Principe:
Le Round Robin a pour équivalent en français le jeu appelé "Cadavre Exquis". Le principe est simple, on demanda à une personne de commencer une phrase puis de passer le relais à la suivante. Le principe est le même dans la fanfiction. Un auteur commencer une histoire, les suivants la feront vivre et partir dans d'autres directions.
Mélowyn (lien dans le profil) a courageusement pris la place la plus difficile en lançant le premier Round Robin de notre LJ communauté.

Disclaimer:
Les personnages et les lieux sont la propriété de JKR, sauf Tamara et les autres OC, estampillée comme made in Mélowyn!

Note de la Robiniste:
Ici Menhlo, je vous souhaite un bon vol dans la compagnie RRairlines ! Pour ce chapitre, c'est moi qui remplace Mélowyn , mais j'espère un retour rapide à la tite Mélo' ! Donc, j'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents. Je vous laisse lire, et je vous retrouve en bas de la page

Un voyage muet

Depuis que Godric était revenu de son escapade nocturne, le voyage avait vraiment commencé.

Les sentiers étant trop exposés, on ne se risquait pas à les prendre. Godric avait dégoté un cheval pour moi, et pauvre bête, je devais être une piètre cavalière : je m'étalais presque de tout mon long sur sa croupe pour me reposer car mes yeux se fermaient tous seuls, sans besoin de les commander. Les sorciers se relayaient donc pour tenir les reines de mon destrier.

Voilà bientôt trois jours que je n'avais pas prononcé un mot. Je restais immobile, sous ma couverture, somnolente. Je ne mangeais plus, sauf la nourriture que Godric me forçait à ingurgiter.

Non pas que les trois sorciers m'aient empoisonnée ou hypnotisée mais je n'avais ni la force ni la volonté de me déplacer pour ensuite m'enfuir, avec des insultes bien pensées à leur adresser. De toute façon qu'aurais-je pu faire après les avoir quittés ? Partir dans une contrée toujours plus lointaine ? Même dans l'hypothèse d'y parvenir, j'avais de très minces chances d'y arriver. Et puis... je n'avais pas l'envie de tout recommencer de zéro. Toute ma vie n'aurait été que mensonges après mensonges. Et je ne voulais pas de ça. Tout ce que j'avais accompli avant, tout ça pour rien.

Complètement découragée, je n'avais qu'une idée en tête : rester ici, et attendre que mort s'en suive. De toute façon, je n'avais plus rien à perdre. Autant en finir au plus vite avec cette histoire. Avec un peu de chance, la faim m'emporterait rapidement.

A peu près une semaine après notre départ, notre stock de provisions à l'origine déja très sommaire commença à s'amenuiser et Godric entreprit d'aller en ville pour chercher de quoi nous restaurer les prochains jours. Nous restions donc, Rowena, Serpentard et moi, dans les bois, loin du sentier à attendre le retour de Gryffondor.

Rowena, visiblement irritée de ma présence et de mon état, fit part de sa réflexion à Serpentard, en crachant presque :

- "Regarde-la. Tu connais un état plus larvaire, toi ?

- Rowena, on pas le choix tu sais bien. Godric ne veut pas la laisser comme ça. Et nous ne pouvons pas aller à la ruine sans lui. Nous avons passé un pacte : sans l'un de nous quatre, nous pouvons abandonner le projet."

Et toujours sifflante, Rowena rétorqua d'un ton sec :

- "Je sais bien, je sais bien... Mais vu comment c'est parti, elle va venir avec nous. Je sens ça gros comme une maison.

- Et justement Rowy, elle vient avec nous. Tamara nous accompagne."

Godric venait d'arriver, et avec lui, les mots que personne n'osait refuter.

- "Mais Godric... Elle ne sait rien faire, elle ne nous servira à rien.

- Tant pis, on a pas le choix. J'ai essayé de faire des provisions pour le voyage. J'ai entendu les villageois parler : l'étendue des patrouilles de la garde s'agrandit de plus en plus. On ne peut plus se permettre de rester ici plus longtemps. Ils vont bientôt s'apercevoir de notre passage. On part à la ruine, rangez tout ca.

- Nous avions fait un marché !" répondis-je d'un seul coup.

Ma voix était si faible, si sèche que j'en eut mal à la gorge.

- Vous deviez me laisser partir quand nous nous serions éloignés du comté.

Godric ne me laisserait pas ici, dans les bois, je le savais. Mais je voulais lui rappeler notre dispute, du mal qu'il m'avait fait. Mais surtout que je souffrais d'être là, transportée comme un sac, sans aucune utilité, et dans un "état larvaire" comme disait si bien Rowena. Je ne voulais plus être un fardeau. Je voulais qu'on me laisse là, dans les bois, sans aucune perspective d'avenir.

Aucune expression ne passa sur le visage de Gryffondor à cet instant. Il me regarda, comme si je n'avais pas dit un mot, et entreprit de me faire monter sur mon cheval.

- Aller, on y va. Pas de temps à perdre.

Il n'avait peut-etre rien entendu. Car ma voix s'était simplement perdue au fond de ma gorge et qu'aucun son n'était sorti. J'avais envie de pleurer, mais là non plus, rien ne sortit.


Rendez-vous à ne pas manquer dans 15 jours: la fin du premier tome des aventures de nos sorciers avec:

"Un plan, quatre amis, une nouvelle rivale et de la tarte aux ketchs"

Non, vous ne vous trompez pas, le titre est étrange!