Chapitre 14 : « Maraudeur un jour, maraudeur toujours ! »
Ses yeux papillonnèrent.
La lumière du jour l'assaillit.
Par Merlin ! Pourquoi n'avait-elle pas fermé son baldaquin ?
Elle croisa un regard ambre très amusé de la situation…
« Remus ! Mais que f…Oh par Merlin ! »
Après un rapide coup d'œil autour d'elle Ginny constata qu'elle se trouvait dans la salle commune.
« Bien dormi ? » Ironisa Remus.
Ginny serra sa couverture contre elle, gênée…
Sa couverture ? Elle ne se souvenait pas s'être couverte…
« Alors tu m'expliques le pourquoi du comment de ta présence ici, endormie et portant les mêmes vêtements qu'hier ou dois-je tirer moi-même les conclusions de ton état ? »
Ginny grogna.
« Et quelles seraient tes conclusions Monsieur-Je-Sais-Tout ? »
Il rie franchement.
« Que James à finit par ravir ton cœur et qu'après une longue promenade interdite dans le parc tu t'es endormie dans ses bras et qu'il s'est absenté quelques instants… »
Ginny fit une moue plus que septique.
« …ou qu'après une longue et très mauvaise journée, épuisée tu t'es effondrée sur le canapé. » Acheva-t-il.
« La deuxième option est la bonne…oh et si tu repenses ne serait-ce qu'une fois à moi et Potter… »
« …tu me tords le coup… »
« …je t'étripes ! »
Ginny sourit malgré elle, elle adorait vraiment Remus.
« En tout cas, ça n'explique pas la couverture. » Reprit ce dernier.
« Hum…un mystère qui le restera sans doute à jamais. »
Elle se leva et s'étira.
Elle se sentait mieux que la veille.
Pas bien. Mais mieux.
Après un dernier sourire à Remus, elle se dirigea vers son dortoir.
Pourtant, alors qu'elle refermait la porte derrière elle, Ginny entendit très distinctement Remus prononcer des mots étranges :
« Ou peut-être un mystère déjà élucidé. »
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Le paysage défilait, blanc.
Le train avançait à une vitesse fulgurante, une fumée noire sortant de la cheminée.
« …je ne veux pas y aller ! »
« …moi j'aimerais bien y aller…juste pour voir… »
« Oh ! Voir toutes ces personnes de la haute société, rien de bien enrichissant si tu veux mon avis… »
Il était de coutume dans le monde ministériel et plus largement chez la haute société sorcière d'organiser une grande réception le jour du nouvel an.
Etaient invités des sorciers riches, puissants et de préférence de sang pur.
Le père de Beth faisait parti de ces privilégiés et y emmenait sa femme et sa fille chaque année.
Bien que de sang pur, les Prewett n'étaient ni riches, ni puissants, ils n'étaient donc pas conviés à cette petite soirée.
Alors que Gordon aurait grandement aimé s'y rendre pour « voir », son frère, qui exécrait ces manifestations mondaines, s'y répugnait.
Tout comme Beth d'ailleurs.
Chaque année, d'après ses dires, elle se sentait comme un objet de convoitise, parce que ses parents la décrivaient comme « unique héritière » de toute une fortune, attirant par là les meilleurs partis pour leur fille.
« Cette année va être encore pire que les précédentes ! » S'exclama Beth.
Devant les mines interrogatrices de ses amis la jeune fille s'expliqua.
« Alice et Franck sont toujours là d'habitude, mais cette année ils sont restés à Poudlard pour noël… »
« Et alors ? James et Sirius y seront aussi non ? »
Beth grimaça et ne répondit rien.
Ginny avait comprit le malaise de son amie.
Elle-même n'avait jamais été conviée à ce genre de soirée, les Weasley étant très loin de faire partis de la haute société, mais elle en avait déjà entendu parler et pas par quelqu'un qu'elle appréciait particulièrement…Malfoy…
« Lily » soupira et retourna à sa contemplation du paysage.
Bientôt le train entrerait en gare de Londres.
Elle ne savait pas vraiment ce qui l'attendait.
Peut-être que les Evans l'avaient oublié ?
Pétunia lui vouait-elle toujours autant de haine ?
Et comment se passerai ce noël si loin de ceux qu'elle aimait ?
Ginny secoua la tête comme pour chasser ses pensées.
« Et toi Lily, tu ne crois pas que Beth devrait faire la paix avec Sirius le temps d'un soir ? »
La rousse observa Gidéon qui s'adressait à elle.
Après un moment de réflexion elle dit :
« Hum…cela serait même la meilleure chose à faire si tu veux mon avis. Ca t'éviterais d'avoir toutes ces personnes à tes basques…»
Devant l'air offusqué de Beth elle rajouta.
« Black vaut peut-être mieux que ce que tu penses… »
Elle faisait référence à une conversation qui avait eu lieu un peu plus tôt dans la journée et où Ginny avait prit pour la première fois le parti de « Black » comme elle l'appelait.
Les deux filles échangèrent un long regard.
« Peut-être… » Souffla Beth.
