Walut les gens. Vous allez bien ? ^^ Moi ça va, je suis toujours en vie. (tant mieux sinon je n'aurais pas pu écrire ces lignes XD)
Bon voilà le nouveau chapitre pour cette semaine, j'espère que vous allez l'aimer ^^.
Allez je vous laisse à la lecture et je commenterai à la fin. ;-)
Résumé rapide : Haytham sait maintenant les raisons de l'acte de John. Tout est maintenant rentré dans l'ordre mais pour combien de temps...
Six mois s'était écoulés depuis ma discussion avec John. La végétation rougissait à vue d'œil et nappait la terre d'un tapis de feuillage. Le village avait repris son apparence d'antan. La catastrophe semblait être un lointain souvenir pour tout le monde. La vie avait repris son cours.
Je vagabondais dans le village, aidant qui en avait besoin et surtout méditant. Ces six derniers mois avaient été sous la bénédiction de la quiétude, ce qui n'était pas pour me déplaire.
Quelques jours après notre discussion, John avait retrouvé sa famille. Les retrouvailles débordaient d'émotion.
"Haytham, vous êtes notre ange gardien." avait déclaré Jim à ce moment-là.
Je souris à ce souvenir. Un ange... On ne m'avait jamais désigné comme tel. Depuis ce jour, je ne les avais plus revus. Peut-être s'étaient-ils enfuis loin de la discorde ? Je n'en savais rien.
Durant les semaines qui suivirent, j'étais aux petits soins pour Ziio, après tout, j'avais une part de responsabilité même si ma femme me disait le contraire. Mais ma culpabilité s'était réaffirmée quand je surpris, une nuit, mon fils revivre ce douloureux souvenir. Il pleurait dans son sommeil, gigotait et appelait Ziio. Sa détresse était réelle. Je l'avais réveillé, ne pouvant plus supporter de le voir ainsi torturer. Il avait sursauté et s'était blotti contre moi.
"Raké:ni... Tu seras toujours là pour moi et Ista ?" avait-il demandé entre deux hochets.
"Oui, je te le promets Ratonhnhaké:ton."
Après cette nuit, mon fils n'avait plus autant cauchemardé, mais parfois, j'entendais ses faibles sanglots. La tristesse m'envahit. Ziio... Ratonhnhaké:ton... Je soupirai.
"Je suis faible."
"Que dis-tu ?"
Je me retournai vers la voix. C'était Ziio. Elle se tenait debout à ma droite, tenant un panier d'herbe et de tubercule. Sa jambe était guérie depuis près de trois mois maintenant.
"Non, rien." répondis-je pris au dépourvu "J'étais... dans mes pensées."
Un sourire s'afficha au coin de ses lèvres. Elle posa sa main sur ma joue et la caressait.
"Tu réfléchis trop. Sache que pour moi, tu fais bien plus que ce que je ne l'espérais."
Je posai ma main sur la sienne, la saisissant délicatement.
"Rien n'est suffisant, tu sais." lui murmurai-je.
Elle déposa un rapide baiser avant de retourner à ses occupations. À un mètre de moi, elle se retourna.
"N'en fait pas trop. Je tiens à toi, Haytham."
Elle continua son chemin vers notre "longue maison". Je restai immobile au milieu du chemin. Ziio m'avait mis du baume au coeur. Mon inquiétude s'en trouva affectée, elle semblait s'éloigner lentement de ma personne. Je continuais d'observer la jeune femme, un sourire au coin des lèvres. Ma main vint toucher ma joue sans que j'en aie réellement conscience. Son toucher s'était imprégné. Je ne savais guère combien de temps j'étais resté ainsi mais la matriarche avait dû me secouer pour me couper de ma contemplation. Je m'excusai de mon inattention mais cela ne lui semblait guère la déranger. Au contraire, je remarquai un brin d'amusement dans son profond regard. Elle m'invita à la suivre, chose que je ne refusais nullement. Si elle me demandait, elle avait alors quelque chose d'important à m'annoncer. Je la suivis donc et nous pénétrâmes dans sa demeure. Comme à chaque fois, je m'asseyais près du petit bûcher, la matriarche préparait son thé et me servis une tasse que j'acceptai par politesse. À la différence des autres fois, une boîte en bois, sobre et sans décoration était posé mes côtés. Elle avait la hauteur de mon poing, la largeur de ma main et la longueur de mon pied. Elle m'intriguait. J'activai ma vision d'aigle et tentai de deviner son contenu, sans succès.
"Bois le thé tant qu'il est encore chaud."
