Chapitre 14
Percy s'installa au fond du car tout en se frottant les yeux. Le philtre magique qui s'y était introduit quelques heures plus tôt l'inquiétait.
Il n'avait pas manqué de demander à Phoebe et aux autres campeurs du bungalow 20 de faire des recherches là-dessus. La communication de son numéro de téléphone à Phoebe avait semblé la combler plus que la normal.
Annabeth s'assit sur le siège opposé de lui, de l'autre côté de la rambarde. Elle attrapa un bouquin dans son sac et l'ignora durant tout le long du voyage.
Percy se surprit à l'observer discrètement. Il fronça les sourcils. D'étranges sentiments oubliés depuis longtemps semblaient l'animaient de l'intérieur.
Percy les réprima du mieux qu'il put. Il ne referait plus jamais la même erreur, il se l'était promis.
Quelques heures plus tard, ils arrivèrent à destination. Nul besoin de remercier le chauffeur puisque c'était un bus magique automatisé pour remplacer Argos.
Percy descendit en ajustant son sac à dos. Ce qui s'étendait devant ses yeux lui glaça le sang.
Ce n'était plus le New York de ses souvenirs.
Les magasins avaient tous été vandalisés et saccagés. Les portes des maisons étaient renforcées par des planches en bois ou tout simplement grandes ouvertes. Comme si les propriétaires avaient quitté les lieux avec l'intention de ne plus jamais revenir.
Annabeth descendit à son tour et sentit des yeux les épiaient.
-Percy…on doit faire vite. On n'est pas seuls. chuchota-t-elle.
Le jeune homme acquiesça en levant les yeux vers les fenêtres au-dessus d'eux. Un rideau se referma brusquement. Cela confirmait les dires d'Annabeth.
-J'habite par là. dit-il en entrainant Annabeth vers une rue adjacente.
Ils se rapprochaient de plus en plus du centre-ville et ce faisant, ils commencèrent à observer des signes de vie.
Ce fut d'abord un homme emmitouflé de couvertures sales et de tissus cherchant dans une grosse poubelle. Il faisait de grands bruits comme: "Oh" et puis "Hé" tout en dénichant des boîtes de conserve usées qu'il semblait collectionné.
Annabeth et Percy entreprirent de faire un grand détour pour l'éviter tout en jetant de discrets coups d'oeil derrière eux quand même au cas où cet étrange infecté voudrait les suivre.
Ce fut ensuite le tour de deux enfants. Âgés de tout au plus 10 ans, ils s'amusaient dans une grande flaque de boue. Le jeu consistant à savoir lequel des deux en avalerait le plus avant de vomir.
Et au vu du vomi sur le sol, cela ne devait pas être la première fois qu'ils s'adonnaient à ce genre de distraction.
Quand nos demi-dieux furent contraints de passer à côté d'eux, l'un des enfants, le plus vieux, les interpela.
-Les amoureux! Venez jouer avec nous! C'est trop drôle!
De la boue et du sang dégoulina du menton du petit garçon pour atterrir sur son t-shirt blanc, autrefois immaculé.
Annabeth déclina l'offre et forçant un sourire prétexta une urgence. Elle ajouta qu'ils reviendraient peut-être s'ils leur restaient du temps.
Le petit garçon, blond, haussa les épaules et les oublia dans la minute qui suivit. Une autre activité "drôle" consistant à se noyer l'un l'autre l'occupant déjà.
Annabeth se mordit la lèvre inférieure tout en les dépassants. Elle espérait en son for intérieur que ces deux-là fassent partie des personnes sauvées à la fin de la quête.
Ils ne les revirent plus jamais.
Percy s'arrêta bientôt devant une porte qui donnait lieu à plusieurs appartements.
-C'est ici. dit-il à l'intention d'Annabeth qui, bien sûre, n'avait plus aucun souvenir de cet endroit.
La nuit commençait tout juste à tomber quand ils arrivèrent au dernier étage, devant la porte de chez Percy.
Il leva sa main pour toquer puis s'arrêta net. Une peur incontrôlable s'emparant soudainement de lui.
Percy se surprit à redécouvrir cette émotion. La peur, en plus de l'immobiliser s'accompagnait d'une multitude de questions terrifiantes.
Et si…personne ne répondait? Et s'ils arrivaient trop tard? Pourrait-il encore se regarder dans le miroir le matin? Après les avoir abandonnés pendant plus d'un an pouvait-il simplement revenir comme ça?