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Le train siffla par trois fois et une voix annonça l'entrée en gare…
Ginny, avec l'aide plus que nécessaire de Gidéon et Gordon réussit à descendre sa lourde male sur le quai.
Elle déposa deux baisers sur les joues des rouquins qui prirent une jolie teinte carmin…
Puis elle serra Beth dans ses bras elle lui prodiguant des paroles rassurantes.
Alors qu'elle s'éloignait en direction de la barrière magique une voix roque et grave mais qui appartenait pourtant à une femme résonna à ses oreilles ramenant de mauvais souvenirs.
« Ca ne se passera pas comme ça Sirius Black ! Ton père saura s'occuper de toi ! »
Ginny vit Sirius grimacer…son père ne devait être un tendre, sa mère ne l'était pas elle…
La rousse soupira et prit la file qui attendait pour basculer dans le monde moldu.
Une personne la poussa.
« Severus ? »
Comme à son habitude il garda un visage impassible et froid et ne lui adressa pas la parole, à vrai dire il ne s'arrêta même pas.
Ginny fronça les sourcils en voyant que personne n'était venu le chercher.
« Je te souhaite de bonnes fêtes Severus… »
Il stoppa net et se tourna vers elle.
Il ne dit rien.
Mais ce n'était pas nécessaire.
Ses yeux parlaient pour lui, une lueur y brillait.
Ginny lui fit un sourire bienveillant et il s'en alla sans un autre geste.
« C'est votre tour miss ! »
Ginny traversa la barrière et se retrouva devant sa famille adoptive.
Elle n'eut pas cependant le loisir de les observer davantage car Rose se jeta littéralement sur elle la serrant si fort que Ginny en eut le souffle coupé.
« Rose lâche là ! Tu l'étouffes ! »
« Oh désolée ma douce ! Tu m'as manqué ! »
Henry rie.
« Elle n'arrêtait pas de s'inquiéter, elle a même voulu passer la barrière ! »
Ginny pouffa.
Son père la serra également dans ses bras, mais Pétunia qui était restée en retrait jusque là la regarda à peine.
« Bon si rentrait maintenant ! »
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« Chéri tu n'as pas oublié le traiteur n'est ce pas ? » Fit la voix dangereuse de Rose Evans alors que son mari se tortillaient les mains avec un air coupable.
« Oh mais c'est pas vrai ! Demain c'est la veille de noël et toi tu trouves le moyen d'oublier le traiteur ! »
Henry lança un regard d'excuse à sa femme.
« Mais comment va-t-on faire ? Tu sais bien que je ne suis pas bonne cuisinière…surtout pour ce genre de choses ! »
Ginny qui avait suivit l'échange avec un amusement clair décida d'intervenir à cet instant :
« Moi je peux le faire… »
« Faire quoi ? Le repas de noël et celui de la veillée ? Et puis quoi encore ? »
Rose était vraiment furieuse.
Ginny se racla la gorge.
« Oui je peux le faire…Ma mère m'a apprit l'art culinaire dès mon plus jeune âge…je sais à peu près tout faire… »
Rose sembla se radoucir à l'évocation de la vraie mère de Ginny.
« Mais c'est beaucoup de travail…et puis laisser ma fille faire mon travail… »
« J'adore cuisiner. » Affirma la rousse.
C'est ainsi que Ginny se retrouva devant les fourneaux le 24 décembre.
Elle mit la dinde dans le four, elle eut plus de mal à régler le thermostat qu'à préparer la dinde en elle-même…
L'après midi touchait à sa fin.
Rose s'affairait à diverses tâches dont une décoration scrupuleuse du salon, Pétunia qui était très distante avec sa sœur lisait un livre dans le salon et Henry n'était toujours pas rentré.
D'ailleurs Ginny commençait à s'inquiéter, son père était vraiment en retard…
La porte d'entrée s'ouvrit bientôt, laissant apparaître un Henry recouvert de neige.
Ginny sortit de la cuisine et lui sauta au cou en lui prodiguant un baiser sonore sur la joue, il rie en lançant « Bonjour à toi aussi ma douce ! ».
Rose arriva suivit de Pétunia.
Elles fixaient toutes deux quelque chose derrière Henry…ou plutôt quelqu'un.
Ginny recula un peu en apercevant un homme d'âge moyen sur le seuil de la porte.
Il était grand, avait des cheveux grisonnant, et une grande cicatrice, apparemment assez récente, ornait sa joue droite. Ses yeux d'un noir d'encre brillaient.
La rousse ne l'avait jamais vu mais rien que par l'aura qu'il dégageait elle devina qu'il était sorcier.
Il referma la porte derrière lui.
« Voici William Morris, un collègue de travail, côté sorcier, il est Auror principal » Précisa Henry. « Je lui ai proposé de venir dîner à la maison avant qu'il ne se rende à sa garde du soir… »
« Vous travailler la veille de noël ? Quelle horreur ! Tu as bien fait chéri, Rose Evans » Elle tendit la main au nouveau venu, il la serra en souriant.