La voix de la matriarche me surpris. Je dirigeai rapidement mon regard vers la tasse et but quelques gorgées. L'aînée avait un visage des plus neutre, j'avais beau tenter lire sur son visage mais il m'était toujours difficile à deviner des pensées. Elle était un mystère à elle seule.
"Y a-t-il quelque chose de grave ?" demandai-je sans vraiment y croire.
"Non, rien d'inquiétant ne s'est encore présenté."
Elle porta sa tasse à ses lèvres et but quelques gorgées avant de continuer:
"Si je t'ai demandé, c'est pour te parler de ce que tu m'as raconté au sujet de John, de cet artefact."
Seule la matriarche et moi-même savions ce qui s'était réellement passé. Elle était la seule, autre que moi, à savoir la culpabilité de John dans l'incendie. Officiellement, c'était un soldat espion qui avait provoqué le feu avant de disparaître. Lorsqu'elle fit mention de cette histoire, la curiosité me piqua au vif. Je me penchai, tendant l'oreille, prêt à recevoir les informations.
"J'aimerais te montrer quelque chose, mon enfant."
Elle étendit son bras et saisis la petite boîte. Elle la posa devant elle, l'ouvrit et récupéra son contenu. Dans ses mains fripées par le temps, se tenait délicatement une sphère de la taille d'une pomme. Elle me la tendit me demandant de la prendre d'un mouvement de tête. Je saisis cette boule et la manipulais avec la plus grande précaution. La sphère semblait être en verre, en cristal plutôt. À sa surface, se dessinaient des lignes et des formes circulaires, toutes parfaitement tracées. Cette sphère ne me semblait pas être de fabrication humaine à moins que l'artisan possédait un talent indéniable. Elle ressemblait étrangement à une Pomme d'Eden sans vraiment en être une.
"Où avez-vous eu cet objet ?" demandai-je intrigué, fronçant les sourcils.
"Cet objet appartient à notre peuple depuis des générations." répondit calmement la matriarche. "Nous ne savons pas qui l'a découvert ou créé."
Je levai les yeux de l'artefact, arrêtant de le manipuler et reposai mes mains.
"Savez-vous comment il fonctionne ?"
"Cela reste un mystère pour moi. Mais, d'après ce qu'on m'a raconté dessus, des hommes et des femmes ont pu communiquer avec les esprits, pour certains avec leurs parents, pour d'autres avec les esprits protecteurs. Chacun obtenait une mission ou une dernière volonté qu'il devait accomplir."
Elle inspira avant de continuer:
"Pour nous, cette sphère est une fenêtre de l'au-delà."
"Je vois."
Je portai ma main droite à mon menton et fis des mouvements circulaires lents, signe d'une intense réflexion. Cette sphère m'intriguait de plus en plus. Je méditai sur cette histoire. Était-ce aussi une Pomme d'Eden ? Elle était différente de ce que j'avais pu voir. Quel était réellement son pouvoir ?
"Alors, que penses-tu de cet artefact, Haytham ?" me coupa l'aînée dans ma réflexion.
"Je ne sais quoi dire en toute vérité" admis-je "J'ai très peu de connaissance sur ces artefacts mais je pense qu' elle a été faite par les même créateurs de la Pomme d'Eden, "Ceux qui étaient là avant"..."
Je fis une pause, attendant une quelconque remarque de la matriarche. Elle affichait un visage de profond sérieux, attendant la suite de mon avis.
"Et d'après ce que vous me dîtes, cette Pomme est un espèce d'intermédiaire donnant des visions à des personnes précises. Sa fonction semble être bien différente de celle de Washington. Malgré cela... " Je soupirai. "Je ne peux me prononcer d'avantage."
Je lui rendis l'artefact. Au moment où la matriarche alla le saisir, la sphère se mit à briller, ses gravures pulsaient une lumière d'or qui m'aveugla, l'obligeant à me protéger les yeux.
Lorsque je rouvris mes yeux, j'étais maintenant assis dans un lieu immaculé et vide de tout objet. Je regardai les alentours cherchant un quelconque indice et me levai.
"On dirait une vision." murmurai-je à moi-même.
Cela faisait des mois que je n'avais pas eu un phénomène de ce genre. Instinctivement, je m'avançais dans cet endroit. Peut-être, comme les fois précédentes, le loup se présenterait devant moi.
"Qu'as-tu à me montrer cette fois-ci, Loup ?" demandai-je clairement. "Montre-toi !"
Je tournais sur moi-même espérant le trouver derrière moi, et effectivement, je trouvai le loup fantomatique. C'était le même que les autres fois mais quelque chose en lui me dérangeait. Il avait la tête baissée et les oreilles couchées. Ses babines semblaient avoir un tic nerveux qui le faisait montrer ses crocs. Ses pas étaient prudents voire méfiants. Je déglutis. Cela ne me rassurait guère. Je continuais quand même mes interrogations.