Annabeth remarqua les tremblements qui parcouraient légèrement la main de Percy. Elle voulut poser une main réconfortante sur son épaule. De justesse elle se retint
-Hmm si tu veux…je suis là. Tu n'es pas seul je veux dire.
Annabeth se surprit toute seule en prononçant ces mots. Elle le réconfortait, pire, elle se préoccupait sincèrement de lui.
Percy inspira et toqua à la porte. Trois coups forts et nets. Des coups qui attendaient désespérément une réponse.
Après ce qu'il sembla d'interminables minutes, Percy entendit des pas étouffés s'approchaient d'eux. Un autre bruit lui indiqua qu'on regardait par le petit trou de la porte. Aussitôt il y eut une exclamation et une agitation frénétique à leur ouvrir.
La porte se dégagea pour laisser entrevoir une femme d'âge mur. Annabeth contempla avec curiosité cette belle dame bien conservée qu'elle se savait connaître autrefois. Une dame que le temps n'en avait enlevé en rien le charme naturel.
Elle sourit et ses yeux se mouillèrent très bientôt de larmes chaudes.
-Annabeth…et Percy!
Aussitôt, mère et fils s'embrassèrent. Le genre de moment qu'aucun mot ne pouvait capturer.
Percy sentit sa poitrine se serrait. Il ne pouvait plus pleurer mais sa mère le faisait assez pour lui.
-Maman…je suis venue prendre de tes nouvelles… Tout va bien…?
Sally se redressa en s'appuyant sur la solide poitrine de son fils.
Elle eut un sourire en réponse. Pas de mots, ni de regard sous-entendu. Juste un sourire triste.
Annabeth referma la porte derrière eux, un peu mal à l'aise.
Comment devait-elle exactement se comportait devant cette inconnue? Alors qu'elle aurait dû la connaitre depuis sa préadolescence?
Percy se pencha et chuchota quelques paroles à l'oreille de sa mère. Celle-ci hocha la tête, compréhensive comme toujours.
-Annabeth? Je t'en prie fait comme chez toi.
Celle-ci hocha la tête, surprise par l'infinie gentillesse que l'on sentait dans la voix de la maman.
Ils s'assirent sur le canapé et Annabeth sur un fauteuil à côté.
Sally racla sa gorge en frottant frénétiquement ses mains.
-Al-lors? Par où dois-je commencer? dit-elle, sa voix la trahissant.
Percy posa une main dans son dos.
-Par le commencement s'il te plaît. dit-il d'une voix douce qu'Annabeth ne lui connaissait pas.
Sally inspira profondément. Elle allait révéler ses blessures au grand jour, enfin.
-Eh bien…tout a commencé il y a quelques semaines je dirais. J'avais déjà
arrêté d'écrire. Suite à ma fausse couche, je n'avais plus le goût à rien tu sais?
Non. Percy ne savait pas. Il referma instinctivement ses poings dans un geste pour se contrôler.
Annabeth fut la seule à le remarquer.
Sally continua:
-Dehors ce fut très bientôt le bazar total. La télévision ne parla bientôt plus que d'émeutes sanglantes, de meurtres non résolus, de tueurs en série par dizaines… La police fut submergé et c'était le cas partout dans le pays. J'ai bien compris que quelque chose n'était pas "normal". Et j'ai essayé de te contacter mais le camp te disait parti et avec l'iris que tu m'avais envoyé… Je n'ai pas insisté. (Percy serra les dents, la veine dans son cou tendu comme un arc.) Paul ne voulait plus qu'on sorte et j'étais de son avis mais il a bien fallu qu'on s'achète de quoi survivre. C'était il y a deux semaines. Paul est revenu avec une morsure. J'ai désinfecté mais il était surement trop tard. Un matin, ses oreilles ont saigné et mon mari a commencé à ressentir d'étranges pulsions. Il se savait devenir comme les autres. Alors…il est parti. Il ne supportait pas l'idée de me faire du mal. (Son regard se dirigea vers le balcon.) Là, c'est le potager qu'on a fait ensemble. Le dernier souvenir qu'il me reste de lui car je n'ai plus eu de ses nouvelles depuis.
Sally se tourna vers son fils. Le regard vide, elle était épuisée. Son coeur en avait plus que souffert.
Percy l'entoura de ses bras en fermant les yeux.
-Tout va bien maintenant…si tu veux je suis là. Tu n'es pas seule. dit-il, la berçant comme on bercerait un enfant effrayé.