« Voici Pétunia notre fille aînée. » La brune s'approcha avec réticence.
« Et notre deuxième fille Lily, qui fait ses études à Poudlard ! » Annonça fièrement Henry.
Ginny sourit timidement à William.
Un « ding » sonore retentit alors.
« On va pouvoir passer à table ! La dinde est prête ! » Elle accourut à la cuisine.
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«… excellent ! Par Merlin c'est le meilleur repas que j'ai mangé depuis un sacré bout de temps ! Mes compliments Lily » S'exclama William après s'être resservit deux fois de chaque plat.
Ginny lui fit un sourire éclatant.
Le repas avait été joyeux.
Ce William était fort sympathique, ils avaient beaucoup rie, beaucoup parlé de Poudlard, et l'invité s'était… empiffré serait le mot juste.
Même Pétunia ne pu s'empêcher de rire franchement à certaines blagues de l'homme.
« Je vais chercher le dessert… » Fit Ginny, elle vit son père faire une moue « …et je t'ai fait une mousse au chocolat papa, ne t'inquiètes donc pas ! » Elle rie en sortant du salon.
A peine avait-elle franchit la porte de la cuisine qu'un hurlement parvint jusqu'à elle.
Elle se précipita et trouva Pétunia et Rose serrées l'une contre l'autre dans une partie reculée du salon.
Henry essayait de les calmer et William se confondait en excuses.
« Je suis désolé Henry je pensais que tu les avaient prévenu qu'on pouvait m'appeler par ce moyen… »
Ginny tourna la tête et aperçu enfin la raison de tout ce chamboulement.
Une tête était apparut dans le feu de la cheminée.
Des cheveux plus qu'ébouriffés, un visage fin, un petit sourire en coin, des lunettes rondes en argent semblait-il et un regard bleu intense qui scrutait la scène avec amusement, tel était la tête apposée sur les flammes.
Ginny en eut presque le souffle coupé.
Cela aurait pu être...
Il lui ressemblait tellement…
Mais les différences, bien que minimes, étaient tout de même là.
Sans ses cheveux gris, son visage marqué par le temps et ses yeux océan, l'homme aurait pu être le sosie parfait de James Potter…
« Mille excuses ! Je suis navré de ce dérangement…Je me présente Harry Potter...» Fit l'homme à l'égard de Pétunia, Rose et Ginny.
La rousse pâlit considérablement.
« Monsieur Potter ! » Fit Henry.
Ginny sursauta, ils se connaissaient ?
« Je m'excuse vraiment Evans ! Mais c'est presque l'heure et j'aimerai partir un peu plutôt du bureau …désolé William…mais tu sais comment est James, mon petit fils… » Précisa-t-il pour Henry. « …et tu sais aussi comment est Léonora, ma belle fille… »
« Oui…oui j'arrive… » Fit William avec un sourire.
Il se tourna vers les Evans, les remercia chaleureusement et s'apprêta à partir.
Ginny qui jusque là était restée sous le choc…elle venait de rencontrer le grand père de Harry…sursauta et dit précipitamment :
« Attendez William ! Vous n'avez pas prit de dessert… »
Elle se dépêcha de mettre un peu de sa mousse au chocolat dans une assiette qu'elle recouvrit, puis lui tendit.
« Oh…Merci beaucoup Lily ! »
« C'est une mousse au chocolat version sorcière…j'espère que ça vous plaira… »
« Assurément ! Oh et bonne chance pour tes buses ! »
« Merci »
La tête de Monsieur Potter qui flottait toujours au dessus des flammes, les regardait bizarrement.
Il ne doit pas être au courant que Henry a une fille sorcière, pensa la rousse.
S'en suivirent deux « pops », l'un désignant le départ de William et l'autre celui de Monsieur Potter.
Le silence pesa sur le petit salon.
Rose éclata soudain de rire.
Sous le regard inquiets des autres, elle lança un « une tête qui flotte sur le feu, on aura tout vu ! »
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Les rayons du soleil d'hiver vinrent caresser son visage, elle ouvrit lentement ses yeux émeraude.
La porte de sa chambre s'ouvrit doucement.
« Joyeux noël ma douce ! »
« Joyeeeeuuuuuux noël » répondit Ginny dans un bâillement.
« Tu es bien la seule personne que je connaisse qui ne se lève pas en quatrième vitesse pour ouvrir ses cadeaux… » Plaisanta Rose.
Ginny lui sourit et prit le premier paquet qui lui tombait sous la main.
Il était signé par Gordon et Gidéon.
C'était un ours en peluche…qui trottina doucement sur le lit une fois que Ginny le libéra des ficelles qui l'emprisonnaient. Il était tout blanc…avec des yeux vert.
Ginny pouffa doucement et prit le deuxième cadeau.
Celui-là était de Beth.
Un album photo, version sorcier bien sur, où l'on pouvait retrouvé ses débuts à Poudlard.
