Ca y est je suis de retour !

Les vacances y a vraiment que ça de vrai !

Bienvenu à As (Asn) et merci pour tes reviews, je suis ravie que l'histoire t'ait autant plu.

Bien sûr je ne vous dirais rien sur vos idées pour Londres, je vous laisse lire par vous-même les prochains chapitres, mais y a de l'idée :)


Elizabeth ne fut pas la seule à être gâtée par William Darcy. Chacun des invités reçu un présent, plusieurs pour les 3 jeunes filles, et tous furent plus que satisfait. Mr Gardiner notamment avait hâte que la belle saison revienne pour qu'il puisse essayer ses nouvelles cannes à pêche et ses nouveaux appâts. Elizabeth avait appris de son époux que certains de ses cadeaux étaient en route pour Londres. Il souhaitait qu'elle se sente aussi chez elle dans la vieille maison de ville, aussi avait-il demandé à ce que soient préparées certaines requêtes qu'elle avait déjà effectuées à Pemberley. Cette fois, Elizabeth trépignait de voir ce qu'il avait prévu pour elle. En attendant, elle profitait du mois de janvier avec ses invités, tout en se préparant pour la Saison. Elle savait que ce qu'elle avait vécu à Pemberley était un intermède : la vie y était douce, assez calme hormis quelques visites entre amis. Et hormis les quelques difficultés d'adaptation avec le personnel, elle se savait acceptée des amis et de la famille de Darcy. En revanche, elle savait qu'à Londres les choses seraient plus corsées, et elle avait tenu à discuter de leur futur train de vie Londonien avec Darcy. Et comme à chaque fois, elle profitait de l'intimité et la chaleur de l'un des lits conjugaux.

15 jours après Noël

- Parle-moi de Londres… Que faisais le William célibataire ?

- J'en faisais le moins possible. Je rendais visite aux amis, assistais à leurs soirées, et voyais mes voisins de la rue Grosvenor. Tu sais que je ne suis pas un mondain.

- J'ai dû avoir quelques indices oui… Donc je risque d'être au bras du Darcy fier.

- Sans aucun doute ! Disons que c'est mon costume de bal, plaisanta-t-il. Comme tu le sais, il n'y a qu'en petit comité qu'il m'est possible d'être courtois.

- Oui je le sais. Et même si je préfère le courtois, je ne lâcherai pas le bras du vaniteux pour autant.

- Et je serais encore plus fier de t'avoir à mon bras !

- Oh je suis sure de n'avoir rien à envier aux splendides femmes de Londres.

- Détrompes toi. Tu seras l'une des plus belles, je peux te le garantir.

- En fait, c'est bien le cadet de mes soucis. Je m'inquiète plutôt de l'accueil qui me sera réservé.

Darcy se décala un peu dans le lit, afin de capter le regard de son épouse. Il venait de comprendre qu'elle ne se sentait pas au mieux avec leur future destination.

- Lizzy… Quand cesseras-tu de te préoccuper de gens qui m'indiffère ? Tu as rencontré les personnes qui comptent le plus, et elles t'ont adoptée avec une facilité déconcertante comme je m'y attendais. Les autres, pardonne moi, mais je m'en fiche.

- Je ne voudrais pas que tu sois mis au ban par ma faute.

- N'avons-nous pas déjà eu cette conversation ?

- Si, et je sais ce que tu penses. Mais je pourrais facilement commettre un impair en ne retenant pas mes sarcasmes, et cela pourrait te nuire.

- Absolument pas, et j'aimerai que tu cesses de t'inquiéter à ce sujet. Normalement tu ne devrais penser qu'à tes futures tenues.

- Je ne fais pas partie de cette catégorie de femme, rit Elizabeth.

- Et cela m'enchante…

- Pour en revenir à notre sujet initial, nous ne sortirons pas beaucoup ?

- Tout dépendra de toi. Si tu le souhaites, nous pourrons aller à de nombreuses invitations. Fitzwilliam m'a informé qu'on parlait beaucoup de toi à Londres à l'annonce de notre mariage, et il se peut que nous soyons invités partout pour assouvir la curiosité générale. En revanche, nous pouvons également ne voir que nos amis, et n'aller qu'à St James pour ta présentation.

- Je suppose que la deuxième solution est ta préférée.

- Tu supposes bien, mais si tu souhaites jouer les mondaines, nous le ferons.

- Je n'en sais rien en fait.

- Nous verrons dans ce cas. Mais je comprendrais que tu veuilles découvrir ce monde-là de façon approfondie. C'est logique et cela correspond à ton caractère.