Annabeth réagit à ses propres mots cités plus tôt. Il l'avait donc bien entendue devant la porte. Elle porta subitement une main à sa poitrine. Son coeur battait plus vite…? Hein?
Sally finit par s'éloigner en séchant ses larmes d'un revers de main.
-Enfin bref voilà toute l'histoire, vous pouvez m'expliquer la vraie situation..?
Percy entreprit d'en faire un bref résumé.
Sally soupira en touchant de manière inconsciente les longs cheveux noirs de Percy. Un réflexe qui remontait à son enfance.
-Décidément tu n'as jamais de répit… N'auras-tu jamais fini de sauver le monde?
Percy eut un sourire en réponse. Pas de mot ni de regard sous-entendu. Juste un sourire triste.
Le ventre de Percy gargouilla soudain. Il se leva tout en s'étirant.
-Maman, tu penses que tu as de quoi me préparer des cookies ou des crêpes bleues?
Sally éclata de rire.
-Des cookies je ne pense pas. Mais il doit me rester une brique de lait pour te faire de délicieuses crêpes bleues. répondit-elle en se levant à son tour.
-Bleu? répéta Annabeth étonnée, qui était jusque-là muette.
Sally sauva rapidement tout le monde d'un malaise en racontant la fameuse anecdote d'un petit garçon et du défi lancer à sa mère. Pour simplement renverser les normes de la gastronomie.
Annabeth en rit longtemps, répétant avec une précision étonnante les mêmes réactions que la première fois. Il y a des années auparavant.
Percy s'éclipsa dans sa chambre qui n'avait pas changé d'un pouce. Son lit, ses affaires, son bureau…il s'approcha de celui-ci. Une seule photo faisait office de décoration. Une photo dans lequel on le voyait lui, souriant accompagné d'une belle blonde. Deviné laquelle.
Il jeta la photo dans la corbeille à poubelle. Ce gars-là était mort, en même temps que la fille qu'il aimait. Percy n'était pas du genre à garder les fantômes du passé.
On frappa à sa porte. C'était Annabeth.
-Ta mère t'appelle dans la salle de bain. Les crêpes sont sur la table si t'as faim.
Percy acquiesça et sortit rapidement.
La jeune femme le laissa passer et attendit qu'il soit hors de vue pour pénétrer dans le sanctuaire de Percy. Sa chambre était très bien rangée et avait une décoration qui rappelait sans surprise la plage et l'océan. La blonde s'y sentit rapidement à l'aise. Un reflet l'attira néanmoins à attraper un cadre photo dans une corbeille en plastique.
Elle hoqueta de surprise.
C'était Percy et elle. Les bras du jeune homme autour se sa taille et son visage enfouit dans sa chevelure blonde. Elle-même tenait la caméra et avait un grand sourire sur le visage.
Sa poitrine lui fit brusquement terriblement mal. Et des larmes vinrent couler sur son visage sans son consentement.
-Qu-ue…?
Elle lâcha la photo qui alla s'écrasait en gros bruit sur le sol.
Annabeth se mordit la lèvre inférieure qui tremblait légèrement. C'était dangereux. Beaucoup trop dangereux. Annabeth était une chasseresse maintenant. Et elle ne voulait pas autre chose. La jeune femme sortit de la chambre et sécha aussitôt ses yeux humides.
NoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLifeNoLoveNoLife
Percy se séchait encore les cheveux avec sa serviette quand il découvrit Annabeth dans la sombre cuisine, dos à lui. Elle regardait par la fenêtre (qui faisait office de seul éclairage) en pleine contemplation du potager de sa mère et de la ville désolée de New York.
L'assiette de crêpes était tiède. Percy ne se fit pas prier deux fois.
Annabeth tourna légèrement la tête au tintement de la main de Percy contre l'assiette en porcelaine. ll vit ses yeux s'écarquiller, puis se plisser, exprimant ce qui ressemble à de l'étonnement. Elle en fut si surprise qu'elle en ouvrit la bouche de stupéfaction.
-T-T'es cheveux?! Il t'est arrivé quoi?! s'écria-t-elle.
Percy toucha alors ses mèches courtes et son front enfin dégagé. Il s'était débarrassé de sa longueur qui lui tombait avant jusqu'aux épaules. Ici, sa nuque était même rasée de prés. Il haussa les épaules passant une main dans ses courts cheveux noir de jais.
-Ma mère…a eu envie d'y passer un coup de ciseau. Et j'ai pas eu le courage de lui dire non. Pas après que je l'ai lâchement abandonné. répondit Percy, d'une voix grave et profonde.