Une photo attira l'attention de Ginny. Elle représentait la rousse…se disputant avec James…derrière eux les trois autres maraudeurs qui riaient et Beth qui semblait exaspérée…
Ginny rie, c'était tellement représentatif de la réalité…
« Je peux voir ? » Lança Rose, Ginny lui tendit. « Qui est-ce ? » Fit-elle en désignant James.
« C'est… »
« ROSE ! » Appela la voix de Henry.
« Tu me racontera tout à l'heure… » Rose accourut auprès de son mari.
« C'est celui que j'aime… » Soupira Ginny, soudain lasse.
Les cadeaux n'avaient soudain plus aucuns attraits.
Elle savait qu'en les ouvrant elle ne trouverait pas le traditionnel pull tricoté à la main que sa mère lui offrait chaque année…il n'y aurait pas de livre de la part d'Hermione…de farces de la part de ses frères…pas de marques d'attention de la part de Harry…pas non plus de cadeau de James…
Elle déballa le reste pour la forme.
Quelques vêtements, un livre, un parfum…les Evans l'avaient gâté, même Pétunia avait fait l'effort de lui acheté un écharpe de couleur émeraude comme ses yeux…preuve que sa sœur ne la haïssait peut-être pas autant qu'elle le laissait entendre.
Alors qu'elle s'apprêtait à descendre pour prendre son petit déjeuner, un bruit attira son attention.
Elle tourna la tête, un hibou très majestueux frappait à sa fenêtre.
C'est en fronçant légèrement les sourcils que Ginny lui ouvrit.
Avec une élégance merveilleuse, le hibou au plumage ébène lui tendit sa patte.
Ginny prit la boîte rectangulaire et le petit mot qui l'accompagnait.
Le hibou s'envola, sa tâche finit.
La rousse ouvrit délicatement la boîte et découvrit une des choses les plus belles qu'elle ai jamais vu.
Ce n'était pourtant qu'une fleur. Mais pas n'importe laquelle.
C'était une Fleur de Lys éternelle.
Elle était plus que rare.
Ginny était émerveillée.
Elle s'empressa de lire la lettre qui était jointe pour connaître l'expéditeur.
Mais elle n'était pas signée.
Il y avait juste ces simples mots :
« Ma chère Lily,
Je te prie d'accepter ce présent.
C'est tellement peu et je m'en veux presque de ne pas trouver quelque chose de meilleure pour la plus merveilleuse des filles au monde, la plus belle aussi.
Mais je m'égare.
Je te souhaite un joyeux noël ma Fleur de Lys. »
Ginny dû relire la lettre quatre fois pour y croire.
« C'est tellement peu », une Fleur de Lys éternelle être « tellement peu » !
C'était le plus beau cadeau qu'on pouvait offrir !
Si ces fleurs étaient si rares, c'étaient parce qu'il fallait un être très puissant pour les planter…mais ce n'était pas tout…il fallait aussi qu'elles acceptent d'être cueillit et pour cela il fallait être sincèrement amoureux car elles puisaient leur force et leur éternité dans l'amour de la personne qui les avait cueillit…c'était assez complexe, si l'amour s'éteignait alors les fleurs aussi…elles n'étaient donc pas si éternelles…
Ce qui voulait dire que la personne qui lui avait envoyé ça aimait Ginny…
Elle se sentit rougir à cette constatation.
Mais qui aurait pu lui envoyé un tel cadeau ?
« Ma Fleur de Lys »
Ginny fixa ces mots, son cœur battait si fort dans sa poitrine.
Elle parcourut la lettre à la recherche du moindre indice, puis défaite elle finit par plié le mot en deux.
C'est là qu'elle l'aperçut.
Un cerf majestueux aux bois fières et entrelacés de Fleur de Lys, avec des yeux émeraude, galopait au bas du parchemin…
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« Je suis vraiment désolée Lily, mais Pétunia et son concours… »
« Ce n'est vraiment pas grave, je te jure ! »
« Mais tu vas l'attendre une éternité ce train ! »
Les Evans étaient en partance pour Londres, la voiture était surchargée entre les valises de Pétunia et celles de Ginny.
Il était sept du matin.
Le Poudlard Express ne partait qu'à onze heures.
Et Londres n'était plus qu'à une heure de route.
Pétunia avait divers examens à passer le lendemain dans une ville du nord, et avait insisté avec beaucoup trop d'ardeur pour s'y rendre le jour même ,ses parents avaient décidé de l'y conduire et Ginny se retrouva bientôt seule devant l'entrée de la gare.
La rousse ne leur en voulait pas, ce n'était pas vraiment leur faute.
Les adieux avaient été poignants, si on oubliait la froideur de Pétunia…
Ginny en avait les larmes aux yeux, pourquoi est-ce qu'il fallait que Pétunia soit si distante, si froide, si…elle avait pensé qu'après noël tout irait de mieux en mieux dans leur relation…mais il n'en fut rien…
Ginny passa avec nonchalance la barrière magique qui séparait deux mondes complètement différents…
Elle s'assit sur un banc dans un coin tranquille, le quai était vide, c'était la première fois qu'elle le voyait ainsi.
Un « POP » la fit sursauté.