Elizabeth opina et lui sourit. Elle ne savait pas comment les choses allaient se dérouler, mais elle avait maintenant le choix de vivre ou de subir la Saison.

Elizabeth eu également le loisir de voir que les rapprochements observés pendant le repas de Noël se confirmaient.

Georgiana fut moins enjouée après le retour à Oxford de John Woodward et passa plus de temps devant son piano. Elizabeth se demanda si la jeune fille viendrait se livrer ou si elle devait forcer un peu les choses pour qu'elle se confie. Elle décida d'attendre d'être à Londres, en comité bien plus restreint, si rien ne venait d'ici là. Elle n'en avait pas parlé à son époux, et il semblait qu'il n'avait rien remarqué du changement opéré chez sa sœur. Elle attendrait pour cela également de voir comment les choses avanceraient, son amie Augustina lui ayant dit que John viendrait à Londres durant la Saison. Elizabeth ne voulait pas précipiter les choses en parlant de ce rapprochement si rien n'avançait : il ne servait à rien de mettre Darcy sur des charbons ardents pour rien.

Kitty et Harold Mayfield passaient beaucoup de temps ensemble, à discuter, jouer aux cartes ou encore à se balader dans la serre. Bien sûr, ils ne se retrouvaient jamais seuls, respectant les convenances. Mais il était plus que palpable pour les personnes qui les accompagnaient qu'ils s'appréciaient énormément. Dans le souci de respectabilité, Harold discuta avec Darcy de la jeune Miss Catherine lors d'une partie de chasse

- Ainsi vous appréciez ma jeune belle-sœur ? demanda Darcy totalement ignorant de ce qui s'était déroulé devant lui depuis 1 mois.

- Je ne saurais vous dire à quel point elle m'enchante ! Elle est si rafraichissante, si gaie et candide.

- Il faut admettre qu'elle a 10 ans de moins que vous. La candeur va avec la jeunesse.

- Votre épouse est à peine plus âgée que Catherine et ne peut être décrite comme candide, plaisanta Harold.

- Je ne peux que confirmer ! Elizabeth n'a pas du tout le même caractère. Mais elle n'est pas notre sujet de conversation.

- C'est vrai. Pensez-vous que Mr Bennet consentirait à m'accorder la main de sa dernière fille?

- Vous êtes vraiment conquis apparemment. Mais je vais être honnête, vous savez qu'elle n'est pas riche, et qu'elle a certains liens familiaux plutôt inférieur à votre conditions.

Darcy regarda son ami, cherchant à voir à quel point il était épris de Catherine. Il voulait être sûr que comme lui il ferait fi du reste par amour, et que l'argent l'importait peu. Il avait connu Harold Mayfield durant ses études à Cambridge : il était l'héritier d'une riche famille d'éleveur de chevaux du Devonshire, et ils s'étaient entendus immédiatement. Darcy n'imaginait pas que son ami soit un félon, ou qu'il puisse avoir une idée derrière la tête, mais il préférait le tester.

- Vous savez que je ne manque de rien, et surtout, vous savez que je viens moi-même de la campagne. Pour avoir rencontré ma famille, vous savez que leur seul souhait est que je me marie et que j'ai des dizaines d'enfants. Le choix de la personne reste de mon ressort, et je souhaite ardemment avoir Miss Catherine Bennet pour épouse.

- Très bien, et qu'en pense-t-elle ?

- Je pense qu'elle en serait ravie. Mais comme je sais son père en dehors du pays…

- Il m'a laissé, ainsi qu'à mon ami et beau-frère Charles Bingley, le droit de prendre ce type de décisions en son absence.

- J'avoue que c'est une très bonne nouvelle pour nous. Je voulais vous parler en tant que vieil ami, voir si ma demande ne vous gênerait pas.

- Je vous sais honnête et droit, je n'y vois aucune objection. Je doute que Charles en ait, alors… Peut-être est-il temps de parler à Miss Catherine.

Harold sourit, tout en s'engageant à faire sa demande à leur retour.

Charles n'avait bien sur rien à redire à cette union, et lorsque Kitty accepta la demande d'Harold Mayfield, tout Pemberley fut très vite informé par ses cris de joie. Elizabeth et Jane furent émues aux larmes en la voyant si heureuse, et elles félicitèrent les nouveaux fiancés avec chaleur. Plus tard dans la soirée, alors que les quatre sœurs et Georgiana étaient réunies près du feu du grand salon, Kitty tenta d'exprimer à quel point elle était heureuse.