Une soudaine sonnerie de portable interrompit Percy. Il se dépêcha alors de finir sa crêpe et dans la même minute il décrocha.
-Ayo? (Il avala pour mieux articuler.) Phoebe c'est toi?
Annabeth s'approcha de la table en lui indiquant de mettre le haut-parleur. Percy obtempéra mais tous deux n'auraient jamais pu s'attendre ça.
Phoebe entreprit de terminer ses longues explications, lourde de conséquences.
-Un p-philtre d'amour…? s'étrangla Annabeth.
-Et sans remède parce que la créatrice Lou est infectée c'est ça…? continua Percy d'une voix off.
Phoebe reprit la parole:
-C'est ce qu'on pense. De plus, selon nos déductions, Hécate étant notre mère, il faut vous méfier de la lune! Nos pouvoirs ont toujours été plus puissants quand vient le crépuscule!
Percy regarda par la fenêtre et raccrocha aussitôt. L'ampoule était éteinte. Le ciel baignait la pièce d'une douce clarté lunaire. Le jeune homme se dirigea vers le balcon de son ancien appartement et leva les yeux.
-Il ne manquait plus que ça. Génial. siffla-t-il entre ses dents.
Annabeth haussa un sourcil en voyant à son tour un ciel anormalement dégagé. Pour une fois à New York, puisqu'il n'y avait plus personne pour le polluer. Et puis la lune… Ou plutôt la pleine lune.
Percy jeta un coup d'oeil à Annabeth et dit:
-Préfère me pendre que penser à toi de cette manière.
-Te donne pas cette peine, je me serai déjà coupé les veines. répliqua-t-elle du tac au tac.
Percy sourit en s'écartant d'elle.
-Parfait. On est sur la même longueur d'onde alors.
Annabeth hocha la tête et ajouta:
-Je prends le canapé et je fermerai le salon à clé. Je tiens à ma sécurité ce soir.
Percy éclata d'un rire sans joie.
-J'allais te proposer ma chambre plutôt mais ça me va très bien. J'ai toujours mal dormi dans ce vieux canapé pourri.
Si elle avait choisi le salon c'était pour ne pas perpétrer ce qu'il s'était produit plutôt. Mais hors de question de lui dire, plutôt mourir que lui avouer que ses larmes avaient coulées. Annabeth serra donc les dents et le défia du regard.
Un sourire moqueur aux lèvres, le jeune homme s'avança vers elle acceptant son défi avec plaisir.
"Et ne me regarde pas avec ces yeux", le supplia-t-elle intérieurement. Non, ils ne ressemblent pas à des émeraudes.
Le regard de Percy était subitement brulant comme la braise, impossible à soutenir.
Annabeth détourna le regard de ce qui ressemblait décidément beaucoup trop à des émeraudes.
Percy savoura sa victoire en s'approchant davantage d'elle. La belle blonde déglutit tout en percutant un peu violemment le mur derrière elle.
-Tu as peur? chuchota Percy, d'un ton incroyablement sexy.
Ce souffle frais et mentholé sur son cou à elle lui procurait subitement des sueurs folles. Et bien que sa poitrine n'en finit pas de se soulever et de s'abaisser car elle commençait à haleter, Annabeth chopa les pans du t-shirt de Percy et l'attira à elle. Il n'était pas le seul à savoir jouer.
La séduisante chasseresse se mit alors à lui susurrer à l'oreille.
-Laisse tomber ce cinéma de dominateur deux minutes (Elle le regarda cette fois dans les yeux.) Et ose me dire que tu ne ressens rien en ce moment.
Percy s'immobilisa brusquement face à l'intensité du regard orageux de la jeune femme. Il fut tout aussi incapable de bouger et de prononcer un mot que s'il fut de nouveau contre Méduse.
"Oui c'est vrai, tu m'attires comme un fou", admit-il intérieurement. Mais il se contenta de mordre sa lèvre inférieure. Ce qui voulait dire à peu près la même chose.
Annabeth sourit. La victoire lui appartenant cette fois.
Percy racla sa gorge, soudain très sèche. Il l'avait néanmoins acculé contre le mur, son bras droit lui barrant le passage. Leurs visages n'étaient plus qu'à un pouce de se toucher. Dans la prison de ses bras musclés, elle se sentait pourtant en sécurité. Ce qui était ridicule, puisqu'elle n'avait jamais été aussi exposée de sa vie…
Annabeth se perdit entièrement dans le regard de Percy.