« Ca va Kreatur ! Lâches moi maintenant et déguerpis avant que je ne t'étrangles ! »
Ginny écarquilla les yeux.
Sale, courbé et le regard presque sadique l'elfe de maison le plus haït au sein du futur Ordre du Phénix se tenait devant elle.
Un Sirius très en colère le fixait avec hargne.
L'elfe finit par disparaître sous la menace.
Black soupira. « Saleté d'elfe ! »
Une grosse male apparut de nulle part à ses côtés.
Il pesta encore.
« Alors on parle tout seul Black ? » Lança Ginny.
Ce fut au tour de Sirius de sursauter.
« Evans ? Qu'est ce que tu fais là ? »
« Je pourrais te retourner la question ! »
Elle lui fit signe de s'asseoir à ses côtés. Il s'exécuta.
Il y eut un silence…pesant.
« Disons que pour des raisons familiales, mes parents mon déposés un peu plus tôt à la gare… » Commença Ginny.
« Quatre heures plus tôt ? » Ironisa Sirius, Ginny lui lança un regard noir.
« Et toi ? » Demanda-t-elle.
Il parut soudain assez gêné.
« Pareil que toi… » Finit-il par lâcher.
Devant l'air sceptique de Ginny il fit :
« Tu me dis tes raisons familiales, je te dis les miennes, c'est donnant, donnant ! »
Ginny leva les yeux au ciel.
« Ma sœur…Pétunia…ne m'aime pas vraiment…elle déteste le fait que je sois sorcière…elle dit que je suis un monstre…elle a des examens à passer demain dans le nord…elle a insisté pour partir aujourd'hui…mais parents l'ont accompagné…je me suis retrouvé seule…voilà, c'est tout… »
Un autre silence suivit sa déclaration.
« Moi, c'est ma famille entière qui me hait… » Commença Sirius avec une petite voix, on aurait dit un enfant, Ginny fut surprise de voir qu'il se confiait aussi facilement…mais Sirius lui-même semblait étonné de sa révélation, comme du fait qu'il continua bientôt son récit…
« Ils trouvent que je déshonore ma famille…je n'est pas été à Serpentard comme ils le voulaient mais à Griffondor, la maison adverse…j'ai de nombreux amis de sang mêlé ou enfant de moldu…je ne me plie pas à leur volonté…je ne respecte pas le code de la haute société…et la liste est encore longue. Je suis tout ce qu'ils exècrent par-dessus tout. Et pour me punir d'exister ils me mènent la vie dure, ce qui n'a aucun effet, et qui les rend encore plus furieux…Aujourd'hui ma mère a décidé que je ne méritais pas sa compagnie et celle de mon frère…alors elle a trouvé ça drôle de m'envoyer ici quatre heures à l'avance avec un elfe que je déteste…ce qu'elle ne sait pas c'est que c'était sans doute le plus beau cadeau qu'elle pouvait me faire…les quitter plus tôt… »
Il sourit largement à sa dernière phrase.
Mais Sirius ne voulait pas croiser le regard de la rousse, de peur d'y voir du dégoût, ou pire de peur d'y lire de la pitié…
Mais lorsqu'il releva la tête, ses yeux bleu nuit rencontrèrent le regard plein de compassion de Ginny, pas de la pitié, mais de la compassion, de la compréhension…rein d'autre.
Elle lui sourit gentiment. Il lui répondit.
Il comprenait pourquoi James aimait cette fille…
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« …et la James s'est mit à lui courir après pour lui tordre le coup mais Peter est plus malin qu'il n'y paraît alors… »
Ginny riait tellement qu'elle avait mal aux côtes.
Plus de trois heures étaient passées, le quai commençait à être bondé.
Durant tout ce temps elle avait parlé avec Sirius…il était très différent de ce qu'elle connaissait de lui…elle l'adorait, il était monté en flèche dans son estime…
De plus Sirius semblait l'apprécier grandement.
Les choses allaient changés…
« On parle de moi ? » Fit une voix derrière eux.
Dans un même geste Ginny et Sirius se retournèrent.
James les regardait avec amusement.
A ses côtés, Ginny reconnut tout de suite Harry Potter.
Il y avait aussi une femme, très belle.
De long cheveux bruns tombant en cascade, de magnifique yeux chocolat, un visage fin…très belle, vraiment, pensa Ginny.
Sirius fit une grande claque dans le dos de son ami qui le lui rendit bien, Ginny sourit et se contenta d'un signe de la tête accompagné d'un « Potter », lancé avec amusement.
Il lui fit un sourire éclatant, qui devint bien vite très charmeur.
Elle leva les yeux au ciel.
« Range tes griffes Potter ! » Fit –elle
Il rie.
La femme à ses côtés se racla la gorge pour signaler sa présence et celle de Potter Senior.
Sirius se jeta sur elle et elle rie en lançant un « Sirinouchet tu m'étouffes ! »
Ginny eut du mal à cacher son fou rire.
De nouveau libre la femme se présenta.
