Bonjour à toutes et à tous! Une fois n'est pas coutume (lol) je suis en retard! Retard principalement dû au fait que comme tout bon élève, j'écris principalement ma fic' en cours et que du coup ça me prends beaucoup de temps de la passer en format numérique. Mais cette fois pour me rattraper ce chapitre fait environ 9K donc environs deux chapitres habituels! J'espère que vous aimerez, enjoy!

P.S: Il y a moyen qu'il y ait une ou deux scène un peu violentes, comme je lis des trucs un peu hard des fois je ne me rends pas forcément compte si ce que je fais est too much, je pense être resté soft, mais si jamais, dites le moi! :)

N.B: I own nothing


Questions et altercations

Le nid de Serpentards

La dernière semaine de septembre, quelques débats éclatèrent dans les années supérieures à la sixième année. Les trois quarts des élèves qui n'étaient pas d'accord commençaient à en avoir raz-la-casquette, mais visiblement les puristes étaient déterminés. Res et Ry se rendirent compte qu'à part la septième année et la leur, toutes les autres élèves étaient clairement politiquement positionnés, que ce soit pour les modérés ou les puristes. Les sixièmes et troisièmes années comportaient des puristes assez virulents, certains (Montague, Warrigton et Travers) avaient commencés à insulter Harry à demi-mots (enfin surtout sa mère) jusqu'à ce qu'ils se réveillent dans des chambres remplies d'une mare de Bubble-gum rose fluo qui colla à tout ce qui s'y trouvait pour toutes la journée.

Une réunion fut demandée par Forbes pour trouver les coupables mais grâce à un manque de préparations, de preuves ou encore du nombre d'ennemis que les troisièmes années gagnaient grâce à leur antipathie, les deux compères ne furent pas inquiétés. Lorsqu'ils ne tirent pas compte des décisions des nominés et attaquèrent (plus ou moins verbalement) Harry, Res, Daphné et Tracey, ils se firent un devoir de remplir leurs lits de jus de scarabée. Ce magnifique liquide, une fois légèrement trafiqué noircissait instantanément les affaires touchées (ici les lits) en plus de terriblement refouler.

Cette fois les accusations plurent, ils nièrent bien évidemment en bloc, invoquant un syndrome de paranoïa chez toute personne fortement malpolie. Visiblement les modérés s'intéressaient plus à la première altercation (où les plus jeunes s'étaient faits insultés) que Montague eu le génie de mentionner, et bientôt la moitié de salle commune se retrouva à baguette tirée. Rogue en eu visiblement vent rapidement et pu intervenir avant que Selwynn n'apprenne le respect des règles à Warrigton de manière plus musclée. Devant cette débauche de comportement peu appropriés (Arcadia Vanelli et Catherine Hart furent retrouvées dans l'arrière salle à s'arracher les cheveux et se griffer le visage de manière assez passionnée) le Directeur de Maison colla tous les élèves nominés et préfets pour leur manque de contrôle. Le but de ces retenues était d'obliger les élèves à s'affronter dans l'alcôve de duels de la salle commune. Chaque camp politique comptant bien sûr les points.

Antares et Harry restaient hors radar, ils se fichaient assez du camp qui gagnerait, tant que ce n'était pas les puristes. A leur grand dam, certains élèves les regardaient maintenant avec beaucoup plus de respect ou de lueur calculatrice dans les yeux. Bon par contre ils fuyaient vraiment les troisièmes années.


- Vous devriez faire attention leur conseilla un soir Draco. Je connais deux trois élèves qui essaient de maitriser des malices assez vicieux avec votre tête comme cible d'entrainement...- T'inquiète on a de l'imagination à revendre.

- Ils ont protégés leurs lits tu sais ?

- Ouais on a vu, mais c'est pas comme si ça allait changer grand-chose.

- Comment ça ?

Harry et Res lui firent un sourire entendu.

- Il est tout simplement hors de question que je laisse qui que ce soit insulter ma mère, fit harry, l'adversaire pourrait être Dumbledore que je trouverais un moyen de lui faire amèrement payer, termina-t-il, déterminé.

- Comme il se doit, approuva Res.

- Vous êtes de grands malades, s'amusa Draco.

- OuaiP.

- Au fait Malfoy, c'est qui Nicholas Flamel ?

- Et comment on insuffle un sort dans un objet ?

- Euh… l'Alchimiste inventeur de la pierre philosophale ? Et… quoi ? Fit-il perdu.

- La quoi ?

- Comment ça la quoi, de quoi tu parles ?

- Bah moi je te parle de Flamel Malfoy, fit Harry, très sérieux.

- Et moi d'enchanter des objets, alors ? Comment on fait ? Enchaina Res.

- Mais pourquoi vous voulez le savoir ? Et je n'en sais rien, avec des runes ou des sortilèges modifiés pour ça je suppose.

- Oh, parce qu'ils en parlent dans la carte choco-grenouille de Dumbledore.

- Parce que je veux faire fonctionner un objet à distance.

- … Vous êtes des grands grands tarés.

- Merci !

- Du coup c'est quoi la pierre Pilosophale ?

- Phi

- Phipilosophale ?

- Non !

- AH ! Philosopale !

- Tu le fais exprès là Potter.

- OuaiP, mais tu ne réponds pas aussi !

- Mais c'est la pierre d'immortalité ! Tout le monde sait ça !

*Elevés chez des moldus* toussa Res.

- C'est une pierre qui permet de créer l'élixir de longue vie, qui au-delà de son utilité évidente peut sauver certaines personnes de puissants maléfices ou de terribles maladies. On dit même qu'elle peut faire revivre les morts.

Les deux bouffons pâlirent.

- Pourquoi vous faites cette tête ? Ça c'est plutôt du folklore, et de toute façon seuls les Flamels la possèdent et ils n'utilisent que l'élixir.

- Ouais… c'est pas faux.

Draco eut un geste d'impatience.

- Bon, vous m'expliquez ? A quoi vous pensez exactement ?

Ils se regardèrent. Ils savaient bien que Draco n'était pas un idiot, malgré toute la peine qu'il se donnait pour y ressembler. De toute façon ce n'était pas comme s'ils avaient été très subtils, ça devait être la première fois en une semaine qu'ils se parlaient. Draco avait bien compris que c'était important malgré leur talent de double conversation qui avait visiblement encore besoin d'un peu de développement.

- Euh…

- Oui ?

- Tu te souviens de la fois ou tu as piégé Weasley, en l'invitant à un duel au début de l'année ?

- Oui, fit le blond, méfiant. Il s'attendait plus à un changement de sujet qu'a une vrai réponse.

- Eh bien contrairement à ce que tu pensais, ils se sont pointés, enchaina Harry.

- Ah bon ? Comme auraient-ils évités Rusard, ils ne connaissaient pas encore bien le château.

- Bah, comme tout Gryffondor plein de courage, ils ont fui…

- Dans l'aile est du troisième étage

Ils retinrent un éclat de rire.

Les yeux de Draco trahirent sa vive curiosité.

- Et alors ? Il y a quoi là-bas ?

Ils grimaçèrent.

- Un chien,

- Géant,

- A trois têtes,

- Qu'Hagrid appelle...

- Touffu ! Finirent-ils en cœur.