"C'est comme plonger son regard au fond de l'océan", songea-t-elle.L'eau paraissait claire en surface, mais, dès que l'on cherchait à voir plus loin, l'obscurité dense bloquait la vision.
Soudain, une ombre traversa ce regard. Un ombre obscure, sombre et si vite qu'Annabeth se demanda si elle n'avait pas rêvé. Percy sembla alors se ressaisir. Il devint brusquement froid et distant.
Il dit ces mots tout en brisant le mystérieux charme qui les réunissait.
-Chasseresse. Ne fais pas quelque chose que tu risquerais de regretter amèrement par la suite…
Sa voix était subitement rauque, furieuse presque torturée.
Percy s'écarta violemment d'elle en même temps qu'il s'écartait de l'éclat de la lune. Il semblait soudain s'adresser à d'autres individus.
-Vous m'aurez pas une deuxième fois. Je ne suis pas un putain d'objet. Alors…alors (Il serra ses poings de rage.) arrêtez de jouer avec mes émotions. Je supporte plus.
Il jeta un dernier coup d'oeil à la magnifique jeune femme.
-Oublie totalement ce qu'il vient de se passer. Bonne nuit.
Une seconde plus tard il n'était plus là. Les fesses d'Annabeth touchèrent durement le sol en même temps que la porte de sa chambre se refermait sur lui.
Elle encercla ses jambes de ses bras et se balança d'avant en arrière, la tête sur ses genoux en pestant.
"Je fais quoi maintenant…?" s'alarma-t-elle. Oui, qu'allait-elle faire de ses sentiments qui lui rongeaient la poitrine? De ce coeur qui battait à la chamade depuis son départ?
Le front brulant d'une nouvelle fièvre, Annabeth se leva et se laissa tomber sur le canapé. Haletante dans ses vêtements d'été, elle garda les yeux ouverts.
Surement parce que c'était une chasseresse et qu'Artemis était aussi liée à la lune ses émotions furent multipliés par dix.
Justement, une chasseresse qui avait juré de faire une croix définitive sur les hommes en échange d'une éternelle protection. Le regard brulant de la jeune femme se posa sur la porte qui la séparait de l'attractif demi-dieu. N'était-ce pas cette même promesse qui la conduirait à sa perte?
Elle se dirigea vers l'évier pour boire un verre d'eau et contempla la lune. Une vague de chaleur la parcourut tout entière, au point qu'elle dut agripper le lavabo derrière elle pour ne pas totalement vaciller. Quelques minutes plus tard elle était devant sa porte. La belle blonde se mordit la lèvre.
Elle ne faisait pas de mal…si? Non, tout était de la faute du philtre d'amour. Annabeth essaya de s'en convaincre de toutes ses forces. Elle n'y était pour rien dans le désir qui l'animait.
Alors, tout doucement et sans faire de bruit la chasseresse ouvrit la porte de sa chambre, prête à transgresser l'interdit.
C'est tout pour ce chapitre! J'espère qu'il vous aura plu! Le prochain promet d'être super-intéressant je vous le promets hahaha Par contre c'est un Rating T donc il n'y aura PAS de CONTENU POUR ADULTE! On se contente donc de bien gentiment rester à la limite et on la dépasse pas! Quoi d'autre? Percy est moins sensible au philtre qu'Annabeth. Pourquoi? Et ça va bien au-delà du fait que la jeune femme soit une chasseresse avec un lien profond avec la lune. Un monde rempli d'infectés/zombies ça vous plaît? C'est assez réaliste? Et les retrouvailles mère/fils vous ont paru plausibles?! J'ai besoin de manière urgente de commentaires! S'il vous plaiiiit, même un tout petit m'ira!
Breef, je vous retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de No Love No Life !
Un gros bisou et Paix dans le monde :)
Réponses aux commentaires précédents:
Eva31: La fiole était un philtre d'amour mouahaha
NYC17: J'attends avec plus qu'impatience tes impressions sur ce chapitre mais aussi sur mes deux autres fictions (la fin d'Un Amour Rebel et les deux chaps des Gardiens Célestes) Et merciii :D
Guest: Ça te ferait plaisir, petit visiteur, si je te disais que ton com "Stp continue, c'est trop bien!" après tant de mois sans mise à jour de ma part est ce qui m'a fait reprendre mon ordi pour écrire ce chapitre…? Aha merci infiniment pour avoir repoussé mon moi feignant dans ses retranchements! Voilà la suite juste pour toi! x')