« Léonora Potter, la mère de James. Enchantée. »
« Oh…Lily Evans, moi de même. »
« Et voici mon grand père, Harry Potter, mais tu le connais déjà n'est-ce pas ? » James eut un sourire en coin.
Ginny rougit et salua l'homme.
Sirius regarda son ami sans comprendre. Il allait dire quelque chose quand soudain il parut très gêné et fixa un point dans le dos de Ginny.
Celle-ci se retourna.
Beth était en prise avec ses parents, la discussion devait être houleuse.
« Mince ! » Souffla Ginny.
Le regard de Beth se porta alors sur la rousse, elle eut un sourire que Ginny lui rendit.
Elle feint la docilité face à son père, qui une fois satisfait s'en alla sa femme pendue à son bras, qui regardait Beth avec indifférence.
Ginny vit son amie courir dans sa direction et lui sauter dans les bras.
« Lil', tu m'as manqué par Merlin ! »
« Oui moi aussi…mais je ne peux plus respirer ! »
Un rire retentit derrière elles.
Ginny avait complètement oublié la petite troupe qui se tenait là.
Beth parut soudain, tout comme Sirius, très gênée.
Elle salua respectueusement les Potter et lança timidement un « Salut Black ».
Il s'était définitivement passé quelque chose pendant les vacances, car Sirius lui répondit sans plus d'assurance.
Ginny repéra au loin les Prewett, c'était un excellent prétexte pour fuir.
« Oh regarde Beth ! Gordon et Gidéon ! Viens…J'ai été ravie de vous renconter » Fit elle à l'égard des Potter qui lui offrirent de beaux sourires.
Le grand père de James lui fit même un clin d'œil.
En revanche James et Sirius firent de sombres mines.
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Janvier était passé à une vitesse affolante.
Les cours avaient repris, le train train quotidien aussi.
Les matins avec Remus, les plaisanteries de Gordon et Gidéon, les disputes avec James…
Quelques petites choses avaient tout de même changé.
Ginny passait beaucoup plus de temps avec les maraudeurs qu'à l'ordinaire en raison de sa récente amitié avec Sirius et aussi elle avait découvert le fin mot de l'histoire concernant ce dernier et Beth…
Lors de la réception organisée par le ministère pour la haute société sorcière, Beth avait suivit le conseil de ses amis et avait préféré passer la soirée en compagnie de James et Sirius plutôt qu'avec d'autres personnes qu'elle appréciait encore moins que les deux maraudeurs.
Ils avaient parlé sans qu'aucunes disputes ne viennent obscurcirent le tableau…
Et Sirius avait timidement demander à Beth si elle voulait danser, elle avait bien évidement accepter.
Ils étaient même allés jusqu'à avouer qu'ils ne se détestaient pas tant que ça lorsque… Monsieur Smith, le père de Beth ne l'arrache à Sirius en lui interdisant tout contact avec « ce traître de Black » et en la forçant à danser avec un certain Grégory Goyle, que Beth avait haït plus que tout au monde…
Depuis lors, Beth ne critiquait plus Sirius, elle passait même beaucoup de temps avec lui…au grand damne des autres filles…Sirius était très populaire…
Ils étaient mignons, pensait Ginny, oh ils n'en étaient pas encore à sortir ensemble mais cela ne saurait tarder…
Les jours s'étaient donc succéder et janvier avait fait place à février.
Au 14 février plus précisément.
La saint Valentin.
Ginny haïssait cette stupide fête.
Beth, elle, plaçait beaucoup d'espoir sur ce jour.
Elle se leva même avant Ginny ce jour là.
En fait, tout le dortoir s'était levé plus tôt que Ginny ce jour là.
Je hais cette fête
Elle traînait, on était samedi, elle pouvait se le permettre…
Elle bailla, elle irait sûrement voir Hagrid aujourd'hui, pour échapper à toutes ces choses stupides que les amoureux faisaient…beurk
Elle se leva paresseusement.
Toc Toc.
Qu'est ce que c'était…
Toc Toc.
Le regard de Ginny se posa sur la fenêtre.
Un hibou majestueux au plumage ébène se tenait là. Le même que celui de noël.
La rousse se précipita.
Comme la dernière fois, le hibou s'envola une fois sa tâche achevée.
C'était encore une Fleur de Lys éternelle.
Magnifique.
Ginny parcourut le mot joint à la fleur.
« Ma chère Fleur de Lys,
N'est ce pas le meilleur des jours pour t'avouer mes sentiments ?
Je ne te le cache pas, et tu devais déjà t'en douter, intelligente comme tu es.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Tu es mon ange. »
Peut-être qu'elle ne haïssait pas tant que ça cette fête finalement, songea-t-elle en observant le cerf aux yeux vert galopé…
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Ce fut avec un magnifique sourire qu'elle arriva à la Grande Salle ce jour là.
Elle rayonnait.
Cependant son sourire s'effaça un peu en voyant Amos s'approcher à grands pas vers elle, une rose à la main.
Il n'y avait aucun moyen pour le fuir.
« Lily » Fit il de cette voix mielleuse que Ginny détestait.
Elle grimaça.