- Je serais aussi comblée que Jane et Lizzy, j'en suis certaine. Il est si attentionné et intelligent. Je n'aurai pu rêver un tel bonheur après la fin d'année que nous avons vécue.

- Tout le monde a droit à sa part de bonheur, dit Mary. Il n'y avait aucune raison pour que tu n'y aies pas droit.

- Je me disais surtout que je ne verrais pas le bout de ma tristesse. Lydia et mère me manquent toujours beaucoup, mais grâce à Harold, cela fait beaucoup moins mal. Et tout ça je te le dois Lizzy, merci.

- Je n'ai pourtant rien fait.

- Tu as choisi d'épouser Darcy, tu m'as accueillie ici, et tu as invité Harold pour les fêtes. Je pense que c'est déjà plus que suffisant, car nous n'aurions jamais pu nous découvrir sans toi et Darcy.

- Vu de cette façon, tout le mérite me revient effectivement, plaisanta Elizabeth. Je suis ravie pour toi, et je ne peux que souhaiter de dénouements aussi heureux pour mes autres sœurs.

Elle regarda Georgiana avec un léger sourire, qui la fit rougir et tourner la tête vers les autres convives de la pièce. Mary se récria contre l'idée d'un mariage.

- Aucun homme n'a attiré mon intérêt ! Ils sont certes tous agréables et cultivés, mais aucun ne me correspond !

- Que te faut-il donc ? demanda Kitty

- Un homme plus spirituel, plus littéraire, plus poétique.

- Tu n'es pas prête de le trouver !

- Et bien je ne me marierais pas !

Elizabeth changea de conversation pour revenir au futur mariage de Kitty, qu'ils organiseraient à Londres. Cette dernière était déjà folle d'impatience à l'idée de préparer son trousseau à la dernière mode de Londres, et Georgiana lui promit de lui servir de guide dans les meilleurs endroits. Au moment de se coucher, Darcy demanda à son épouse ce qu'elle pensait de l'union, n'ayant pas eu l'occasion d'en parler durant la soirée.

- Je suis très heureuse pour Kitty. J'aurai émis plus de réserve si ce n'était pas un vieil ami à toi.

- A cause de la rapidité de la demande ?

- Oui. Ils se fréquentent depuis 1 mois, c'est assez court.

- A la façon dont il m'a parlé d'elle, c'est un mariage d'amour sans conteste. Il semble la vénérer.

- Tant mieux. Ce sera définitivement son année ! Entre la présentation à la reine, son mariage, sa première Saison… Elle sera heureuse et bien installée…

- Elle sera en revanche très loin de toi lorsqu'elle sera au haras Mayfield.

- Je sais… Mais nous nous écrirons. Et j'aurai moins de peine que si c'était Jane, car comme tu le sais les liens ne sont pas les mêmes. A ce sujet, ou en êtes-vous Charles et toi ? Trouve-t-il son bonheur en Derbyshire ?

- Non…

Elizabeth fut aussitôt déçue.

- Mais en Yorkshire oui, dit Darcy tout sourire fier de son effet quand il vit les yeux de son épouse retrouver leur éclat.

- Vraiment ?

- Oui. Il hésite encore entre deux très belles demeures, à environ 30 miles de Pemberley, mais on peut dire que c'est fait. L'une ou l'autre sera la nouvelle maison de ta sœur.

- C'est décidément la journée des bonnes nouvelles, dit Elizabeth en se couchant près de son mari.

Il l'enlaça avant qu'ils ne s'endorment, heureux du bonheur autour d'eux.


Les Darcy et leurs invités arrivèrent à Londres à la fin janvier. Chacun rentra chez soi avec pleins de souvenirs agréables de leur séjour à Pemberley, et prêt à se revoir très fréquemment durant la Saison. Lorsqu'Elizabeth se retrouva devant l'immense maison de ville de la rue Grosvenor, elle ne ressentit pas la même appréhension que celle qu'elle avait eue à Pemberley. Peut-être étais ce parce que la maison était moins imposante, ou parce qu'elle avait pris en assurance, mais elle se sentait bien et pas une peur ne l'assaillit. Au bras de son époux, elle passa le perron avec un large sourire pour le personnel qui les attendait. Ils s'inclinèrent devant eux avant que Darcy ne fasse brièvement les présentations.

- Et pour finir, voici Mrs Carpenter, l'intendante de la maison.

- Bienvenue Mrs Darcy.

- Merci Mrs Carpenter.