Draco les regarda d'un air subjugé et il éclata de rire.

- Vous êtes incroyables ! Ahahahah j'ai failli y croire ! Bon allez sérieusement, pourquoi vous recherchiez des infos sur Flamel.

- Parce que d'après Hermione…

- La sang de bour...

- Tiens ta langue Malfoy. Fit Harry durement.

Malfoy eut un temps d'arrêt avant de comprendre le problème.

- Oh. Désolé, reflexe.

Ils hochèrent la tête, Daphné avait tendance à dire la même chose par habitude, ils étaient assez choqués mais bon, ils faisaient avec.

- Du coup, c'est la... née-moldue qui est avec toi en potions et qui est très souvent toute seule ?

- C'est ça enchaina Res, donc d'après elle, le cerbère était assis sur une trappe, donc il gardait quelque chose.

- Logique, ce sont des créatures qui sont très prisées des collectionneurs d'artefact dans ce but, ce doit être l'une des meilleures créatures avec les sphinx, parce que contrairement aux dragons, elles sont relativement contrôlables. Fit Draco en décidant de jouer le jeu.

- Voilà, donc jusque-là on pensait que ce qu'il gardait était un petit paquet que McGo avait récupéré pendant l'été.

- Pourquoi ce serait ça ?

- Parce que le vol à Gringott's qu'il y a eu à la rentrée s'est produit sur le même coffre, or, de loin la chambre paraissait vide.

- Mettons. Quel rapport ?

- On est allés voir Hagrid…

- Car qui dit bête

- Monstrueuse de surcroît

- ..dit Hagrid.

- De plus Hagrid est complètement nul pour garder un secret, genre vraiment, on dirait que tout révéler c'est compulsif chez lui.

- Du coup il a « laissé échapper » fit Harry en mimant les guillemets, que c'était une affaire qui ne nous regardait pas et que c'était entre Flamel et Dumbledore.

- Donc à moins que la pierre soit gigantesque, ce qui est improbable au vu du peu de lois d'alchimie que l'on a réussi à comprendre, c'est bien ça qui est gardé sous la trappe.

- Voilà, finit Harry, tu sais tout.

Draco se massa les tempes. Puis reposa son regard sur les deux compères.

- Vous êtes sérieux pas vrai ? Soupira-t-il.

- Ouais, à moins que Flamel n'aie autre chose d'incroyablement précieux à garder à Gringott's puis Poudlard.

- Et quelqu'un veut s'en emparer.

- Tout le monde veut s'en emparer depuis sa création, et je n'ai jamais entendu que les Flamels aient eu besoin d'aide.

- Pas que tu ne sache fit Harry, ça ne veux pas dire qu'ils ne l'on pas fait discrètement.

- Mmh… C'est possible… Et cela expliquerait les rumeurs d'autres pierres en circulation, j'ai toujours cru que c'était un truc d'arnaqueurs, mais il y a peut-être une base de vérité.

- Il ne reste plus que quelqu'un qui veuille se l'approprier à tout prix.

- Ry… Il y a une réponse évidente quand même nan ? Fit Res, très pâle.

- Les deux autres se regardèrent, et comprirent.

- Il est mort Res.

- Pas d'après McGo, ni Hagrid, ça veut dire que Dumbledore n'y crois pas non plus…

- Et de nombreux Mangemorts fanatiques ont continués après sa chute… En pensant qu'un jour viendrait où il serait de retour… trembla Draco.

Un ange passa.

- Je parle de ma tante bande de tête de nœuds, pas de père !

- Oh.

- Désolé.

- Tu la vois ?

- Non, je ne suis pas encore assez fou pour ça. Enfin, Mère m'y a traîné l'an dernier mais plus ja-mais ça. Enfin bref, oui j'imagine que la pierre serait assez puissante pour le faire revenir… Mais ce n'est qu'une supposition.

- Je vois pas un élève la voler.

- Ni un prof, fit Harry, le seul louche c'est l'enturbanné mais il pourrait pas battre une couleuvre pour sauver sa vie alors bon…

- Quirrel me parait improbable aussi. Je pense que le voleur potentiel est probablement hors de l'enceinte du château, sinon les protections l'auraient capté.

- Mouais. Bon y a plus qu'à espérer que le plan de défense de Dumbledore tienne le coup, soupira Res.

- Ouais…

Ils tombèrent dans un silence méditatif pendant un bon moment, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que selon leur programme de lever tôt il ne leur restait pas beaucoup d'heures de sommeil.

- Au fait. Merci. Fit Draco un peu gênés quand ils descendirent.

Ils levèrent des yeux étonnés.

- Bah…

- … De quoi ?

Draco rit.

- Vous êtes vraiment des Gryffondors manqués, vous n'étiez pas obligés de tout me dire.

- Oh, si, fit Harry.

- De toute façon t'aurais capté si l'on t'avait menti et t'es pas du genre à lâcher l'affaire alors…

- J'ai du mal à savoir si c'était un compliment là…

- Ben en même temps tu viens de nous traiter de Gryffondors, on allait pas faire ton éloge non plus ! Fit Harry avec un grand sourire.

- Bon allez, bonne nuit, lui souhaitèrent-ils en pénétrant dans leur chambre.

- Bonne nuit, répondit le blond dans un sourire.


Fin de la première semaine d'octobre

Antares se sentait bien. Il avait reçu son troisième acceptable en potion d'affilé la veille, découvert avec Harry des sorts modificateurs de voix et ils étaient excités à l'idée de les tester. Un petit déjeuner avec un chocolat chaud, des fruits, des œufs, du bacon et la vie était douce. Il n'aurait manqué qu'une enceinte crachant à fond Back in Black pour que le tableau ne soit parfait à son goût. Draco recevait son habituel coli de friandise de pré-week-end. Harry glauquait dans son jus de citrouille et les filles n'étaient pas encore levées. Le blond avait commencé à leur offrir de sa « marchandise » depuis la conversation de la semaine précédente à propos de Flamel. Etant donné qu'ils s'étaient abondamment moqués de Zabini, Théo et Parkinson qui le suppliaient régulièrement pour en obtenir, ils ne pouvaient accepter à chaque fois mais le blond ne leur en tenait pas rigueur. Le hibou grand-duc de ce dernier était vraiment magnifique. Res allait régulièrement voir Diane à la volière pour lui apporter du bœuf cru, son péché mignon, mais comme les gars de 501eme étaient en internats cette année, ils ne pouvaient pas lui envoyer beaucoup de lettres. Perdus dans ses pensées pour ses frères, il se fit surprendre par Hyppolyte (ledit Grand-duc) qui tendait la patte devant son nez avec son air hautin habituel.

- Euh, pour moi ? demanda Antares étonné.

Hyppolyte hulula d'un air ennuyé. Il décrocha le rouleau accroché à sa patte. Il était cacheté d'une armoirie représentant un corbeau aux ailes déployées, entouré de ronces et surmonté de la devise « Toujours Purs ». Un B stylisé trônait au centre de l'oiseau. Hyppolyte lui piqua la moitié de son bacon pendant qu'il hésitait à briser le sceau. Il lança un regard interrogateur à Draco qui l'encouragea d'un signe de tête.

Prenant une inspiration, il ouvrit le parchemin.