« Tiens, c'est pour toi. J'espère que tu accepteras de… »
Mais il fut coupé par Beth qui volait au secours de son amie.
« Lily ! Tu en as mis de temps, viens tout les monde t'attends ! »
« Oui…à plus tard Amos…euh…merci pour la rose. »
Elle s'approcha de la table Griffondor en vitesse.
Elle sentait le regard noir de James posé sur elle et sur la rose qu'elle tenait.
Ce fut d'une voix froide qu'il lui dit :
« Magnifique rose. »
Ginny le regarda dans les yeux et lui répondit :
« Je préfère les Fleurs de Lys. »
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Février, mars, et avril étaient passés en coup de vent.
Mai était déjà bien entamé.
Les buses approchaient à grands pas, le stresse avait gagné la majorité des étudiants.
Ginny se rendait présentement à son rendez-vous d'orientation avec le professeur McGonagall.
Elle frappa doucement à la porte et entra après qu'on lui ai donné la permission.
« Très bien Miss Evans, avez-vous déjà réfléchi à une carrière future ? »
Ginny acquiesça lentement.
« J'ai toujours rêvé d'être médicomage…en fait j'aimerai beaucoup suivre la formation de médicomagie que vous proposez en parallèle aux études à Poudlard… »
McGonagall la regarda intensément.
« Vous voulez sans doute raccourcir vos études…vous n'êtes pas sans savoir que cette formation fait en sorte que vous n'ayez plus qu'un an d'étude pratique après Poudlard… »
« Oui je sais. »
« Vous devez également savoir que seules deux personnes sont choisies par l'école et l'hôpital … »
« L'hôpital ? »
« Oui, cette formation ne peut se faire sans le consentement de la médicomage en chef de Saint Mangouste…Madame Potter en l'occurrence… »
Ginny resta silencieuse, la mère de James était médicomage ?
Son professeur continua.
« Vous devez également savoir que cette formation est très difficile, et qu'il vous faudra sacrifié tout vos samedis…enfin…êtes vous prête à faire ce choix ? »
« Oui » Fit Ginny fermement. « C'est la guerre, il ne faut l'oublier, bientôt les médicomages
seront indispensables et même vitales, or ils se font rares…je préfère prendre les devants… »
Le professeur de métamorphose lui offrit un grand sourire.
« Je soutiendrais ardemment votre candidature. »
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Enfin !
Il ne restait qu'un examen !
Un seul petit examen de métamorphose et Ginny serait tranquille !
« Si on allait réviser dans le parc, il fait vraiment beau aujourd'hui ! »
« Oui, peut-être que ce stupide énergumène sera là aussi ! » Soupira Beth.
Elle parlait de Sirius.
Il n'avait rien fait pour se rapprocher de Beth, rien.
Et celle-ci commençait à perdre patience.
Ils tournaient en rond.
Alice et Léna rirent.
Cela faisait longtemps qu'elles n'avaient plus ce problème.
Elles s'assirent près du lac et s'amusèrent avec le calmar géant.
Une demi heure plus tard.
« …me fais VOMIR »
Ginny s'en alla d'un pas rapide.
Ils s'en étaient prit à Rogue.
Les maraudeurs s'en étaient prit à Rogue.
Ou plutôt James et Sirius s'en étaient prit à Rogue.
Ni Remus, ni Peter ne s'en étaient mêlés. Mais ils n'avaient rien fait pour les arrêter non plus.
Personne n'avait rien fait. Tout le monde avait laissé faire.
Mais pas elle.
Pas après tout les efforts qu'elle avait faits avec Rogue.
Merlin !
Alors qu'elle prenait sa défense le Serpentard l'avait insulté de…de sang de bourbe !
L'imbécile !
Il ne l'avait jamais insulté avant, jamais.
Tout ça à cause de ces stupides maraudeurs !
Ginny était en colère. Très en colère.
Elle leur en voulait. Beaucoup.
Et elle leur fit bien sentir.
Elle ne s'assit pas avec eux au déjeuner. Elle ne leur adressa pas une parole.
Ne leur lança aucun regard.
Les maraudeurs avaient pourtant tout essayé.
Mais une Weasley en colère ne se calmait pas si facilement.
Une Weasley comme elle, était rancunière.
Beth, elle-même trouvait Ginny effrayante dans sa colère.
Les examens se clôturèrent sur cette touche froide.
Ni Remus, ni Peter, ni Sirius et encore moins James ne supportaient plus l'ignorance totale de Ginny à leur égard.
Ils ne s'en étaient pas rendu compte plus tôt, mais la rousse avait tout même prit une place importante dans leur vie.
Ce fut sans doute cela qui poussa Sirius à faire une erreur, une très grosse erreur.
C'était une semaine avant la fin de l'année scolaire.
Un vendredi soir.
La salle commune était vide ou presque.
Ginny était assise sur un des fauteuils près de la fenêtre.
La lune était pleine.
Elle en voulait peut-être à Remus, mais cela ne l'empêchait pas de s'inquiéter pour son ami.
Elle observa le parc plongé dans l'obscurité.