- Merci de guider Miss Bennet, ici présente et Miss Catherine vers leurs chambres.

- Bien Monsieur.

Darcy fit visiter la maison à Elizabeth, tandis que les jeunes filles partaient vers leurs chambres. Elizabeth regardait autour d'elle, les murs, la décoration beaucoup plus ostentatoire qu'à Pemberley. Les pièces étaient plus petites et semblaient bien plus chargées en bibelots, peintures et autres vases et bougeoirs. Elle ne se sentait pas très à l'aise, étant beaucoup plus simple que tout cet apparat, mais toute gêne disparu quand Darcy la fit entrer dans la chambre qu'il occupait. Elle ressemblait à celle qu'il avait à Pemberley, et respirait la chaleur et sa simplicité habituelle.

- Je pense que je ne quitterais jamais cette pièce, dit-elle en allant à la fenêtre voir la vue.

- Aurais-tu décidé que nous soyons de vrais ermites fornicateurs ? dit-il l'air taquin en s'asseyant sur le lit

Elizabeth éclata de rire.

- C'est plutôt la seule pièce ou je me sente complètement bien, dit-elle en revenant vers lui après avoir cessé de rire.

- Je me doutais que la maison te plairait moins que Pemberley. D'où mes idées cadeaux pour que tu te sentes mieux.

- Je ne m'attendais pas à ce que tout soit si richement décoré, je l'avoue.

- Nous sommes à Londres Lizzy.

- Et donc ?

- Et donc ici tout est question d'argent et d'apparence. Mes parents recevaient beaucoup, et ils devaient transmettre cette image riche.

- Je vois. Je comprends mieux. J'aurais donc moins de liberté qu'à Pemberley en matière de changements.

- Malheureusement oui. Ici, la vie est différente est on se doit de respecter quelques coutumes.

- Bien.

- Ta chambre et ton boudoir te plairont j'en suis sûr, dit-il en souriant.

- Montre-moi !

Il l'emmena à sa chambre, qui jouxtait la sienne, et effectivement elle plut à Elizabeth. Elle était sobre, dans des tons rouges et or, mais surtout, les meubles étaient identiques à ceux du domaine en Derbyshire.

- Tu as fait installer les mêmes meubles ?

- Quoi de mieux pour que tu te sentes bien que des meubles que tu connais déjà ?!

Dans son boudoir un peu plus loin, Elizabeth retrouva un peu de la chaleur de celui qu'elle avait à Pemberley. Un nécessaire d'écriture neuf était déjà prêt sur un petit bureau, elle vit ses livres préférés sur une petite table, et surtout, elle vit un tableau de la maison de son enfance accroché au mur.

- Comment as-tu… ?

- Charles s'est occupé de tout sur place à ma demande. Comme ça tu auras toujours la possibilité de voir Longbourn.

- Merci pour ta prévenance, dit-elle en l'enlaçant par la taille.

Il lui rendit son étreinte, et l'embrassa sur le front. Même si la maison n'était pas vraiment à son gout, elle se sentirait toujours bien avec cet homme et dans ses bras.


Dès le lendemain de leur arrivée, Darcy reçu les premières visites de courtoisie, et Elizabeth les premières invitations chez leurs amis venus du Derbyshire. Elle rencontra les voisins, quelques connaissances de son mari, et s'adapta rapidement à la maison Londonienne. Elle ne rencontra aucune difficulté avec le personnel, et contrairement à Pemberley, elle laissa l'intendante gérer quasiment tout. Elle savait qu'elle passerait très peu de temps à Londres dans l'année, alors elle préférait ne pas trop interférer dans un système bien rodé pour seulement quelques semaines dans l'année. De plus, elle avait bien compris que la maison devait garder son allure actuelle, donc elle avait choisi de laisser à Mrs Carpenter toute latitude pour gérer la demeure.