A Antares Sirius Black, héritier de la Très Noble et Ancienne Maison de Black, héritier de la lignée de DeVerre, héritier du Duché de Guyenne, de la part de la Lady-Régente Narcissa Druella Black-Malfoy, Régente de la Très Noble et Ancienne Maison de Black…

L'introduction le laissa perplexe. McGonagall lui avait dit être le des Blacks et même si Draco lui avait dit être son cousin… Il n'avait pas percuté qu'il y avait des membres ADULTES de sa famille encore en vie.

Je présente mes salutations. Etant l'actuel héritier de notre Maison, mon statut de Régente finira à votre majorité, c'est-à-dire après votre dix-septième anniversaire, afin que vous puissiez devenir le Lord Siégeant de Black dans la chambre des Lords du Magenmagot. Ayant été attribué à un foyer moldu dès votre plus jeune âge, vos connaissances de notre système politique et de nos traditions n'est que trop parcellaire pour pouvoir siéger avec la force et la subtilité attribué à un Lord de Black. Je vous propose un rendez-vous à votre convenance afin de trouver un moyen d'améliorer cet état de fait.

Sachez que cette demande est une base légale suffisante pour que vous puissiez demander l'organisation d'une entrevue sur le sol de Poudlard si cela vous sied. Il est également des sujets dont je souhaiterais vous entretenir qui ne sauraient être écrit dans une simple lettre.

Mon fils Draco m'a fait part de votre vive intelligence et de votre capacité d'adaptation, ces qualités vous seront utiles à Serpentard et je souhaite que vous deveniez le meilleur Sorcier que vous puissiez.

Sur un plan plus personnel, je vous transmets mes plus profondes condoléances pour vos parents. Il m'a toujours coûté de ne pas pouvoir vous prendre à ma charge et de vous élever dans des conditions que votre héritage demanderait. J'espère pourvoir des réponses aux nombreuses questions que vous devez avoir à ce sujet comme tant d'autres. Notre sang ne devrait jamais se résumer à un statut et il me peine de n'avoir pu le mettre en évidence auparavant.

Nous qui vivons de la Magie, Bénis, Maudits,

Car ton sang est mon sang, d'un même cœur battant,

Et somment l'instable et le raisonnable,

Toujours Purs, dans la Vie, dans le Sang, dans l'Ame.

Il relut la lettre plusieurs fois. Certaines choses ne lui plaisaient pas, certaines choses l'intriguaient, et malgré tout, que quelqu'un lui offre ses condoléances le touchait. Par contre la devise de fin de lettre le laissait un peu perplexe quant à son sens.

Bénis et Maudits ? pensa-t-il, autant le coup de sang pour la famille je capte, autant ça… Quel rapport avec les valeurs puristes ? Surtout qu'ils défendent pas franchement l'équilibre entre l'instabilité et la raison de ce que j'ai pu comprendre… Et puis le coup de l'âme, là, je donne ma langue au chat. Ou alors c'est juste une manière poétique de parler des idéaux des Blacks. Faudra voir… Bon, je sais pas si je vais lui faire un câlin ou lui souffler fortement dans les bronches quand on se verra, mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut que je la rencontre…

Sur une impulsion il alla directement voir le Professeur Rogue qui venait d'arriver, le ton tranchant du Professeur s'adoucit légèrement quand il entendit parler de Lady Black-Malfoy. Le professeur lui conseilla vivement de venir le revoir dans son bureau avant le repas (et surtout après son double café du matin) et de le laisser prendre son petit-déjeuner en paix.

L'entrevue fut au final très rapide, puisqu'ils avaient tous les deux faim et qu'aucun d'entre eux n'avaient franchement envie de rester en compagnie de l'autre plus que nécessaire. Les réussites de Res par rapport aux exigences de Rogue avaient améliorées leurs relations, mais il ne fallait pas pousser non plus. Il y fut décidé qu'il rencontrerait Lady Malfoy-Black (Res avait encore du mal à savoir quel nom passait avant lequel) après les évaluations mi- semestrielles de fin octobre qui approchaient à grand pas, Rogue pensant qu'une telle conversation avait le potentiel de le déconcentrer de ses études.

Il fit de son mieux pour imiter le ton officiel de sa tante dans sa réponse et grâce à la relecture de Daphné puis de Draco à sortir un truc potable.


Les premières et deuxièmes années entraient maintenant dans leur semaine pré-examen. Les années supérieures étaient jugées suffisamment matures pour ne pas en requérir et en profitaient généralement pour se moquer des élèves plus jeunes des autres maisons. Visiblement c'était une sorte de tradition et elle tapait sur les nerfs de nos deux compères. Entre son désir de rendre fier Flitwick et McGonagall et d'assurer l'Optimal en Potions sans quoi Rogue l'allumerais, l'attente de la réponse de sa tante et l'approche de l'anniversaire de morts de sa mère, Res commençait doucement à sentir le stress et la mauvaise humeur cimenter ses épaules. Il allait d'ailleurs régulièrement aux toilettes pour utiliser ses dons de métamorphe et les détendre de force. Il ne le montrait pas trop, bien sûr, mais étant donné qu'il avait d'un côté Harry qui voyait également arriver Halloween en pensant à ses parent et de l'autre Hermione qui sur-stressait de ses examens (en plus de souffrir d'isolement) ce n'était pas facile tous les jours.

Draco avait commencé à réviser un peu avec Res, Ry, Daphné et Tracey mais comme il apportait souvent ou Vince et Greg qui étaient nuls ou Parkinson et parfois même Zabini qui étaient des enfoirés, Res lui avait demandé à ce qu'ils ne rejoignent que dans la salle commune où les zigotos qu'il se traînait seraient encadrés par les élèves plus âgés. S'en était un soir suivit d'une grosse dispute entre le blond et Parkinson qui les avaient empêchés de travailler de toute la soirée, ils s'étaient réfugiés avec tous les garçons dans la chambre de Draco (territoire neutre) pour leur apprendre le Poker ce qui, à l'étonnement de tous détendit grandement l'atmosphère. Il fut rapidement décidé que ce jeu était sacré et qu'aucune dispute ne saurait interférer avec celui-ci. Cette soirée mythique vit notamment Zabini et Harry s'appeler par leurs prénoms respectifs et s'allier pour créer des règles de totale non-agression et de bienséance qui puisse convenir à tout le monde. « Les blagues on a le droit quand même faut pas déconner non plus » fut la grande citation de l'héritier Malfoy, qui imageait bien le côté relâché et libérateur à l'honneur ce soir-là. Le grand vainqueur fut bien évidemment Antares, qui avait l'avantage d'y avoir joué plus souvent avec ses frères (et qui adorait ce jeu), mais la grande surprise fut que Greg était deuxième, avec une avance considérable sur Draco, le troisième, le garçon était en effet très difficile à lire et personne n'arrivait à savoir quand il bluffait. Il expliqua que c'était l'avantage d'avoir un front bas : personne ne remarquait ses yeux, avec beaucoup d'autodérision.