Tout était silencieux.
Soudain, une silhouette se faufila jusqu'au sol cogneur.
Elle était souple mais pas assez face à l'arbre.
Elle plongea sur le côté et ramassa une branche.
Ce n'était définitivement pas un maraudeur.
Aucun maraudeur ne serait entré sans aucune protection sous l'arbre face à un loup garou en colère.
La silhouette entra dans le saule cogneur.
Au même moment, du haut de la tour Griffondor, Ginny entendit un « TU AS FAIT QUOI ? » hurlé si fort que toute la tour aurait pu se réveiller…mais les Griffondor étaient des dormeurs invétérés, personne ne se réveilla…
Des pas retentirent dans l'escalier, des voix aussi.
« Comment as-tu osé Sirius ? Comment as-tu osé ? Est-ce que tu as pensé à Remus ? A ce qu'il ressentirait si…si…Oh par Merlin ! » Répétait James avec hargne.
Sirius, Peter et James firent leur apparition dans la salle commune.
Ils ne remarquèrent même pas Ginny et s'empressèrent de sortir.
James tenait un bout de parchemin vierge à la main…
Mais qu'est ce que Sirius avait encore fait ?
Ginny scruta le parc par la fenêtre de la tour.
Le saule se figea pour la deuxième fois sous ses yeux.
Elle vit Sirius et James surgir de nulle part.
Une petite forme trottinait à leur côté.
James s'engouffra sous le saule…
Pitié, qu'il ne lui arrive rien…
Dix minutes plus tard, il ressortait tenant la silhouette qui s'était aventurée au cœur même d'un profond danger.
Sirius s'approcha.
Un rayon lunaire éclaira le visage de la silhouette.
Severus Rogue.
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Le silence.
Encore et toujours.
Le silence.
Depuis trois jours il n'y avait que silence.
Un silence pesant.
Tout les Griffondors avaient fuit la tour pour se réfugier dans le parc.
Trois jours que James avait sauvé la vie de Rogue.
Trois jours que Remus s'était cloîtré dans un mutisme.
Trois jours que Sirius se confondait en excuses et que Peter ne savait plus quoi faire.
Trois jours que les maraudeurs ne se parlaient plus.
Et ce silence qui s'en était suivit.
C'était comme si la tour Griffondor était en deuil.
Ginny était assise dans un coin de la salle commune.
Même Beth, Gordon et Gidéon avaient préférés fuir plutôt que subir ce silence oppressant.
La rousse essayait de lire, mais cela faisait dix minutes qu'elle relisait la même ligne sans rien retenir.
La salle commune était vide.
Les maraudeurs aussi la fuyaient.
Ginny ne leur avait pas parlé. Pas qu'elle était encore fâchée.
Non.
Seulement, des maraudeurs en colère…c'était effrayant.
Soudain, Sirius fit son apparition entrant par le portrait de la Grosse Dame. Au même moment Peter et Remus descendaient du dortoir.
Le temps sembla se figer.
Et il n'y eut du mouvement que lorsque James entra à son tour dans la Salle commune.
Ce silence encore.
Personne ne parlait.
Ginny n'en pu plus.
Elle referma son livre d'un geste sec qui fit sursauter les quatre garçons.
Ils n'avaient pas remarqué sa présence.
« Ca suffit maintenant ! »
Ils écarquillèrent les yeux.
« Vous allez vous parler et TOUT DE SUITE ! »
« Pour dire quoi ? » Fit Remus. C'était la première fois qu'il parlait depuis trois longs jours.
« Parlez de la pluie et du beau temps, des buses ou encore mieux de ce que vous avez sur le cœur ! »
Ginny n'était pas sensée connaître la raison de leur dispute.
Ils la regardèrent, sceptiques.
« Il n'y a rien à dire. » Lâcha Remus avant de faire un mouvement pour s'en aller.
« NON ! Tu attends et tu m'ECOUTES ! »
Il se figea et s'exécuta, on aurait dit une mère qui criait après ses enfants…
« Par Merlin tout puissant ! Regardez vous ! Vous vous détruisez ! »
Elle marqua une pause.
« Je vais vous dire pourquoi vous devez parler, pourquoi c'est tellement important de vous réconcilier… »
Ils étaient suspendus à ses lèvres.
Elle se leva et se dirigea vers la porte de son dortoir.
Ginny se retourna et leur fit face.
« Maraudeur un jour, maraudeur toujours ! »
Quatre sourires accueillirent sa remarque, les maraudeurs reprenaient du service…
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OUF ! 20 pages !
Je n'y crois vraiment pas !
C'est le plus long chapitre que j'ai jamais écrit !
Pour la peine que je me suis donnée j'espère vraiment que ça va vous plaire !
Et vous avez intérêt à me faire plein de REVIEWS lol
Pendant que j'y pense, un grand merci à :
Shaeline, Manon, Kaena Black, Pottera et Lisou52
Alors voilà, pour le prochain chapitre je ne sais pas trop quand je pourrais l'écrire…
Merci de me Lire, Gros bisous !
Eléonore
