, que c'est un talisman, un porte-bonheur. Il enlève son alliance, la passe également au collier. Comme cela, nous serons toujours avec toi. Nous t'aimerons toujours, ne l'oublie jamais.
-Bien, il est temps, jeune Hela.
-Ne bougez pas. Sur l'ordre du Roi Odin, je dois récupérer cette enfant.
Thor est hésitant, mais sa poigne est affirmée autour de Mjöllnir. Il est seul, mais Loki sait qu'il est déjà une menace bien assez importante. Ses larmes se mêlent à celles de sa fille quand il la serre dans ses bras, puis la repousse vers la Mort, qui siège, impassible et terrifiante, à quelques mètres de là. Le marteau de Thor passe à quelques centimètres du visage d'Hela. S'en est trop.
Loki, enragé, possédé par le désespoir et la colère aveugle, se jette sur son frère. Ils ne s'étaient jamais battus. Ils n'avaient jamais eut à le faire. Mais, la puissance magique lui évite quelques coups, pas tous. Il voit Hela se débattre dans la poigne de la Mort, essayer de le rejoindre, yeux larmoyants, regards noirs pour son oncle. Et puis, soudainement, dans un cri, elle disparaît. Le portail se faille, s'effrite, se referme. Tout est terminé.
-Qu'as-tu fais, mon frère, qu'as-tu osé faire …
Thor se relève, immense, terrorisé par ce qu'il vient de voir, les yeux rageurs. Loki ne saurait quoi lui dire. Il vient de perdre le peu qu'il lui restait. Au sol, le visage en sang, il laisse les larmes couler, le regard tourné vers l'endroit où Hela vient de disparaître.
Le rêve venait de prendre fin.
Loki se redresse vivement. Il lui faut un instant pour se souvenir de l'endroit où il se trouve. Plus de forêt, il n'était plus sur Asgard. Anthony maugréa quelque chose dans son sommeil et se tourna, l'attirant de force contre lui par un bras passé autour de sa taille. Doucement, Loki s'allongea, reprenant une respiration calme. Il n'était plus question de Sigyn ou d'Hela. Ce n'était plus que du passé, il devait s'y faire.
-Cauchemar ?
Il sursaute, il n'avait pas vu que Tony était réveillé. Celui-ci le regarde, ses yeux sont perçants, inquisiteurs. Loki sait qu'il se méfie un peu depuis cet éloignement qu'ils ont eut, récemment. Le Dieu s'éloigne toujours et Tony a peur qu'il finisse par se lasser. Comment le pourrait-il ?
-Oui, mais ce n'est rien. Rendors-toi, tout va bien.
Tony le dévisage encore un instant, cherchant peut-être le vrai et le faux sur son visage. Il finit par hausser les épaules. Se rapprochant lentement de lui, il l'enlace, pose un baiser sur son épaule et enfouit son visage dans le creux de son cou.
-Je t'aime, Loki Laufeyson.
Loki lui répond, hésitant. La petite bouge un peu dans son ventre encore assez plat pour que cela ne soit pas soupçonneux – bien-aimée magie – et il pose une main sur l'endroit où il la sent remuer. Hela est ailleurs et Sigyn l'a quitté. Mais, cette petite est là et Tony l'aime si fort. Il faut peut-être songer à passer à autre chose. Aller de l'avant. Nouvelle vie, oublier la haine, la rage, la rancœur, la vengeance.
Plus calme, apaisé, Loki se tourne vers Tony, pose ses lèvres sur les siennes, chaste, et s'endort dans ses bras. Ce que les ténèbres doivent à la lumière.
Dans ces premiers jours de Printemps, l'immeuble-musée est détruit. Les New-Yorkais veulent passer à autre chose. Dernière preuve terrestre d'un moment d'égarement déjà oublié.
Et, voilà. Le prochain chapitre sera celui du changement. On passe désormais dans la deuxième phase de cette fic, les choses sérieuses commencent enfin. A jeudi, et n'oubliez pas, une petite review, cela ne prendra pas longtemps ! ;D