Cette soirée de détente leur servit beaucoup car leur week-end fut infernal. Les Démons Weasley avaient visiblement décidés d'entrer dans la partie, pensant que la semaine avait surement dû suffire aux petits Serpentard pour réviser. La veille du premier des examens, la pluparts d'entre eux avaient déjà craqués émotionnellement. Ce dimanche après-midi, Antares révisait la théorie des cours de métamorphose quand soudain, son bras d'écriture se colla intégralement à son torse. Ils avaient visiblement changé son compartiment d'encre pour obtenir cet effet. Il regarda autour de lui, il n'y avait personne d'autre que les plus jeunes dans la bibliothèque. En regardant par la fenêtre il vit les deux Weasley s'amuser dans le parc. Voyant qu'il ne pouvait utiliser sa métamorphomagie pour contourner le problème (en se faisant pousser une main droite sur le bras par exemple) il vit rouge. Il rassembla ses affaires du mieux qu'il put et descendit dans le parc. Les jumeaux ne le virent pas arriver, trop occupés à envoyer des sortes de pétards dans le lac en essayant visiblement d'augmenter leur son.

- Weasley ! Rugit Res, une fois à portée.

- Oooh un petit serpent est englué... Fred ne put finir sa phrase à cause du poing gauche de res qui s'écrasa sur sa bouche, sa lèvre inférieure explosant sous le choc. Le coup l'envoya contre l'arbre, complètement désorienté, tant par la douleur que par la situation.

- Mais qu'est ce que… ? Fit un Georges éberlué qui, pris de cours se fit tacler au sol par le première année enragé. Il protégea sa tête de ses bras par reflexe et ne réussit qu'à obtenir un coup lourd dans le diaphragme qui lui vida tout l'air de ses poumons. Il releva la tête sous la douleur et récolta un coup de boule de la part du jeune Black qui lui brisa le nez. Fred se jeta sur le gamin déchainé pour l'éloigner de son frère dont le sang commençait à maculer sa robe. Il reussit à le repousser, malheureusement, le bras gauche du fou aux yeux glacés se libéra et il se reçu le plat de la paume dans l'oreille, le déboussolant. Il ne se laissa pas le temps de respirer, de peur de prendre plus de coups et envoya son poing dans la tête de Res, ce qui sembla le rendre encore plus furieux. Le gamin se jeta sur lui en hurlant et ils commencèrent à se frapper en roulant sur le sol, se recouvrant de terre et de bleus. Fred réussi à rejeter son adversaire suffisamment loin pour reprendre sa respiration. Etrangement le garçon ne se jeta pas de nouveau sur lui, à la place il se mit à crier :

- Vous vous croyez drôles avec vos farces de merde !? Y a pas un moment ou vous vous dites que vous avez ruinés les efforts parfois importants de certains première et deuxième année juste pour avoir votre fun !? Putain je vous déteste ! Vous avez aucun respect ! La moindre des choses quand on se croit drôle c'est de vérifier si on l'est ou si on est plutôt des putain de bizuteurs ! De là ou je viens avec vos blagues foireuses ça fait longtemps qu'on vous aurait cassé les genoux ! Finit-il épuisé, tremblant de colère et de frustration.

Les jumeaux étaient pour le moins choqués, leur cerveau faisait un court-jus. C'était la première fois qu'ils étaient détestés, pas pour être des Weasleys, pour leur pauvreté ou leur non-respect des traditions sang-pures, non, détestés, eux, les jumeaux Fred et George, pour leur actions.

- Que se passe-t-il ici ? Fit une Minerva McGonagall livide. Elle arrivait à grand pas, la mine plus pincée que jamais.

- Ce taré nous a attaqués ! s'écria Georges, en tenant son nez qui ruisselait toujours de sang.

- Vraiment ? Fit le professeur en regardant l'état des trois garçons, étonnamment le moins mal en point était effectivement le jeune Black, en dépit des larmes de rages qui roulaient sur ses joues. Il regardait toujours les jumeaux avec une animosité non dissimulée mais il ne démentit pas.

- Nous n'avions rien fait Professeur, enchaîna Fred.

La sous directrice le regarda d'un air perçant.

- Je ne sais pas comment vous qualifieriez votre dernière semaine Mr Weasley, mais vous n'avez certainement pas rien fait, trancha-t-elle. Votre conduite est inacceptable. Vingt point de moins pour Gryffondor, chacun. Mr Black, veuillez me suivre, je suis sûre que le professeur Rogue sera ravi de discuter de votre punition avec vous.

Il la suivit, en reprenant une expression neutre et en aucun cas coupable. Si possible il se tenait plus fièrement que jamais.

- Votre comportement me déçoit beaucoup Antares, fit-elle, une fois dans les couloirs.

- Sans vouloir vous manquer de respect professeur, si vous les punissiez efficacement, on ne se serait pas fait bizuter pendant des semaines sans qu'aucun adulte ne lève le petit doigt. Vous ne vouliez pas agir, vous regardiez dans la direction opposée à chaque fois, pendant qu'on subissait en silence. Il était hors de question de les laisser continuer.

Son discours fit à Minerva l'effet d'une baffe. Elle se reprit avant de toquer à la porte du bureau de Res.

- La violence n'est en aucun cas une solution ! Il n'est pas de votre ressort de prendre ce genre de décision ! Et je refuse que vous me parliez sur ce ton Mr Black ! Dix points de moins pour Serpentard.

- Vous avez raison professeur, répondit Antares sans se démonter, en la regardant droit dans les yeux, ce n'est pas censé être à moi de faire ce genre de choses.

Il toqua sur la porte avant que Minerva ne le puisse et entra au son de la voix de son directeur de Maison.

Rogue eu un moment d'incompréhension, il vit l'un de ses meilleurs élèves (bien que ce soit l'un de ceux qu'il aimait le moins) accompagné d'une Minerva au teint blafard, visiblement extrêmement énervée. Il l'avait entendu lever la voix devant sa porte, ce qui ne laissait rien prévoir de bon.

Qu'est-ce que cet idiot a encore fait ?! Pensa-t-il en craignant le pire.

Et effectivement, quand il eut l'explication de l'état de sa collègue, le pire était quasiment arrivé. Il leva un regard glacial et menaçant vers son élève.

- Je vous remercie Minerva, je vais m'en occuper d'ici. Fit-il calmement, sentant sa colère monter.

Le garçon ne bougea pas d'un pouce, répondant à son regard avec défi et fierté. Soudain Rogue se souvint d'un garçon, dans un même état, regardant son Directeur de Maison en ayant la même attitude, après avoir qu'il se soit battu, en pensant que c'était le seul moyen pour lui de survivre avec sa fierté.

Ce souvenir doucha sa colère.

- Asseyez-vous Mr Black.

Le garçon lui obéit en silence.

- Pour votre comportement, quarante points de moins pour Serpentard, et une semaine de retenue.

Le regard du garçon ne changea pas d'un pouce.

- Avez-vous une justification pour votre agression caractérisée et volontaire ? Fit Rogue, toujours aussi calmement.

Il resta silencieux.

- Expliquez-vous.

- C'était le seul moyen pour qu'ils arrêtent.

- Parce que vous pensez avoir arrêté quelque chose ?

- Oui.

- Eh bien vous vous trompez. Trancha Rogue. Les farces arrêterons peut être, pour un moment, mais je peux vous promettre qu'avec le nombre de Gryffons appréciant les jumeaux Weasley, vous n'avez fait qu'empirer la situation.