Le bal de présentation fut une partie de plaisir pour Kitty. Elle virevolta de groupes en groupes au bras de son fiancé, et adora tout du début à la fin. En revanche, ce fut une épreuve pour Elizabeth, Georgiana et Mary. Pour Georgiana, parce que sa timidité fut mise à rude épreuve toute la soirée elle avait espéré que John Woodward serait présent, mais sa mère avait informé les Darcy qu'il ne pourrait s'y rendre. Elle dut donc se forcer à sourire devant tous ces inconnus, danser et discuter, alors qu'elle ne rêvait que de la tranquillité de sa chambre. Mary se força à se préparer, se coiffer, et endura la soirée comme une torture, peu disposée à jouer à la jeune fille parfaite et désireuse d'entrer dans le monde. Elle s'en serait passée, mais Darcy lui avait fait comprendre que c'était bien mieux pour son avenir quel qu'il soit. Elizabeth vécu la chose très différemment, mais n'apprécia pas plus sa soirée. La préparation fut agréable, bien que les bonnes idées de Lauren lui fassent défaut. Le plus difficile pour elle fut de supporter les regards des dames de l'assemblée. Elle vit les sous-entendus dans leurs yeux, les messes basses à son passage, et du se retenir pour ne pas remettre toute ces jalouses à leur place. Pour se contenir, et par pur envie de les rendre encore plus jalouses, elle resta avec Darcy toute la soirée et se comporta comme lui : Regard fier et au-dessus du monde, pas de sourires, limite un air dédaigneux parfois à l'encontre de certaines. Elle n'aimait pas jouer la comédie, mais en ce lieu, c'était la meilleure chose à faire. Par chance, elle n'eut pas à jouer d'hypocrisie, Darcy la gardant à l'abri dans leur cercle d'ami. Elle ne put en revanche échapper aux sœurs de Bingley qui vinrent les saluer.

- Mr Darcy, quelle joie de vous revoir, dit Miss Bingley mielleuse. J'ai vu Georgiana à l'instant, quelle beauté ce soir.

- Bonsoir Miss Bingley, Mrs Hurst, Mr Hurst. Il est vrai que ma sœur est splendide.

- Mrs Darcy, salua Miss Bingley sur un ton bien plus sec. Comment trouvez-vous Londres ? Et ce bal ? Vous n'êtes peut être pas trop à votre aise parmi tous ces gens.

- Miss Bingley…, répondit Elizabeth en souriant, se préparant à être pleine de sarcasme. Détrompez-vous, je suis parfaitement à mon aise, les gens sont charmants, et j'ai la chance d'être au bras de Mr Darcy. Etre accompagnée d'un homme tel que lui rend toute situation très facile, mais tout le monde n'a pas la chance d'être mariée à quelqu'un de si agréable.

Miss Bingley reçut cette tirade fièrement, mais son sourire narquois se fana. Darcy ne put s'empêcher de sourire à la subtilité de son épouse. Elle venait de remettre à sa place une femme qu'elle savait amoureuse de lui, tout en sourire et bienséance.

- Et la vie à Londres est très agréable. Je préfère de loin être à Pemberley, vous savez comme il y fait bon vivre, mais nous y retournerons assez vite. Donc je profite des joies de la ville : opéra, théâtre, et accompagner Kitty pour faire son trousseau.

- Jane nous a annoncé la nouvelle des fiançailles de votre sœur, dit Mrs Hurst. Mr Mayfield semble charmant.

- Il l'est, et nous l'apprécions d'autant plus qu'il est un ami de Mr Darcy.

- Oh vraiment? s'étonna Miss Bingley. Nous ne l'avons jamais rencontré à Pemberley pourtant.

- Mr Darcy l'a pourtant invité à notre mariage et il connaissait déjà parfaitement le Derbyshire. Peut-être ne voulait-il pas vous importuner avec ses amis, nous savons que vous n'aimez pas les gens simples.

- Mrs Darcy ? l'appela doucement son époux en voyant les mines déconfites des sœurs de Charles. Si nous allions danser ?

- Avec plaisir mon ami, répondit Elizabeth. Veuillez m'excuser.

Elle s'en alla, retenant difficilement son rire, tandis que son mari la sermonnait gentiment.

- Ayez un peu de pitié pour elles, dit en souriant.

- Elles ne méritent pas ma pitié. Et vous le savez. Elles sont si… agaçantes ! et médisantes !

- Avec moi elles sont totalement affables.

- Riez de moi, elles sont forcément affables avec vous puisqu'elles espéraient un mariage. Et maintenant elles continueront pour avoir la chance d'être invitées à Pemberley.

- C'est totalement vrai. Mais je ne les inviterais pas sans votre consentement.

- Bien alors elles ne viendront jamais ! déclara Elizabeth en riant.

Ils rirent ensemble et dansèrent sous les yeux d'un public mi curieux, mi jaloux qu'elle ait gagné le cœur d'un des meilleurs partis de Londres. Mais ni l'un ni l'autre n'en fit cas. Seul le regard heureux de l'autre leur importait.


Voilà la saison commence. Bien sur ce n'est que le début.

Je vais tenter de reprendre un rythme de publication hebdomadaire au mardi ou mercredi, si j'y arrive :)

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