"Loup, que veux-tu me montrer ?"
L'animal s'arrêta. Il leva sa tête, les oreilles dressées. J'avais réussi à l'interpeller. Il me fixa quelques secondes avant de grogner. Il se mit en position d'attaque, exposant pour de bon ses crocs et hérissant ses poils. À cette réaction, je me mis aussi en position de combat, préparant mes poings.
"Pourquoi réagis-tu ainsi ? Ai-je fais quelque chose de mal ?" osai-je demander.
La sueur perlait mon front. Je ne m'attendais pas à une situation pareille. Je savais pertinemment que je ne faisais pas le poids face à un esprit, mais jamais je n'abandonnerais sans avoir combattu avant. Le loup se préparait à bondir. Je me tenais prêt à le recevoir, mes jambes parfaitement ancrées au sol. L'animal commença sa course, réduisant drastiquement la distance entre nous. Je le suivais du regard, le cœur battant. J'avais peur, peur de ce qui allait arriver. À quelques pas de moi, le loup bondit, tous crocs dehors. Je tentai d'esquiver mais mes jambes étaient paralysées, un poids m'empêchait de les mouvoir.
"Merde !"
Le canin était désormais sur moi. Je levai mes bras en bouclier et tentai de le repousser. Malheureusement, mes membres ne rencontraient que du vide. J'écarquillai mes yeux, essayant de comprendre cette mêlée. Mais le loup ne m'en laissait guère le temps. Il avait déjà posé sa gueule à ma gorge et m'égorgea. Je hurlai de douleur. Des flashs m'éblouissaient. Je sentis des images, des émotions me transpercer. De la colère... de la douleur... des larmes... une folie... un rire...une ville... des remords...de la haine...un cri...
"Qu'as-tu fait ?" me reprocha-t-on.
"Assez !" criai-je.
Tout s'arrêta. Le loup avait disparu. J'étais maintenant de retour dans ce lieu vierge. J'étais allongé au sol, reprenant mon souffle. Qu'avait-il voulu me montrer ? Je me relevai et vis, à quelque pas de moi, un petit corps allongé. Un corps d'enfant. Je m'approchai de ce dernier. Il était dos à moi et portait des habits mohawk. Ses longs cheveux d'ébène cachaient son visage. Je m'accroupis à ses côtés et écartai ses mèches découvrant un visage qui m'étaient plus que familier.
"Ratonhnhaké:ton..."
Je lui frottai sa tête avec tendresse. Au bout de mes doigts, je sentis une substance poisseuse les coller et les colorer. Du sang ! L'inquiétude m'empara. J'essayai de réveiller mon fils. Je l'appelai, le secouai, sans succès. Ses yeux restaient clos. Son corps devenait de plus en plus froid avant de se changer en poussière et de disparaître. Non...
"Est-ce cela que tu as voulu me dire, Loup?" demandai-je la rage au cœur.
Je n'eus aucune réponse du concerné mais une lumière m'aveugla. J'ouvris les yeux en sueur et vis un plafond composé de feuillage stressé. J'étais retourné dans la maison de la matriarche et cette dernière me regardait inquiète.
"Qu'as-tu vu, Haytham ?" demanda-t-elle.
Je m'assis, remettant de l'ordre dans mon esprit. Je posai ma tête entre les mains, mes yeux grands ouverts. J'étais encore perturbé par cette vision.
"Mon fils... J'ai vu mon fils mort..." répondis-je dans un souffle.
Petite lexique : Raké:ni signifie père en mohawk et Ista signifie mère.
Et voilà, c'est tout pour cette semaine. J'espère que vous aviez aimé ce chapitre. ^^
Bon l'heure des remerciements: Je remercie à tous ceux qui ont et/ou commenté, mis en favori mon histoire. Grâce à vous, je vois au loin ma petite "carotte" accompagné d'un bouton "continue" dessus. :3
Merci donc à Nocturis de sa fidélité et à tous les anonymes dont je ne connaîtrai jamais leur nom ^^. Thank you very much. ^^
Allez pour moi qui suis en zone C des vacances, il ne me reste plus qu'une semaine à attendre et j'aurai le repos mérité XD. Je jouerai à Assassin's Creed pendant des heures où je farmerai et chercherai tous les coffres de la map XD (j'ai commencé Black Flag avec Edward). En plus, je devrai courir derrière les shanty volants dans la joie et la bonne humeur comme pour les pages de l'Almanach de Benjamin Franklin ("ironie" non cachée). XD
Allez je vous laisse sur ce point. A pluche les gens :3