Le garçon eu le culot de lever un sourcil.

- En créant une situation globale entre deux Maisons les professeurs risquent effectivement d'être obligés d'agir.

- Espèce d'idiot imbécile ! Qu'est-ce qui vous fait croire que cette situation vous sera profitable ? Pensez-vous vraiment que les premiers Serpentards à réagir seront les modérés !? Pensez-vous vraiment que les plus jeunes des deux maisons seront à l'abri ? Pourquoi croyez-vous que je me limite à augmenter les points de notre maison pendant mes cours ? Les Serpentards sont regardés avec mépris, et au vu de vos actions, vous donnez raison aux élèves qui vous traitent de cette manière !

- Nous sommes regardés de haut parce que nous sommes soit des fanatiques puristes ou des lâches sans aucune fierté ! Il est hors de question que nous devions accepter des humiliations publiques et répétées pour rentrer dans le moule qu'on a bien voulu nous imposer ! J'ai vu Daphné, qui depuis toute petite apprend à ne jamais montrer ses faiblesses, pleurer en pleine salle commune de fatigue ! Et c'est loin d'être la seule !

- Et quelle image donnez-vous en agissant selon vos émotions ? Celle d'un faible ! D'un hystérique qui ne peut pas prendre sur lui !

- Je prends le risque, cracha Res.

- Et qu'en est-il de tous vos camarades ? Espèce d'arrogant égoïste ! Qu'est-ce qui vous fait croire qu'ils sont prêts à prendre ce risque ?

Res eu un moment d'hésitation.

- Serpentard est fière. Mais nos valeurs sont ambition et RUSE, utilisez votre cerveau ! Contrairement à beaucoup vous êtes censé en avoir un qui fonctionne !

Rogue occluda. Revenu à son calme impassible, il asséna deux semaines de retenues supplémentaires et une perte de vingt autres points pour le manque apparent de remords dont son élève faisait preuve.

Un fois sorti du bureau, Res s'adossa à un mur et regarda ses mains. Elles tremblaient comme des feuilles. Il était épuisé. Il avait cru qu'il l'était trop pour pleurer, mais ses yeux le trahirent une fois de plus. Rogue avait raison, Minerva avait raison. Il le savait, mais n'avait pas pu s'en empêcher. Il n'en pouvait tellement… plus. Il serra son médaillon à tête de loup de toutes ses forces, faisant blanchir ses jointures et rentrer son médaillon dans sa paume, hoquetant de désespoir, de fatigue et de rage.

- Black ?

Il entendit une voix féminine s'approcher de lui, mais il n'en avait cure. Une main passa sous son bras, l'obligeant à se lever. Il leva des yeux pleins d'une colère froide. Il s'arrêta devant le sourcil levé de Rowle, la Préfète de septième année de leur Maison. Puriste. Elle eut un sourire appréciateur.

- Calme-toi, gamin. C'est bientôt l'heure du repas.

- Je n'ai pas faim.

- Espèce de lâche.

- Je ne suis pas lâche ! Releva-t-il la tête vers elle.

Elle le surplombait, malgré sa taille, il n'avait après tout que douze ans.

- T'as fait de la merde Black. Assume. Les ragots de Poudlard étaient décidément d'une vitesse fulgurante.

- Comme ton père l'a fait tu veux dire ? En disant ah, désolé, c'était pas moi ?

Elle tira sa baguette et la plaça sous la gorge du garçon en un éclair, ses yeux mauves pleins de rage.

- Ne parles pas de mon père si tu veux rester en vie !

Antares eu un sourire, il était dans la merde, mais prenait un plaisir vicieux à énerver la prefète-parfaite. S'en rendant compte, Cassiopeia fronça les sourcils. Puis se mis à rire.

- T'as vraiment un problème Black. S'amusa-t-elle en rangeant sa baguette. Allez, bouge tes fesses.

- Oh, fit elle, comme si elle se souvenait de quelque chose et attira Res à elle en le tenant par la gorge, sa longue et parfaite main agissant comme une serre, ne joue pas trop comme ça avec des filles trop âgées petit, sinon tu risques de te retrouver dans des situations que t'a pas encore bien l'âge d'assumer souffla-t-elle à son oreille. Elle le relâcha, le laissant complètement subjugué. En voyant la préfète rouler des hanches suggestivement plus loin, il finit par comprendre et devint aussi rouge qu'une tomate. Sentant son corps réagir malgré lui, il agita la tête pour chasser ce moment de ses pensées. Nan mais n'importe quoi mon vieux ! On reste sur la base : les filles, c'est beurk. Et pis qu'est-ce que j'ai fait de toute manière !? Brrr Deg Deg Beurk. Se fustigea-t-il mentalement. Il se pressa pour arriver à l'heure dans la grande salle.


Comme Rogue l'avait prédit, Serpentard et Gryffondor étaient à baguettes tirées dès le lendemain. Les plus vieux de ces derniers avaient visiblement décidés que c'était de leur noble devoir que de pourrir les petits serpents pour leur attitude. Dès le lundi soir, Selwynn junior fut retrouvé pétrifié, en caleçon dans la bibliothèque. Son grand frère, jusque-là prôneur du calme, ordonna deux chose à la réunion d'urgence ce soir-là, ses yeux lançant des éclairs et sa magie agitée :

- Premièrement, tous les élèves plus âgés protègent les plus jeunes, particulièrement Black parce qu'il a attaqué les deux fis d'attardés de Weasley, Potter, parce que les Gryffondor n'ont toujours pas digéré qu'il soit l'un des nôtre et Malfoy, parce qu'il a tendance à avoir un comportement qui, dans la situation actuelle le conduira directement à l'infirmerie. Deuxièmement… Selwynn respira profondément, ils ont attaqués mon frère, alors tous les Gryffondors des années cinq à sept… Vous êtes tous autorisés à les défoncer. Personne n'attaque Serpentard et ne s'en tire avec une tape sur la main. Le profs ne réagirons pas, ils ne l'on jamais fait, Rogue fait déjà tout ce qu'il peut. Je vous l'annonce, baisser la tête est prohibé, accepter l'humiliation sans répondre est prohibé. Dès demain, ces enfoirés vont comprendre pourquoi, même s'il on est moins nombreux PERSONNE ne nous marche dessus ! Ne vous faites pas prendre et… bonne chasse. Finit-il avec un air féroce.

Son discours rencontra une unanimité jamais précédée, Serpentard était prête. Et personne n'entraverait son chemin. Res regardait la scène irréelle comme un film se déroulant sous ses yeux. Malgré l'avertissement de Rogue, il n'avait jamais intégré à quel point Serpentard était capable d'exploser. Il voyait des groupes d'élèves plus âgés se réunir pour discuter de la manière dont ils frapperaient, la situation le dépassant complètement.

Une main parfaitement manucurée se posa sur son épaule. Il vit deux yeux mauves pleins de compréhension.

- Je t'avais dit que tu devrais assumer. Fit Rowle.

Il hocha simplement la tête.

Elle lui caressa simplement la joue avant d'aller discuter avec un Selwynn plus déterminé que jamais.

Zabini et Ry annoncèrent une soirée poker pour discuter de tout ça. En grognant, il les rejoignit dans la chambre de Draco. Même s'il n'y avait qu'une personne y vivant, la place supplémentaire était complètement occupée par tous les premières années, garçons et filles confondus. Il n'avait pas la tête à ça. Et malgré le soutient qu'il obtenu de tous, il se sentait misérable. Il fut notamment décidé qu'ils devraient rester groupés, où qu'ils aillent, à toute heure de la journée. Dès que certains commencèrent à parler de revanche sur les Gryffondors, il se leva et quitta la pièce sans un regard pour les visages choqués qu'il laissait derrière lui. Il craignait le lendemain, et cela n'avait rien à voir avec les examens.


Le mercredi soir, Antares ne put aller retrouver Hermione pour leurs révisions habituelles. Les duels et les empoisonnements variés qui s'étaient échangés entre les deux maisons la veille avaient dépassés toutes prédictions. De nombreux élèves s'étaient retrouvés à l'infirmerie, et après que Flint s'y soit retrouvé à cause de Poufsouffles l'attaquant par surprise, il fut décidé que les Serpentards ne resteraient qu'entre eux tant que la crise ne serait pas finie. L'équipe de Quidditch ne s'entrainerait d'ailleurs pas pour le reste de ce temps, par peur de se prendre des maléfices pendant qu'ils étaient concentrés sur le jeu.

Il se retrouvait donc avec Ares Jaceth et Dantius Evarar pour réviser ses Sortilèges et ses Potions.

- Ne communique pas avec elle, fit Jaceth, lorsqu'il voulut lui envoyer une note d'excuses.

- Mais.. !

- Crois-moi, je sais ce que c'est… ma copine est à Serdaigle, mais pour l'instant on n'a pas le choix.

- C'est de ma faute…

Le septième année le regarda d'un air contemplatif.

- Oui, souffla-t-il, c'est ta faute, le Lion et le Serpent se battent à cause de tes actions, mais il faut voir sur le long terme.

- Comment ça ? Demanda un Res désespéré.

- Tu t'en es pris à des membres très appréciés des Gryffons, mais lorsque Dumbledore interviendra, ce qui ne saurait trop tarder, la tension retournera à la normale, et à ce moment, tous rappellerons leurs idioties aux deux démons s'ils s'en reprennent à vous.

- Tu penses ?

- Je pense que tu as assez payé ton action comme ça. Reconcentre toi et défonces toi pendant tes examens, il n'y a pas grand-chose d'autre à faire de toute façon.

- C'est ce que j'ai fait tous les jours, souri Antares.

- Ben c'est parfait alors… Allez ! On reprend, décris moi les effets du sortilège de lévitation, tu dois au moins connaître la théorie pour ton exam' je crois…


Jeudi

Il sortit de l'examen de Sortilèges sur un nuage, il se rendit aux toilettes pour décompresser tranquillement. En en sortant, il tomba sur des sixièmes années des Rouges et Or qui le regardaient avec des sourires victorieux.

Il regarda partout autour, il était seul.

Mais quel con ! Je me suis laissé déconcentrer par un petit examen de rien du tout ! Pensa-t-il.

- Alors Black ? T'es coincé ? Fit le plus gros d'entre eux en le poussant brutalement contre le mur.

Le choc lui coupa le souffle. Il essaya de se jeter sur une jambe de l'un des trois, sachant qu'il ne ferait que retarder l'inévitable : un ticket gratuit pour aller voir Pomfresh. Enfin, dans le meilleur des cas. Un maléfice cuisant le cueillit à la pommette, interrompant son élan sur le coup. Il se prit un coup de pied dans les côtes, suivit d'un deuxième, puis d'un coup d'un autre Gryffon dans le dos. Un cri de douleur lui échappa. Soudain, deux de ses trois assaillants furent projetés contre le mur, stupéfixés. Mona Forbes et Arcadia Vanelli arrivaient en courant, leurs baguettes tirées. Le dernier Gryffon prit la tangente, en esquivant leur sorts, afin d'éviter de faire perdre encore plus de points à sa Maison en se faisant prendre.

- Ca va Black ? Demanda la préfète de sixième année d'un ton inquiet. Elle lui tendit la main.

Il la prit avec gratitude et incompréhension. Son corps lui faisait un mal de chien, mais il était hors de question qu'il ne laisse encore une fois qui que ce soit le voir.

- On a dit qu'un serpent ne devait jamais se retrouver seul Black ! Certains Lions n'attendent que ça enfin ! Fit Vanelli d'un air impatient.

- Désolé. Dit-il avec un air coupable.

Forbes le toisa.

- Bref, merci Black, ça faisait un moment que je voulais jeter un sort à ces idiots. Allons à l'infirmerie. Elle fit léviter les garçons, les tapant négligemment de temps en temps contre les murs.

- Tu ne devrais pas faire ça, fit-il lorsqu'un des Gryffons prit une armure dans le crâne.

- Et toi tu devrais avoir la force qui va avec ta grande gueule Black.

- J'y travaille, tu demanderas aux Weasley.

Elle eut un sourire méchant, puis soupira.

- Je n'aime pas ça non plus, Res la regarda d'un air interrogateur, on ne devrait pas avoir à s'associer. Mais bon, on est des Serpentards, et les Serpentards se serrent les coudes.

- Et se poignardent dans le dos quand nécessaire ajouta Vanelli, avec un petit sourire.

- Aussi, oui.

- Ouais, ben crois bien que j'en suis aussi désolé que toi Forbes.

Elle sourit, amusée. Rowle lui avait dit qu'il avait une grande gueule mais ce petit était vraiment incroyable dans le genre. Il ne les avait même pas remerciées !

- Qu'est-ce que tu reproche aux puristes finalement ? Demanda-t-elle au bout d'un moment. Il fallait croire qu'elle n'était pas habituée à faire la moitié de l'école à pied en silence, même avec un élève qu'elle n'appréciait pas forcément.

- Mmmh… Le côté où je suis censé traiter mes premiers amis comme des sous-merdes j'imagine.

Forbes et Vanelli froncèrent des sourcils, ne comprenant pas l'allusion.

- J'ai grandi dans un orphelinat moldu, leur rappela-t-il.

- Et tu n'as rencontré que des moldus sympathiques ? Demanda Vanelli, apparemment honnêtement curieuse.

Res rigola.

- Non ! Mais j'en ai pas rencontré plus que je n'aime pas que je n'en ai rencontré chez les Sorciers.

- Je vois, fit-elle pensive.

- Et pourquoi rejettes-tu nos lois ? Demanda Forbes.

- Hein ? Je ne rejette rien.

- Bah…

- Non, non, comme je te l'ai dit, j'ai été élevé par des moldus, donc c'est principalement de l'ignorance. Je devrais bientôt avoir des sessions de rattrapage mais bon…

- Comment ça ?

- T'occupes. De ce que je comprends du système sorcier, il est globalement adapté au nombre de Sorciers le constituant, mais certaines lois sont super vieilles et demanderaient d'être mises à jour, certaines devraient évoluer, certaines devraient disparaitre ou revenir et d'autre auraient surtout besoin d'être justifiées auprès de la population. Par exemple je trouve choquant qu'il n'y ait pas de cours sur les traditions Sorcières pour les nés-moldus.

Elle eut un sourire.

- Tu sais que c'est Dumbledore qui est contre ça ? Il dit que cela mettrait trop en exergue la supériorité supposée des sang-purs.

- Et bah c'est con. Faut croire que personne n'est infaillible.

Les deux sorcières rigolèrent de bon cœur.

- Mais tu n'as pas des questions sur nos vues ? Fit Forbes.

- Non. Globalement vous vous contenter de recracher un manuel, j'ai besoin de personne pour le lire.

Forbes eut l'air insultée, et Vanelli rigola, il avait vraiment un culot à toute épreuve cette belle gueule de première année.

Ce fut donc dans un silence presque calme qu'ils arrivèrent jusqu'à l'antre de Pomfresh.

- Mais c'est pas vrai ?! Fulmina Rogue en les voyant arriver. Que s'est-il encore passé ? McGonagall était sur ses talons, les yeux criblés de cernes, ces derniers jours avaient était très durs pour les deux directeurs de Maison, qui en plus de devoir gérer deux Maisons à deux devaient subir toutes les plaintes et pressions des parents outragés depuis maintenant quarante-huit heures. Le calme légendaire de Rogue était de moins en moins présent sur son visage.

Pendant que Forbes expliquait la situation, Vanelli aida un Res claudiquant à monter sur un lit. Quand il lui dit qu'il n'avait pas besoin d'aide, elle leva les yeux au ciel et lui mis une pichenette là où le maléfice cuisant l'avait touché.

- Arrête de jouer les durs, ça ne prend pas. Lui sourit-elle.

Il lui tira très maturément la langue, en se frottant la joue, toujours douloureuse.

Ce qui la fit éclater de rire. Elle partit rejoindre son cours après avoir demandé un mot de la part de Rogue, qui lui donna sans rien dire. Il semblait en avoir un certain nombre déjà prêts.

Res regarda tout autour, en attendant que Pomfresh soit libre. Visiblement le lit d'à côté était occupé, la médicomage était à l'intérieur, les rideaux tirés. De ce qu'il put entendre des deux Directeurs qui discutaient maintenant entre eux d'un air fatigué, l'élève était une fille, mais il n'arrivait pas à savoir de quelle Maison.

Pomfresh sorti finalement et le rideau ouvert révéla une Hermione avec un énorme coquart et un gros bandage à l'épaule. Son cœur se serra à cette vue. Des puristes avaient dû lui tomber dessus. Il serra les dents en repensant à Frobes « Qu'est-ce que tu reproche aux puristes finalement ? » Le fait que vous soyez des grosses brutes ! Le pire c'est qu'il se sentait redevable envers elle et Vanelli. Il se maudit une énième fois de sa stupidité. L'infirmière eut un regard désapprobateur, celui d'Hermione se fit glacial et elle le tourna dans la direction opposée.

- Cela fait deux fois en une semaine Mr Black ! Qui avez-vous encore attaqué !?

Il serra les dents.

- Personne. J'ai été idiot en croyant que je pourrais aller aux toilettes seul pour décompresser avant l'examen de cet après-midi, répondit-il en essayant de ne pas paraître trop piteux.

Pomfresh soupira, en disant qu'il n'avait pas été le seul.

Une fois le diagnostic terminé, il dû boire deux potions et rester dans le lit au calme, un déjeuner lui serait apporté, pour qu'il n'ait pas à bouger avant son épreuve de l'après-midi. Pomfresh paraissait soulagée qu'il n'y ait pas plus de personnes ayant besoin d'un lit, l'infirmerie était quasiment pleine.

Res aperçut de loin Milicent et Pansy ainsi que Thomas et le plus jeune des Weasley, visiblement, les premières années étaient quand même très visées par les plus vieux.

- Mr Black, Poppy, m'a informé que vous devriez être remis pour cet après-midi, serez-vous prêt ? Fit un Rogue impassible mais au bout du rouleau.

- Oui Monsieur. Fit respectueusement Res

- Bien. Reposez-vous.

Rogue commença à s'éloigner.

- Professeur ?

Rogue se retourna légèrement.

- Je suis désolé. Dit honnêtement Res.

Rogue le regarda dans les yeux. Il hocha brièvement la tête avant d'aller dans la Grande Salle pour le déjeuner.


Un peu plus tard

Peu à peu, l'infirmerie s'était vidée. Il ne restait que des premières années, loin de Res. Il regarda Hermione, elle avait les joues rougies mais avait cessé de le regarder froidement.

- Je suis désolé qu'ils t'aient attaquée. Ce sont des cons.

Elle hocha doucement la tête.

- Je ne pensais pas que des plus âgés s'en prendraient à nous comme ça, avoua-elle.

Elle remarqua l'air effaré d'Antares.

- Quoi ? Fit-elle sur la défensive.

- Tu penses vraiment que je m'en suis pris aux rouquins sur un coup de tête ? A Serpentard ça va faire des semaines qu'ils nous bizutent.

- Avant toi, jamais physiquement, trancha-t-elle.

- AH bon ? Draco qui était obligé de se frapper le visage sur sa table à chaque fois qu'il prenait une plume en main t'appelle ça comment ?!

La voyant s'échauffer, il enchaîna.

- Je ne nie pas ma part de responsabilité, et je suis désolé de t'avoir posé un lapin, et d'avoir prêté un plomb, ajouta-t-il en grimaçant, mais il me semble que j'ai assez payés pour mes erreurs.

- Et moi ? Je le méritais ? demanda-t-elle, la voix tremblante.

- Non. Jamais. Mais je ne suis pas plus responsable des puristes que tu ne l'es de ceux qui m'ont fait ma fête.

- Tu n'aurais pas dû.

- Non, je n'aurais pas dû, soupira amèrement Antares.

Un tumultueux silence s'imposa entre eux quelques minutes.

- Pourquoi tu n'es pas venu hier soir ? demanda-t-elle finalement.

- Je ne pouvais pas.

- Pourquoi ?

- Parce que l'on me l'a interdit.

Elle renifla, peu satisfaite de sa réponse.

- Qui, le Professeur Rogue ? douta-t-elle.

- Non.

- Qui, alors ?!

- Serpentard.

- Je ne comprends pas.

- Nous avons… des règles dans notre Maison, dont je ne peux pas te faire part, dit-il en voyant la question sur ses lèvres, qui dans la situation actuelle ont fait… que je ne pouvais pas venir.

- Mais pourquoi ? Comment Serpentard peut-il…

- Minie, la coupa-t-il, je ne peux pas te le dire. J'ai juré, tu comprends ? Dit-il avec des yeux déchirés d'indécision.

Elle sembla vouloir parler, mais se ravisa. Finalement, elle hocha la tête.

- Juste… Tu pourras venir ? La prochaine fois ? Demanda-t-elle d'une petite voix.

- J'espère dit-il en souriant. Si Dumbledore fait quelque chose pour calmer le jeu, ça devrait le faire.

- J'aimerais qu'il le fasse.

- Moi aussi… soupira-t-il.

Des sandwichs et du jus de citrouille finirent par arriver et ils échangèrent leurs ressentis sur les derniers examens pour se changer les idées.


Malgré son état de fatigue avancé, Res réussit merveilleusement bien ses Potions, ce qui lui mit du baume au cœur. Il retourna dans le nid avec la plupart des premières années pour pouvoir se reposer ou se changer les idées. Harry fut rassuré de voir Res en bon état, et quand ils virent que les filles commençaient à parler de leurs mésaventures de la journée, chose qu'il préférait oublier, il proposa aux autres de jouer à la bataille explosive, ce qui eut suffisamment de succès pour durer jusqu'au dîner.

Ledit dîner était extrêmement calme, les Serpentard étaient silencieux comme des tombes, les Gryffondors, joyeux comme à un enterrement et les deux autres Maison observaient cette veillée funèbre avec respect. Il avait été annoncé que Dumbledore allait leur parler de la situation et malgré le souhait assez populaire de calmer les esprits, personne n'était véritablement pressé de voir les punitions voler. Le fameux pétillement du vénérable Sorcier était pourtant toujours présent, ne démentant pour autant pas l'expression grave du reste du corps professoral.

Quand vint la fin du dessert, les plats disparurent et le silence se fit assourdissant. Dumbledore se leva et gagna sa chaire.

- Eh bien ! Je dois dire que c'est bien la première fois depuis que je suis Directeur que tous les élèves m'écoutent avec autant d'attention ! Sourit-il. Certain élèves de Serdaigles et Poufsouffles s'autorisèrent quelques rires.

- Cela étant… Je dois avouer que je suis plutôt déçu. Bien que la loyauté de chacun envers sa Maison ait pu être mise en évidence vous avez oublié l'essentiel : notre force repose sur notre unité. Poudlard ne serait pas Poudlard s'il manquait ne serait-ce qu'une de nos Maison en son sein. Si une certaine rivalité est… acceptable, et une saine émulation encourageable, les comportements dont nous avons pu être témoins ces derniers jours sont intolérables. Vous êtes jeunes et pleins de passion, je le comprends bien, son regard se fit plus froid, taillant dans les rangs des toutes les Maisons, mais rien, rien, ne vous autorise à blesser un autre étudiant et surtout des plus jeunes que vous. Cette règle est absolue. Chaque Directeur de Maison m'a transmis une liste de personnes ayant eu un comportement contrevenant à cette règle ces derniers jours. Par respect pour les élèves n'ayant pas pris part à ces évènement, la fête d'Halloween de lundi soir sera maintenue. En revanche, tout élèves présents sur ces listes ferons perdre vingt points supplémentaires à leur Maison et recevrons un mois de retenue. Les élèves majeurs et les préfets étant présents sur ces listes serons exclus pour une durée de deux semaines.

Il y eut un déglutissement audible de la part des élèves. Forbes était devenue pâle.

- Ces élèves sont en effet censés être les plus responsables parmi vous. De plus dans ces conditions, le match prévu dans deux semaines, Gryffondor contre Serpentard sera échangé avec celui de Serdaigle contre Poufsouffle. Les élèves présent sur ces listes sont en effet également interdits de vols ou clubs dans lesquels ils sont inscrits pendant un mois.

Il fit une pause afin de laisser son auditoire intégrer l'impact de ce qu'il venait d'annoncer.

- Je me permets de vous rappeler qu'au vu de ces annonces, deux de nos Maisons se retrouvent sans le moindre point. Je vous conjure de tous vous reconcentrer sur votre travail, car telle doit être votre priorité. Les élèves exclus auront une liste de travail à terminer durant leur temps hors de nos murs. Les préfets conserveront leur titre… Pour cette fois. Nous n'accepterons pas un autre débordement durant votre scolarité, tenez-vous le pour dit.

Il soupira.

- Enfin, je souhaiterais que certaines personnes présentent des excuses publiques. Il se tourna vers la table des Serpentard. Et Antares sut que c'était pour lui. Dumbledore hocha gentiment la tête quand leurs regards se croisèrent.

- Nous vous écoutons Mr Black.

La phrase « Je t'avais dit que tu devrais assumer » Résonna dans son esprit.

Il se leva de la manière la plus assurée qu'il put, il savait qu'il ne devait pas faire honte à sa Maison. Il regarda les jumeaux Weasley et rassembla le peu de fierté qu'il pouvait rassembler avant des excuses devant toute la population de Poudlard.

- Je voudrais… présenter mes excuses à tous les jeunes élèves de Poudlard, qui, quelles que soient leurs Maison ont pu recevoir des coups ces derniers jours par ma faute.

Il vit le regard sévère de Rogue et s'obligea à continuer. Les jumeaux avaient l'air aussi coupable que lui à l'évocation des plus jeunes.

Il prit une inspiration.

- Je voudrais également présenter mes excuses à Fred et Georges Weasley… Dieu sait que vous avez mérité chaque coup que je vous ai mis… mais je n'avais pas le droit d'agir simplement par colère, ce n'est pas mon rôle ni ma responsabilité, je suis désolé, désolé de vous avoir attaqué et désolé de vous avoir dit des choses très offensantes. Je le suis également envers les professeurs que j'ai pu décevoir.

Il se rassit, sans aller trop vite. Il vit que nombres d'élèves de Serpentard, surtout les plus vieux se retenait de sourire devant la moitié d'excuses/moitié d'insultes qu'il avait fait. Visiblement tous les Professeur n'étaient pas dupes mais les acceptaient néanmoins ce qu'il avait pu dire.

- Je vous remercie Mr Black, fit Dumbledore, les yeux pétillants d'amusement. Messieurs Weasley ?

Contrairement à Res, ils ne regardèrent personne pendant leurs excuses.

- Tout d'abord, comme Black a pu le dire… commença Georges.

- Nous présentons nos excuses à toutes les personnes touchées par notre faute finirent-ils ensemble.

- Nous tenons tout particulièrement à les présenter aux jeunes Serpentard… Il y eu beaucoup de regard incrédules.

- … Nous avons franchi, sans nous en rendre compte,

- La limite à ne jamais dépasser entre farces et harcèlement et vous nous en voyez mortifiés.

- Cela n'arrivera plus.

- Et bien que cela nous blesse…

- Nous remercions Black de nous avoir remis les idées en place.

Ils se rassirent et levèrent une coupe de jus de citrouille dans la direction de Res. Après un instant d'hésitation où il vit l'intégralité de la Grande Salle regarder le moindre de ses mouvements, il imita le geste, qui fut repris par l'intégralité de sa Maison, puis par celle de Gryffondor, puis par Poufsouffle et Serdaigle. Ce fut dans des chuchotements respectueux que les élèves finirent leurs assiettes et burent leurs verres.

Les professeurs étaient subjugués par ce changement soudain. Les yeux de Dumbledore, eux, pétillaient comme jamais.

Les élèves comme les professeurs étaient conscients que la colère ambiante n'avait pas disparu… mais la crise était terminée et tout le monde en était content. Les punitions prendraient effets le mardi suivant et certaines familles seraient outrées, mais pour le moment, tous faisaient preuve d'optimisme.


Voilà pour moi! :) J'espère que vous avez apprécié, s'il vous plaît, prenez juste quelque minutes, que dis-je secondes, pour me laisser une pitite review, ça serait super sympa et généralement ça m'encourage beaucoup! A la prochaine! (Ouais j'ai hésité avant de mettre une date hein mais globalement comptez deux semaines et croisez les doigts que je soit à l'heure (j'essaye, j'essaye) )